N°59 - juin 2001

Vie de l’association

Congrès d’Orléans,

25-27 mai 2001

COMPTE RENDU DE L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE, samedi 26 mai 2001

En introduction, le président se félicite de la volonté de l’association d’élaborer des projets de coopération avec GLASA (Great Lakes Association of American Studies), le Musée d’Art Américain de Giverny et la SAES dont il salue le président, M. Michel Morel. Il serait souhaitable que cette ouverture sur d’autres associations se poursuive par l’établissement de nouvelles relations avec les centres de ressources en études américaines d’Europe.

• Elections au Bureau

Deux postes de vice-présidents sont à pourvoir en remplacement d’Antoine Cazé (qui occupe cette fonction depuis 1995 et a largement contribué à l’organisation de ce congrès) et de Françoise Sammarcelli (qui, comme cela avait été annoncé en octobre, a décidé de ne pas terminer son deuxième mandat pour se consacrer à sa fonction de rédactrice en chef de la RFEA). Michel Granger les remercie au nom de l’association pour tout le travail qu’ils ont effectué ces dernières années.

Deux candidatures ont été exprimées, celle de Catherine Collomp, professeur d’histoire et de civilisation américaines à l’université Paris VII et celle de Christine Raguet-Bouvart, actuellement professeur de littérature américaine à l’université Bordeaux III (puis à Paris III à la rentrée prochaine). Les deux candidates sont élues. Leurs attributions précises seront définies ultérieurement, en fonction de leurs domaines de préférences, parmi les divers dossiers en chantier (questions de recherche, doctoriales, collaborations et mises en commun des ressources, concours, relations internationales…).

A la suite de ce double vote, le président annonce deux futures vacances au sein du Bureau : Jean-Paul Gabilliet souhaite passer la main en tant que trésorier-adjoint pour se consacrer à la préparation du congrès EAAS de Bordeaux et Jean Kempf, webmestre, afin de disposer de plus de temps pour la nouvelle revue en ligne. Ils seront remplacés lors de l’AG d’octobre.

> Les candidatures accompagnées d’un CV sont à adresser au président pour le 15 septembre.

• Congrès EAAS/AFEA Bordeaux 22-25 mars 2002

L’AFEA organise pour le compte de l’EAAS (European Association of American Studies) un congrès sur le thème suivant : "The United States of/in Europe : Nationhood, Citizenship, Culture". Il n’y aura pas de congrès spécifique de notre association, mais les doctoriales de l’AFEA auront lieu le jeudi 21 (et peut-être même le vendredi matin), l’AG de l’AFEA se tenant le vendredi 22 au matin.

Le Congrès de l’EAAS commencera le vendredi après-midi et se terminera le lundi 25. Christian Lerat fait état de l’avancement de l’organisation (budget, financements, activités scientifiques et sociales). L’équipe organisatrice a l’intention de demander au maire de Bordeaux, M. Alain Juppé d’ouvrir le congrès par une intervention sur le thème, et a l’espoir d’obtenir qu’Edouard Glissant fasse la conférence inaugurale du vendredi. Sont prévues une réception à la mairie de Bordeaux le vendredi soir et une réception au consulat des Etats-Unis le lundi soir. Les municipalités de Pessac et Talence offriront les déjeuners de samedi et dimanche. Quant au banquet, il aura lieu le samedi 23 au Château Giscours. Les divers dossiers de financement sont en attente, l’EAAS paiera les frais d’inscription des collègues des pays d’Europe de l’Est, une demande d’aide sera faite à la Commission Européenne pas l’intermédiaire du Président de l’EAAS, Josef Jarab.

• Congrès 2003

Le Congrès de l’AFEA 2003 aura lieu du 29 mai au 1er juin, ces dates tardives s’expliquant par le fait que le Congrès de la SAES se déroulera du 9 au 11 mai. Sur les trois universités contactées pour l’organisation (Dijon, Lille, et Rouen), seule Rouen a répondu. L’assentiment du Département d’anglais n’a pas encore été officiellement donné, mais Anne Wicke pense que la réponse sera positive. L’organisation sera assurée, comme à Bordeaux, par deux coordonnateurs assistés par une équipe. En cas improbable de désistement, le bureau se chargera de continuer la prospection d’ici l’AG d’octobre.

