Congrès 2004 - Pau "Couleur(s) d’Amérique"

Couleurs d’Amérique
Université de Pau
May, 20-23, 2004

Organisateurs

Géraldine CHOUARD, Paris 9-Dauphine

Hélène CHRISTOL, Université de Provence

Didier MACHU, Université de Pau et des Pays de l’Adour

Bulletin d’inscription / Registration form

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TEXTE DE CADRAGE

Liste des ateliers et tables rondes

Doctoriales

PROGRAMME

Mise à jour : 17 mai 2004

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De quelle(s) couleur(s) est l’Amérique ? Comment penser (à) l’Amérique à travers le prisme de la gamme chromatique ? Parmi le faisceau de questions susceptibles de s’articuler autour de cette thématique, qu’on pourra diversement problématiser, on peut notamment se demander s’il y a des couleurs (ou des associations de couleurs) plus américaines que d’autres. Et si tel est le cas, lesquelles, selon quelles modalités, pour servir quels enjeux. A contrario, manque-t-il à l’Amérique certains tons du nuancier ?
De la Virginie au Colorado, certains toponymes annoncent d’emblée la couleur. Dans ce pays où la géographie rejoint l’histoire, le croisement s’opère autour d’autres coloris bon teint : depuis l’opposition entre Peaux-Rouges et Visages Pâles, sur laquelle se fonde la genèse du Nouveau-Monde, relayée par la "color line" marquant la ségrégation entre Noirs et Blancs, l’Amérique s’écrit en lettres de couleur (plutôt que noir sur blanc). Rouge, blanc et noir en seraient-elles les couleurs primaires ?
Quel rapport s’établit entre ces couleurs ? Quels liens se tissent entre des objets, images, états d’une même couleur ? Peut-on établir un lien entre le blanc de Melville, celui de Poe, le "white-on white" des premiers "quilts" américains et les monochromes de Brice Marden ? La question se pose aussi à propos du rouge des Montagnes Rocheuses, celui des coquelicots de Georgia O’Keeffe, ou des boîtes de soupe Campbell d’Andy Warhol. Pour prendre la mesure du bleu made in USA, faut-il se perdre dans le ciel des tableaux de Hopper, regarder l’Amérique dans le bleu des Zyeux de Jerome Charyn ou soutenir le regard de Toni Morrison, le plus bleu d’Amérique. A moins qu’il ne suffise d’écouter un air de blues, qui donne à l’Amérique une part de sa couleur locale, ou penser aux blue-jeans de James Dean. A travers On Being Blue. A Philosophical Enquiry, William Gass élève le monochrome à une dimension philosophique, interrogeant le bleu dans tous ses états. Une enquête chromatique qui fait la part belle à la langue, déclinant les multiples valeurs du signifié en question. S’interroger sur la couleur en Amérique, c’est aussi tenter de mettre à jour ce que sa langue en fait, comment elle en joue / jouit. Pour que précisément, l’Amérique puisse révéler its true colors.
On being blue / white / green / red / yellow / purple / pink / any or no color at all in America, les perspectives sont ouvertes pour les américanistes européens que nous sommes, quel que soit le sujet qui intéresse notre réflexion. Un tel parcours, aussi libre que possible devrait permettre d’établir de nouvelles cartographies de l’Amérique où tracer des lignes de signification. Les arts plastiques pourront apporter bien davantage qu’une simple illustration du thème en question : dans une sorte de saturation du rapport entre couleur et sens, peinture et photographie accomplissent dans leur matérialité propre, l’expression même de la couleur métamorphosée en substance. La question peut par ailleurs s’ouvrir sur la toile immense du cinéma américain.
Comment dire ces couleurs, par quel biais les appréhender pour qu’en retour elles nous disent quelque chose de l’Amérique ? A nous de tenter d’en trouver les moyens et les modes. Car si l’Amérique n’est plus à découvrir, ses couleurs restent à réinventer.

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1. Radicalismes aux Etats-Unis : le rouge et le noir (Anne Ollivier-Mellios, Paris XIII)

2-3. La Couleur du temps (Cercle d’Etudes Afro-Américaines) (Arlette Frund, Tours & Claude Julien, Tours)

4. La Couleur haute définition (Claude Chastagner, Montpellier III et Véronique Béghain, Bordeaux III)

5. The Whiteness of America (Nathalie Cochoy, Toulouse II & Pascale Antolin, Bordeaux III)

6. Tableaux/drapeaux, ou les couleurs de l’Amérique (Bertrand Rougé, Pau)

7-8. Sémiotique de la couleur : (Arnaud Regnauld, Paris X et Béatrice Trotignon, Paris IX)

9-10. Du blanc typographique à l’encre de la lettre : écriture et non-couleur (Isabelle Alfandary, Paris X et Claire Fabre, Paris XII)

11. L’Amérique, pays du blue(s) (Robert Springer, Metz)

12. Des Textes et des couleurs (Anne Ullmo & Bruno Monfort, Lille III)

13. Cinéma : première séance. Le cinéma aux couleurs de l’Amérique (civilisation)/ American colors in film. (Melvyn Stokes, University College, Londres)

14. Cinéma : dernière séance. Les couleurs du cinéma américain (études filmiques)/ Color in American films. (Dominique Sipière, Boulogne)

Tables rondes et conférences

Conférence plénière : "The Color of Exile" (Ricki Stevenson, historienne et journaliste, fondatrice du Paris Black Tour)

"Sauvons La Recherche spécificités américanistes" (forum animé par Jean Kempf, Lyon II)

"La Palette de l’Amérique" (Géraldine Chouard, Paris 9)

"Novembre 2004 : quelles élections pour quelle présidence ?" (Vincent Michelot, Lyon II)

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Cette liste des ateliers et tables rondes a été mise à jour le 17 mai 2004.

