N°65 - juillet 2003

Responsable : C. Chastagner (U. Paul Valéry, Montpellier III) - ISSN : 1261-1913

SOMMAIRE

* Vie de l’association.

Elections au Bureau
Congrès de Pau (21-23 mai 2004)
Congrès 2005 : date, lieu, thème
Revues. Elections à la RFEA
Base de références bibliographiques AFEA
Services culturels de l’Ambassade des Etats-Unis
Commission Franco-Américaine
CNU
Opérations communes avec la SAES
Questions diverses
* Assemblée générale d’octobre 2003 : ordre du jour
* Disparition de Jean Cazemajou
* Annonces
* Appels à contributions
* Publications
* Ouvrages reçus
* Erratum du Bulletin 63 : Disparition de Roger Asselineau

Compte rendu de l’Assemblée Générale du Congrès de Rouen : 31 mai 2003

Michel Granger dresse tout d’abord un bilan de l’année qui s’est écoulée, bilan nettement positif, même si un certain nombre de problèmes ont dû être réglés pendant l’hiver. L’accident dont a malheureusement été victime Annick Cizel a laissé l’AFEA sans trésorier pendant quelques semaines, vacance assez rapidement comblée puisque Malie Montagutelli a accepté d’occuper le poste de trésorière. La difficulté rencontrée en 2002 concernant le passage à l’Euro et l’impossible conversion des fichiers de prélèvement automatique a également trouvé une solution, grâce au prêt d’un logiciel par la SAES. Le problème des adhérents infidèles se règle petit à petit et M. Granger se plaît à les comparer à des brebis égarées que le bon pasteur conduira de nouveau sur le chemin de l’AFEA ! Le Ministère des Affaires Etrangères a finalement versé la subvention pour le congrès de GLASA d’il y a deux ans, grâce aux efforts fournis par John Dean pour clore ce dossier.

Le président remercie ensuite un certain nombre de nos interlocuteurs privilégiés. Les relations avec les services culturels de l’Ambassade des Etats-Unis sont excellentes et Michel Granger rend hommage à Christiane Degueldre et Colombia Barros qui représentent l’Ambassade à notre Assemblée Générale. Lea Pérez n’a pu être parmi nous cette année, puisqu’elle était d’astreinte à Paris en raison du déroulement du G8 en France. Grâce aux services culturels, nous avons, entre autres, pu bénéficier de la présence de la conférencière américaine, l’écrivain Susan Power, dont la conférence a été très appréciée. Les relations sont aussi excellentes avec la Commission Franco-Américaine, comme en témoigne la présence de son président, Arnaud Roujou de Boubée, à notre congrès et la participation de ce dernier aux doctoriales de l’AFEA où il a présenté tous les programmes de bourses aux doctorants. Les relations avec la SAES, enfin, sont au beau fixe, comme le prouvent les actions entreprises conjointement par les deux associations sur lesquelles Michel Granger reviendra plus longuement au point 7 de l’ordre du jour.

Puisque cette assemblée générale est sa dernière en tant que président, il clôt son bilan par quelques mots sur les perspectives. Même s’il sait qu’il est impossible de retrouver l’esprit pionnier qui régnait dans notre association dans les années 1970, puisque ces années étaient des années d’innovation, de lutte contre un milieu universitaire qui refusait de reconnaître la validité des études américaines, il souhaiterait qu’un certain esprit militant soit avivé pour développer nos activités, garder les membres actuels, mais aussi en recruter de nouveaux. Ces derniers viendraient apporter à l’association leur énergie et leur expertise et rajouteraient encore à la crédibilité de l’AFEA en tant qu’interlocuteur essentiel dans le monde angliciste. Il reste à impliquer davantage les correspondants locaux dans la vie de l’association, tant il est vrai que leur rôle est primordial dans la bonne marche et la vitalité de celle-ci. Michel Granger conclut que la bonne humeur n’a jamais quitté l’association, et que c’est là un bien très précieux.

1- Elections au bureau

Le mandat de président de Michel Granger arrive à son terme et il n’a pas souhaité en solliciter un second. Le deuxième mandat de Tom Pughe et de Dominique Sipière arrive aussi à son terme. Il y a donc trois postes à pourvoir au Bureau. Catherine Collomp, la vice-présidente chargée de la recherche, a bien voulu céder aux nombreuses pressions amicales venues du Bureau et être candidate à la présidence. Elle déclare que ce serait pour elle un grand honneur que d’être élue et qu’elle essaiera, si l’assemblée lui accorde sa confiance, d’être à la hauteur de ses prédécesseurs. Elle sait aussi que sans l’environnement porteur du Bureau elle ne pourrait travailler avec efficacité à l’avancée de notre association. Le dynamisme de l’association est une des raisons qui l’ont conduite à accepter cette responsabilité et cite tous les domaines dans lesquels l’AFEA fait preuve d’une grande efficacité : la revue, la revue en ligne, les services divers rendus aux doctorants (doctoriales de l’AFEA, bourses SAES/AFEA), le congrès, la messagerie électronique qui révèle la diversité des publications et colloques dans les études américaines en France. Si l’association a su se moderniser, elle pense aussi que les turbulences récentes sur la scène internationale ont fait jaillir bien des interrogations. Il était important en ces moments troublés de définir ce que signifie être américaniste aujourd’hui. Le premier travail de l’universitaire est un travail d’érudition qui s’élabore dans la durée. Mais les américanistes ne doivent-ils pas aussi s’impliquer dans les débats publics, être rapidement réactifs ? . C’est pourquoi Catherine Collomp pense qu’il est essentiel d’orienter en conséquence les thèmes des congrès, mais aussi les thèmes de réflexion des revues, afin de pouvoir toucher un public toujours plus large. L’assemblée générale élit Catherine Collomp présidente.

