N°51 - octobre 1998

Responsable : Liliane Kerjan (Rennes)
Université Rennes 2
UFR Langues
6, avenue Gaston-Berger, CS 24307
35043 Rennes Cedex
télécopie 02 99 60 00 09

ISSN : 1261-1913
Sommaire

Compte rendu de l’Assemblée générale du 2 octobre 1998, Université Paris-IV

L’Assemblée générale est précédée :

par une rencontre entre Mrs Mary Yates, attaché culturel de l’ambassade des États-Unis à Paris, accompagnée de Mme Christiane Degueldre, et les jeunes chercheurs qui ont obtenu le soutien de l’Ambassade pour leur participation au congrès d’avril de l’EAAS à Lisbonne.

par la réunion des correspondants de l’AFEA avec Vincent Michelot, secrétaire général de l’Association, et Liliane Kerjan. L’accent est mis sur la nécessité d’informer et d’accompagner les collègues dans leurs démarches (annuaire, cotisation, inscription au congrès).

* Vie de l’association
o Annuaire
o Bulletin
o Compte rendu financier
o RFEA
o Elections au bureau
o Congrès 1999
o Congrès 2000
o Congrès 2001
o Congrès EAAS 2002
o Publication des communications des Congrès de l’AFEA
o Site Web
* CNU
* Concours de recrutement
o Maquette du CAPES
o Commission de rénovation de l’Agrégation interne
* Annonces (voir rubrique Colloques et Publications)

I. Vie de l’Association

Annuaire

Tout changement de grade, d’affectation, d’adresse, de laboratoire de recherche doit être signalé immédiatement à Vincent Michelot, responsable de la mise à jour, l’intérêt de l’annuaire résidant dans la fiabilité des renseignements que l’on peut y trouver.

Bulletin

Le Bureau et l’Assemblée souhaitent une périodicité de trois bulletins par an, soit une distribution en mars, juin et octobre. La fabrication sera assurée par Belin.

Compte rendu financier

Serge Ricard, trésorier, présente le bilan financier suivant, pour l’année civile 1997, en F :

RECETTES
Cotisations 1997 158200,00
Cotisations 1998 5820,00
Congrès 1997 50335,00
Subv. Amb. E-U 30000,00
Subv. autres 20000,00
Divers 1375,50

Total recettes : 265730,50

DÉPENSES
Belin (revue adhér.) 87600,00
Imprimerie Bialec 13352,31
Frais fonctionnement 21372,30
Cotisation EAAS 11718,00
Congrès 1996 1800,00
Congrès 1997 38526,46
Divers 5430,00

Total dépenses : 179799,07

BALANCE 1997 : + 85931,43

BILAN

Balance grand livre : + 85931, 43
Cotis. 1998 perçues en 1997 - 5820,00
Dépenses 1998 sur recettes 1997
( Belin RFEA 1997) - 90400,00
Reliquat 1996 : + 12450,03

TOTAL et BILAN 1997

+ 2161,46

Ces comptes ont été approuvés par les commissaires aux comptes, Jeanne Henriette Louis et Jean Rivière.

Le quitus est voté au trésorier à l’unanimité. Le débat amorcé sur les réserves financières de l’Association sera poursuivi avec les commissaires aux comptes, puis en Bureau. Il fera l’objet d’une présentation au congrès de 1999.

Compte-tenu du modeste reliquat pour 1997 porté au bilan (+ 2131,46F), l’Assemblée générale se prononce en faveur d’une légère augmentation des cotisations (51 pour, 12 contre, 8 abstentions). Les cotisations pour 1999 sont donc portées à : 370 F par prélèvement automatique et 400 F par chèque.

Revue Française d’Études Américaines

Marie-Christine Lemardeley-Cunci, co-rédacteur en chef, rappelle les numéros en cours et à venir :

n° 78 : L’Édition américaine en mouvement (C. Bruyère)
n° 79 : L’Amérique existe-t-elle ? (C. Collomp)
n° 80 : Traduire l’Amérique (M. Chénetier)
n° 81 : L’Affirmative Action (P. Guerlain)
n° 82 : Tragédie et littérature (J. Urbas)

Selon l’avancement des projets, les numéros 83 et suivants porteront sur le modernisme américain (C. Savinel), le cinéma (D. Sipière), ou la religion (I. Richet). Sont ensuite envisagés des numéros sur l’esthétique et Emerson.