Les Doctoriales ont été fixées au jeudi 20 mai après midi et vendredi 21 mai au matin. Pour toutes questions s’adresser directement aux responsables : Marc Amfreville et Claire Maniez pour la littérature, Claude Chastagner et Mark Meigs pour la civilisation. Les sujets touchant aux deux domaines, ou à un domaine autre (traductologie, linguistique, par exemple) peuvent être envoyés indifféremment aux uns ou aux autres.

Comme les trois dernières années, les doctoriales 2004 de l’AFEA se dérouleront immédiatement avant le congrès annuel de l’Association à Pau, le jeudi 20 mai après-midi et le vendredi 21 mai au matin. C’est l’occasion pour les doctorants américanistes de toute la France de confronter leur recherche avec celle d’autres apprentis-chercheurs dans leur discipline et de faire le point sur leurs travaux devant des chercheurs plus expérimentés invités comme "respondant", dans un cadre plus propice et moins contraignant pour eux que celui des ateliers du congrès, puisqu’ils ne sont pas tenus de s’inscrire dans la thématique de celui-ci.
Les deux demi-journées font alterner présentations par les doctorants et conférences de méthodologie, en deux ateliers (civilisation et littérature) qui se rejoignent pour une session commune abordant les aspects plus administratifs de la profession (candidatures, CNU, bourses). Les doctorants sont bien sûr ensuite invités à se joindre aux travaux du congrès.

Les doctorants bénéficient de frais d’inscriptions réduits pour les doctoriales et le congrès.

Les doctorants qui souhaitent être hébergés en Résidence Universitaire (10 euros/ nuit) doivent en faire la demande avant le lundi 15 mars 2004 à :

CLOUS de Pau
(aux soins de Mme DAP-LELLOUCHE)
7 r Saint John Perse
64000 PAU

téléphone : 05 59 30 89 00 - télécopie : 05 59 30 89 19

 

1. Radicalismes aux Etats-Unis : le rouge et le noir (Anne Ollivier-Mellios, Paris XIII)
Dans son ouvrage publié en 1906, l’historien Werner Sombart se demandait pourquoi il n’y avait pas de socialisme aux Etats-Unis. Pourquoi une société capitaliste développée n’avait-elle pas offert au mouvement socialiste le même terrain propice que certaines sociétés européennes (notamment l’Allemagne et la France) ? Cette question restée célèbre devait pourtant être affinée, et nombre d’historiens se demandèrent au cours du XXe siècle pourquoi les mouvements d’inspiration socialistes n’avaient pas eu, aux Etats-Unis, la même ampleur et longévité qu’outre Atlantique ? Car, des sections américaines de la Première internationale aux communistes des années trente, nombreux sont les groupes, partis ou mouvements à s’être réclamés du socialisme ou du communisme, et à proposer des modèles de société plus ou moins directement inspirés de leurs homologues européens. Les anarchistes pour leur part (au premier rang desquels Bakounine) acceptèrent de coopérer avec Marx au sein de la 1ère Internationale ou Red International - avant de la quitter en 1881. Ce départ et la création de l’International Working People’s Association - ou Black International - sonna le glas de cette union entre anarchistes et socialistes. Au XXe siècle, après un bref âge d’or du mouvement socialiste avant la Première guerre mondiale (1901-1914), il faudra attendre les années trente mais surtout les années soixante pour assister à un regain de la contestation radicale. Plus proches de nous encore, le rassemblement de Seattle (28 nov -3 déc 1999) fut l’occasion de voir que le radicalisme américain (y compris l’anarchisme) était encore, étonnement dirent certains, vivant.
Cet atelier propose d’aborder l’histoire du " Rouge " et du " Noir " aux Etats-Unis, de ses rapports à l’Amérique mainstream, au rêve américain, à l’Europe, mais également d’étudier la répression sans répit dont les mouvements contestataires firent presque toujours l’objet dans l’histoire américaine. Les communications pourront également aborder des sujets plus contemporains, notamment le renouveau (mais avait-il vraiment cessé d’exister ?) du radicalisme américain depuis une dizaine d’années. Il s’agira peut- être alors de se demander comment le radicalisme américain s’articule au mouvement anti mondialisation ou encore quelles nouvelles formes de radicalisme la mondialisation libérale est en passe de créer.