Les deux candidats à un poste au Bureau, Claude Chastagner et Jacques Pothier, présentent ensuite leur candidature. Claude Chastagner indique qu’il a, lui aussi cédé aux pressions amicales, mais qu’il participera avec joie aux travaux de l’association. Faisant déjà partie du comité de rédaction de Transatlantica, il se chargera volontiers de la coordination du bulletin. Jacques Pothier, quant à lui, présente sa candidature en indiquant qu’il a fondé un laboratoire pluridisciplinaire faisant cohabiter littéraires, civilisationnistes et spécialistes du cinéma et des médias (avec des chercheurs latino-américanistes), qu’il a organisé, il y a quatre ans, le congrès de l’AFEA et qu’il est impliqué à la fois dans les Assises pour les Etudes Nord-Américaines pilotées par Jean Kempf et dans la construction de l’Institut des Amériques. Il s’intéresse à ce titre à la visibilité de la recherche française et souhaiterait donc participer plus activement encore à la vie de l’AFEA, sur la voie de nouvelles approches et de nouveaux projets. L’assemblée générale élit Claude Chastagner et Jacques Pothier au Bureau.

La conséquence de l’élection de C.Collomp est qu’un des postes de Vice-Président(e) est à pourvoir. Cette élection aura lieu en octobre.

Thomas Pughe et Antoine Cazé ont souhaité ne pas continuer à s’occuper de la partie littérature des Doctoriales de l’AFEA. Claire Maniez les a remplacés au pied levé pour l’organisation des celles de 2003. Elle souhaite être candidate à cette fonction, en tandem avec Marc Amfreville. L’assemblée générale d’octobre se prononcera, en même temps que sur l’équipe de civilisation, puisque Vincent Michelot et Jean Kempf ont émis le souhait de passer la main à l’issue de l’organisation de la session 2003.

Pour ce qui est des autres postes à pourvoir en octobre, Jennifer Merchant, dont le mandat de secrétaire vient à échéance en octobre a émis le souhait de ne pas solliciter un deuxième mandat, du fait de son absence durant tout le premier semestre de 2003-2004. Son remplacement sera également fait lors de l’assemblée générale d’octobre. ( Les déclarations de candidature sont à adresser à C. Collomp avant le 15 septembre).

2- Congrès de Pau (21-23 mai 2004)

Didier Machu indique que l’organisation avance et qu’il a profité du congrès de Rouen pour se renseigner en détail auprès des organisateurs et de ceux des années précédentes ; il repart à Pau avec une vision globale des tâches à accomplir et des différents détails de l’organisation. Il rappelle les qualités de la région paloise, de la ville de Pau et du campus lui-même et engage les membres de l’AFEA à venir nombreux les découvrir dans le cadre du congrès 2004 de l’AFEA. Un nouveau point sera fait en octobre.

En ce qui concerne le thème, "Couleurs d’Amérique", Géraldine Chouard et Hélène Christol, responsables scientifiques, font état d’un certain nombre de propositions (noir et blanc, rouge et noir, noir sur blanc, bleu, gilded and golden, arc-en-ciel, drapeau et couleurs du nationalisme, film noir, colorisation des cartes postales, couleurs de créolité). Elles accueillent les propositions isolées (qu’elles se chargeront par la suite de regrouper), mais aussi les propositions groupées. Elles précisent qu’outre les domaines traditionnels de la littérature et de la civilisation, elles souhaitent que la part belle soit faite aux arts plastiques et à l’esthétique (mode, publicité, bande dessinée, etc.) et qu’une exposition puisse être organisée en parallèle des communications. Elles espèrent que ce congrès pourra être un congrès d’ouverture, accueillant des thématiques nouvelles, si possible dans une dimension européenne et encouragent fortement les propositions d’idées un peu en marge, de nouvelles approches critiques, afin d’aboutir à un congrès qui "déborde des cadres".

3- Congrès 2005 : date, lieu, thème
Le congrès 2005 se déroulera du 27 au 29 mai. Les dates ont été fixées de façon à laisser un laps de temps suffisant entre les congrès de la SAES et de l’AFEA, mais aussi de façon à éviter le week-end de l’Ascension qui a fortement entravé le programme des Doctoriales de l’AFEA cette année. En effet, elles ont dû se dérouler le vendredi, donc pour partie en même temps que la première demi-journée du congrès, ce qui a perturbé l’emploi du temps de certains ateliers et a empêché les doctorants de venir assister à la première conférence plénière et aux ateliers. Les prochaines éditions auront donc lieu le jeudi après-midi et le vendredi matin, comme cela avait été le cas par le passé.

Il n’y pas eu de proposition de lieu (Rennes n’ayant pas refait acte de candidature), mais la discussion suscite la proposition de Lille 3 qu’Anne Ullmo réitère à la fin de la réunion. L’assemblée se prononcera donc en octobre.

Bernard Vincent propose comme thème "Le bien et le mal dans la culture et la littérature américaines". Il explique que ce qui lui a toujours paru intéressant est la connivence troublante qui existe entre le bien et le mal (ce qui l’a conduit à ne pas dissocier les deux notions, malgré l’impression un peu manichéenne que l’on peut avoir à la lecture de ce thème). Il ajoute que cela laisse la porte ouverte à l’examen de la problématique du bien et du mal dans l’oeuvre littéraire mais aussi, bien sûr, dans l’oeuvre cinématographique, que les historiens trouveront matière à réfléchir (chasse aux sorcières, morale et politique etc.). Enfin, l’actualité offre également bien des ouvertures aux civilisationnistes (axe du mal, etc.). Bernard Vincent dit qu’il souhaiterait qu’un civilisationniste et un littéraire s’occupent du congrès sous sa bienveillante protection.

