N°68 - juin 2004

Responsable : C. Chastagner (U. Paul Valéry, Montpellier III) - ISSN : 1261-1913

SOMMAIRE

* Compte rendu de l’Assemblée Générale du Congrès de Pau 22 mai 2004
Elections au Bureau de l’AFEA
Fichiers
AFEA/SAES
Congrès 2005 et 2006
Revue Française d’Etudes Américaines
Commission franco-américaine
CNU
Questions diverses
Réunion "Recherche Américaniste"
Ordre du jour de l’assemblée générale d’octobre 2004
* Annonces
Colloque international "(Re)construire le Désir : Streetcar (1947/1951) dans ses contextes américains"
Tables des matières souhaitées
* Ouvrages reçus

Compte rendu de l’Assemblée Générale du Congrès de Pau 22 mai 2004

Catherine Collomp ouvre l’assemblée générale en remerciant l’équipe organisatrice paloise et les organisatrices scientifiques du congrès. Elle passe ensuite au premier point de l’ordre du jour.

1. Elections au Bureau de l’AFEA

- Christine Raguet est arrivée au terme de son premier mandat. Elle n’a pu être présente à Pau, mais a indiqué qu’elle acceptait un second mandat comme vice-présidente de l’AFEA. Il est procédé au vote et sa fonction de vice-présidente est ainsi reconduite.
- Un poste de membre du bureau a été laissé vacant par l’élection de Jacques Pothier à la fonction de vice-président. Un appel à candidature avait été lancé lors de l’AG d’octobre, et une seule candidature a été déclarée, celle de Géraldine Chouard. L’assemblée élit celle-ci membre du bureau.
-Deux postes seront à pourvoir en octobre. Patricia Van Wynsberghe, la trésorière adjointe arrive en fin de premier mandat et ne souhaite pas en solliciter un second. Nathalie Dessens, la secrétaire générale a terminé son second mandat et s’apprête donc à passer la main. Un appel à candidatures est lancé et l’assemblée se prononcera en octobre.

2. Fichiers/Adhésions

- Sur les 610 adhérents que compte officiellement l’association selon l’annuaire, seuls 448 ont réglé leur cotisation 2004 (à la date du 23 mai). Ceux qui ne s’en sont pas acquittés sont, pour la plupart, des membres de l’association qui ont opté pour le paiement par chèque. Il est urgent que ces cotisations soient payées, les personnes en question ayant continué à bénéficier de tous les services offerts aux adhérents, services qui sont facturés à l’AFEA.
Il est demandé aux correspondants de faire payer ces cotisations avant la fin de l’année civile (mais il serait plus juste de la régler avant la fin de l’année universitaire). A défaut de paiement, les adhérents qui ne seront pas en règle se verront suspendre les services (réception de la RFEA et de l’annuaire, abonnement à la liste de messagerie) et seront rayés des fichiers. Pour faciliter la tâche de tous, la trésorière adjointe annonce qu’il est encore possible de payer sa cotisation 2004 en optant pour le prélèvement automatique. Elle relancera une procédure de prélèvement pour les retardataires après la fin de l’année universitaire.
Pour éviter que ne perdure ce problème, tout nouvel adhérent à l’AFEA sera désormais inscrit au prélèvement automatique. Ceux qui continueront de payer par chèque sont priés de donner leur chèque à leur correspondant afin que l’état des cotisations soit connu de celui-ci.
- Le fichier annuaire a été entièrement remis à jour. Toutefois, il est à jour des informations qui ont été signalées au secrétaire adjoint et/ou à la secrétaire générale. Nous ne pouvons inventer vos changements de coordonnées. Il est donc instamment demandé à chacun de vérifier les informations contenues dans l’annuaire 2003-4 à son sujet et d’indiquer toute modification à Guillaume Marche (gmarche@univ-paris12.fr) en envoyant le message en cc à Nathalie Dessens (dessens@univ-tlse2.fr).

