N°66 - octobre 2003

SOMMAIRE

* Vie de l’association. COMPTE RENDU DE L’ASSEMBLEE GENERALE DU 3 OCTOBRE 2003
Elections
Bilan financier
Congrès de Pau (21-23 mai 2004)
Congrès 2005 : date, lieu, thème
Représentation de l’AFEA à l’EAAS
AFEA/SAES
Revues
LMD et réformes en cours (Assises de la recherche, LMD)
Concours - Capes
Concours - Agrégation

* Congrès de Pau : liste des hôtels

VIE DE L’ASSOCIATION

Compte-rendu de l’Assemblée Générale du 3 octobre 2003

La Présidente ouvre la séance en remerciant l’Université de Paris III de nous accueillir dans le cadre fort agréable de son amphithéâtre et remercie les membres de l’association qui ont répondu présent à la convocation de cette assemblée générale. L’ordre du jour sera celui qui était annoncé dans le bulletin de juillet.

1 - Elections
Suite à l’élection de Catherine Collomp, à Rouen, en mai dernier, un poste de Vice-Président(e) est devenu vacant. La seule candidature reçue par la présidente est celle Jacques Pothier, qui faisait déjà partie du bureau. Par ailleurs, Jennifer Merchant, dont le mandat de secrétaire générale adjointe arrivait à son terme, n’a pas souhaité solliciter un deuxième mandat. Guillaume Marche est candidat à son remplacement. Il est procédé à ces deux élections, dont les résultats traduisent une belle unanimité. Jacques Pothier est donc désormais Vice-président et Guillaume Marche secrétaire général adjoint de l’AFEA. En mai, à Pau, un nouveau membre du bureau sera élu sur le poste libéré par Jacques Pothier. Un appel à candidature est donc lancé.
Les équipes qui avaient présidé à la naissance des doctoriales de l’AFEA ayant décidé de passer la main, il avait été procédé au remplacement de l’équipe littéraire en mai. Le tandem de littérature est désormais constitué de Claire Maniez et Marc Amfreville. Certaines candidatures s’étaient manifestées pour l’équipe de civilisation, mais les candidats ne souhaitaient pas reprendre avant 2005. Deux personnes ont accepté de remplacer l’équipe de civilisation, au moins de façon transitoire : Mark Meigs et Claude Chastagner. Ce sont eux qui veilleront au bon déroulement de la quatrième édition des doctoriales à Pau. La présidente profite de l’occasion pour rendre un hommage appuyé aux deux initiateurs de cette institution désormais bien installée : Vincent Michelot et Jean Kempf.

2 - Bilan financier
Malie Montagutelli présente le bilan financier 2002 et remercie tout particulièrement les commissaires aux comptes, Martine Azuelos, Jeanne-Henriette Louis et Jean Rivière, de l’aide qu’ils lui ont apportée lors de l’établissement de ce bilan. Le bilan de l’exercice 2002 est finalement largement bénéficiaire. En effet, le congrès de Bordeaux a produit un solde de 13 438,79 Euros, mais le compte ouvert pour l’organisation du congrès est en cours de fermeture et l’argent n’a pas encore été versé sur le compte de l’AFEA. Il est donc à prendre en compte, même s’il n’apparaît pas encore. De chaleureuses félicitations sont, à cette occasion, adressées aux organisateurs du congrès de Bordeaux, Jean-Paul Gabilliet et Christian Lerat, pour leur excellente gestion financière (en plus de la réussite de l’événement que nous avions déjà saluée). Quitus est voté à la Trésorière.
Pierre Guerlain propose qu’à l’avenir, les organisateurs scientifiques des congrès soient remboursés des frais occasionnés par l’organisation du congrès. L’ancienne trésorière, Annick Cizel, rappelle qu’il avait été décidé qu’ils seraient, comme les membres du bureau, exonérés des frais d’inscriptions au congrès. Après discussion, il est proposé qu’ils soient remboursés de leurs frais de déplacements et qu’on leur attribue une somme forfaitaire par nuitée passée sur le lieu du congrès. Cette mesure se limitera aux organisateurs scientifiques, bien sûr, et ne sera pas étendue aux membres du bureau. Le montant du forfait journalier sera communiqué ultérieurement. L’assemblée vote la proposition ainsi définie (1 non, 22 abstentions, 40 oui).