Il y avait aussi les propositions de l’an dernier : "Le scandale" (Véronique Béghain et Claude Chastagner) et celle de Bernard Genton ("la prophétie"). Bernard Vincent dit qu’il va essayer de faire une synthèse entre certains de ces thèmes. L’assemblée générale se prononcera, là aussi, en octobre.

4- Revues. Elections à la RFEA

Les deux rédactrices de la RFEA, Divina Frau-Meigs et Françoise Sammarcelli, arrivent au terme de leur premier mandat. Elles acceptent d’en solliciter un second, malgré la lourde tâche que cela implique, afin de travailler dans la continuité et de mener à leur terme les actions qu’elles ont entreprises. Elles soulignent que ce travail est prenant et passionnant et remercient le conseil et le comité de rédaction, ainsi que les nombreux lecteurs anonymes qui participent à l’examen des articles soumis pour publication. De nombreuses nouveautés ont été introduites (mots-clés, indexation de la revue) et elles veulent désormais travailler à la visibilité de la RFEA. Leur objectif est d’améliorer la diffusion afin de permettre aux travaux publiés de dépasser le cadre confidentiel du milieu américaniste. Elles sollicitent de notre part un feedback sur la revue, ajoutant que notre avis leur permettrait de faire encore progresser la RFEA. Un vote de l’assemblée vient confirmer ce qu’avaient laissé supposer les applaudissements spontanés et les rédactrices sont réélues.

Le numéro européen de la revue avance. Il subsistait un problème financier qui a été réglé puisque Madame Brossollet a accepté de nous facturer les exemplaires supplémentaires (par rapport au tirage habituel de 1000) à demi-tarif ; ils seront vendus 9 Euros à nos collègues européens.

Un rappel est fait concernant le numéro 100 de la RFEA. Les rédactrices rappellent que pour commémorer cette centième livrraison, ce numéro doit être composé de 100 contributions de chacune 2000 à 2500 signes, sans consignes de contenu. La seule règle est que les contributions comportent quatre paragraphes commençant pas les lettrines R, F, E et A. Il faudrait également qu’elles parviennent avant l’automne.

Françoise Clary prend la parole en rappelant qu’elle recense pour Duke University American Literary Scholarship les articles publiés en littérature américaine. Elle recense également désormais les articles dans le domaine des Cultural Studies. Elle demande aux américanistes de lui envoyer leurs publications 2002 s’ils souhaitent qu’elles soient analysées et recensées (Françoise Clary, 94, avenue Gastellier, 77120 Coulommiers).

5- Base de références bibliographiques AFEA

Pierre Gervais indique que la bibliographie des membres de l’AFEA peut désormais devenir un sous-catalogue de la Bibliothèque Inter-Universitaire de Lyon. Cet hébergement sera une garantie de sérieux indiscutable. L’association devra se charger de la saisie et de la maintenance de la bibliographie. Cette saisie, qui se fera selon les normes exigées par les bibliothèques pour leurs notices, sera effectuée par un vacataire engagé par l’AFEA à cet effet. Les ouvrages seront recensés grâce au catalogue de la Bibliothèque Nationale. Pour les articles, dans un premier temps, il sera demandé aux coordinateurs de revues d’envoyer une photocopie des tables des matières des revues. Cette bibliographie sera accessible par Internet. L’assemblée générale approuve par un vote à main levée à l’unanimité.

6- Services culturels de l’Ambassade des Etats-Unis

Les relations entre l’AFEA et les services culturels de l’Ambassade se poursuivent, comme l’a déclaré Michel Granger en introduction, dans la continuité et la sérénité. Christiane Degueldre rappelle que les services demeurent à l’écoute des besoins des américanistes.

7-Commission Franco-Américaine

Arnaud Roujou de Boubée prend ensuite la parole pour rappeler les diverses possibilités d’aides financières offertes par la Commission Franco-Américaine. Cette année 21 bourses Fulbright ont été données à des étudiants doctorants (il y avait 200 dossiers, et 180 personnes ont passé un entretien). Dix bourses ont été accordées à des chercheurs (y compris pour des projets présentés par des professeurs confirmés). Il rappelle que ces deux catégories de bourses sont sans liens entre elles et qu’il ne faut donc pas hésiter à faire une demande, sans crainte de prendre des aides financières que l’on pourrait estimer plus utiles aux doctorants. Il parle des autres programmes, comme celui du New Century Scholar, celui des séminaires d’été (7 séminaires thématiques pour lesquels les sélections se font également sur entretien). Il mentionne les Senior Specialists, qui sont des chercheurs statutaires américains que l’on peut faire venir pour de brèves périodes (2 à 6 semaines). Si l’on souhaite inviter un chercheur en particulier, il faut lui suggérer de poser sa candidature auprès de la Commission. Si l’on souhaite, en revanche, inviter quelqu’un sans avoir une personne particulière en vue, on peut faire appel à la Commission pour consulter la liste d’attente (en ce moment environ 70 chercheurs sont sur la liste d’attente). Le Département d’Etat finance le voyage et offre un per diem. L’Université qui invite s’occupe de l’accueil. Un nouveau programme s’adresse aussi aux chercheurs Fulbright de ces quatre dernières années, visant au renforcement des liens institutionnels entre chercheurs et leurs institutions d’accueil. Si les chercheurs ont des projets d’échanges avec leurs institutions d’accueil, ils peuvent déposer un dossier et obtenir un financement temporaire par la Commission. Il mentionne enfin d’autres programmes pour lesquels la Commission se charge des présélections, entre autres, la Fondation Georges Lurcy, qui finance des projets de recherche sur les études américaines au sens large. L’ensemble de ces programmes est consultable sur le site de la Commission Franco-Américaine.