Aucun thème n’a encore été proposé. Divina Frau-Meigs suggère « Territoires » (émergence des nationalismes, territoires virtuels, imaginaire des territoires…). Il faudrait préciser le projet et trouver des responsables scientifiques, Divina, déjà rédactrice de la RFEA, ne souhaitant pas s’en charger, mais acceptant d’assister les responsables s’ils le souhaitent. Marc Chénetier propose « La mort ». Les deux projets seront affinés et proposés au vote des membres de l’association lors de l’AG d’octobre.

• Services culturels de l’Ambassade des Etats-Unis

Lea Perez n’a pas pu se libérer cette année pour venir à Orléans. Christiane Degueldre la représente et se réjouit de la stabilité de l’équipe des services culturels. Elle précise que l’Ambassade souhaite continuer à soutenir les activités de l’AFEA et qu’elle aidera aussi à l’organisation du congrès européen.

Le président remercie l’Ambassade pour l’aide exceptionnelle qu’elle a accordée cette année, à la fois pour le financement du numéro spécial de la RFEA consacré à Sim Copans, pour le déplacement de nos collègues au congrès GLASA de Muncie et pour la venue des conférenciers américains de ce congrès.

• Commission Franco-Américaine

Le directeur de la Commission Franco-Américaine, M. Arnaud Roujou de Boubée, est venu assister à notre congrès et a pris part aux Doctoriales de l’AFEA ; il a pu donner des informations précises aux doctorants. Il rappelle les diverses possibilités qui sont offertes dans le cadre des bourses Fulbright :

1- Des bourses pour des étudiants qui souhaitent faire un Master’s ou un PhD, ou une thèse en co-tutelle. Les bourses, au nombre de 18, peuvent fournir un financement allant jusqu’à $20.000 par année universitaire.

2- Des financements pour des chercheurs (PR, MCF, Doctorants), pour des séjours de 2 mois (18 par an).

3- Les Fulbright American Studies Institutes. Il s’agit de séminaires thématiques (9 en tout) de 6 semaines, visant à permettre à des universitaires qui le souhaitent d’élargir leurs champs de connaissances.

4- Des échanges de postes pour enseignants du secondaire.

Il rappelle également que dans le cadre de la Fondation Lurcy, 7 bourses sont disponibles chaque année pour des étudiants qui s’inscriront dans des universités aux Etats-Unis dans le domaine des études américaines. Le montant des bourses se situe entre $ 5.000 et $ 20.000.

En tout, la Commission Franco-Américaine finance donc les recherches d’une soixantaine de personnes chaque année, pour un montant total de 4,5 à 5 M F.

Le président de la Commission Franco-Américaine évoque ensuite d’autres développements possibles à favoriser :

1- Alumni Awards : les anciens boursiers Fulbright sont encouragés à proposer des projets de collaboration entre leurs anciennes institutions d’accueil et l’université où ils enseignent.

2- Senior Specialist Program : il s’agit d’invitations pour des durées de 2 à 6 semaines de chercheurs américains. Ces chercheurs s’inscrivent sur une liste, et c’est l’institution d’accueil qui doit faire la demande officielle.

3- Enfin, il rappelle l’existence de réunions thématiques à Washington, DC.

La Commission a constaté que le problème majeur auquel elle est confrontée est celui de l’information. Elle diffusera prochainement des renseignements par la messagerie électronique de l’AFEA, dans l’espoir que ses membres feront à leur tour circuler l’information dans leurs universités respectives.

L’association des anciens boursiers (CUFA) a tenu son AG récemment. Elle s’appellera désormais Association France-Fulbright. Elle va reconstituer son fichier, afin d’opérer un recensement exact des anciens boursiers.

On peut consulter le site de la Commission à l’adresse électronique suivante :

http://www.fulbright-france.org .

