{"id":4850,"date":"2024-05-30T11:02:38","date_gmt":"2024-05-30T09:02:38","guid":{"rendered":"https:\/\/afea.fr\/news\/?p=4850"},"modified":"2024-05-30T11:02:38","modified_gmt":"2024-05-30T09:02:38","slug":"true-crime-hybridites-dun-genre-seriel-populaire","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/afea.fr\/news\/cfp\/true-crime-hybridites-dun-genre-seriel-populaire\/4850\/","title":{"rendered":"True Crime : hybridit\u00e9s d\u2019un genre s\u00e9riel populaire"},"content":{"rendered":"<p>Appel \u00e0 communications \u2014 Colloque international<\/p>\n<p>True Crime : hybridit\u00e9s d\u2019un genre s\u00e9riel populaire<\/p>\n<p>16-17 janvier 2025 \u2013 Universit\u00e9 Paris Cit\u00e9 et Universit\u00e9 Sorbonne Nouvelle<\/p>\n<p>Propositions \u00e0 envoyer d\u2019ici le 12 juillet 2024<\/p>\n<p>[Scroll down for English Version]<\/p>\n<p><strong>Appel \u00e0 communications<\/strong><\/p>\n<p><strong><em>Colloque international<\/em><\/strong><\/p>\n<p>Universit\u00e9 Paris Cit\u00e9 et Universit\u00e9 Sorbonne Nouvelle \u201416-17 janvier 2025<\/p>\n<p><strong><em>True Crime : hybridit\u00e9s d\u2019un genre s\u00e9riel populaire<\/em><\/strong><\/p>\n<p>Propositions de communication \u00e0 envoyer d\u2019ici le <strong>12 juillet 2024<\/strong><\/p>\n<p>Depuis le d\u00e9but des ann\u00e9es 2000, les s\u00e9ries de <em>true crime<\/em> ont, sur les plateformes comme sur les cha\u00eenes de t\u00e9l\u00e9vision am\u00e9ricaines et europ\u00e9ennes, permis de renouveler les genres criminels et policiers en ajoutant \u00e0 l\u2019attrait du fait divers une sophistication discursive autant qu\u2019id\u00e9ologique caract\u00e9ristique de la \u00ab complexit\u00e9 \u00bb propre aux s\u00e9ries t\u00e9l\u00e9vis\u00e9es contemporaines. Cette double sp\u00e9cificit\u00e9 leur permet de se d\u00e9marquer de la concurrence dans un paysage m\u00e9diatique o\u00f9 prosp\u00e8rent les programmes et genres criminels et policiers. Autre \u00e9l\u00e9ment de d\u00e9marcation, les s\u00e9ries contemporaines de <em>true crime<\/em> entendent mettre en avant le s\u00e9rieux et l\u2019exhaustivit\u00e9 de projets documentaires au long cours que favorise le temps long de la forme s\u00e9rielle. Il s\u2019agit par ailleurs de faire \u0153uvre de p\u00e9dagogie sociale, en interrogeant les institutions judiciaires et polici\u00e8res autant que leurs environnements culturels au prisme du fait divers pour en \u00e9clairer souvent les manquements et dysfonctionnements, laissant \u00e9merger les in\u00e9galit\u00e9s, en particulier sociales ou raciales, mais aussi de genre et largement institutionnalis\u00e9es, qui produisent les erreurs et injustices judiciaires. Mais ce mode de lecture \u00ab documentarisant \u00bb et cette utilit\u00e9 sociale directe permettent aussi aux s\u00e9ries de <em>true crime<\/em> de se distinguer des <em>dramas<\/em> policiers \u00ab de qualit\u00e9 \u00bb, avec lesquels elles ont cependant en commun des proc\u00e9d\u00e9s d\u2019\u00e9criture sc\u00e9naristique et de mise en sc\u00e8ne.