3 - Congrès

- Congrès de Pau (21-23 mai 2004), sur le thème "Couleurs d’Amérique". Géraldine Chouard et Hélène Christol font le point sur l’organisation scientifique. Elles ont déjà reçu nombre de propositions de communications et ont commencé à opérer certains regroupements. La date limite pour l’envoi de propositions est le 15 novembre.
La liste des ateliers et leur composition (11 en l’état actuel, et deux tables rondes) est diffusée, séparément de ce bulletin, sur la messagerie et sur le site de l’AFEA. Vous pouvez envoyer directement vos propositions de communications aux directeurs d’atelier, ou à Géraldine Chouard (chouard@imaginet.fr) pour la littérature et Hélène Christol (christol@up.univ-mrs.fr) pour la civilisation.
En raison du thème choisi, les besoins en matériel (projecteurs, magnétoscopes, etc.) seront sans doute importants. Les organisatrices demandent instamment à chaque personne proposant une communication nécessitant du matériel de le signaler au moment de l’envoi de sa proposition. Le savoir dès le départ permettra d’éviter que les ateliers se déroulant en parallèle aient besoin du même matériel. Pour effectuer au mieux cette gestion, les personnes ayant déjà envoyé des propositions et ayant besoin d’appareils spécifiques sont priées de le signaler au plus vite.
Le programme est déjà riche en événements prospectifs : une exposition de photographies (reproductions) de Jim Dine est prévue dans le cadre de l’université, un diaporama, une conférence autour du blues de Jacques Lacavan professeur à l’Université de Chicago, potentiellement accompagné d’un poète lisant du blues (Sterling Plump), une table-ronde autour de Jim Dine, une autre sur les couleurs du melting-pot. Une troisième table-ronde est aussi prévue en dehors du thème et portera sur l’actualité politique américaine.
Didier Machu présente ensuite l’état de l’organisation matérielle. Les demandes de financement, d’autorisations, les réservations de salles ont été faites. Le comité d’organisation est au travail. Le banquet (dansant ?) se déroulera au Palais Beaumont, en centre ville (pour ceux qui connaissent Pau, il s’agit de l’ancien casino récemment rénové). Il est vivement recommandé de faire au plus vite les réservations d’hôtel, puisque, le même week-end de mai, la ville de Pau accueille une course de voitures réputée. D’ici peu, le site de l’Université de Pau (http://www.univ-pau.fr) fournira des informations détaillées. Une liste d’hôtels, accompagnée d’un message du comité organisateur, est donnée à la suite du présent compte-rendu.

- Congrès 2005 : Il faut à présent déterminer le lieu et le thème du congrès 2005 qui se déroulera du 27 au 29 mai 2005.
L’université de Lille III propose d’accueillir le congrès 2005. La proposition est présentée par Anne Ullmo qui indique rapidement quels sont les avantages que présentent cette université et cette ville. L’assemblée, acquise à ses arguments, se prononce à l’unanimité en faveur de Lille.
La question du thème est ensuite abordée. Il y a deux thèmes possibles qui avaient déjà été proposés pour le congrès 2004 : "La prophétie", proposé par Bernard Genton, et "Le Scandale" proposé par Véronique Béghain et Claude Chastagner. Mais de plus en plus nombreux sont les membres de l’association qui souhaiteraient qu’un congrès ouvert soit organisé, sans thème préétabli, sur ce qui pourrait être appelé "l’état de la recherche américaniste". Une longue discussion s’amorce et le vote de l’assemblée confirme que le congrès 2005 sera un congrès ouvert. Il est bien précisé toutefois que c’est une expérience et que des thèmes pourront de nouveau être proposés pour la suite.