• CNU

Michel Bandry, président du CNU, prend la parole pour faire le bilan des activités du CNU (qualifications) et annoncer celles à venir (promotions, sabbatiques).

— Session de promotion (semaine du 11 juin 2001) :

passage à la hors classe des MCF : 11 possibilités

passage à la 1ère cl. des PR : 9 possibilités

passage au 1er ech. Cl. except. PR : 2 possibilités

passage au 2e ech. Cl. except. PR : 1 possibilité

— Sabbatiques : 6 semestres. Comme l’an dernier, le CNU en demandera 9 en utilisant les possibilités de la liste d’attente ( ce qui a été accordé en 2000).

— Session de qualification 2001 :

PR : 48 candidats à la qualification inscrits, 45 dossiers examinés, 27 qualifiés, soit 60% des examinés et 56,25 des inscrits, 15 refusés.

MCF : 184 candidats à la qualification inscrits, 166 dossiers examinés, 113 qualifiés, soit 68% des examinés et 61,41 des inscrits, 53 non qualifiés.

Ces chiffres amènent plusieurs remarques :

1- En ce qui concerne la qualification pour un poste de professeur, le taux de qualification est en baisse, comparé aux années précédentes (les pourcentages sont par rapport au nombre d’inscrits) :

Nbre de candidats nbre de qualifiés % qualifiés % qualifiés

11e 11e 11e toutes sections

1998 36 26 72,22 56.75

1999 45 33 73.33 56.29

2000 53 34 64.15 47.74

Les raisons de non qualification sont essentiellement :

- un dossier inadéquat (candidats étrangers titulaires d’un seul PhD pas forcément dans le domaine de la 11e section, membres d’un barreau américain ou anglais ne pouvant faire la preuve d’aucune réelle activité de recherche ou d’enseignement, contractuels à divers titres...)

- HDR soutenue trop rapidement : le dossier scientifique est léger par rapport à celui de la moyenne des candidats et devrait être étoffé (le CNU est l’instance en mesure de juger chaque cas par rapport à l’ensemble des dossiers) ; le candidat, même si son dossier scientifique est excellent, ne fournit pas la preuve qu’il peut encadrer des recherches, qu’il a une expérience suffisante dans les domaines de l’enseignement et de l’administration.

En 2000, 77 postes de PR étaient offerts au recrutement, 28 ont été pourvus, 26 par des candidats qualifiés en 2000.

2- En ce qui concerne la qualification pour un poste de maître de conférences, le nombre de candidats a baissé par rapport à l’an dernier et l’on peut s’interroger sur les raisons de cette baisse. Il est intéressant de comparer les chiffres de cette année à ceux des années précédentes :

Nbre de candidats nbre de qualifiés % de qualifiés % qualifiés

11e 11e 11e toutes sections

1998 305 175 57.38 57.24

1999 234 134 57.26 53.09

2000 253 145 57.31 46.76

(les pourcentages sont établis par rapport au nombre d’inscrits)

Deux critères sont essentiellement retenus par la 11e section : la qualité de la thèse (il n’est pas exigé d’autres publications pour la qualification aux fonctions de MCF) et la capacité à enseigner l’anglais en université. Il n’est pas nécessaire d’être agrégé ou certifié ; à défaut de la possession d’un concours de recrutement qui valide les compétences du candidat pour l’enseignement, une expérience avérée d’enseignement en université est nécessaire.

Quelques conseils aux futurs candidats :

- donner un CV complet indiquant le parcours universitaire et professionnel à l’appui de la demande de qualification, ainsi que la liste des communications et publications le cas échéant.

- il vaut mieux retarder la soutenance d’un an plutôt que de soumettre une thèse comportant des fautes ou manifestement achevée dans la hâte.

- envoyer la thèse aux rapporteurs désignés. Les thèses sont lues par les membres du CNU.

• RFEA

Il est tout d’abord rappelé que les articles soumis à la revue doivent respecter certaines normes de rédaction. Les rédactrices suggèrent à ceux qui soumettent des articles de verifier ces normes, disponibles sur le site de l’AFEA, afin de permettre un gain de temps appréciable.