3. AFEA/SAES

Les deux associations ont continué de mener plusieurs actions communes. Elles se sont tout d’abord mobilisées au sein du collectif "Sauvons les langues" qui s’oppose à la réduction des postes aux concours de recrutement. Une réunion a eu lieu avec des représentants des associations de l’enseignement supérieur des langues (Russe, Espagnol, Anglais, Italien) vendredi 28 mai au Cabinet du Ministre François Fillon. Il a été demandé que la fixation du nombre de postes ne fasse pas l’objet de réductions draconiennes, que la publication des postes ne soit pas si tardive et qu’au moins ne soient pas déduits des postes mis au concours du CAPES ceux qui sont libérés par les admis à l’agrégation. Au titre de la collaboration SAES/AFEA, il faut également mentionner les problèmes apparus à propos des épreuves écrites du CAPES 2004 pour lesquelles nos deux associations sont intervenues auprès de Madame Golaszewski présidente de ce concours. C.Collomp, rappelle qu’il est de notre devoir de nous impliquer plus activement dans les jurys de concours. Elle rappelle aussi qu’une réforme de l’Agrégation a été réclamée par le Ministère. Le président du jury, Frank Lessay, a obtenu que cette réforme n’intervienne pas dans l’urgence. Il n’est pas exclu que la question se repose bientôt. Dans ce but, une commission de réflexion a été organisée. Jean-Paul Gabilliet y représentera l’AFEA.
Quoique ceci soit intervenu après le congrès de Pau (et n’implique que l’AFEA), nous rappelons ici pour mémoire le vif échange de courrier apparu sur la messagerie AFEA à propos du programme de littérature américaine pour l’agrégation 2005. C.Collomp a transmis au président de l’agrégation les objections d’ordre littéraire et moral soulevées par beaucoup d’américanistes, soit 34 enseignants dont la majorité sont des enseignants de littérature à qui incombe la préparation du roman de Styron en question, Le Choix de Sophie.
Bourses et prix SAES/AFEA : Certaines des bourses d’aide aux doctorants attribuées en 2002 n’ont pas été soldées. Les sommes non réclamées à ce jour vont être remises en jeu pour la prochaine session. Catherine Collomp propose qu’il y ait une date limite pour réclamer le complément de la somme allouée, une fois le voyage de recherche effectué, afin que ces sommes ne restent pas ainsi non-attribuées et puissent servir à d’autres doctorants. Cette année, il y avait 22 dossiers de demande émanant de doctorants. 13 en études anglaises et Commonwealth, 9 en études américaines. Deux bourses ont été attribuées à des américanistes. Des bourses d’aide aux chercheurs préparant une HDR ont aussi été offertes pour la première fois. Six bourses ont été octroyées, dont 4 en études américaines. Enfin, pour la première fois, un Prix de la Recherche a été décerné. Dix ouvrages étaient en compétition, le prix a été attribué à Camille Fort, Maître de Conférence à l’Université de Strasbourg, pour son ouvrage paru à L’Harmattan intitulé Dérives de la Parole : Les récits de William Golding.
Enfin, une commission mixte de la SAES et de l’AFEA a rédigé un texte visant à définir des règles communes pour le format des HDR. Ce texte a été soumis à la relecture du CNU. Il a ensuite été voté en AG par la SAES. L’assemblée juge préférable de diffuser d’abord le texte largement et de le mettre au vote à l’AG d’octobre. Il est distribué aux présents et sera diffusé sur la messagerie avant octobre.

