CFP “L’Atlantique Nord en révolution” JDJC 22 et 23 septembre 2023 (Paris 8)

Chères toutes, chers tous,

Je vous prie de bien vouloir trouver ci-dessous (et en pièce-jointe) l’appel à communications pour les Journées Doctorants et Jeunes Chercheurs coorganisées par la SEAA1718 et la SFEDS qui auront lieu à Paris 8 les 22 et 23 septembre 2023.

Les propositions de communication, en français ou en anglais, d’une longueur de 250 mots ainsi qu’une courte bio-bibliographie (5 à 10 lignes) sont à adresser avant le lundi 3 avril 2023 à : jdjc23.seaa1718. Une réponse sera envoyée à toutes les propositions la semaine du 2 mai 2023.

Bien cordialement,
Anne-Marie Libério, pour le comité d’organisation

JDJC 2023 SEAA 17-18 et SFEDS

22 et 23 septembre 2023, Paris 8

Maison de la Recherche, Campus de Saint-Denis

“L’Atlantique Nord en révolution : transferts, représentations et mémoires, aux XVIIe et XVIIIe siècles”

Les Journées Doctorants et Jeunes Chercheurs 2023 aborderont les questions de transferts, de représentations et de mémoires, dans un contexte de révolutions aux XVIIe et XVIIIe siècles, dans l’espace atlantique nord. La Grande-Bretagne, la France et leurs colonies atlantiques dans les espaces nord-américains et caribéens furent ébranlées par des révoltes, des rébellions et des épisodes révolutionnaires. Ces bouleversements ont engendré des représentations multiples, dans les champs sociaux, politiques, religieux et artistiques. La révolution est protéiforme. Son sens évolue selon les acteurs et les époques, de la révolution copernicienne à l’idée radicale de la tabula rasa. Nous nous intéressons au temps long de la révolution, aux réactions en chaîne qui secouent les sociétés atlantiques de l’époque moderne en donnant un sens nouveau au mot de liberté. Les révolutions de la fin du XVIIIe siècle trouvent-elles leur origine dans les révoltes parlementaires des années 1640 ? Dans la dissidence religieuse ? Quel rôle les Lumières jouent-elles dans cette transition ? Nous encourageons les communicant.e.s à aborder les questions sémantiques, en travaillant les distinctions entre révolte, rébellion, événement révolutionnaire et révolution ainsi que leurs intéractions.

Nous nous interrogerons notamment sur les influences et les transferts, qu’ils soient littéraires, philosophiques, diplomatiques, artistiques et militaires, entre les différents territoires. À la faveur des réseaux, les échanges transatlantiques ont donné lieu à une circulation des biens, des personnes et des savoirs qui ont contribué à renverser les ordres établis et à accoucher de mouvements révolutionnaires. De John Locke à Thomas Paine en passant par Richard Price et Jean-Jacques Rousseau, comment les idées radicales se diffusent-elles de part et d’autre de l’Atlantique ? La question de la représentation est également au cœur de nombreuses revendications révolutionnaires, mettant en crise les monarchies modernes. Nous entendons la représentation dans un sens large : de la représentation parlementaire (virtuelle ou non) à la représentation de soi et de son groupe. Celle-ci peut être identitaire, donnant une légitimité aux populations qui prennent part aux contestations et choisissent un camp, sans oublier celui de la neutralité. Par-delà les représentations triomphantes qui saturent la littérature et les beaux-arts, on s’intéressera aussi aux discours des perdants, des déçus et des exilés de la révolution, qu’ils soient contre-révolutionnaires ou appartiennent aux groupes lésés, tels que les femmes et les esclaves.

Rétrospectivement, une révolution apparaît tantôt comme une expérience fondatrice, tantôt comme la fin d’un monde; comme un processus tantôt souhaitable, tantôt néfaste. Comment le regard rétrospectif et subjectif sur l’expérience vécue contribue-t-il à construire une mémoire multiple de la révolution dans le long dix-huitième siècle ? Comment le souvenir des révolutions et des mouvements contestataires passés nourrit-il les révolutions modernes ? La célébration de figures et d’événements symboliques contribue aussi bien à créer, qu’à entretenir et à institutionnaliser une mémoire révolutionnaire. Cette mémoire peut être précoce et collective, comme lors de la Fête de la Fédération qui commémore la prise de la Bastille dès 1790, ou bien tardive et privée, comme les mémoires de Toussaint Louverture, publiés de façon posthume en 1853.

Les participant.e.s sont invité.e.s à réfléchir entre autre aux thèmes suivants :

· Despotisme ; représentation politique ; liberté ; citoyenneté ;

· Hérésie ; tolérance ; dissidence ;

· Minorités ; femmes ; esclaves ; Amérindiens ; centre et périphéries ;

· Identité ; patriotisme ; nationalisme ;

· Appropriations ; réappropriations ;

· Révolutions artistiques, technologiques et épistémologiques ;

· Sources et genres littéraires : pamphlets, théâtre, essais philosophiques, littérature de voyage, correspondance, presse, roman etc.

· Commerce ; protectionnisme ; libéralisme ;

· Commémorations ; lieux de mémoire ; mémoire privée et mémoire collective ; toponymie;

· Continuité ; discontinuité.

Ces journées, destinées aux doctorant.e.s et aux jeunes chercheur.se.s, se tiendront en présentiel les 22 et 23 septembre 2023 dans l’amphithéâtre MR 002 de la Maison de la Recherche à l’université Paris 8, campus de Saint-Denis. Les communicant.e.s à l’étranger sélectionné.e.s qui ne pourront pas se déplacer à Paris auront exceptionnellement l’opportunité de faire une présentation en ligne lors de ces journées. Les propositions de communication, en français ou en anglais, d’une longueur de 250 mots ainsi qu’une courte bio-bibliographie (5 à 10 lignes) sont à adresser avant le lundi 3 avril 2023 à : jdjc23.seaa1718. Une réponse sera envoyée à toutes les propositions la semaine du 2 mai 2023.

CFP JDJC23 Paris8.pdf