Participants :
Yann Philippe (EHESS) : Immigration, Black Hand et anarchisme vus par Theodore Bingham, Police Commissioner de New York (1906-1909).
Anne Stefani (Toulouse II) : Péril rouge et question noire : les limites du libéralisme blanc dans le Sud des années 50.
Salah Oueslati (Poitiers) : Le mouvement des pauvres aux Etats-Unis : entre radicalisation, cooptation et mainstream.
Caroline Rolland-Diamond (Lille III) : Redbaiting black and white : la répression du mouvement étudiant à Chicago pendant la guerre du Vietnam.
Jean-Marie Ruiz (Chambéry) : Le rouge et l’écran noir : le radicalisme de Michael Moore.

 

2-3. La Couleur du temps (Cercle d’Etudes Afro-Américaines) (Arlette Frund, Tours & Claude Julien, Tours)
"The problem of the Twentieth Century is the problem of the color line." Alors que nous nous trouvons à l’orée d’un nouveau siècle, il s’agirait de réfléchir aux sens que prend cette intuition de W.E.B.Du Bois (The Souls of Black Folk, 1903) au regard des événements du XXe siècle. On pourrait aussi s’interroger sur la fortune du mot ’couleur’, des thèmes qu’il désigne, de sa signification symbolique et politique qui n’ont cessé de se modifier. La NAACP l’a conservé dans son sigle, et nombre d’écrivains l’ont exploré dans leurs uvres comme Alice Walker (The Color Purple), ou Ntozake Shange (For Colored Girls Who Have Considered Suicide When the Rainbow is Enuf). Historiquement, les mots qui ont désigné les Africains Américains ont soit souligné la composante identitaire qu’est la couleur, soit l’ont mise entre parenthèses. Ainsi, les premières institutions qui, au XIXe siècle, privilégient le terme African ("African Theater", African Church", "African Schools"), ainsi également la vogue du terme "Negro" au moment de la Harlem Renaissance et du mouvement de la Négritude, celle de "black" dans les années 1960 (Black Power), d’"Afro-Américain" et "African-American", sans oublier "Free People of Color" qui désignait les Noirs libres de Louisiane.
La couleur apporte de multiples nuances dans cette palette où tout n’est pas vu, ainsi que l’ordonne l’idéologie dominante, en noir et blanc, mais est perçu dans une gamme de tons qui introduit dans le champ de la pensée et dans les textes théoriques la notion de métissage et de créolité ou de "passing" (Neither Black nor White de Werner Sollors, "There Ain’t No Black in the Union Jack" de Paul Gilroy). Dans la Caraïbe, la couleur est suggérée par une multiplicité de termes : toutes les nuances ainsi introduites entre noir et blanc contribuent à contester les définitions officielles et marquent souvent les différences entre l’Amérique et les Amériques.
La couleur est très présente dans les uvres d’écrivains, peintres ou musiciens (Black, Brown, Beige de Duke Ellington) ; elle apparaît aussi dans les expressions populaires maximes, dictons, chansons (If you’re white you’re right / If you’re Yellow you’re mellow / If you’re Brown you can hang around / If you’re Black stand back). Elle n’est pas seulement figure de style : elle est sagesse, poésie ou cri ; elle s’impose avec colère, vigueur ou insolence, suggère danger, souffrance ou espoir (Black Boy, Black Symphony, Black Fire, A Blues Book for Blue Black Magical Women, ou Mood Indigo).
"Black is the color of my country". La couleur est aussi une expérience, humiliante ou exaltante, un vécu que l’individu et la société expriment par des représentations organisées et hiérarchisées et à travers des appréhensions différentes du temps et de l’espace. La "couleur du temps" évoque à la fois les aléas qui président à ces mutations/transformations (la couleur change avec le temps et traduit la teneur d’une époque), et les intensités de vies individuelles et collectives. Les nombreuses expressions des régimes d’historicité font apparaître la couleur comme inévitable : mise en valeur ou occultée, elle est le signe même de la différence, de l’altérité mais aussi d’un stigmate longtemps associé, de façon irréfutable, à l’infériorité. Comme indice ou symptôme, elle renvoie aux grands drames du passé et révèle des formes limitées, fractionnées ou discordantes ou, au contraire, éclatantes ou exaltantes qui donnent à voir, dans la distance ou l’incertitude, les stratégies d’écriture de l’histoire. Entre omniprésence et oubli, s’installe un jeu de plusieurs temporalités qui fixe, capte, mémorise ou efface la singularité de l’expérience africaine-américaine.

Participants :

Atelier 2 :
Francoise Clary (Rouen) : "Black Muslims", "Red Muslims" : histoires et réalités culturelles".
Anne-Marie Paquet-Deyris (Rouen) : The Gullah Kaleidoscope : Fim director and writer Julie Dash’s Daughters of Dust.
Elvan Zabunyan (Rennes et EHESS) : Constitution d’une identité visuelle afro-américaine : le noir est une couleur.
Maïca Sanconie (Columbia University Program in Paris) : Esthétique de la couleur chez les peintres noirs américains.
Cécile Cottenet (Aix-Marseille 1) : Chesnutt et la couleur de la critique.