-Représentation de l’AFEA à l’EAAS : Michel Granger expose le problème. Par tradition, c’est le président sortant de l’AFEA qui représente la France à l’EAAS. Depuis quelques années, la tradition avait été rompue. John Atherton avait d’abord émis le souhait de ne pas représenter la France à l’EAAS. Liliane Kerjan avait repris le flambeau après son mandat de présidente, mais avait été appelée au bout de quelques mois aux fonctions de rectrice et n’avait donc pas non plus exercé cette fonction. A chaque fois, Marc Chénetier a accepté d’assurer l’intérim, devenant le représentant intérimaire le plus long de l’histoire de l’EAAS ! Michel Granger devait reprendre la fonction, mais il se trouve que Marc Chénetier a été pressenti pour devenir Président de l’EAAS. Or, pour être élu à cette fonction, il doit être membre du bureau. Demande est donc faite par Michel Granger que Marc Chénetier soit mandaté par l’assemblée pour demeurer représentant français jusqu’au congrès de Prague en avril 2004, lors duquel sera élu le nouveau président de l’EAAS. Marc Chénetier a obtenu que Michel Granger devienne le représentant de la France s’il devient lui-même président. Les deux français n’auront toutefois qu’une voix lorsque le bureau devra voter, tous deux étant prêts à laisser à l’autre la prérogative de voter. Marc précise que cette situation ne se produira évidemment que si le bureau de l’EAAS n’a pas réussi d’ici là à trouver un autre candidat à la présidence. L’assemblée vote à l’unanimité ledit mandat à Marc Chénetier.

4 - AFEA/SAES

Les deux associations ont renforcé leur collaboration ces dernières années. Michel Morel, président de la SAES et membre de l’AFEA, a honoré de sa présence cette assemblée générale. La présidente rappelle qu’un programme de bourses permet d’aider plusieurs doctorants dans leur voyage de recherche. L’AFEA participe pour le tiers à cette commission (tant sur le plan financier que dans la composition du jury). La collaboration fonctionne de manière à ce que les meilleurs projets soient récompensés, sans que des quotas soient établis par les associations quant au nombre et au montant des bourses accordées à chacune des disciplines.
L’AFEA s’engage aussi aux côtés de la SAES à octroyer une bourse par an pour un collègue préparant une HDR. Rappelons que la concurrence sera dure, puisqu’il n’y aura qu’une bourse par an, d’un montant d’environ 3000 Euros.
Enfin, à partir de cette année, sera attribué un prix de la recherche annuel, non financé, qui récompensera la publication d’un ouvrage (autre que la thèse), toutes disciplines de l’anglistique confondues. Le jury, auquel l’AFEA participera par trois membres, comprendra 10 personnes, dont 5 professeurs émérites.

5 - Revues
Les rédactrices rappellent que le numéro 100 doit voir le jour prochainement (mai 2004). Il sera composé de 100 contributions (maximum 2500 signes) dans lesquelles nous, membres de l’AFEA, raconterons comment nous sommes "tombés dans la marmite" des études américaines. La seule contrainte est que les quatre (premiers) paragraphes commençent respectivement par les lettrines R, F, E et A.
La date limite était le 15 septembre, mais les rédactrices n’ont reçu, à ce jour, que 12 contributions ! Elles ont fixé une nouvelle date limite (le 15 janvier) et insistent sur l’importance de réussir à boucler ce numéro dans les temps. Il sera, en quelque sorte, la "vitrine" des études américaines, d’abord par l’ampleur du nombre de contributions et surtout parce qu’il sera le centième, ce qui laisse entendre qu’il y a déjà eu 99 numéros ! Il pourra être l’objet de manifestations de célébration, à l’occasion du congrès de l’AFEA, en interne, mais aussi à d’autres occasions, pourquoi pas le salon du livre par exemple.

6 - LMD et réformes en cours

Assises de la Recherche : les assises, qui avaient été repoussées en raison d’un manque de crédits, se dérouleront tout début 2004, puisque les crédits ont été débloqués. Jean Kempf indique que les organisateurs avaient pensé que le ministère participerait à ces assises. Ce ne sera finalement pas le cas, le ministère ayant souhaité que le débat se déroule en interne et que les américanistes fassent ensuite remonter les propositions concrètes qui en seront issues.