Suite à ses démarches effectuées en vue de l’obtention des droits de reproduction des images du numéro « L’Amérique Image » à paraître bientôt, Divina Frau-Meigs indique son intention de promouvoir cette pratique qui permet de demeurer dans la légalité. Elle souhaite mettre en place un modus operandi pour l’obtention des droits de reproduction et se propose d’en faire ensuite profiter la communauté universitaire, en particulier pour les concours de recrutement de l’Education Nationale. Ce principe sera entre autre développé dans la revue en ligne, qui renverra à des sites d’images.

Le numéro « L’Amérique Image » est presque fini ; le numéro spécial sur Sim Copans est en cours de réalisation ; il contiendra un CD d’une durée de 23 mn.

Lors de ses précédentes interventions, Françoise Sammarcelli avait évoqué un léger déficit en dossiers de littérature, dans le calendrier prévu jusqu’en 2003 inclus. Elle signale deux nouvelles propositions, une de Marc Chénetier sur « Nouvelles Fictions américaines », une de Paule Lévy sur « Voix minoritaires contemporaine » ; elles seront étudiées lors du prochain Comité de rédaction.

En civilisation, les numéros sur la musique et la religion sont en bonne voie. Un dossier proposé par Vincent Michelot et Jennifer Merchant, « La Constitution dans les urnes », sera prêt pour l’automne. Des voix s’élèvent dans l’assemblée pour regretter le manque de transparence qui fait que l’on apprend l’existence de ce numéro une fois qu’il est quasi prêt, ce qui interdit tout envoi de propositions d’articles autres que ceux qui ont été sollicités. Divina Frau-Meigs explique qu’il y a deux façons possibles de procéder pour un numéro : soit faire un appel à contributions, soit présenter un dossier avec des contributions prévues d’avance. En outre, dans le cas de ce numéro, elle indique qu’il s’agissait de faire paraître ces réflexions le plus tôt possible après les élections présidentielles américaines et que l’urgence a conduit le Comité de rédaction en janvier 200) à privilégier la deuxième solution.

La suggestion est faite qu’une fois le projet de dossier accepté, le thème, les noms et coordonnées des responsables du dossier soient diffusés sur la messagerie électronique pour que des propositions d’articles puissent être adressées directement.

Les rédactrices annoncent aussi diverses mesures qui permettront à la revue d’être plus visible. Des numéros seront disponibles dans les principales librairies universitaires. Il est par conséquent demandé aux membres de l’association de signaler les principales librairies qui sont plus particulièrement intéressées par les programmes universitaires.

D’autre part, il sera désormais demandé aux auteurs des articles publiés, de fournir, outre le résumé dans la langue complémentaire de celle de l’article, une dizaine de mots clés, afin de permettre une indexation des articles (aussi large que possible, pas seulement MLA, mais aussi en histoire, sociologie, etc.).

Enfin, les rédactrices attirent l’attention de l’assemblée sur une dernière consigne : pour le numéro issu du congrès, il est demandé aux auteurs de veiller à ce que la version qu’ils envoient soit vraiment une version préparée pour être publiée par écrit, et non la version oralisée destinée à la présentation lors du congrès. Il est demandé un effort de réécriture, afin que les contributions correspondent bien aux exigences de la revue.

• Revue électronique

Jean Kempf signale d’abord que le site de l’association ne sera à l’avenir plus hébergé par l’université de Savoie. Les sites d’universités (il en est de même à Poitiers pour la SAES) veulent se consacrer à des affaires internes et se réorientent vers leurs enseignements et la publicité de leurs universités. J. Kempf a obtenu un sursis, et les webmestres des diverses associations étudient ensemble les possibilités qui s’offrent à eux : un hébergement par un prestataire privé. Pour limiter les coûts (surtout pour les pages dynamiques, du type bibliographies ou bases de données) on organiserait une fédération (avec la SAES, mais aussi des revues scientifiques), avec la création d’un portail commun aux anglicistes.