Atelier 3 :
Isabelle Rouffineau (Angers) : The Color Purple : couleur du temps/temps de la couleur.
Wendy Harding (Toulouse 2) : Toni Morrison’s art of "pondering color" in Beloved.
Alice Mills (Caen) : Expérience du temps et des couleurs dans Chile Woman de Gayl Jones et For Colored Girls de Ntozake Shange.
Sophie Vallas (Aix-Marseille 1) : Le fou noir dans sa tour et la reine blanche : la femme blanche et sa symbolique dans la fiction de Chester Himes.
Annie-Paule de Prinsac (Dijon) : La couleur comme prétexte : réflexions sur les deux derniers romans de Morrison.

 

4. La Couleur haute définition (Claude Chastagner, Montpellier III et Véronique Béghain, Bordeaux III)
Cet atelier, ouvert à des communications portant sur la civilisation, la culture, la littérature et les arts américains, sera centré sur les processus de définition des identités et/ou valeurs par la couleur, mais aussi sur la définition des couleurs dans les représentations issues de ces processus. L’accent sera mis plus particulièrement sur la différenciation, le rapport des couleurs entre elles et le passage d’une couleur à l’autre, la réflexion pouvant s’articuler notamment autour de pôles tels que continu/discontinu, fluide/figé, distinction/indistinction. De la rayure révolutionnaire au "rainbow flag" des mouvements gays, en passant par le métissage, l’histoire et la culture américaines donnent de nombreux exemples d’utilisation de la bichromie et de la polychromie à des fins définitoires, emblématiques ou encore signalétiques. Dans le champ artistique, c’est la polychromie elle-même qui constitue l’objet d’un questionnement et d’une redéfinition incessants. Tantôt fluide, mouvante (dans l’expressionnisme abstrait, par exemple), tantôt discontinue, cloisonnée (dans le Pop Art), elle contribue largement à la définition de styles et de mouvements qui fondent sur elle leur singularité, voire une véritable posture idéologique. La relation étroite qu’entretiennent couleurs et idéologie sera ainsi au coeur de la réflexion menée dans cet atelier.

Participants :
Guillaume Marche (Paris XII) : L’arc-en-ciel et le mouvement gai et lesbien : réfraction, dispersion, et instrumentalisation des identités collectives".
Claude Chastagner (Montpellier III) : Rainbow Gatherings.
Nathalie Dessens (Toulouse II) : Couleurs de Créolité : Louisiane plurielle, Louisiane syncrétique.
Nancy Honicker (Paris VIII) : Anne Hutchinson ou la couleur de l’Autre.
Jean-Paul Gabilliet (Bordeaux III) : "Fun in four colors" : comment la quadrichromie a créé la bande dessinée aux Etats-Unis.

 

5. The Whiteness of America (Nathalie Cochoy, Toulouse II & Pascale Antolin, Bordeaux III)
" Regardons : il n’y a pas rien, puisqu’il y a le blanc " (G. Didi-Huberman). Somme de toutes les couleurs, le blanc se soustrait néanmoins à toute saisie définitive et sollicite le déploiement infini de l’interprétation. Cet atelier sera donc ouvert à diverses réflexions sur la présence paradoxale du blanc dans l’écriture, la peinture ou la photographie.
Alliant l’énigme à l’évidence, le blanc pourra être envisagé comme un indice flagrant de perte, de dégénérescence ou de désincarnation. Contrairement au " neutre " (" incolore ", selon R. Barthes), il s’apparentera au secret, voire au mystère, entraînant le discours dans un jeu vertigineux de voilements/dévoilements. On l’assimilera éventuellement au reflet, soumettant le regard et le verbe à l’épreuve du dessaisissement. Éblouissant comme le brouillard ou la neige, évanescent comme une " forme " terrifiante (Poe) ou un fantôme " encapuchonné " (Melville), le blanc pourra également être considéré comme un mode d’interrogation des limites et des pouvoirs de la représentation. Ellipse narrative ou béance référentielle, la blancheur précède aussi le surgissement de la vision ou de l’illusion : elle tire de sa négativité une étonnante puissance de création.
Le blanc pourra ainsi être abordé comme un principe dynamique et dilatoire de révélation. Devenant " matière " (G. Didi-Huberman), le blanc ouvre l’espace vibratile de l’attente, de l’annonce et de la promesse. On s’interrogera par exemple sur la manière dont l’effacement des repères visibles favorise l’émergence (l’" apparêtre ", Ph. Jaworski) de " signes en latence " (M. Chénetier). On pourra encore évoquer la blancheur comme un espace virtuel, en souffrance ou en puissance, ouvert à l’imminence de l’événement. Le blanc permettra ainsi d’entrevoir le lieu originaire, vierge de toute trace, de l’écriture et de l’Amérique. L’accent pourra être mis sur le retour de l’écriture vers le rythme, soumettant l’univocité du sens à la scansion plurielle de l’inarticulé. On pourra également prendre en compte la disparition du langage dans le " bruit blanc ", endossant les traits indifférenciés de la rumeur pour susciter, paradoxalement, la prolifération clandestine des possibles (R. Amossy). Par ailleurs, en différant l’inévitable surgissement de l’opacité, la " transitivité blanche " (L. Marin) permettra d’évoquer cet instant d’émerveillement et d’étonnement (wonder) qui précède à la fois la chute dans la nomination et l’empreinte des premiers pas sur la terre d’Amérique. Spectrale et originelle, la présence éclatante du blanc (cette " absence que l’on voit parce qu’aveuglante ", M. Blanchot) ne solliciterait-elle pas, en dernier recours, un nouveau mode d’appréhension, un glissement de l’il à la main - un art du tact, de la caresse et de l’effleurement ?