LMD : Le débat, qui avait été fortement souhaité par certains au congrès de Rouen, mais n’avait pu être développé faute de temps, se déroule en conclusion de cette assemblée générale. La présidente distribue tout d’abord le texte de la motion adressée au Ministère de l’Education Nationale élaborée par la SAES, l’AFEA, la Société des Hispanistes Français et la Société des Italianistes de l’Enseignement Supérieur le 1er juin dernier. Il ressort de la discussion qui s’engage une inquiétude partagée par tous quant aux effets délétères que pourrait avoir cette réforme. Certains semblent plus optimistes que d’autres, invoquant certains recentrages récents. Il demeure, malgré tout, qu’une vigilance particulière est indiscutablement nécessaire dans chaque université, en particulier face aux risques de disparition qu’encourent nos sous-disciplines et sur les problèmes que pose l’articulation entre le LMD et les concours de recrutement de l’éducation nationale, question qui n’a pas encore été abordée mais le sera nécessairement.

7 - Concours

Rappelons tout d’abord que les dates des deux concours externes en 2004 ont été fixées. Le CAPES se déroulera les 16,17 et 18 mars, l’Agrégation, les 30 et 31 mars, 1er et 2 avril.

Paul Brennan et Marie-Christine Lemardeley présentent le bilan de la session 2003 et des quatre dernières années de fonctionnement des jurys.

C.A.P.E.S externe : Pour Paul Brennan, Vice-Président du C.A.P.E.S. Externe, l’heure est au bilan, puisque l’équipe de direction du jury a atteint le terme de son mandat.
Le nombre d’inscrits cette année (en chute depuis 2000) était de 5517. Le nombre de postes au concours était inchangé par rapport à 2002 (1371). Il y a eu 2766 admissibles, et 1371 admis (sans liste supplémentaire), avec une barre d’admission à 7,56/20. Selon Paul Brennan, le niveau général était plutôt satisfaisant. De manière un peu inhabituelle, la question de civilisation faisait intervenir le cinéma et les candidats ont eu à travailler sur cette matière en épreuve de composition. Le bilan est globalement positif et les critiques les plus sévères adressées aux candidats portaient plutôt sur l’aspect civilisation que sur l’aspect cinéma. A l’oral, sur 18 dossiers, 7 portaient sur les Etats-Unis exclusivement, quelques-uns sur les Etats-Unis en combinaison avec un autre pays. On notera donc, globalement, une forte présence du domaine des études américaines, tant à l’écrit qu’à l’oral. En somme, Paul Brennan conclut sur la capacité manifeste des UFR à s’adapter aux nouveautés, puisque les nouvelles épreuves sont apparemment préparées avec soin et efficacité dans la plupart des universités (synthèse, méthodes d’interprétation de l’image, compréhension/restitution, entretien, même si dans ce domaine, comme à l’agrégation, un effort semble encore à faire). Il souligne aussi que le monde universitaire est désormais très largement présent au sein du jury (65% à l’heure actuelle). A l’heure du bilan, il indique enfin que la nouvelle organisation a apporté de nettes améliorations dans les conditions de travail du jury. Pour plus d’informations, on peut se reporter au rapport du jury, paru dès la première semaine de septembre. Il est disponible, à la rubrique "Concours" du site de la SAES (http://www.univ-pau.fr/saes/).

Agrégation externe : Marie-Christine Lemardeley termine également son mandat de quatre ans à la présidence de l’Agrégation Externe. Elle dresse un bilan de ses quatre années à la tête du jury de l’Agrégation et ajoute quelques notes "à valeur testamentaire", pour reprendre ses termes.

Épreuves d’admissibilité (écrit)

La dissertation en français (durée de l’épreuve : 7 heures) portait cette année aussi sur un auteur du programme de littérature. Si le texte de Jonathan Swift était connu de la majorité des candidats, le sujet en revanche demandait des qualités de réflexion et un certain recul critique.