Pour ce qui est de la revue en ligne, elle a désormais un nom, proposé par Dominique Marçais : il présente les avantages de pouvoir être lu dans les deux langues et de ne contenir aucun accent susceptible de poser des problèmes de conversion : Transatlantica. Rappelons qu’il s’agira d’une émanation de la RFEA, c’est-à-dire qu’elle sera sous la responsabilité des même rédacteurs en chef. Elle ne sera pas un doublon de la revue papier, mais sera conçue dans un but de complémentarité.

La revue en ligne contiendra des dossiers, comme une revue classique, mais aussi des rubriques enseignement, compte rendus, actualités… Il est envisagé de republier d’excellents articles anciens de la RFEA.

La revue en ligne sera au format PDF, ce qui permettra de télécharger les articles et de les imprimer. Le premier numéro est prévu à l’automne, en synergie avec le numéro de la RFEA sur les élections : le dossier « articles » comportera un complément à la revue papier.

• Questions diverses

— Rapports avec la SAES : une meilleure coordination entre les deux associations donnera plus de poids à la communauté des anglicistes. Une collaboration étroite, devenue de plus en plus nécessaire, s’est mise en place cette année, avec la participation de Michel Granger au congrès de la SAES à Montpellier au début du mois de mai, et l’invitation de Michel Morel à la présente assemblée générale. Les deux associations se proposent de faire un état des lieux de la recherche, afin de souligner les besoins de la communauté angliciste française, et d’orienter au mieux les futurs doctorants dans le choix d’un axe de recherche. Elles vont aussi définir plus précisément les exigences requises pour l’habilitation à diriger les recherches. La commission de la recherche de la SAES avait tenté cette définition dans le numéro 58 de son bulletin (mars 2001), mais il a semblé qu’une concertation plus large était nécessaire. La commission, à laquelle s’ajouteront deux membres de l’AFEA et deux membres du CNU ( son président, Michel Bandry et son vice-président, Alain Bony) se réunira avant l’été et éventuellement en septembre pour mettre au point des règles communes. Les résultats de ses travaux seront communiqués lors des AG d’octobre des associations.

Un projet commun d’attribution de bourses de recherche pour les doctorants est aussi sur le point d’aboutir. La SAES consacrera une somme annuelle de 45 000 F. Suite à la discussion menée au sein du bureau, l’AFEA propose une contribution de 20 000 F. La proposition est mise au vote et est acceptée à l’unanimité. Le jury présidé par Adolphe Haberer comportera deux membres de l’AFEA (un en littérature, un en civilisation). Les modalités seront diffusées sur la messagerie de l’AFEA, mais d’ores et déjà, on peut dire que les bourses seront attribuées à des doctorants ayant obtenu la mention Très Bien au mémoire de DEA. Les dossiers de demande incluant un devis estimatif argumenté devront être déposés avant le 15 juillet, les bourses couvriront des frais de voyages pour recherches à l’étranger, mais aussi en France si nécessaire (pour des travaux dans des bibliothèques particulières, archives, etc.). Les bourses pourront aller de 5 000 à 15 000 F. Voir la rubrique « Annonces ».

— Concours : Michel Granger indique qu’il a adressé une lettre aux présidentes des jurys du CAPES et de l’Agrégation pour protester contre la publication tardive des programmes 2002. Une réunion doit avoir lieu le 31 mai entre les présidents des deux associations et les présidentes des jurys de concours (voir plus loin le compte rendu). Plusieurs membres de l’assemblée font remarquer que ce retard dans la publication des programmes pose de très nombreux problèmes aux universités et aux préparateurs. Ils s’inquiètent aussi de l’absence de question de civilisation américaine au CAPES 2002. La motion suivante est adoptée et sera transmise par le président à la division des personnels enseignants du Ministère :

L’Assemblée générale de l’AFEA, réunie le 26 mai 2001 au cours du congrès annuel de l’association, a exprimé, par un vote à l’unanimité des présents, son vif mécontentement sur les points suivants :

• la publication tardive des programmes des concours qui entraîne de réelles difficultés d’organisation pour les universités ;

• la part congrue faite aux études américaines dans le programme du CAPES 2002 : aucune question de civilisation américaine et un seul ouvrage littéraire (Wharton), mais repris du programme de l’an dernier et ayant déjà fait l’objet de l’explication de texte à la session 2001 ;

• la reprise de deux questions (au lieu d’une l’an passé) entraîne de fait une prime considérable aux candidats redoublants et ne manquera pas de favoriser toutes les entreprises de bachotage en lieu et place de l’attitude de découverte culturelle et de réflexion qui devrait présider à l’étude d’un programme nouveau.