Le Bureau et l’Assemblée demandent une meilleure diffusion de la revue, en particulier sa présence dans les librairies anglophones, à la FNAC, et dans les grandes librairies universitaires. Une vérification du service de presse est également souhaitée.

Élections au Bureau

Deux candidatures sont présentées : Nathalie Dessens-Hind, maître de conférences en civilisation américaine à Toulouse - Le Mirail, et Michel Granger, spécialiste de littérature américaine et professeur à Lyon 2. Les deux candidats sont élus à l’unanimité.

Congrès 1999, 28-30 Mai, Versailles-Saint Quentin
Thème : Mainstream America.

Organisation : Jacques Pothier, Ada Savin.

Responsables scientifiques : Françoise Sammarcelli, Bernard Vincent.

Ce congrès se présente sous les meilleurs auspices, du point de vue de l’accueil à l’Université, de la proximité de la gare et de l’ambiance village autour du campus, et du dîner de gala à la Commanderie des Templiers. Le programme scientifique comprend une conférence plénière, des conférences croisées, et douze ateliers.

Pour le programme voir la page du congrès

Congrès 2000, 26-28 Mai, Aix-en-Provence
Organisation : Annick Duperray (qui souhaite centraliser tous les messages et courriers), et Sophie Vallas.

Responsables scientifiques : François Brunet (Paris 7) et Jean Kempf (Lyon 2)

Thème : "L’Amérique Image", adopté à l’unanimité par l’Assemblée.

Cette proposition s’appuyait sur le texte suivant, présenté par François Brunet :

Un texte plus détaillé développant les aspects résumés ici se trouve à la
page du congrès 2000

" Si l’image est bien une forme massive de la culture américaine, elle reste encore peu représentée dans nos pratiques et nos réflexions communes d’américanistes. L’an 2000 apparaît comme une date idoine pour entamer une exploration qui devra dépasser l’accumulation de monographies sur tel ou tel type d’ ’images américaines’. Le congrès sur L’Amérique Image s’attachera plutôt en effet à promouvoir une réflexion de fond sur deux objets de discours - l’image, plutôt que tel ou tel genre ; l’Amérique, plutôt que le pays États-Unis - et sur leur liaison ’archéologique’. Cette perspective, qui implique notamment une introspection du point de vue européen sur l’Amérique, pourrait s’articuler autour des cinq axes suivants :

1. AMÉRIQUE/IMAGE, OBJETS DE PENSÉE OU OBJETS IMPENSÉS ? Il s’agit ici d’étudier la genèse et la productivité parallèles de deux objets ou de deux formes discursives mariés pour le meilleur et pour le pire dans bon nombre de discours (européens) de la modernité, et d’interroger leur socle philosophique et politique (en particulier, l’Amérique-Image est-elle l’une des conditions tacites du projet européen ?)

2. L’AMÉRIQUE COMME IMAGE DU FUTUR : UNE HISTOIRE A FAIRE. Thème lié au précédent, mais plus idéologique peut-être, et qu’on pourrait explorer à travers une variété de sources et de supports. L’Amérique sert-elle ou non à penser l’avenir, et comment ? Il y a là un grand chantier potentiel pour une histoire intellectuelle, culturelle et politique, et sans doute pas exclusivement liée au point de vue européen.

3. L’AMÉRIQUE AU-DELA DES MOTS : L’IMAGE COMME RECOURS. L’Amérique est-elle le continent de l’hyperréalité et pourquoi ? Pourquoi l’objet Amérique appelle-t-il si régulièrement la médiation par l’image ? Comment fonctionne ce recours à l’image, et que révèle-t-il quant au statut des deux objets considérés ? Ces questions pourraient être l’occasion de faire le point sur quelques entreprises -grandes et petites- de visualisation de l’Amérique.

4. UNE CULTURE DE L’IMAGE ? Thème plus attendu, où le poids des idées reçues appelle à la prudence, et où la réflexion sur les objets ’Image’ et ’Amérique’ devra faire part aux exemples concrets sans se perdre dans le saupoudrage. Le congrès pourrait être l’occasion d’ébaucher une histoire des formes, des genres et des pratiques de l’image aux États-Unis ; et de reprendre d’un point de vue sociologique la question du ’populaire’ et de sa transmission à travers les frontières.