Le commentaire en anglais (durée de l’épreuve : 6 heures) consacré, comme l’an dernier, à un texte de civilisation, a une fois encore paru difficile à certains candidats qui utilisent le document comme prétexte, au lieu de mettre leurs connaissances au service d’une meilleure compréhension du texte.

La composition de linguistique (durée de l’épreuve : 6 heures) semble mieux préparée dans l’ensemble, ainsi que le confirme la hausse générale des moyennes. Cependant il est regrettable de constater à ce niveau un nombre encore trop important de copies révélant des insuffisances flagrantes en grammaire élémentaire, et une compréhension erronée du sens littéral du texte. Sans ces deux données essentielles, aucune explication n’est possible et le savoir faire linguistique reste inopérant. Quant à la partie phonologie, répétons qu’elle est une vérification de connaissances de base qui devrait permettre à tous les candidats une réussite complète. L’étude systématique du fonctionnement de l’anglais oral fait partie de la formation du professeur d’anglais.
L’épreuve de traduction (durée : 6 heures ; le thème et la version doivent être composés sur des copies séparées) : le texte proposé pour la version présentait des difficultés d’ordre syntaxique et demandait une bonne compréhension des figures de style. Quant au thème, il exigeait une fois encore un travail préalable d’analyse sans lequel toute traduction est impossible. Répétons que seul un entraînement régulier à la discipline de la traduction permet de progresser et de parvenir à se mobiliser pour une épreuve en temps limité.

Épreuves d’admission (oral)

La leçon en français doit permettre à un candidat bien préparé de faire preuve de qualités fondamentales telles que clarté d’esprit, finesse et esprit de synthèse. Les meilleures leçons, quelle que soit l’option, sont celles qui organisent une véritable démonstration à partir de tous les éléments du sujet proposé. L’entretien est un véritable échange avec le jury, qui permet au candidat de développer certains points.

L’explication de texte que ce soit en littérature ou en civilisation, le commentaire de texte ne se satisfait pas d’une paraphrase. En linguistique, le texte à expliquer est accompagné d’une consigne qui constitue un passage obligé du commentaire. Il est à noter que depuis la session 2002, un programme est délimité, afin de faciliter la préparation de cette épreuve. Néanmoins la consigne indiquée sur le texte n’est pas exclusive et le candidat peut proposer d’autres points de grammaire dans son exposé.

Pendant la préparation de l’explication de textes et de la leçon, les candidats ont accès à deux dictionnaires unilingues anglais et américain (Longman et Webster) ainsi qu’à la dernière édition d’un dictionnaire de prononciation (Jones ou Wells).

Les deux épreuves suivantes sont communes à toutes les options :

- l’épreuve hors programme en anglais (durée de préparation 5 heures ; durée de l’épreuve : 45 minutes - 20 minutes d’exposé, 20-25 minutes d’entretien). De nouveau cette année, aucun cadrage n’était proposé conformément à l’esprit de l’épreuve telle qu’elle a été conçue initialement. Si l’épreuve a encore paru déconcerter certains candidats, elle a donné à d’autres l’occasion de révéler une grande souplesse d’esprit leur permettant de circuler entre les documents (un texte littéraire, un document de civilisation, un document iconographique sur papier) et d’élaborer une argumentation convaincante. L’appel à une culture construite au cours des années d’études rend les exposés plus riches et plus personnels. L’entretien reste une difficulté pour certains candidats : seul un entraînement régulier les aidera à surmonter la difficulté d’avoir à réagir vite, et à accepter de suivre les pistes de réflexion proposées par le jury, sans pour autant systématiquement interpréter les questions du jury comme une invitation à changer d’avis.
L’enquête européenne récente PISA menée auprès des élèves de quinze ans dans les pays membres de l’OCDE fait apparaître que si les élèves français savent " s’informer et organiser l’information " (première compétence), et dans l’ensemble " interpréter et construire le sens " (deuxième compétence), en revanche ils sont beaucoup moins à l’aise lorsqu’il s’agit de " réagir " à un texte, c’est-à-dire, émettre un jugement, une appréciation, confronter les points de vue, exprimer des sentiments faire le lien avec d’autres uvres. Pour qu’un professeur aide ses élèves à développer cette réactivité, il doit lui-même être rompu à cet exercice. On insistera sur l’importance de la mise en relation des documents entre eux et sur la durée de l’entretien, car un entretien long en langue étrangère permet au jury d’apprécier les qualités d’expression spontanée du candidat, sa réactivité aux questions et sa souplesse d’esprit devant l’imprévu.