Arnaud Roujou de Boubée termine son intervention en donnant quelques conseils pour les demandes de bourses. Il indique que les lettres de recommandation manuscrites desservent les candidats. Il précise que les bourses Lurcy sont d’ une durée annuelle, tandis que les bourses Fulbright peuvent être annuelles ou couvrir des périodes de deux à trois mois. L’avantage de l’existence de ces deux systèmes de bourses est que l’obtention d’une bourse Lurcy n’empêche pas de solliciter ensuite une Fulbright, tandis que cette dernière rend les lauréats inéligibles pour une durée de cinq ans à une autre bourse Fulbright.

8- CNU

Michel Bandry, président du CNU, vient rendre compte des travaux du CNU cette année.

Qualifications : PR : 46 inscrits ; 36 dossiers examinés ; 22 qualifiés.
25 candidats ayant effectivement présenté un dossier étaient des MCF en poste dans des universités. 20 ont été qualifiés. Les autres candidats étaient, à une exception près, des titulaires de diplômes étrangers. On ne saurait trop recommander aux candidats étrangers de passer une HDR.

MCF : 209 inscrits ; 187 dossiers examinés ; 116 qualifiés.
Il ne suffit pas d’avoir une thèse avec mention TH pour être qualifié. Il faut aussi que le CNU puisse déterminer si le candidat est apte à enseigner dans un département d’études anglophones (expérience d’enseignement en France ou à l’étranger, séjours en pays anglophone).

Résultats du recrutement en 2002 :

PR : sur 42 dossiers examinés, 28 candidats avaient été qualifiés. 48 postes étaient à pourvoir, 25 l’ont été ( 25 par de nouveaux nommés toutes années de qualification confondues dont 20 par des qualifiés de 2002). A titre de comparaison : en section 9 (Lettres modernes), 38 qualifiés sur 65 dossiers, 21 postes, 15 pourvus dont 11 par des qualifiés 2002.

MCF : sur 185 dossiers examinés, 127 candidats avaient été qualifiés. 115 postes étaient à pourvoir, 101 l’ont été (96 par de nouveaux nommés, toutes années de qualification confondues, dont 69 qualifiés 2002). A titre de comparaison : en section 9, 146 qualifiés sur 336 dossiers, 54 postes , 51 pourvus dont 15 par des qualifiés 2002.

Le fait que 54% seulement des qualifiés aient obtenu un poste s’explique par plusieurs raisons : l’offre de postes ne correspond pas toujours aux spécialités des qualifiés ; l’audition des candidats se révèle parfois décevante ; le calendrier auquel sont astreintes les commissions de spécialistes est très resserré, compte tenu des dates des vacances, et les candidats doivent souvent faire des choix difficiles ; les candidats hésitent très légitimement à se lancer dans un tour de France très onéreux. Sur ce dernier point, il serait légitime que les frais de déplacement des candidats convoqués pour audition leur soient remboursés.

Il est fortement conseillé aux candidats :

* 1)-De se renseigner auprès des présidents des commissions de spécialistes ou des services des DRH sur le profil exact des postes.
* 2)- De donner tous les renseignements utiles : CV complet, moyen de les joindre rapidement (le courrier électronique est TRES utile).

Il est fortement suggéré aux présidents des commissions de spécialistes d’avertir le plus rapidement possible les candidats du calendrier choisi et de les informer immédiatement de la décision de la commission à l’issue de la première séance. Les candidats à la qualification ont effectué un parcours difficile, ils sont souvent peu au fait de la façon dont se déroule le recrutement et il est de notre devoir de leur faciliter leurs premiers pas.

Un des points les plus préoccupants en ce qui concerne le recrutement en 11e section est l’insuffisance du nombre de HDR et de candidats qualifiés par rapport au nombre de postes vacants. Cela est inquiétant pour l’avenir des études anglophones et leur statut au sein des universités. Lors d’une réunion des présidents de section avec le directeur adjoint du cabinet du ministre et les différents responsables des sous-directions en décembre dernier, le directeur adjoint a cité la 11e section comme étant celle où il y avait le moins de qualifiés par rapport au nombre de postes offerts alors que dans de nombreuses autres disciplines il y avait pléthore de qualifiés. M. Bandry est intervenu pour souligner que cet écart n’était pas seulement dû à de nombreux départs à la retraite, mais au fait que, étant donné la multiplicité des besoins en enseignement en anglais ( LLCE, LEA, non spécialistes), les MCF en 11e section étaient souvent amenés à enseigner dans des sous-disciplines éloignées de leur champ de recherche et à assurer de lourdes responsabilités administratives. Il a également rappelé que, contrairement à de nombreuses sections (c’était un des constats de nombreux présidents de section), il y avait eu un effort pour définir, avec les associations de spécialistes, les critères à retenir pour obtenir une HDR et que la 11e section n’hésitait pas à qualifier des historiens ou des juristes pour répondre aux besoins des départements. Il a insisté pour que tout soit mis en uvre afin de permettre aux MCF de préparer une HDR. Il lui a été répondu qu’un effort particulier serait fait cette année pour accorder un plus grand nombre de CRCT (c’est vrai, la 11e en a obtenu 10 au lieu de 6 les autres années et elle en a demandé 4 en plus, comme elle l’a fait dans le passé, avec bon espoir de les obtenir). Il faut absolument qu’au plan local, des aménagements de service soient offerts aux MCF préparant une HDR.
En ce qui concerne les promotions, il y a eu cette année 16 promotions à la HC des MCF (12 en 2002), 12 à la 1ère classe des PR (9 en 2002), 3 au 1er échelon de la classe exceptionnelle (2 en 2002) et 1 au 2ème échelon (0 en 2002). La séance des promotions s’est déroulée du 13 au 14 mai.