4. Congrès 2005 et 2006

Pour l’instant, malgré les nombreuses diffusions du texte de cadrage du Congrès de Lille (27-29 mai 2005), les membres du comité scientifique n’ont reçu qu’un nombre réduit de propositions. Ils en sollicitent naturellement d’autres. Pour la littérature celles-ci sont à envoyer à Antoine Cazé et Matthieu Duplay, celles portant sur la civilisation à Divina Frau Meigs, Jacques Portes et Romain Huret. Les propositions peuvent porter sur les enjeux critiques, les questions de méthodologie, aussi bien que sur les résultats d’une recherche en cours. Les responsables scientifiques ont envoyé un nouvel appel plus explicite. Il est aussi décidé que la date limite d’envoi des propositions est repoussée au 1er octobre.
Le lieu et le thème du congrès 2006 seront choisis lors de l’AG d’octobre (le 8 octobre au matin). Les collègues qui souhaiteraient proposer ou re-proposer un thème sont priés de se faire connaître avant l’AG. Il en est de même pour les Universités qui se proposeraient d’organiser le congrès. Nathalie Dessens rappelle que Montpellier avait été candidate pour l’organisation du congrès 2004. Les montpelliérains semblent toujours désireux d’accueillir notre congrès 2006, intention qui sera confirmée d’ici la prochaine AG.

5. RFEA

Les Editions Belin rencontrent en ce moment des difficultés financières qui les ont conduites à réduire leur personnel et à supprimer des collections (comme celle de Marc Chénetier Voix Américaines). Ils vont proposer à l’AFEA un nouveau contrat pour la publication de la Revue. En échange de certains efforts financiers de la part de l’association, ils proposent de mettre la revue en ligne sur un portail de revues commun à plusieurs éditeurs français et belges. Catherine Collomp, Jacques Pothier et les rédactrices ont rencontré Mme Brossollet, les re-négociations sont en cours. Si ces négociations ne donnent pas satisfaction, l’association étudiera la possibilité de s’allier à d’autres partenaires que Belin.

6. Commission Franco-Américaine

Le président de la Commission Franco-Américaine, Arnaud Roujou de Boubée, indique que la participation accrue du Ministère a permis à la commission d’élargir son programme. Pour la première fois, il y a parité entre les fonds versés par la France et les fonds versés par les Etats-Unis, ce qui devrait encourager les chercheurs à soumettre des projets. Dix bourses supplémentaires ont ainsi été offertes aux doctorants. Il rappelle les diverses possibilités qui sont offertes dans le cadre des bourses Fulbright :
1- Des bourses pour des étudiants qui souhaitent faire un Master ou un PhD, ou une thèse en co-tutelle.
2- Des financements pour des chercheurs (PR, MCF, Doctorants), pour des séjours de plusieurs mois.
3- Les Fulbright American Studies Institutes. Il s’agit de séminaires thématiques visant à permettre à des enseignants qui le souhaitent d’élargir leurs champs de connaissances.
4- Des échanges de postes pour enseignants du secondaire.
5- Senior Specialist Program : il s’agit d’invitations pour des durées de 2 à 6 semaines de chercheurs américains. Lesdits chercheurs doivent s’inscrire sur une liste d’attente, tandis que l’institution d’accueil doit faire la demande officielle de leur invitation. Les coûts sont partagés, l’Université qui reçoit finance les coûts sur place, tandis que la commission paie le voyage. Arnaud Roujou de Boubée indique que ce programme reste trop peu utilisé et encourage donc les universités à en faire la demande.
6- Enfin, grâce à un nouveau partenariat avec certaines régions, des bourses régionales ont pu être créées (en Aquitaine, par exemple).
L’an prochain, à l’occasion du centenaire de la naissance du sénateur Fulbright, les anciens boursiers seront sollicités par la Commission Franco-Américaine. Le président de la Commission annonce le projet de création d’une chaire de prestige Fulbright/Toqueville.
Les détails de ces programmes sont consultables sur le site de la commission à l’adresse électronique suivante : http www.fulbright-France.org .

7. CNU
Jean-Claude Sergeant, vice-président du CNU vient ensuite faire un bilan des sessions 2004 des qualifications et des promotions.