Participants :
Cécile Roudeau (ENS Ulm) : "L’oeuvre au blanc" : esquisse d’une poétique de la couleur locale en Nouvelle-Angleterre.
Marie-Odile Salati (Chambéry) : Entre le gris et l’opaque : le blanc dénaturé de l’Amérique retrouvée par Henry James dans The American Scene.
Sophie Lévy (Musée d’Art Américain de Giverny) : Une exposition en blanc : de la modernité comme absence dans l’art américain, de Winslow Homer à Robert Ryman.
Marie Le Grix de la Salle (Pau) : "White writing" : l’écriture picturale de Mark Tobey.
Marie Bouchet (Bordeaux III) : "Holding that wisp of iridescence" : l’irisation sensuelle des blancs du texte nabokovien.

 

6. Tableaux/drapeaux, ou les couleurs de la nation (Bertrand Rougé, Pau)
On partira de l’idée que, si certains drapeaux font des tableaux, certains tableaux fonctionnent ou finissent par fonctionner comme des drapeaux. La nature et le fonctionnement de cette interaction ou de ce brouillage pourraient constituer l’objet de recherche formel de cet atelier. Ainsi s’ouvrent bien des questionnements possibles sur les véhicules-en l’occurrence iconiques-du discours de/sur la nation, leur mise en scène, leur manipulation, voire leur tranfiguration.
Qu’il s’agisse des représentations picturales de ses sites naturels ou de ses populations indiennes, de ses Marilyn refardées à la Warhol ou de ses drapeaux héroïques ou détournés, on considérera que l’Amérique élabore un discours de ou sur la nation, singulièrement à travers la mise en uvre, l’emploi et le remploi d’images et d’icônes répondant-simultanément ou non-à deux acceptions du mot "couleurs" : les couleurs que l’on hisse, que l’on foule ou que l’on brûle ; les couleurs "en un certain ordre assemblées" que le peintre dépose sur la toile.
Comment la nation américaine s’exprime-t-elle, comment s’explique-t-elle, comment se (re)présente-t-elle à travers ses images colorées, ses icônes bariolées et ses emblèmes nationaux divers ? Quel visage donne-t-elle d’elle même ou donne-t-on d’elle, à travers ou au-delà de quelles figures ? De quelles couleurs ?

Participants :
Jean-Pierre Cometti (Aix-Marseille) : De la Hudson River School au Land Art : géographies imaginaires
Philippe Gouvet (Pau) : Our Banner in the Sky, ou les couleurs du sacré : peinture paysagère et nationalisme au XIXe siècle.
Jean Kempf (Lyon II) : La couleur du réel. La photographie couleur(s) a-t-elle un sens ? (Etats-Unis 1960-1990).
Itzack Goldberg (Paris X) : L’art aux couleurs de l’Amérique : autour d’Ed Kienholz et du Portable War Memorial.

 

7-8. Sémiotique de la couleur : (Arnaud Regnauld, Paris X et Béatrice Trotignon, Paris IX)
La couleur est au cur de toute discussion sur la relation entre le langage et le monde. "Comment parler des couleurs ?", telle est la question posée tant par Valéry que Wittgenstein. L’incommensurabilité de la parole et de la perception visuelle ruine l’illusion mimétique et renvoie la littérature à son champ propre. Néanmoins, comme le souligne Benveniste, "toute sémiologie d’un système non linguistique doit emprunter le truchement de la langue []. La langue est l’interprétant de tous les autres systèmes, linguistiques et non linguistiques". Dès lors, la littérature, explorant le langage autant pour en faire apparaître les limites que pour les dépasser, peut parler des couleurs et les faire parler.
Si la couleur a pu apparaître avec l’art moderne comme une libération du carcan de la narration, du dessin et de la figure, on peut se demander si elle n’est pas en littérature le signe d’une même tentative d’émancipation. On pourra explorer les systèmes sémiotiques mis en place dans la fiction pour "construire une visibilité du monde, [] délivrer les sensations des codages linguistiques et symboliques" (Le Rider), engager "un régime nouveau de l’imaginaire, attaché à l’impression, à l’il" (Neefs). Pourrait-on, à l’aune du figural (Lyotard, Jenny) définir le coloral, qui serait de l’ordre de l’informe, de l’ouvert (la couleur ne désigne rien, elle est sans bord), de l’indicible, de l’intense, de quelque chose qui ferait apparaître en surface une présence, une vibration du sens (la couleur est pellicule, surface - "color" en anglais est étymologiquement relié à "celare", to hide, to conceal). A contrario, on pourra se pencher sur l’absence de couleur, l’anesthésie (Lyotard), la dématérialisation (Baudrillard), la disparition (Virilio), comme signe d’une crise qui apparaît plus nettement avec la rupture postmoderne. Face à la non-couleur de la déshumanisation (Adorno), un réenchantement du monde et du langage est-il rendu possible par une poétique de la couleur qui raviverait les métap hores mortes, parcourrait la palette (Theroux, Gass), inventerait une langue. On pourra explorer toutes les stratégies syntaxique, sémantique, rhétorique, sémiotique mises en uvre, comme par exemple la translation opérée par Anne Sexton dans "Moon Song, Woman Song" : "I have been oranging and fat / carrot colored, gaped at" (Theroux, The secondary colors, 32). Dans sa diversité anthropologique, sociologique, symbolique, et du fait de son historicité, la couleur pose des problèmes de traduction qui pourron t nourrir une réflexion tout autant sur le rapport des langues entre elles que sur celui de la langue au monde : "L’origine des langues est leur insuffisance, leur inadéquation à ce qu’elles veulent dire. Mais ce qui échappe à une langue n’est pas davantage dans l’autre, c’est autre chose qui y est, toujours autre chose qui se dit, repoussé de langue en langue. Le manque de l’une n’est jamais traduit par l’autre. Toute langue est également loin de ce qu’elle veut dire, mais elle l’est autrement" (Le Rider, citant l’écrivain et traducteur Georges-Arthur Goldsmidt).