9- Opérations communes avec la SAES

Diverses actions sont en cours avec la SAES. Tout d’abord, les deux associations ont entamé une réflexion commune sur le LMD et rédigé une motion adressée le 1er juin 2003 au Ministère de l’Education Nationale et de la Recherche qui était également signée par le président de l’association des Hispanistes de l’enseignement supérieur et celui de l’association des Italianistes. Le texte de cette motion est consultable sur le site de l’AFEA.

Ensuite, les bourses SAES/AFEA ont permis à cinq américanistes de se voir aider financièrement à mener à bien leurs projets de recherche :

* Saskia Djikstra, "La lutte des femmes américaines contre l’esclavage aux Etats-Unis avant la Guerre de Sécession" ;
* J.P. Le Glaunec, "Histoire(s), écriture(s) et signalement(s) de l’esclave marron dans trois ports du monde atlantique : la Nouvelle-Orléans, Charleston et Kingston, 1802-1815" ;
* Ludivine Méquinion, "Minorités raciales et mouvements féministes aux Etats-Unis (1970-2000) : de l’hétérogénéité au multiculturalisme ?" ;
* Clément Oudart, "Duncan, Olson, Creeley : projets poétiques" ;
* Anne Urbanowski, "Portée et signification du concept de race dans les processus identificatoires Afro-Américains").

Il y a, enfin, deux projets de bouses et de prix qui sont en cours d’organisation : des bourses pré-HDR (pour un montant global de 3000 E. par an) et un prix de la recherche (sans bénéfice financier) venant récompenser un ouvrage original publié dans l’année (par ouvrage original, on entend un ouvrage qui ne soit pas une reprise de la thèse). Les ouvrages collectifs ne seront pas pris en compte. Le jury pour l’attribution des bourses pré-HDR sera le même que celui qui attribue les bourses doctorales. Une autre jury sera constitué pour le prix de la recherche. L’assemblée vote en faveur de la participation de l’AFEA à ces deux actions.

10- Questions diverses

François Brunet intervient à propos du musée d’Art Américain de Giverny. Il explique que le musée traverse une période difficile et que son Conseil d’Administration s’interroge sur son devenir. Il est important pour nous de maintenir une collaboration étroite avec ce musée.

Jean Kempf rend compte du report des Assises pour les Etudes Nord-Américaines. La raison en est un gel des crédits par le Ministère des Finances venant entraver la bonne organisation de ces assises. Mais ce n’est qu’un report, puisque ces assises sont essentielles à une meilleure connaissance de notre domaine d’étude, de sorte à renforcer la visibilité des études nord-américaines en France. Les assises pourraient se tenir en janvier prochain.

La publication des actes du congrès de Bordeaux de l’EAAS a été retardée par des problèmes de fonctionnement dans la collaboration avec l’association européenne, malgré les efforts soutenus de Jean-Paul Gabilliet et Véronique Béghain.

Michel Granger expose ensuite le problème de la représentation de l’AFEA à l’EAAS. Il rappelle que cette charge revient par tradition au président sortant de l’AFEA. Marc Chénetier avait accepté de représenter l’AFEA lorsque John Atherton n’avait pas souhaité s’en charger. Lorsque Liliane Kerjan est devenue rectrice, il a accepté de continuer d’occuper cette fonction. Michel Granger était prêt à prendre la suite, mais Marc a été pressenti pour devenir président de l’EAAS. Or pour être élu à ce poste, il est indispensable qu’il soit toujours représentant de l’AFEA. Il est proposé à l’assemblée que son mandat perdure jusqu’en octobre, ce que l’assemblée accepte volontiers.

Dernière information d’importance, l’EAAS a désormais un site internet consultable à l’adresse suivante : http://www.eaas.info.

Compte tenu de l’heure tardive, le président clôt la séance afin de pourvoir réunir les correspondants comme cela avait été annoncé dans le Bulletin. Plusieurs membres de l’assemblée souhaitaient que l’on parle du LMD. Ils se sont réunis au début de l’après midi et ont voté une motion consultable sur le site de l’AFEA. Cette question sera mise à l’ordre du jour en octobre. L’AG aura lieu le vendredi 3 octobre de 14h à 18h et, sauf avis contraire, elle se réunira dans le Grand Amphi de l’Institut du Monde Anglophone, rue de l’Ecole de Médecine.

Un hommage est rendu à Michel Granger pour le travail qu’il a effectué pendant ses trois années de présidence, par Michel Bandry d’abord, puis par la Secrétaire Générale au nom de l’ensemble du Bureau.

En marge de l’AG, des enseignants indignés des conditions difficiles d’élaboration des projets de restructuration des études dans le cadre LMD dans certaines universités, et de la demande de révision de certains projets par le Ministère, votent une motion pour que cette réforme soit annulée. Il est à noter que cette motion a été votée avant que soient connus de tous les termes de la motion SAES/AFEA mentionnée plus haut.

Assemblée générale

le vendredi 3 octobre 2003, à 14h.
Lieu : Grand Amphi de l’Institut du Monde Anglophone, Paris III, 5 rue de l’Ecole de Médecine, 75006.