Qualifications :
Maîtres de Conférences : Il y avait 220 inscrits, le CNU a examiné 193 dossiers et a qualifié 120 des candidats, soit 62%, chiffre proche de celui du CNU 2003. En revanche, le nombre de postes vacants était en baisse cette année, seulement 87 (contre 115 en 2003).
Le décompte des aires de spécialité des nouveaux qualifiés est à peu près le suivant : 43 littérature GB, 22 civilisation GB, 18 civilisation US, 17 littérature US, 16 linguistique, 9 didactique et langues de spécialités, 8 études irlandaises, 8 études Commonwealth, 7 traduction/stylistique, 5 études médiévales, 4 domaines artistiques et autant en études écossaises. Environ 10% des dossiers étaient très en dehors du champ. Parmi les candidats, il y avait 58 agrégés (8 n’ont pas été qualifiés), 5 bi-admissibles (dont 3 non qualifiés), 25 capésiens (dont 7 non-qualifiés).
La re-qualification des candidats déjà qualifiés il y a quatre ans n’a pas été systématique (sur 5, 3 ont été refusées). On ne peut qu’engager les candidats à expliquer les raisons pour lesquelles ils n’ont pas trouvé de postes et surtout leur conseiller de ne pas laisser leur dossier sans aucune progression pendant les 4 ans.
Le bilan de la session a aussi indiqué clairement qu’il y avait de moins en moins de décalage entre les mentions attribuées et le contenu des rapports de soutenance. Il est conseillé aux présidents de jurys de bien indiquer si les félicitations ont bien été accordées à l’unanimité, les règles locales étant souvent différente d’une université à l’autre.
Professeurs : Il y avait 48 inscrits, 42 dossiers ont été soumis pour examen, 30 candidats ont été qualifiés, ce qui représente 71%, là encore un chiffre équivalent à celui du précédent CNU, pour 32 postes (contre 51 en 2003).
Le décompte donne la répartition suivante par aires de recherche : 10 littérature GB, 6 littérature US, 5 didactique, 4 civilisation GB, 4 études Commonwealth, 2 civilisation US, 2 études médiévales.

Congés Recherche et Reconversion Thématique : La 11ème section bénéficiait de 8 semestres auxquels s’ajouteront peut-être deux semestres. Il y avait 32 demandes, 16 émanant de professeurs, 16 émanant de Maître de Conférences. Les congés ont été répartis équitablement entre les professeurs et les Maîtres de Conférences, même si cette distribution n’est pas automatique et si, pour le cas où il y aurait davantage de dossiers prioritaires dans l’un des deux corps, le CNU serait tout prêt à déséquilibrer ces chiffres. Priorité a été donnée aux Maîtres de Conférences près d’habiliter. Il est conseillé aux candidats de rédiger leurs projets avec une extrême précision et de joindre un contrat d’édition à l’appui de leur demande.

Promotions : Il y avait 15 promotions possibles à la hors-classe des Maîtres de Conférences. Les dossiers de candidats au 9è échelon ont été examinés en priorité, mais 2 dossiers de collègues au 8è échelon présentant des retards de carrière ont aussi été promus. Les promotions à la hors-classe vont prioritairement à des collègues proches de la fin de carrière, sans perspective d’HDR, qui ont rendu des services attestés à leur institution.
Il y avait 12 promotions possibles à la 1ère Classe des Professeurs. Il y avait 143 promouvables, dont 80 au 6ème échelon. 63 dossiers ont été traités. 8 des promus étaient au 6ème échelon, 4 au 5ème échelon. Ont été promus prioritairement les dossiers qui présentaient un réel équilibre entre les rubriques recherche/ enseignement/ administration.
Il y avait 2 promotions possibles à la Classe Exceptionnelle des Professeurs. 55 dossiers de personnes au 3ème échelon de la Première Classe ont été examinés.
Il y avait enfin 1 promotion possible au deuxième chevron de la Classe Exceptionnelle des Professeurs. 5 dossiers avaient été déposés.
Concernant les reproches qui sont souvent faits au CNU d’avoir tendance à s’auto-promouvoir, Jean-Claude Sergeant indique enfin que sur les 30 promotions accordées, 4 l’ont été à des membres du CNU, dont les mérites ne sont pas moindres que ceux de leurs collègues.
Il termine son intervention en précisant que lorsque l’on dépose un dossier de demande de promotion, il faut bien sûr faire un gros plan sur les activités des 4 dernières années mais qu’il convient aussi de détailler le reste de la carrière. Il faut thématiser et hiérarchiser la présentation afin que ne figurent pas sur le même plan articles majeurs et brèves notes.