Participants :

Atelier 7 :
Estève Marie (Paris VIII) : Couleurs d’Amérique de la fabrique dickinsonienne.
Eric Athenot (Tours) : Whitman coloriste.
Andrew Eastman (Strasbourg II) : Painting by metaphor : the writing of color in Stevens.
Marc Chénetier (Paris VII) : L’attitude du bleu : présence et dérobade d’une couleur (spéculation sur le bleu à partir de William Gass et Alexander Theroux.

Atelier 8 :
Clara Mallier (Orléans) : ’Peut-être ce chat jaune est-il toute la littérature’ : pour une lecture non sémiotique de la couleur chez Hemingway.
Lara Delage-Toriel (Lille III) : Les pigmentations de l’écriture nabokovienne.
Anne-Laure Tissut (Tours) : Erasure, de Percival Everett : en noir et blanc.
Françoise Sammarcelli (Paris IV) : ’In the sorcerer-blue night’ : couleurs et enchantement chez Steven Millhauser.

 

9-10. Du blanc typographique à l’encre de la lettre : écriture et non-couleur (Isabelle Alfandary, Paris X et Claire Fabre, Paris XII)
Le noir et le blanc sont tous deux situés aux extrémités du spectre chromatique. Souvent considérés comme l’envers de la couleur, ils ne sont pourtant pas sans rapport avec le reste de la palette : ils peuvent se concevoir comme absence de couleur (le noir en optique, le blanc en peinture), ou comme somme de toutes les couleurs (le blanc en optique, le noir en peinture). S’ils ont été choisis aux origines de l’écriture, c’est parce qu’ils offrent sur la page manuscrite ou imprimée le plus grand contraste possible, la tension optique maximale.
L’écriture est le résultat d’un corps-à-corps avec ce que Michel Collot désigne du nom de " matière-émotion ". Et cette matière n’est pas sans la couleur ou plus exactement la non-couleur. Avant de devenir un mythe d’écrivain, la page blanche se trouve être la condition même de l’écriture, la scène d’un théâtre qui est celui de la typographie. On pourra s’interroger sur les relations que le sens entretient avec les conditions matérielles de son apparition, sur la participation des sens au processus de la lecture.
Pourront également être pris en considération les jeux thématiques, métaphoriques et métafictionnels sur le couple noir/blanc.

Participants :

Atelier 9 : Poésie
Hélène Aji (Paris IV) : Le point sur la page : abstraction de W. C. Williams.
Antoine Cazé (Orléans) : Du rythme typographique à la voix colorée (sur John Cage).
Denise Ginfray (Lyon II) : ’Put something down some day in my hand’ : Gertrude Stein et la tyrannie du noir et blanc.
Fiona McMahon (Dijon) : Graphing Alphabets : The Toronto Research Group

10 : Fiction
Anne Ullmo (Lille III) : "Snowmen de S. Milhauser ou les figures de la création"
Ronald Jenn (Lyon II) : La typographie en filigrane de l’écriture de Mark Twain
Brigitte Félix (Le Mans) : La couleur des mots dans House of Leaves de Mark Danielewski
Abigail Lang (Paris VII) : La typographie comme forme dans House of Leaves.

 

11. L’Amérique, pays du blue(s) (Robert Springer, Metz)
Le pays du "red, white and blue" nous a apporté les "blue jokes" et les "blue movies", les "blue noses" et leurs "blue laws", les "blue ribbons" et les blue jeans et, en musique, le bluegrass et le blues. C’est ce dernier genre qui semble avoir le plus durablement marqué les esprits et cet atelier lui fera la part belle, tout en abordant le bleu en traduction et en littérature.