- l’épreuve double de compréhension et de thème est la seule sans temps de préparation pour le candidat. De leur côté, les membres du jury ne prennent pas connaissance des documents à l’avance : ils les découvrent en même temps que le candidat, ce qui leur permet d’évaluer la prestation de ce dernier sans idées préconçues. Les candidats qui réussissent le mieux sont ceux qui ont suivi un entraînement toute l’année. Rappelons que trop de candidats attendent les résultats de l’écrit pour préparer l’oral alors que seule une préparation entamée dès le mois d’octobre permet de progresser et de faire face à l’épreuve en temps réel. Notons qu’en améliorant sa compréhension " aurale ", le candidat peut également améliorer sa compétence en langue, ce qui semble une exigence minimale pour le futur professeur.

La dernière étape de l’épreuve est l’entretien avec le jury, au cours duquel le candidat sera appelé à commenter ou justifier ses choix lexicaux, les techniques de traduction mises en uvre, des points spécifiques de grammaire ou d’usage, ou d’autres aspects encore de sa traduction. Cette partie de l’épreuve reste encore difficile pour de nombreux candidats peu préparés.

La note d’expression orale est attribuée d’une part pendant l’épreuve d’explication de texte et d’autre part pendant l’épreuve hors programme : la note finale sur 20 résulte de la moyenne des deux notes obtenues. Son importance n’est pas à démontrer : quel que soit le niveau auquel il enseigne, le futur professeur doit proposer un modèle incontestable d’anglais parlé. Le candidat à l’agrégation ne peut pas faire l’économie d’un travail volontaire et conscient sur la langue, dont ses futurs élèves ne pourront que bénéficier. Trop de candidats paraissent négliger cet aspect de la préparation et attendre leur note à l’agrégation pour prendre conscience du problème.

Les entretiens menés avec les candidats (une quarantaine) sont riches d’enseignement pour les préparateurs : ceux qui préparent un DEA après la maîtrise perdent une certaine compétence en langue, qui si elle n’est pas suffisante est certes indispensable pour réussir à l’agrégation.
Il semble utile de rappeler qu’il est de notre devoir d’encourager nos étudiants à préparer l’agrégation avant de les lancer dans des travaux de recherche qui leur assureront un avenir pour le moins incertain.

Au terme de quatre années de présidence, M.C. Lemardeley transmet à mon successeur, Frank Lessay, un bon outil et lui souhaite longue vie à ce concours exigeant qui s’appuie sur socle généraliste à l’écrit, et à l’oral sur une solide culture d’angliciste et des capacités d’expression appliquées à un vaste choix de sujets. Dans sa configuration actuelle, l’agrégation externe d’anglais permet de distinguer non seulement des esprits bien formés mais aussi des anglicistes ouverts au dialogue, deux conditions nécessaires au métier de professeur.

Les deux équipes sortantes, représentées par leur présidente et leur vice-président, sont chaleureusement remerciées et applaudies par l’assemblée.
L’assemblée générale se termine à 17h, rendez-vous pris à Pau au mois de mai.

Congrès 2004 - Liste d’hôtels

En vue du congrès 2004 de l’AFEA, à Pau, du 21 au 23 mai, nous vous communiquons une première liste d’hôtels.
Nous vous invitons à repérer la position de l’hôtel choisi par rapport au campus (Avenue du Doyen Poplawski) sur le site http://www.mappy.com et à procéder sans tarder à votre réservation, cette période voyant se dérouler à Pau d’autres événements susceptibles de remplir les hôtels.
Nous vous invitons également à consulter les sites http://www.tourisme.fr/hotel/hotel-pau.htm et http://www.ville-pau.fr/
D’autres informations vous seront bientôt transmises.
Au plaisir de vous recevoir,

Pour le comité, Didier Machu

HOTELS

Téléphone

Fax

Nbre de ch.