8. Questions diverses
Françoise Clary rappelle qu’elle recense pour Duke University Literary Scholarship les articles publiés en France surtout, mais aussi dans certains pays d’Europe, en littérature américaine. Elle recense également désormais les articles dans le domaine des Cultural Studies. Elle demande aux américanistes de lui envoyer leurs publications 2003 s’ils souhaitent qu’elles soient analysées et recensées (Françoise Clary, 94, avenue Gastellier, 77120 Coulommiers). Les publications seront ensuite renvoyées à leurs auteurs.

9. Réunion "Recherche Américaniste"
A la suite de l’Assemblée Générale, s’est déroulée la réunion "recherche américaniste". Il s’agissait à cette occasion de relancer la réflexion sur les modalités d’organisation collective dans la perspective de la loi de programmation à venir.
Jean Kempf a rappelé que le rapport sur les études nord-américaines en France (http://etudes.americaines.free.fr/rapport.pdf) avait fait apparaître dans la communauté 1) un besoin pour les américanistes de travailler dans leur domaine/spécialité en évitant de se retrouver pris dans des projets transversaux souvent plus rhétoriques que réels ; 2) des besoins matériels liés à la spécificité de leur aire de recherche. Une des voies vers la réalisation de ce double objectif est la création d’un réseau nord-américaniste, sur programme scientifique, regroupant des équipes, des groupes et des chercheurs individuels en littérature et en civilisation. Deux solutions sont possibles :
- soit un GIP, qui est actuellement en cours d’élaboration, qui recouvrirait les deux Amériques. Il s’agirait de l’actuel GIS "Institut des Hautes Etudes de l’Amérique Latine" (tête de réseau Paris 3, http://www.iheal.univ-paris3.fr/) qui se transformerait en Institut des Amériques (http://www.iheal.univ-paris3.fr/iheal-credal/ia/). Celui-ci comporterait, en plus de la recherche, des enseignements sur l’Amérique. Jacques Pothier informe l’assemblée qu’il semble que les statuts de l’IA ne soient pas encore fixés et qu’en l’absence de dotation prévue, le budget actuel soit établi à partir d’une cotisation de 2000 E par établissement signataire, soit env. 30 000 E au total. Le projet d’origine proposait la création de locaux, sur un site parisien.
- soit un GIS, sans implantation physique et immobilière, constitué de groupes ou de chercheurs de toute la France organisés uniquement autour de programmes de recherche (locaux, régionaux ou nationaux suivant les thématiques et les besoins) et recevant des financements spécifiques (hors GR ou Université) en particulier sur des missions, de la documentation électronique et de l’aide à la diffusion de la recherche.
Marc Chénetier qui a participé au Conseil national du développement des sciences humaines et sociales (1998-2000) a demandé que l’on veuille bien lire le rapport de ce conseil (Pour une politique des sciences de l’Homme et de la société, PUF, Quadrige, 2001) qui constitue une vraie réflexion libre sur l’avenir de nos disciplines et apporte des éléments de proposition à l’amélioration de notre recherche. En particulier deux : une création d’administrateurs de la recherche (ITA) qui libèreraient les chercheurs pour leurs tâches principales, et une notion du contrôle financier a posteriori et non a priori. Il aimerait que soient précisées les conditions réelles de mise en place du projet dit "Institut des Amériques" : s’agirait-il d’une formation diplômante — ce qui n’irait pas sans poser nombre de problèmes épineux ? Quant à la recherche, le souci existe que les équipes actuelles ne soient l’objet d’un simple rapt au profit d’une structure artificielle, simplement "empilée" sur les activités existantes.