Participants :
Bernard Hoepffner (traducteur) : Traduire "Blue devils" ou le "double-bind" du traducteur.
Claire Maniez (Strasbourg II) : "Blue is something else" : "Mimesis" de R.M. Berry.
Suzana Matvejevic (Paris XII) : Le blues de The Bluest Eye, de Toni Morrison.
Robert Springer (Metz) : Blacks, Whites and Blues : a Reappraisal.
Frédéric Sylvanise (Paris XIII) : Quelques utilisations poétiques du blues.

 

12. Des Textes et des couleurs (Anne Ullmo & Bruno Monfort, Lille III)
A travers l’étude d’auteurs, qui, de Melville à Faulkner, de Henry James à Poe ou de Tony Morrison à Millhauser, ont su décliner les infinies variations de la gamme chromatique, on s’interrogera sur la définition d’une notion que d’aucuns ont pu qualifier de pure apparence sensible, l’apparentant au mensonge sophiste. La couleur est-elle donc, comme l’écrit Jacqueline Lichtenstein, " du point de vue de ses effets, de nature rhétorique " ? Peut-on la concevoir comme "la figure de l’ornement et l’ornement de la figure " ? La couleur peinte est, dans le discours qui pour l’analyser la détruit, un habillage et un cosmétique dont les moyens sont ceux de la teinture, si bien que la peinture, pour qui dit aimer la vérité, " devrait être incolore, c’est-à-dire sans peinture ".
Cette antique aporie justifie pleinement le constat que fait Brusatin lorsqu’il présente le bilan du rôle de la couleur et de la référence colorée/colorique dans le discours : " depuis toujours la couleur apparaît comme explication primaire des phénomènes et en même temps disparaît comme une falsification dans le discours de l’interprétation. Le discours coloré rappelle certaines vérités liées aux choses, mais colorer son discours implique, depuis les sophistes, le création d’images instables et de suggestions marginales par rapport au syllogisme, pour faire croire à certaines vérités plutôt qu’à d’autres ". Dès lors, instaurer la couleur dans le discours, c’est recourir à un modèle négatif du discours vrai, manipuler des effets : non plus le fantôme blanc, le "grand-hooded phantom " de Moby Dick, mais le spectre des couleurs multipliées. On pourra, dès lors, se demander si le discours ne déploie pas la couleur au risque, peut-être, de se mettre en cause, d’amener à la lumière son refoulé théorique, conduisant à sa propre récusation comme vecteur de vérité, originaire, mais aussi bien imitée lorsqu’il s’agit de fiction. Mais, en sens inverse, il sera intéressant de réfléchir, avec G. Didi-Huberman, à la notion d’incarnat, au tressage de la couleur avec les fibres de la peau, cette couleur qui ne serait " pas déposée à la surface des corps " mais serait" un jeu labile de la limite, un feuilletage subtil " qui " vacille de plans en plans dans l’espace, selon l’air, selon l’eau " (Didi-Huberman). La couleur : cosmétique ou incarnée ?

Participants :
Antonia Rigaud (Strasbourg II) : Couleur et transparence chez H. D. Thoreau.
Aurélie Guillain (Toulouse II) : The relationships between the continuous gradation of colours and the opposite principle of symbolic contrasts in Nathaniel Hawthorne’s fiction, notably The Scarlet Letter and The House of the Seven Gables.
Janine Dove-Rumé (Tours) : Le blanc, le vide et le noir dans "The Gold-bug", de Poe.
Agnès Derail (Paris IV & ENS Ulm) : The Last of the Mohicans ou l’incarnat de la nation
Sylvie Mathé (Aix-Marseille) : "Love it or leave it" : l’Amérique en bleu-gris-rouge de John Updike dans Rabbit Redux.

 

13. Cinéma : première séance. Le cinéma aux couleurs de l’Amérique (civilisation)/ American colors in film. (Melvyn Stokes, University College, Londres)

Participants :
Anne Crémieux (Paris X) : Vin Diesel : A Colorless Actor for a Colorblind America ?
Jean Foubert (Le Havre) : Le noir, crépuscule et renouveau (sur Welles et Aldrich)
Taina Tuhkunen-Couzic (Nantes) : The Color Purple or eying America through a colored lens (Alice Walker/Stephen Spielberg)
Annie Baron-Carvais (Lille II) : The Colour-Coded Superhero

14. Cinéma : dernière séance. Les couleurs du cinéma américain (études filmiques)/ Color in American films. (Dominique Sipière, Boulogne)

Participants :

Gilles Menegaldo (Poitiers) : Le système des couleurs dans Sleepy Hollow de Tim Burton
Noëlle De Chambrun (Paris VII) : Otto Preminger : en kitsch et en couleurs : River of No Return et Amber Forever
Yvette Rivière (Paris XII) : Jeux de couleur dans Reflections in a Golden Eye (roman/ film)
Melvyn Stokes (University College, London) : The Use of Colour in Hollywood Silent Films.

 

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TABLES RONDES ET CONFERENCES
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Vendredi 21 mai, 15h00-16h00
"The Color of Exile" : Conférence plénière. Ricki Stevenson, historienne et journaliste, fondatrice du Paris Black Tour. La conférence sera suivie d’une discussion.