<\/p>\n<p>Pourtant, en d\u00e9pit des ambitions affich\u00e9es par la plupart des s\u00e9ries contemporaines de <em>true crime<\/em>, la critique revient fr\u00e9quemment sur le sensationnalisme de programmes qui viseraient en r\u00e9alit\u00e9 \u00e0 satisfaire le voyeurisme et la curiosit\u00e9 morbide des spectateurs. Bien que cette distinction critique entre un <em>true crime<\/em> \u00ab respectable \u00bb et un <em>true crime<\/em> de bas \u00e9tage renvoie avant tout \u00e0 un clivage culturel que renforcent les caract\u00e9ristiques s\u00e9rielles et populaires du genre, il n\u2019en demeure pas moins que ces s\u00e9ries se caract\u00e9risent en partie par leurs ambivalences et leurs contradictions. Identifi\u00e9 comme un genre en propre,le <em>true crime<\/em> n\u2019en demeure pas moins une cat\u00e9gorie particuli\u00e8rement englobante, rassemblant p\u00eale-m\u00eale des s\u00e9ries documentaires, des docufictions ou des fictions inspir\u00e9es de faits r\u00e9els, des mini-s\u00e9ries comme des anthologies voire des cycles bien sp\u00e9cifiques (les mini-s\u00e9ries de <em>true crime<\/em> portant sur des tueurs en s\u00e9rie, sur des faux coupables qu\u2019il s\u2019agit d\u2019innocenter, etc.). Si le <em>true crime<\/em>, sur les plateformes et \u00e0 la t\u00e9l\u00e9vision, se d\u00e9finit par son sujet (inspir\u00e9 de \u00ab faits r\u00e9els \u00bb), il est aujourd\u2019hui un lieu d\u2019\u00e9laboration et de renouvellement des discours m\u00e9diatiques sur les faits divers et leur nature socio-culturelle, mais surtout un lieu de rencontre, de n\u00e9gociation et aussi de tension entre des traditions m\u00e9diatiques et g\u00e9n\u00e9riques, des formes et des discours parfois \u00e9loign\u00e9s ou m\u00eame contradictoires, que le colloque entend examiner.<\/p>\n<p><strong>Pour ce colloque sur les s\u00e9ries TV de <em>true crime<\/em>, nous accueillerons des propositions de communication qui pourront s\u2019inscrire dans les axes de r\u00e9flexion suivants (dont la liste est non exhaustive) :<\/strong><\/p>\n<p><strong>* Genre transnational et sp\u00e9cificit\u00e9s nationales<\/strong> : le genre du <em>true crime<\/em> existe dans plusieurs pays, et les productions nationales se distinguent par des traits dus aux syst\u00e8mes juridiques locaux, mais aussi par des sp\u00e9cificit\u00e9s culturelles (notamment les traditions nationales de documentaires et de fictions inspir\u00e9es de faits r\u00e9els). Pourtant, le <em>true crime<\/em> est aussi un genre transnational, et certaines caract\u00e9ristiques permettent aux s\u00e9ries du genre d\u2019\u00eatre comprises et appr\u00e9ci\u00e9es dans plusieurs pays, ce qui explique en partie leur succ\u00e8s sur des plateformes qui ne sauraient se contenter, lorsqu\u2019elles commandent de co\u00fbteuses s\u00e9ries, des seuls publics nationaux. La s\u00e9rie <em>Gr\u00e9gory<\/em> (Anna Kwak et Gilles Marchand, 2019) a certes permis au public am\u00e9ricain de comprendre des sp\u00e9cificit\u00e9s judiciaires bien fran\u00e7aises (par exemple la rivalit\u00e9 entre gendarmerie et police, bien d\u00e9taill\u00e9e dans la s\u00e9rie), mais sa sc\u00e9narisation comme sa dramaturgie ne renvoient pas \u00e0 des mod\u00e8les sp\u00e9cifiquement fran\u00e7ais, ce qui permet de s\u2019adresser plus facilement \u00e0 des spectateurs \u00e9trangers. Cette dimension genre national \/ transnational peut en particulier \u00eatre envisag\u00e9e \u00e0 partir d\u2019une \u00e9tude pr\u00e9cise de la place du genre dans des contextes industriels pr\u00e9cis, et dans des contextes de production et diffusion sp\u00e9cifiques.