François Weil, en tant que membre du collectif national "Sauvons-la-recherche", a fait le point sur le calendrier des travaux devant conduire aux consultations du Gouvernement et à la loi de programmation. Selon lui, la participation de chacun d’entre nous dans ces comités locaux, massivement animés par les sciences exactes et expérimentales, est indispensable. Il est aussi possible de participer sous forme de contributions directement sur le forum de l’association : http://recherche-en-danger.apinc.org/ Ce point est renforcé par l’intervention d’Antoine Cazé, seul représentant des SHS et Humanités dans le collectif local d’Orléans et qui insiste sur la nécessité d’intervention sur ces comités qui réfléchissent en particulier sur l’évaluation de la recherche et sur le statut des personnels.
Divina Frau-Meigs, en tant que membre du bureau de la société civile au sommet mondial sur la société de l’information, chargée des questions d’enseignement et de recherche, a exhorté les sociétés savantes comme l’AFEA à jouer pleinement leur rôle de "lobby" dans le développement des politiques de recherche, et en particulier en ce qui concerne la valorisation des résultats, leur diffusion et leur communication. Elle penche pour une approche par mutualisation des ressources, travail en ligne et recherche en collaboration (permettant à des chercheurs à compétences diverses de travailler sur des projets concertés). A la nécessaire participation de la réflexion des états généraux de la recherche (http://cip-etats-generaux.apinc.org) (voir mail de Jean Kempf du 24/05), elle recommande que nous ajoutions la coordination avec des acteurs ayant des intérêts connexes et complémentaires (associations de bibliothécaires, d’éditeurs indépendants, d’archivistes, etc.). Ce processus pourrait avoir lieu en deux temps, un premier en octobre autour des grands points consensuels, puis un an plus tard pour affiner le dispositif autour de questions plus difficiles demandant plus de concertation.
Les présidentes de la SENA et de l’AFEA, Sylvia Ullmo et Catherine Collomp, ont toutes deux rappelé leur attachement à une recherche à la fois spécifique et fortement ancrée dans l’aire géographique, chose souvent difficile à mettre en oeuvre dans les configurations locales, et surtout à une activité scientifique qui irrigue pleinement le territoire. Catherine Collomp insiste particulièrement sur ce dernier point : pour l’AFEA, il faut que tous les américanistes, quelle que soit leur affiliation, puissent trouver leur compte dans de nouvelles structures, et des moyens accrus.
Des interventions de l’assemblée viennent compléter ces points et rappeler que les situations locales, à travers les négociations pour la mise en oeuvre du LMD, conduisent souvent les américanistes à se retrouver encore plus fragilisés dans les nouveaux ensembles. Un mouvement collectif s’impose donc pour développer, améliorer, et peut-être tout simplement sauver notre recherche. Le temps de cette assemblée étant compté, sur proposition de Michel Granger et de Bernard Vincent, il est décidé que l’AFEA organisera, pendant l’AG d’octobre, une demi-journée de réflexion (le vendredi 8 octobre après midi) consacrée à la recherche nord-américaniste. Jean Kempf indique qu’il va rendre compte début juin au directeur-adjoint (sciences humaines et sociales) de la DR du Ministère de la Recherche de l’intérêt marqué par la communauté pour une organisation collective des études américaines et qu’il tiendra l’AFEA informée.