Ordre du jour :
1) Elections aux postes vacants au Bureau de l’AFEA
2) Congrès :
-Congrès EAAS à Prague : question du représentant AFEA.
- Congrès de Pau , informations diverses.
- Congrès 27-29 mai 2005 : Lieu et thème-
- -Réflexion en cours sur le format des congrès.
3) Compte rendu des présidents des jurys de concours Agrégation et CAPES
4) LMD et réformes en cours.
5) Questions diverses.

LA DISPARITION DE JEAN CAZEMAJOU

C’est avec tristesse que nous avons appris le décès de Jean Cazemajou, professeur émérite à l’Université de Bordeaux III, qui fut président de notre Association de 1979 à 1983. Survenant moins d’un an après celles de Roger Asselineau, Jean-Pierre Lassale et Jean Béranger, sa disparition semble repousser un peu plus loin dans le temps l’émergence, désormais quelque peu mythique, de notre discipline.
Par sa trajectoire personnelle, Jean Cazemajou illustrait exemplairement les deux versants, littéraire et civilisationniste, que nous avons appris à associer pour définir notre identité d’américanistes. Ses premiers travaux, de nature littéraire comme il était de mise à l’époque, s’articulent autour de l’uvre de Stephen Crane, à laquelle il avait consacré sa thèse . Son autorité en ce domaine fut bientôt reconnue outre-Atlantique, et lui valut d’être invité à rédiger la brochure dévolue à Crane dans le cadre d’une collection célèbre et fort prisée des étudiants américains dont l’Université du Minnesota s’était faite le maître d’uvre .
Mais le grand souffle de 1968 devait passer sur les études américaines en France comme sur d’autres disciplines, ici déplaçant les équilibres, là diversifiant les approches. Bien loin d’en être perturbé, Jean Cazemajou s’ouvrit à cette nouvelle donne, et étendit le registre de ses compétences avec une promptitude et, pour tout dire, avec une jeunesse d’esprit qui le plaça à l’avant-garde des civilisationnistes français. Dès 1972, il signa avec Robert Burbage et André Kaspi un ouvrage pionnier, Presse, radio et télévision aux États-Unis (Armand Colin ­ Collection U2), où il s’était réservé la dernière section, centrée sur la montée en puissance des nouveaux médias. Puis, les horizons culturels ne cessant de s’élargir, il s’intéressa de plus en plus vivement aux questions liées à l’immigration et à l’" hispanité ", comme il aimait lui-même à dire. Dans ce contexte, on lui doit un numéro de la RFEA (n° 66 ­ novembre 1995) intitulé " La mexicanité aux États-Unis ", qu’il prépara conjointement avec Marcienne Rocard. Et on lui doit par ailleurs trois ouvrages (toujours disponibles) : La crise du melting-pot : ethnicité et identité aux États-Unis de Kennedy à Reagan, Paris : Aubier Montaigne, 1983 (avec Jean-Pierre Martin) ; Les minorités hispaniques en Amérique du nord (1960-1980) : conflits idéologiques et échanges culturels, Presses Universitaires de Bordeaux, 1985 ; et L’immigration européenne aux États-Unis (1880-1910), Presses Universitaires de Bordeaux, 1989.
Ses activités de chercheur, aussi soutenues que variées, et l’exercice de son métier d’enseignant, qui mobilisait le meilleur de ses énergies et fit de lui un professeur très apprécié, auraient par leur rapprochement assez bien défini son profil, s’il n’avait été aussi le président de notre Association à un moment où celle-ci cherchait encore ses marques. Notre conviction est qu’il accepta cette charge, sous la pression amicale de collègues qui avaient su se faire convaincants, quasiment par abnégation et dans le souci exclusif de servir. Toujours est-il qu’il fut un président attentif, dévoué, efficace aux yeux de tous, sinon aux siens propres, car, au terme de son mandat, alors que nous lui exprimions nos remerciements, il semblait s’interroger encore sur son aptitude à conduire les affaires de l’Association. Tel était Jean Cazemajou, précis, solide, intègre jusqu’au scrupule, souriant, affable, plein d’humour. Ceux qui l’ont connu souhaiteront peut-être, à travers ces lignes, lui dire notre fidélité et notre reconnaissance.

Maurice Gonnaud et Bernard Vincent

ANNONCES

Abonnement à la liste de messagerie de l’AFEA

Les membres à jour de leur cotisation peuvent s’abonner à la liste de messagerie de l’AFEA et recevoir régulièrement l’information sur notre association. Contact : envoyer un message au webmestre demandant votre inscription sur la liste de distribution.

Comptes rendus d’ouvrages

Les livres sont à adresser pour recension à Annick Duperray (littérature), Département d’études du monde anglophone, 29 avenue Robert Schuman, 13621 Aix-en-Provence Cedex 1, et Pierre Guerlain (civilisation), 26 avenue des Perdrix, 94210 La Varenne.
Les comptes rendus regroupés seront anoncés sur la messagerie et placés périodiquement sur le site de l’AFEA, avant de paraître dans le numéro suivant de Tansatlantica.

Appels à contributions

* Fourth MESEA Conference (The Society for Multi-Ethnic Studies : Europe and the Americas), Aristotle University of Thessaloniki, Greece, May 20 - 23, 2004

Ethnic Communities in Democratic Societies

Proposals for workshops and papers may engage the following topics, among others :
Negotiation of culture, language, religion within (non-)territorial communities / Parochialism and globalization / Community and fragmentation in global cities / Communitarianism vs. rights / Literary and artistic productions within transnational democracies / Aesthetic concerns of ethnic subjects in democratic societies / How literature reflects democratic concerns / Negotiating ethnic exceptionalism and participation in a larger collectivity / Nation states and imagined communities / Nationalism and transnational loyalties / Nativism and racism in democratic contexts / Ethnic Press and transnationalism / Ethnic community vs. local law / (Il)legal immigration / Transnational identities / Fragmented identities / Political agency, political choices / Balkanization of mentality / Bastions of ethnic tolerance / Citizenship and ethnopolitics / Civis and civility / Ethnic anxieties / Ethnic discrimination and affirmative actions / Ethnogenesis and ethnostasis / From Confrontation to cooperation / Internal colonialisms / Mythologized nationalisms / Xenophobia/xenophilia.