Le président clôt l’assemblée générale par l’annonce de la date de la prochaine AG, le vendredi 5 octobre à 14 h, université Paris IV - Sorbonne.

Réunion sur les concours

Étaient présents : Mmes M.-C. Lemardeley (présidente du jury de l’agrégation externe), A. Scoffoni (présidente du jury du CAPES externe) ; MM. P. Brennan (vice-président du jury du CAPES externe), M. Granger (AFEA) et M. Morel (SAES).

La réunion du 31 mai a permis un large tour d’horizon au sujet des problèmes posés par l’organisation des concours. Les présidentes des jurys ont fait part des contraintes qui étaient les leurs dans la définition des programmes, en particulier, pour le CAPES, la prise en compte d’une demande ministérielle portant sur la « modification partielle et régulière » du programme avec maintien de 50% des questions, cette dernière contrainte expliquant le fait qu’il n’y ait pas de civilisation américaine en 2002.

Du point de vue des deux concours, les équipes en place plaident auprès du ministère pour la préservation de la situation actuelle : renouvellement partiel des programmes plutôt que maintien du même programme sur plusieurs années. Elles insistent par ailleurs sur le maintien du couplage entre les programmes du CAPES et de l’agrégation.

Les points suivants sont ressortis de ces échanges :

1. Les participants ont rappelé l’importance centrale pour la destinée des études anglophones en France de la nature des programmes, en particulier concernant la diversité des questions, et des épreuves des concours.

2. Ils ont rappelé la nécessité de la publication des programmes fin avril de façon à permettre aux universités d’organiser les services en temps utiles et à toutes les personnes concernées de disposer de plus de temps (recherches pour la journée des préparateurs, etc.). Ils décident une démarche commune (Présidentes des jurys et Présidents de la SAES et de l’AFEA) d’intervention auprès du Ministère pour faire connaître cette exigence.

3. Ils proposent l’ouverture, pour ce qui est de la sélection des auteurs au CAPES, à tout le programme de l’agrégation, et non au seul tronc commun, comme en 2000 et en 2001, ce qui a eu pour conséquence de réduire les possibilités de choix.

4. Concernant le CAPES, l’idée d’une alternance entre textes des XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles est retenue, ainsi qu’entre civilisation britannique et américaine. De même, pour la littérature, l’ouverture sur différents genres est souhaitée.

5. En ce qui concerne la gestion générale du CAPES, il faut prendre en compte le fait que l’existence d’un CAPES réservé (sans écrit et limité à un entretien en français et en anglais) fera que les candidats ayant échoué au CAPES externe risquent d’être recrutés quand même par le biais de cette procédure parallèle, ceci du fait de la politique de résorption de l’auxiliariat et des énormes besoins en recrutement des années prochaines.

6. Concernant l’agrégation et la définition des programmes des options A, B, C, la règle retenue a toujours été celle d’un strict parallélisme entre les procédures retenues pour les trois options.

7. La journée des préparateurs permettra la mise en commun de documents concernant la question de civilisation américaine au programme de l’agrégation.

Annonces

Assemblée générale d’octobre

le vendredi 5 octobre 2001 à 14 h

université Paris IV - Sorbonne

Ordre du jour :

1. Elections au Bureau

2. Comptes de l’association

3. Revue Française d’Etudes Américaines

4. Transatlantica

5. Congrès EAAS, Bordeaux 22-25 mars 2002

6. Congrès 2003

7. HDR

8. CNU

9. Concours de recrutement

10. Bourses de doctorants SAES/AFEA

11. Questions diverses

Bourses SAES/AFEA pour les étudiants post-DEA

Le dossier devra être envoyé par l’étudiant ayant soutenu son DEA en juin ou au cours des deux années antérieures (mention Très Bien au mémoire)

à l’attention de M. François Laroque, s/c de J. Valadoux ,

Institut du Monde Anglophone, 5 rue de l’Ecole de Médecine, 75 006 Paris.