5. IMAGE ET PÉDAGOGIE DE L’AMÉRIQUE. Les différents axes ci-dessus trouvent leur prolongement et leur justification pratique dans une réflexion sur le rôle de l’image dans nos pratiques pédagogiques d’américanistes. Ici encore le terrain est miné : mais on pourrait peut-être avancer en dressant un état des lieux et en interrogeant forme et contenus. Cette réflexion ’méthodologique’ a souvent été remise aux calendes grecques ; or, les calendes grecques, n’est-ce pas l’an 2000 ? "

( F. Brunet et J. Kempf souhaitent organiser la préparation du travail selon des modalités similaires à celles du congrès de Toulouse : ils collecteront d’abord les propositions de contributions, et dans un deuxième temps organiseront les ateliers. A cette fin ils attendent vos remarques sur les perspectives, ainsi que les premières propositions de communication pour le 15 janvier 1999. Ceci leur permettra d’arriver à un premier schéma d’ensemble pour le congrès de Saint-Quentin en mai 1999, qui sera complété d’ici le mois de septembre 1999.

Congrès 2001

La candidature d’Orléans est enregistrée pour l’organisation et l’accueil.

Congrès EAAS 2002

L’EAAS, où sont représentés 17 pays européens, souhaite, après ses congrès de Lisbonne en 1998 et de Graz (Autriche) en 2000, être accueillie par la France en 2002.

Paris a organisé le Congrès européen des américanistes en 1982 : aussi cette fois les souhaits du Board, où Marc Chénetier représente l’AFEA, serait que le Congrès 2002 se tienne, pour cette manifestation culturelle de prestige, dans une grande ville universitaire de région.

Publication des communications des Congrès de l’AFEA

Il est rappelé que, de manière impérative, la mention " Communication prononcée au Congrès de l’AFEA de (année) à (lieu)" doit être portée lorsque cette communication est publiée dans une autre revue que la RFEA.

Site Web

Jean Kempf a fait parvenir au Bureau le point sur la situation du site AFEA. Une base de données bibliographique a été construite, et il sera bientôt possible d’effectuer des tris fins sur toutes les données d’une entrée. Cette base est directement nourrie par les intéressés, la saisie étant transmise à l’administration du site pour validation /correction ou rejet pur et simple. Le transfert automatique étant impossible du fait de leur hétérogénéité, la saisie des données anciennes va être reprise. Ceci représente un travail important, mais qui sera mené à bien de manière progressive. Il est également prévu d’installer la liste de tous les sommaires de la revue depuis ses origines, ainsi que le texte intégral des numéros épuisés. Le site s’enrichit en permanence de nouveaux articles : ainsi il contient maintenant, pour les enseignants et les étudiants, une très conséquente bibliothèque de sites corrélés.

II. CNU

Jean-Robert Rougé, président du CNU, en rappelle les conditions de fonctionnement.

Qualifications

Le CNU siège sans qu’une sélection préalable soit intervenue lors d’une Commission de spécialistes locale. Ceci entraîne un grand nombre de dossiers à traiter, et une session plus longue, ainsi qu’un pourcentage de refusés très important (41%).

Carrières

Toutes les possibilités offertes lors de la dernière session ont été pourvues ; elles sont en règle générale en augmentation par rapport aux années précédentes.

- MC 1ere cl. : 24 possibilités, 97 candidats

- MC Hors cl. : 17 possibilités, 140 candidats

- Pr 1ere Cl. : 12 possibilités, 138 candidats

- Pr Cl. ex. 1 : 2 possibilités, 132 candidats

- Pr Cl. ex. 2 : 1 possibilité, 9 candidats
Calendrier de la session de qualification 1999

- Dépôt des dossiers : 16 Octobre 1998

- Clôture du dépôt : 16 Novembre 1998

- Envoi par les rectorats : 11 Décembre 1998

- Désignation des rapporteurs : 15 Janvier 1999

- Communication du nom des rapporteurs au candidat : du 22 janvier au 7 Février 1999

- Date limite de soutenance de thèse : 22 Janvier 1999

- Date limite de réception des rapports de soutenance : 5 Février 1999

- Session du CNU : fin Mars

- Envoi des décisions : du 1 au 7 Avril 1999

III. Concours de Recrutement

Maquette du CAPES

Michel Bandry, qui a représenté l’Association avec Sylvia Ullmo à la commission SAES en juin et en juillet, rend compte du projet de maquette pour le CAPES élaboré par cette commission, et distribue le texte suivant :
Préambule

La commission fonde ses propositions de maquette sur un certain nombre de principes et d’objectifs. Elle réaffirme le lien étroit entre formation linguistique et culturelle. Elle exige que soit garantie l’équité entre les candidats, lors de la préparation et lors des épreuves. C’est notamment pourquoi elle souhaite le maintien d’un programme de littérature et de civilisation, préparé durant une année universitaire, en vue des épreuves écrites et orales.