Samedi 22 mai, 11h00-12h00
"Sauvons La Recherche spécificités américanistes" : forum animé par Jean Kempf (Lyon II).

Samedi 22 mai, 14h30-15h30
"La Palette de l’Amérique" : Table ronde plénière animée par Géraldine Chouard (Paris IX)
Participants : Annie Cohen-Solal (Caen et EHESS), Bertrand Rougé (Pau), Anca Cristofovici (Caen) et Bernard Hoepffner (traducteur).

Dimanche 23 mai, 10h30-11h30
"Novembre 2004 : quelles élections pour quelle présidence ?" (Vincent Michelot, Lyon II)
Participants : Jim Cohen (Paris VIII Sciences Politiques), Donna Kesselman (Paris X), Catherine Pouzoulet (Lille III), François Weil (EHESS CENA). Après une présentation liminaire des intervenants (10mns), le débat sera ouvert à la salle.

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JEUDI 20 MAI 2004

14h00-19h15 Doctoriales de littérature
13h00-16h40 Doctoriales de civilisation

VENDREDI 21 MAI 2004

08h30-12h00 Doctoriales de littérature
09h00-12h00 Doctoriales de civilisation

11h00-14h00 Accueil des congressistes à l’Université
12h00-13h30 Repas au restaurant universitaire "La Vague"
14h00-14h30 Ouverture du congrès par Madame Guicharnaud-Tollis, Vice-Présidente de l’UPPA.
14h30-15h00 "Couleur(s) d’Amérique" : Projection d’un diaporama
15h00-16h00 Conférence plénière. Ricki Stevenson, historienne et journaliste, fondatrice du Paris Black Tour : "The Color of Exile." La conférence sera suivie d’une discussion.
16h 00-16h30 Pause Café
16h30-19h00 5 ateliers en parallèle :
La Couleur haute définition (Claude Chastagner, Montpellier III et Véronique Béghain, Bordeaux III)
Radicalismes aux Etats-Unis : le rouge et le noir (Anne Ollivier-Mellios, Paris XIII)
The Whiteness of America (Nathalie Cochoy, Toulouse II & Pascale Antolin, Bordeaux III)
L’Amérique, pays du blue(s) (Robert Springer, Metz)
Tableaux/drapeaux, ou les couleurs de l’Amérique (Bertrand Rougé, Pau)

19h30 Réception à l’Hôtel de Ville

[Transport : Bus de l’Université à l’Hôtel de ville]

 

SAMEDI 22 MAI 2004

09h00-11h00 Assemblée Générale
11h00-12h00 Forum "Sauvons La Recherche, spécificités américanistes", animé par Jean Kempf (Lyon II)
12h00-13h30 Repas au restaurant universitaire "La Vague"
13h30-14h30 Projection du film Couleur(s) d’Amérique, réalisé par Géraldine Chouard et Anne Crémieux
14h30-15h00 "La palette de l’Amérique" : Table ronde plénière animée par Géraldine Chouard (Paris IX), avec Annie Cohen-Solal (Caen et EHESS), Bertrand Rougé (Pau), Anca Cristofovici (Caen) et Bernard Hoepffner (traducteur).
16h00-18h30 5 ateliers en parallèle :
Sémiotique de la couleur 1 (Arnaud Regnauld, Paris X et Béatrice Trotignon, Paris IX)
Des textes et des couleurs (Anne Ullmo & Bruno Monfort, Lille III)
Le cinéma aux couleurs de l’Amérique (civilisation)/ American colors in film. (Melvyn Stokes, University College, Londres)
La couleur du temps 1 (Cercle d’Etudes Afro-Américaines) (Arlette Frund, Tours & Claude Julien, Tours)
Du blanc typographique à l’encre de la lettre : écriture et non-couleur 1 [poésie] (Isabelle Alfandary, Paris X et Claire Fabre, Paris XII)

20h30 Dîner dansant au Palais Beaumont

[Transport : Bus de l’Université au Centre-ville]

DIMANCHE 23 JUIN 2004

09h 00-11h30 4 ateliers en parallèle :

Sémiotique de la couleur 2 (Arnaud Regnauld, Paris X et Béatrice Trotignon, Paris IX)
Du blanc typographique à l’encre de la lettre : écriture et non-couleur 2 [fiction] (Isabelle Alfandary, Paris X et Claire Fabre, Paris XII)
La couleur du temps 2 (Cercle d’Etudes Afro-Américaines) (Arlette Frund, Tours & Claude Julien, Tours)
Les couleurs du cinéma américain (études filmiques)/ Color in American films. (Dominique Sipière, Boulogne)

10h00 10h30 Pause café
10h30 - 11h30 Table ronde "Novembre 2004 : quelles élections pour quelle présidence ?" animée par Vincent Michelot (Lyon II), avec Jim Cohen (Paris VIII Sciences Politiques), Donna Kesselman (Paris X), Catherine Pouzoulet (Lille III), François Weil (EHESS CENA).
Après une présentation liminaire des intervenants, le débat sera ouvert à la salle.

[Transport : Bus de l’Université au Centre-ville]