Ch. simple

Ch. double

Petit-déj.

3 ETOILES






BRISTOL - 3 rue Gambetta 559277298 559278780 24 52/76 55/90 7,5
CONTINENTAL - 2 rue Mal Foch 559276931 559279984 80 55/80 62/95 6,1
Inter-hotel GRAMONT - 2 pl. Gramont 559278404 559276223 36 48/52 56/82 8
KYRIAD - 80 rue Emile Garet 559825800 559273020 40 80 69 7,5
LE RENAISSANCE - 1 passage de l’Europe 559141414 559141410 36 103/123 123/143 14
MERCURE - 106 av de l’Europe 559842970 559845611 92 93/117 99/144 12
MONTPENSIER - 36 rue Montpensier 559274272 559277095 22 55 45/65 6
RONCEVAUX - 25 rue Louis Barthou 559270844 559270801 39 59/83 64/100 9








2 ETOILES






ADOUR - 10 rue Valéry Meunier 559274741 559838649 15 30/42 32/48 5,53
AL’HOTEL - rue Ronsard 559020430 559306188 40 34/37 40/44 6
CAMPANILE - Bvd de l’Aviation 559803233 559800109 43 62 62 6,5
CENTRAL - 15 rue Léon Daran 559277275 559273328 28 31/43 45/49 6
COMMERCE - 9 rue Mal Joffre 559272440 559838174 51 39/47 47 6
CORONA - 71 av Gal. Leclerc 559306477 559026264 18 40/58 40/58 6,7
ATLANTIC HOTEL - 222 av Jean Mermoz 559323824 559624024 30 25/35 29/34 5
IBIS - 26 rue Samonzet 559837183 559838251 60 59/61 59/61 6
BOURBON - 12 pl. Clémenceau 559275312 559829099 33 40/47 55/56 6
MONTILLEUL - 47 av Jean Mermoz 559329353 559623746 20 30/32 40/42 5
POSTILLON - 10 cours Camou 559728300 559728313 28 40 43/52 6
QUICK PALACE - r du Hameau du Vert Galant 559023535 559028080 50 37/39 37/39 4
REGINA - 18 rue Gassion 559272919 559270462
35/40 35/40 5
TRINQUET - 66 av Didier Daurat 559627123 559620933 32 47/50 47/50 4,73








1 ETOILE






D’ALBRET - 11 rue Jeanne d’Albret 559278158
12



LE BEARN - 5 rue Maréchal Joffre 559275250
16



FUNICULAIRE - 2 rue Jean Biray 559270140 559837102 8 34/39 34/39 5,5
MATISSE - 17 rue Matthieu Lalanne 559277380
14 25 29/30,5 4,6
L’OSSAU -3 rue A. Lassence 559270788
18



POMME D’OR - 11 rue Ma Foch 559112323 559112324 20 19/26 22/34 3,5








T.S.E






CARNOT - 13 rue Carnot 559278870
10 18/20 21/23 3,5
ETAP HOTEL - Bvd de l’Aviation 892680872 559305598 45 34/40 34/40 4
FORMULE 1 - Bvd du Cami Salie 891705351 559020195 96 26 26 3,4








SUR LONS (PROCHE CAMPUS)






BALLADIN ** 1 r Mairie rte Bayonne RN117 05.59.62.82.00 05.59.72.55.91 42 45/50 45/50 6
FER A CHEVAL ** av. Martyrs du Pont-Long 05.59.32.17.40 05.59.72.97.53. 10 39 48 6
KYRIAD LONS ** ZAC du Mail 05.59.72.14.00 05.59.72.74.00 58 50 52 6,5
PREMIERE CLASSE ZAC du Mail 08.92.70.71.63 05.59.92.08.80 62 32 32 4