Assemblée Générale, 8 octobre 2004

Amphithéâtre de l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS), 105 Boulevard Raspail, 75006 Paris
Ordre du jour :
9h-30-12 h :
- Elections ( deux postes) aux fonctions de secrétaire général(e) et aux fonctions de trésorier(e) adjoint(e) . Merci d’adresser vos candidatures avant le 1er octobre à C.Collomp (collomp@paris7.jussieu.fr)
- Congrès de Lille, 2005, point sur l’avancement de la préparation.
- Congrès 2006 : décision sur le lieu et le thème. Faites vos suggestions auprès de la secrétaire Nathalie Dessens (dessens@univ-tlse2.fr).
- publication de la RFEA.
- Rapport de la trésorière ; Cotisations.
- Questions diverses.
- Rapport de Monsieur le président de l’agrégation sur la session 2004.
- Rapport de Madame la présidente du Capes sur la session 2004.
14h-16h : Poursuite de la discussion sur l’organisation de la Recherche
pour la constitution d’un GIS ou d’un GIP. Il est très important de participer nombreux à ce débat/information où peut se décider l’évolution de nos structures de recherche et soutien ministériel (voir le rapport de Jean Kempf ci-dessus).

ANNONCES

1. Colloque international / International Conference
Centre de Télé-enseignement Universitaire de Nancy 2
Nancy, France

(Re)construire le Désir : Streetcar (1947/1951) dans ses contextes américains
(Re)Constructing Desire : Streetcar (1947/1951) in its American Contexts

10-11 décembre 2004

C’est dans cet esprit que le C.T.U. de l’Université Nancy 2 lance un appel à communications originales sur un sujet encore relativement peu traité par la critique d’Un Tramway Nommé Désir : dans quelle mesure divers événements historiques ont-ils aidé, directement ou indirectement, l’écriture de la pièce de Williams, la réalisation du film de Kazan, ou encore, la transposition de l’une à l’autre ? La critique sur Williams a déjà traité certaines questions contextuelles relatives à la pièce (telles que la dialectique vieux Sud / nouveau Sud, l’influence du darwinisme social, ou l’influence de Freud) et au film (notamment sa censure par la PCA), mais peu d’études se sont servies de certains outils et théories critiques contemporains (par exemple, new historicism, queer theory, ou Cultural Studies) pour étudier la période de la construction de la pièce / du film ; celles qui l’ont fait ont éclairé les textes en termes souvent exclusivement universels (en considérant par exemple la question de la sexualité, de l’ethnicité, de la domesticité, etc.). Le but de ce colloque n’est pas de favoriser le contexte au détriment du texte, mais plutôt d’explorer le riche intertexte qui hante l’espace reliant l’un à l’autre. Étant donné les polémiques dans lesquelles les deux artistes étaient impliqués, et la lourdeur du climat politique des années 1947-1951 (années pendant lesquelles ils travaillaient tous deux à leur Tramway respectif), cet espace est inévitablement diachronique. Il sera donc intéressant de l’examiner afin de mieux comprendre la (re)construction et la re(é)(con)ception des deux textes par leurs contextes.

Les communications, d’une durée d’une demi-heure, pourront se faire en anglais ou en français. Une sélection des présentations axées sur la problématique du colloque sera publiée (normes Chicago, c.-à-d., note en bas page). Merci d’envoyer vos propositions (titre et résumé de 500 mots environ) ou vos articles rédigés avant le 15 septembre 2004 par la poste au CTU de Université Nancy 2 ou par attachement à John S. Bak (John.Bak@univ-nancy2.fr) [pour les articles sur Williams] ou à André Kaenel (Andre.Kaenel@univ-nancy2.fr) [pour les articles sur Kazan]. Pour accéder à la page web du colloque, consultez :
http://www.univ-nancy2.fr/CTU/COLLOQUESTREETCAR/presentation.htm