La commission souhaite que l’aptitude des candidats à l’expression et à la communication en anglais et en français soit mieux prise en compte dans le résultat final. C’est pourquoi elle propose des notes séparées de maîtrise de la langue écrite et de la communication orale, avec des coefficients propres.
ÉCRIT : coef. 12

Trois épreuves écrites : composition, commentaire, traduction. L’une des deux épreuves de composition et de commentaire porte sur le programme de littérature, l’autre sur le programme de civilisation. Une note spécifique (coef. 3) est attribuée pour la maîtrise de l’expression en anglais et en français dans ces deux épreuves.

- Composition en français sur programme : durée 5h., coef. 3.

Il s’agit d’une composition argumentée, mais librement structurée. Le sujet proposé suggère des éléments de problématique. La note porte exclusivement sur le contenu, la maîtrise de l’expression étant évaluée à part (voir ci-dessous). Dans l’évaluation, il est notamment tenu compte de la connaissance de l’oeuvre ou de la question, de la pertinence de la contextualisation, de l’aptitude à construire et présenter une argumentation convaincante.

- Commentaire en anglais sur programme : durée 5h., coef. 3.

Le commentaire porte sur un texte d’environ 600 mots, tiré d’une oeuvre littéraire au programme ou associé à une question de civilisation au programme. Les candidats choisissent la méthode de commentaire qui leur semble la plus appropriée au texte proposé. La note porte exclusivement sur le contenu, la maîtrise de l’expression étant évaluée à part (voir ci-dessous). Les correcteurs évaluent notamment la prise en compte du texte et du contexte, la rigueur et la cohérence de l’analyse.

- Note de maîtrise de l’expression : coef. 3.

Cette note, attribuée séparément par les correcteurs des épreuves ci-dessus, porte sur la qualité de l’expression française dans la composition (coef. 1,5), et de l’expression anglaise dans le commentaire (coef. 1,5). elle évalue notamment les aspects suivants de l’expression : correction orthographique et syntaxique, richesse du lexique, complexité de l’énoncé, pertinence du registre et maîtrise de la terminologie.

- Traduction (version et thème) : durée 5h., coef 3.

Les deux textes à traduire (de 250 à 400 mots chacun) sont distribués au début de l’épreuve, et les candidats répartissent librement leur temps de travail. Les textes proposés peuvent comporter plus de 350 à 400 mots, certains passages seulement devant alors être traduits. Cette disposition doit permettre aux candidats de traiter des registres différents tout en prenant en compte la cohérence d’une écriture.

ORAL : coef.18

Deux épreuves orales assorties d’un entretien : 1°) commentaire et grammaire, 2°) didactique et compréhension. L’épreuve de commentaire porte sur le programme de littérature ou de civilisation. Une troisième note est attribuée pour la maîtrise de la communication en anglais.

- Commentaire et grammaire : préparation 3h., épreuve 1h., coef. 8.

Commentaire : coef. 5. Le document à commenter en anglais est lié au programme de littérature ou de civilisation. L’épreuve de commentaire (environ 25’) est suivie d’un entretien en anglais (environ 15’). La maîtrise de la communication en anglais est évaluée séparément (voir ci- dessous).

Grammaire : coef.3. Le candidat traite en français cinq points de grammaire, qui sont soulignés dans le document proposé au commentaire ( 3 points porteront sur les faits de langue, 2 sur la grammaire orale de l’anglais). Durée : 20’ environ.

- Note de communication en anglais portant sur le commentaire et l’entretien : coef. 3.

- Didactique, entretien et communication aurale : préparation 2h., épreuve 1h., coef. 7.

Didactique : coef. 4. L’épreuve de didactique se déroule en français. Elle est suivie d’un entretien et dure environ 40’.

Compréhension aurale : préparation 2h., épreuve 1h., coef. 7.

L’épreuve de compréhension aurale (environ 20’) commence par deux ou trois auditions d’un document en anglais authentiquement oral (expression spontanée) d’environ 2’30’’. La vérification de la compréhension globale détaillée se fait oralement en français.