Deadline for proposals : December 20, 2003. Send a one-page proposal and a one-paragraph bio on the same page as e-mail submission to : HYPERLINK mail to : hraphael@faculty.ed.umuc.edu, raphael-hernandez@mesea.org.

Dr. Heike Raphael-Hernandez
University of Maryland in Europe
Im Bosseldorn 30
69126 Heidelberg
Germany

Only members of MESEA or MELUS may present papers at this conference.
For membership information please check :
www.mesea.org

* "Biography versus Fiction : the Value of Testimony"

All contributions in French or English should be submitted by March 31, 2004. (They should be preceded by an abstract of 10 to 15 lines)
Contributions accepted for this project will be reviewed by at least two reviewers with the understanding that the materials have not been submitted to and accepted by another journal. All submissions should be double-spaced, and conform to the MLA style. Articles should not exceed 20 pages (5.000 words) in length, excluding notes and references. For other details, please check on LISA e-journal’s web-site : (http://www.unicaen.fr/mrsh/anglais/lisa).
Contact : Anne Garrait-Bourrier

This theme of reflection focuses on the value and authenticity of historical testimony when it is conveyed by any kind of subjective literary form, whether it be the autobiographical genre stemming from personal experience or the subjective interpretation of this testimony through fictional literary works.
The field of study discussed is that of American XIXth and XXth century cultural studies, directly linked with minorities and written testimonies coming from ethnic groups. In this domain, more than in any other, memory and individual testimony are the only warrants for the permanency of historical knowledge as well as the protection and perpetuation of a cultural identity.

I. We will first concentrate on the XIXth century. It will be interesting to observe how these minorities express, in a direct or indirect way, their intimate historical traumas, and how their voice can be conveyed - or even betrayed, and we shall see why and how - often by the fictional voice of a third person, detached from the group. Using a comparative analysis, we may wonder - though it is just one example among others - in what way the slave narratives, when used as a basis for the writing of abolitionist texts, actually offer an illustration of this interplay between authentic testimony and "reported" testimony. We may also consider the biographical or autobiographical texts produced by some Indian Chiefs testifying to the realities of their political and economic situation at the end of the XIXth century, but also about the interpretation given by some biographers who rewrote those oral testimonies to turn them into books destined to be sold as autobiographies . Is this "reported" voice, once transcribed, the same testimony, and does it have the same "value" as direct expression ?

II. The theme of "minority" groups expressing themselves - and the words "minority" and "minor" should be defined in the context of the United States and put into perspective - whether it be in a direct or indirect way, is still valid in the XXth century. The writers descending from minority groups have inherited the memory/ies of their ancestors : fiction thus becomes the ideal medium for many Black or Indian writers (we may also consider other minorities) willing to pass on this preserved Memory. Once again, the intimate relationship between "direct" and "indirect" testimony - inside the same community this time - is at work. Its aim, however, is different : it might be the survival of an ancestral and timeless cultural patrimony (the memory of Africa, of slavery, of the original tribal life, of the Great Plains, the transmission of the oral tradition and so on). We will then try to unveil the mechanisms used to ensure this transition between past and future and the literary modes which seem to be effective in the preservation of this cultural identity.

* NUMERO 100 DE LA RFEA

Rappel aux membres de l’AFEA, de la part de la Présidente et des rédactrices en chef de la RFEA :
Pour le numéro 100 de la RFEA, nous attendons VOS contributions en tant que membres de l’association. Le numéro 100 sera en effet une sorte de "florilège", dans lequel VOUS êtes invités à nous faire partager la manière dont vous êtes "tombés" dans la marmite des études américaines. Vos contributions peuvent être sur le mode ironique, lyrique, sarcastique, burlesque, épique, satirique, sceptique, dithyrambique, narcissique,... (et ces modes ne sont pas mutuellement exclusifs bien sur). Deux contraintes seulement, sinon ce ne serait pas drôle : cela doit tenir sur une page RFEA (environ 3 500 signes, pas plus) et il faut que les (quatre) premiers paragraphes forment l’acronyme R F E A (autrement dit il faut qu’un paragraphe commence par la lettre R, le suivant par la lettre F, le troisième par la lettre E et le quatrième par la lettre A). A vos plumes, claviers, souris, et rendez-nous la copie pour la rentrée, aux alentours du 15 septembre !
Bons devoirs de vacances !
Divina Frau-Meigs

* Colloque international : Regards inter-ethniques : Variations sur la question de l’Autre en Amérique du Nord 28-30 novembre 2003

Responsables : Ada Savin, Paule Lévy

La question de l’Autre sera abordée dans une perspective inter-ethnique, dynamique et plurielle et non pas en termes díopposition binaire (mainstream / minorités), comme cela a été souvent le cas. On mettra l’accent sur l’interactivité et líinterdépendance à l’oeuvre dans l’élaboration des identités culturelles en Amérique du Nord.