2. TABLES DES MATIERES SOUHAITEES

Dans le cadre de la constitution de la base de données bibliographique des travaux des américanistes français, les responsables d’ouvrages collectifs publiés jusqu’en 2004 inclusivement, ainsi que les responsables de revue ayant publiés des travaux d’américanistes sont priés d’envoyer PHOTOCOPIE DE LA PAGE DE TITRE, DU DEPOT LEGAL ET DE LA TABLE DES MATIERES de l’ouvrage ou du/des numéros de revue qu’ils souhaitent voir insérer dans ladite base à l’adresse suivante :

Pierre Gervais
9 boulevard Raspail
75007 PARIS
France

Je rappelle que d’après la convention en cours d’élaboration avec la bibliothèque lyonnaise qui accueillera la base et la mettra en ligne, seuls seront insérés les ouvrages pour lesquels il existe une notice à la BNF, et les articles pour lesquels les responsables de la base disposeront d’une copie papier de la table des matières, qu’il s’agisse d’un ouvrage collectif ou de revues.

A L’ATTENTION DES RESPONSABLES DE REVUE PLUS PARTICULIEREMENT : Nous souhaiterions bien entendu mettre en ligne des séries complètes, en disposant des photocopies de l’ensemble des tables des matières d’une revue depuis son premier numéro. Mais nous sommes bien conscients du travail supplémentaire parfois important qu’une telle exigence représente, et nous nous en excusons par avance. L’avantage de cette procédure est qu’elle garantit l’exactitude, et nous assure que le travail aura été fait une fois pour toutes.

En espérant recevoir votre soutien dans cette entreprise,

Pierre Gervais

OUVRAGES RECUS

Civilisation

Ouvrages en français

Bailie Gil, La Violence révélée : L’humanité à l’heure du choix. Préface de René Girard. Traduit de l’anglais (américain) par Claude Chastagner. Editions Climats, collection Sisyphe, 2004, 306 p., 25 euros.

Kaenel André, Lejeune Catherine et Rossignol Marie-Jeanne, Cultural Studies. Etudes Culturelles, Nancy, Presses Universitaires de Nancy, 2003, 196 p, 22 euros.

Kaiser Hilary. Des amours de GI’s. Les petites fiancées du débarquement, Paris, Taillandier, 2004, 279p. 23 euros.

Le Dantec-Lowry et Frund Arlette (dir), Ecritures de l’histoire africaine-américaine, Paris, L’Harmattan, 2002, 185 p, 18 euros.

Meigs Mark. Mencken, Neuilly, Atlande, 2004. 253 p.

Vagnoux Isabelle, Les Etats-Unis et le Mexique. Histoire d’une relation tumultueuse, Paris, L’Harmattan, 2003. 432 p

Ouvrages en anglais

Cassuto Leonard and Eby Clare Virginia (eds), The Cambridge Companion to Theodore Dreiser, Cambridge (UK), 2004, Cambridge University Press, 234 p., 45 £

Kerkering John D., The Poetics of National and Racial Identity in Nineteenth-Century American Literature, Cambridge (UK), 2003, Cambridge University Press, 351 p, 45 £

Laughlin McDonald, A Voting Rights Odyssey. Black Enfranchisement in Georgia. Cambridge(UK) : Cambridge University Press, 2003

Pritchard James, In Search of Empire, The French in the Americas, 1670-1730, Cambridge (UK), 2004, Cambridge University Press, 484 p, 55£

Littérature

Ouvrages en français

Gaïd Girard (dir.), Le Superflu, chose très nécessaire. Rennes : PUR/coll. Interférences, 2004. 290p. 20 euros.

James Henry. Le motif dans le tapis, La Bête dans la jungle, trad. par Jean Pavans, dossier de Julie Wolkenstein. Paris : GF Flammarion. 274p.

Ouvrages bilingues

Menoux Sophie (ed.), Henry James and Other Essays. Alizés, Revue angliciste de la Réunion. Sept. 2003, n°23. 210p. 12 euros (bilingue).