Après débat, l’Assemblée générale approuve, à l’unanimité moins une abstention, les travaux de la Commission où siégeaient nos représentants.

Cette information a été transmise à la SAES le 3 octobre.

Commission de rénovation de l’Agrégation interne

A la demande du Ministère, un groupe de réflexion, composé des Présidents de la SAES et de l’AFEA, d’un certain nombre de spécialistes de nos diverses disciplines, et de représentants de l’inspection Générale et des Classes préparatoires, s’est réuni à plusieurs reprises depuis mai dernier afin de réfléchir à une poursuite de l’évolution de l’Agrégation.

Travaillant au sein d’un cahier de charges assez général et connu, invitant avant tout à valoriser les qualités d’analyse et de synthèse et la compétence linguistique des candidats, ce groupe a mené sa réflexion afin de prendre en compte la redéfinition annoncée du métier des agrégés, désormais destinés à prendre une place prépondérante et cruciale à la charnière entre les derniers niveaux du secondaire et les premiers niveaux du supérieur - BTS, IUT, Classes préparatoires, Centres de langues, DEUG.

Acceptant de travailler dans le cadre du délai imposé par le Ministère, c’est à dire pour une mise en place de cette évolution pour la session 2000 du concours, ce qui impose de remettre une proposition au Ministère début décembre, le groupe a tenu à ce que, en dépit des contraintes du calendrier, la communauté des anglicistes soit associée le plus étroitement et efficacement possible à son travail. pour cela il s’est proposé de faire deux choses :

- d’abord de conduire sa réflexion, qui vise à une revalorisation du concours, dans le prolongement des propositions de réforme qui ont déjà vu le jour depuis une dizaine d’années, certaines ayant pu être mises en oeuvre, d’autres non ; le groupe a également repris les souhaits exprimés dans le sondage effectué auprès des membres de la SAES il y a quelques années et où un certain nombre de propositions nouvelles avaient été approuvées sur le principe par une majorité. La proposition de maquette qui est faite se veut donc avant tout être une évolution de ce concours, inscrite dans une réflexion entamée depuis longtemps déjà. C’est ainsi que l’on y retrouve, de façon amplifiée, le socle généraliste de l’écrit présent dans la réforme mise en place par Patrick Badonnel. De même, les nouvelles épreuves proposées à l’oral figuraient déjà en partie dans le projet de réforme élaboré par MM. Brugière et Grémy en 1988-89 ; enfin le principe du maintien d’une partie du programme, approuvé dans le sondage et déjà en vigueur en civilisation, a été retenu et étendu à la littérature ; avec l’introduction d’une épreuve hors-programme, également approuvée dans le sondage, ce maintien permettrait l’enrichissement et la diversification des épreuves sans rendre l’Agrégation trop complexe, pour les préparateurs comme pour les candidats.

- ensuite le groupe a souhaité que la proposition de maquette, non seulement marque une évolution mais soit elle-même évolutive, et puisse, dans le mois et demi qui vient, être enrichie des commentaires, critiques, suggestions, de tous ceux que le projet intéresse, que ces réactions s’expriment de manière individuelle ou institutionnelle, au sein des sociétés de spécialistes, des UFR, etc.

( Il ne s’agit donc que de propositions, et toutes les réactions au projet sont les bienvenues. Elle sont à envoyer avant le 15 novembre aux deux représentantes de l’Association, Marie-Christine Lemardeley-Cunci(Paris3), et Liliane Kerjan (Rennes 2).
ÉCRIT (coef. 5)

Quatre épreuves communes à tous les candidats (sur quatre jours).

- Dissertation en français sur le programme de littérature ou de civilisation. Durée 7h., coef. 1.

- Commentaire de texte en anglais sur le programme de littérature ou de civilisation. Durée 7h., coef. 1.

Lorsque la dissertation porte sur le programme de littérature, le commentaire de texte porte obligatoirement sur celui de civilisation, et vice-versa.

- Composition de linguistique, en anglais et en français. Durée 7h., coef. 1.

Cette épreuve, qui pourra porter sur un support textuel unique, comporte :

- une série d’une vingtaine de questions consacrées à la phonologie, et destinées à vérifier les connaissances et à demander l’explication de certaines règles fondamentales. Sans programme, mais appuyée par une courte bibliographie, cette partie de l’épreuve compte pour environ 1/3 de la note finale (6/20). Elle est rédigée en français, et est conçue pour être traitée rapidement par les candidats (une heure environ).