La réflexion portera sur le jeu de regards croisés qui s’instaure, dËs la période coloniale, entre les divers groupes minoritaires qui s’interrogent sur leur statut dans la société anglo-américaine. Ainsi, on pourra étudier les rapports ambivalents et complexes entre Noirs et Indiens (17ème et 18ème siècles), entre Hispaniques, Asiatiques et Afro-Américains (en Californie et en Floride au 19ème et au 20ème siècle), entre Noirs et Juifs. Une attention toute particuliËre sera accordée aux zones de contact entre cultures limitrophes : la frontière mexicaine-américaine, les Caraibes, le Canada. Ces questions pourront être abordées tant d’un point de vue historique que littéraire.

Le colloque est ouvert aux chercheurs en histoire, littérature, anthropologie et civilisation américaine.

* Journée d’étude consacrée à Steven Millhauser

Le 19 décembre 2003, une journée d’étude consacrée à Steven Millhauser et en particulier à l’oeuvre mise au programme de l’agrégation The Knife-Thrower and Other Stories aura lieu à l’Université de Lille 3. Pour tous renseignements, s’adresser à Anne Ullmo : Emmanuel.Ullmo@math.u-psud.fr

* Colloque "CONFESSIONS"

Laboratoire d’Etude et de Recherche du Monde Anglophone (L.E.R.M.A.)
EA 853. Axe " Arts, cultures et sociétés ". Université de Provence (Aix-Marseille I)

Responsables : Sylvie Mathé et Gilles Teulié
11-13 mars 2004

Les propositions (300 mots environ), accompagnées d’un bref C.V., sont à adresser avant le 30 septembre 2003.
Pour le domaine américain, contacter Sylvie Mathé : mathe@newsup.univ-mrs.fr
Pour le domaine britannique et Commonwealth, contacter Gilles Teulié : teulie7@club-internet.fr
Secrétariat : Annie Voisin : annie.voisin@up.univ-aix.fr

Publications

- Perspectives on the Making of America - An Introductory Survey of American Civilization. by Mélinda Rias-Tims - MCF, Université François Rabelais nekuba@tiscali.fr Ellipses - 2002 (320 pages - ISBN = 2-7298-1094-3). Tout collègue qui souhaite recevoir un "chapitre test" gratuitement n’a qu’à se manifester auprès de l’auteur à l’adresse électronique ci-dessus. (Introduction, 20 chapters, methodological guide - all written in English).

- Crime & Hollywood Incorporated, sous la direction de Françoise Clary et John Dean
ISBN : 2-87775-349-2
Prix public : 16 euros
Cet ouvrage collectif comporte des articles de Didier Aubert, Francis Bordat, John Dean, Divina Frau-Meigs, Romain Huret, Reynold Humphries, Jonathan Munby, Daniel Royot, Dominique Sipière.

Commandes à adresser au : Service des Publications de l’Université de Rouen, 76831 Mont-Saint-Aignan Cedex. Frais d’expédition : 3. 51 euros pour le premier volume ; 1. 22 euros par volume suivant. Règlement par chèque bancaire ou postal à l’ordre de l’Agent comptable de l’Université de Rouen. Tél : 02 35 14 65 31 ou 02 35 14 63 43. e-mail : Carole.Voisin@univ-rouen.fr

OUVRAGES RECUS

Ouvrages en anglais

Bodnar, John. Blue-Collar Hollywood ; Liberalism, Democracy, and Working-People in American Film. Baltimore : The Johns Hokins U.P, 2003, 284 p., 42,95 $.

Boot Max.The Savage Wars of Peace ; Small Wars and the Rise of American Power.NewYork : Basic Books, 2002, 428 p., 30 $

Cotkin George.Existential America. Baltimore : The Johns Hopkins University Press, 368 p., 39,95 $.

Eisinger Robert M.The Evolution of Presidential Polling. Cambridge (U.K) : Cambridge U.P, 2003, 218 p.

Goldman, Emma.Emma Goldman : A Documentary History of the American Years, Vol 1, Made for America, 1890-1901. Berkeley : U of CA Press, 675 p., 50 ill, 60 $

Hulliung, Mark. Citizens and Citoyens : Republicans and Liberals in America and France. Cambridge, MA : Harvard UP, 2002

McDonald Laughlin. A Voting Rights Odyssey, Black Enfranchisement in Georgia. Cambridge (U.K) : Cambridge U.P, 2003, 254 p., paperback : £ 16.95

Swain Carol M. & Nieli Russ (eds). Contemporary Voices of White Nationalism in America. Cambridge (U.K.) Cambridge U.P, 2003, 198 p. Paperback : 14.95 £ ou 20 $

Willrich, Michael. City of Courts, Socializing Justice in Progressive Era Chicago. Cambridge (U.K.) : Cambridge U.P, 2003, 332 p., Paperback : 18.95 £ ou 25 $.

Wilson Chris & Groth Paul (eds). Everyday America, Cultural Landscape Studies after Jackson J.b. Berkeley : University of California Press, 2003, 385 p

Woods, Randall B.(ed). Vietnam and the American Political Tradition ; The Politics of Dissent. New York : Cambridge U.P, 2003

Ouvrages en français

Bellot Marc. Ralph Waldo Emerson ; Parcours de l’ouvre en prose. Paris : Atlande (Distribution Belin)224 p., 2003

Lherm Adrien. La Culture américaine. Paris : Le Cavalier Bleu, 2002, 126 p.

Hassner Pierre et Vaïsse Justin. Washington et le monde, Dilemmes d’une superpuissance. Paris : CERI/Autrement, 2003.

Montagutelli Malie. L’Education des filles aux Etats-Unis de la période coloniale à nos jours. Paris : Ophrys-Ploton, 2003, 191 p.

Vincent Bernard. Présent au monde : Paul Goodman. Bordeaux : L’Exprimerie, 2003 (Paris, Seuil,1976).