Date limite : le 15 juillet. F. Laroque enverra ensuite les dossiers reçus et remplis conformément à la fiche établie par P. Busuttil aux membres de la Commission de la recherche appartenant au secteur concerné aux alentours du 15 septembre. Le jury pourrait ensuite se réunir début octobre sous la présidence d’A. Haberer et l’annonce de l’attribution serait faite à l’A.G. du 6 octobre.

American Literary Scholarship

Pour une recension d’ouvrage dans American Literary Scholarship, envoyer un exemplaire à Françoise Clary avant la mi-juillet.

Ouvrages reçus

• Ouvrages en anglais

Barrish, Phillip.

American Literary Realism, Critical Theory, and Intellectual Prestige, 1880-1995.

Cambridge : Cambridge UP, 2001. 213 p. £ 37.50.

Murphet, Julian.

Literature and Race in Los Angeles.

Cambridge : Cambridge UP, 2001. 203 p. £ 13.95.

Overland, Orm, ed.

Not English Only : Redifining “American” in American Studies.

Amsterdam : VU University Press, 2001. 202 p.

Wright, Bradford, W.

Comic Book Nation : The Transformation of Youth Culture in America.

Baltimore : Johns Hopkins UP, 2001. 336 p.

• Ouvrages en français

Aji, Hélène.

Ezra Pound et William Carlos Williams. pour une poétique américaine.

Préface de Peter Nicholls.

Paris : L’Harmattan, 2001.

Azuelos, Martine, dir.

Travail et emploi. L’expérience anglo-saxonne. Aspects historiques.

Paris : P. de la Sorbonne Nouvelle, 2001. 273 p.

Chénetier, Marc, dir.

Etats-Unis. Formes récentes de l’imagination littéraire.

Cahiers Charles V 29 (2000). 327 p. 70 F.

Duban, François, dir.

Miscellanies.

Alizés 19 (2000). 182 p.

Duplay, Mathieu.

William Gaddis. Carpenter’s Gothic. Le scandale de l’écriture.

Paris : Ellipses, 2001. 142 p.

Féral, Claude, dir.

Le Citoyen dans "l’empire du milieu". Perspectives comparatistes.

Colloque intl , dir. Elise Mariensras & Gérard Bouchard.

Alizés (mars 2001). 334 p.

Garrait-Bourrier, Anne.

L’esclavage aux Etats-Unis. Du déracinement à l’identité.

Paris : Ellipses, 2001. 192 p.

Gay, Marie-Agnès.

Epiphanie et fracture. L’évolution du point de vue narratif dans les romans de F. Scott Fitzgerald. Paris : Didier Erudition, 2000. 328 p.

Ledru, Raymond. Les Catholiques américains et la guerre au XXe siècle.

Collection “Lettres et Civilisations Etrangères”.

Arras : Artois Presses Université, 2000. 300 p. 150 F.

Mélandri, Pierre & Serge Ricard, dir.

Ethnocentrisme et diplomatie : l’Amérique et le monde au xxe siècle.

Paris : L’Harmattan, 2001

Monfort, Bruno.

Nathaniel Hawthorne. Contes et nouvelles. Le territoire du presque.

Paris : Ellipses, 2000. 112 p.

De Planchard, Etienne.

Le Sud américain. Histoire, mythe et réalité.

Paris : Ellipses, 2001. 128 p.

Tillet, Edouard.

La Constitution anglaise, un modèle politique et institutionnel dans la France des Lumières.

Aix-en-Provence : PU Aix-Marseille, 2001. 626 p. 250 F.

Liste établie par Marie-Claude Perrin-Chenour