- Trois points de grammaire, portant sur un programme limitatif, à expliquer en français, et une question de portée plus large et générale à traiter en anglais. Les deux sous-parties de cette épreuve ont un poids équivalent. Les candidats ne rendent qu’une seule copie. il y a une seule note finale.

- Traduction : thème et version. Durée 7h., coef. 2.

Les textes à traduire sont distribués simultanément au début de l’épreuve. Les candidats organisent leur temps à leur guise, et rendent deux copies séparées. Ils obtiennent une note de coefficient 1 pour chacune de leurs traductions.

ORAL (coef. 8)

Quatre épreuves, sur trois jours. Les deux premières sont communes à tous les candidats. les deux autres portent sur l’option de leur choix (Civilisation /linguistique/ littérature). Les épreuves 1 et 4 ont lieu le même jour.

- 1. Traduction orale. Sans préparation. Durée : 45 minutes, coef. 1,5.

Écoute et traduction orale immédiate de deux documents sonores authentiques, l’un en français, l’autre en anglais, en deux parties égales de vingt minutes maximum. Le candidat écoute chaque document (2 minutes environ) une première fois intégralement, puis en propose une traduction instantanée lors d’une deuxième écoute fragmentée. Au terme d’une relecture par le jury de la traduction proposée puis d’une troisième écoute intégrale et non fragmentée du document, le candidat confirme sa traduction définitive. D’éventuelles questions du jury peuvent l’inviter ensuite à préciser ou à commenter sa traduction. Le candidat est libre de prendre des notes lors des écoutes du texte.

- 2. Épreuve de synthèse en anglais. Préparation : 5h. Durée 45 minutes, coef. 1,5.

Exposé à partir d’un ensemble de documents hors programme, suivi d’un entretien avec le jury. Lors de la préparation, le candidat reçoit un ensemble de documents (environ 4), et dispose d’un certain nombre d’ouvrages de référence (dictionnaires, encyclopédies, anthologies, etc...). Dans sa présentation au jury (20’ maximum), il propose une lecture de ces documents qui les interprète et les mette en relation. L’exposé, ainsi que l’entretien approfondi avec le jury qui lui fait suite (25’ maximum), vise à évaluer les qualités d’analyse et de synthèse du candidat.

Il serait souhaitable que la commission du jury de cette épreuve soit composée de spécialistes des 3 options.

- 3. Leçon en français. Préparation : 5h. Durée : 45 minutes, coef. 1,5.

Épreuve portant sur l’option choisie par le candidat, suivie d’un entretien avec le jury. En littérature, elle porte sur le programme du tronc commun, et sur celui ajouté à l’oral pour l’option. En civilisation : définition et prise en charge d’une problématique à partir d’un sujet conceptuel ou citationnel, à partir du programme du tronc commun, et de celui ajouté à l’oral pour l’option. En linguistique : exposé argumenté sur un aspect de la question au programme de l’écrit. Ce programme est enrichi par l’option d’un certain nombre de lectures complémentaires, et l’exposé doit permettre au candidat de comparer et discuter plusieurs approches théoriques de la question. Dans chacune des options, il est tenu compte de l’expression en français.

- 4. Explication/Commentaire de texte en anglais. Préparation : 2 h. Durée : 45 minutes, coef. 1,5.

Épreuve portant sur l’option choisie par le candidat, suivi d’un entretien avec le jury. En littérature et civilisation, elle est identique à l’épreuve actuelle, et porte sur le programme du tronc commun et sur celui ajouté à l’oral pour l’option. En linguistique : commentaire linguistique d’un texte en anglais hors programme.

- Note d’expression orale : Coef. 2.

Cette note est attribuée conjointement par les commissions des épreuves de synthèse et d’explication/commentaire de texte qui ont entendu le candidat.

Suggestion de composition de programme

Écrit (programme commun à tous les candidats) :

- littérature : 4 oeuvres majeures, renouvelées par moitié tous les ans.

- civilisation : 2 questions, renouvelées par moitié tous les ans.

- linguistique : voir note de commentaire supra.

Oral :

- option littérature : 3 oeuvres.

- option civilisation : 1 question.

- option linguistique : voir note de commentaire supra.