<\/p>\n<p>* <strong><em>Trash TV<\/em> et <em>complex TV<\/em><\/strong> : le succ\u00e8s de <em>Dahmer \u2013 Monster : The Jeffrey Dahmer Story<\/em> (Ian Brennan et Ryan Murphy, 2022) sur Netflix (il s\u2019agit de l\u2019une des s\u00e9ries les plus regard\u00e9es de la plateforme) a relanc\u00e9 le sempiternel d\u00e9bat sur les dangers de s\u00e9ries qui, parfois, misent sur la fascination suscit\u00e9e par certaines affaires criminelles particuli\u00e8rement sordides. Si les accusations de <em>trash TV<\/em> s\u2019assimilent souvent \u00e0 des pr\u00e9jug\u00e9s portant sur un genre \u00e9minemment populaire et dont le public est majoritairement f\u00e9minin, il est crucial de s\u2019interroger sur les proc\u00e9d\u00e9s sc\u00e9naristiques et formels des s\u00e9ries de <em>true crime <\/em>: dans les s\u00e9ries portant sur des tueurs en s\u00e9rie, certaines configurations de point de vue ne nous poussent-elles pas \u00e0 nous attacher \u00e0 des personnages pourtant purement n\u00e9gatifs ? Est-il vraiment souhaitable de s\u00e9parer le bon grain (culturellement l\u00e9gitime) de l\u2019ivraie (g\u00e9n\u00e9rique et populaire) et d\u2019en revenir \u00e0 des distinctions entre des s\u00e9ries de <em>true crime<\/em> \u00ab format\u00e9es \u00bb par le genre, et des s\u00e9ries \u00ab complexes \u00bb voire des s\u00e9ries \u00ab d\u2019auteur \u00bb (par exemple les mini-s\u00e9ries cr\u00e9es par Jean-Xavier de Lestrade ou Ava DuVernay) ?<\/p>\n<p><strong>* hybridations m\u00e9diatiques <\/strong>: plus que d\u2019autres genres s\u00e9riels, les s\u00e9ries TV de <em>true crime<\/em> mettent sur le devant de la sc\u00e8ne les \u00e9changes et interactions m\u00e9diatiques. D\u2019une part, plusieurs s\u00e9ries proposent des structures hybrides, dans lesquelles les formes s\u00e9rielles sont renouvel\u00e9es gr\u00e2ce \u00e0 des hybridations m\u00e9diatiques (pr\u00e9sence de photographies, de coupures de presse, d\u2019extraits de reportages t\u00e9l\u00e9vis\u00e9s, d\u2019enregistrements ou d\u2019\u00e9missions radio), et d\u2019autre part un mat\u00e9riau narratif est souvent d\u00e9clin\u00e9 dans plusieurs m\u00e9dias (le livre-enqu\u00eate d\u2019Alice G\u00e9raud, <em>Sambre<\/em>, est adapt\u00e9 sous forme d\u2019une mini-s\u00e9rie cr\u00e9\u00e9e par Marc Herpoux et G\u00e9raud elle-m\u00eame, et r\u00e9alis\u00e9e par Jean-Xavier de Lestrade ; l\u2019affaire Adnan Sayed, qui est expos\u00e9e dans la saison 1 du podcast <em>Serial<\/em>, donne lieu \u00e0 la mini-s\u00e9rie <em>The Case Against Adnan Syed<\/em>, etc.), en proposant des formes d\u2019hybridations et de circulations entre fiction et documentaire (la mini-s\u00e9rie documentaire <em>Soup\u00e7ons<\/em> a r\u00e9cemment donn\u00e9 lieu \u00e0 un remake fictionnel, <em>The Staircase<\/em>).<\/p>\n<p><strong>* Dimension culturelle<\/strong> : au-del\u00e0 des id\u00e9es re\u00e7ues et d\u2019un discours m\u00e9diatique sur le genre (le <em>true crime<\/em> poss\u00e9derait forc\u00e9ment une dimension \u00ab citoyenne \u00bb et permettrait de corriger certaines erreurs judiciaires, particuli\u00e8rement outre-Atlantique), il demeure n\u00e9cessaire d\u2019analyser le genre au prisme des <em>cultural studies<\/em>, pour \u00e9valuer dans quelle mesure, par exemple dans des s\u00e9ries comme <em>Sambre<\/em> ou <em>Ted Bundy : Falling for a Killer<\/em> (Trish Wood, 2020), le <em>true crime<\/em> peut devenir un espace de reproduction, de n\u00e9gociation ou encore de reconfiguration des rapports sociaux (de classe, de race, de genre ou de sexualit\u00e9, en particulier).<\/p>\n<p><strong>Comit\u00e9 scientifique : <\/strong>Zachary Baqu\u00e9 (Universit\u00e9 Toulouse Jean Jaur\u00e8s), Marjolaine Boutet (Universit\u00e9 Sorbonne-Paris-Nord), Ariane Hudelet (Universit\u00e9 Paris Cit\u00e9), Barbara Laborde (Universit\u00e9 Sorbonne Nouvelle), David Roche (Universit\u00e9 Paul-Val\u00e9ry Montpellier 3), Dennis Tredy (Universit\u00e9 Sorbonne Nouvelle)<\/p>\n<p><strong>Organisation :<\/strong> Emmanuelle Delano\u00eb-Brun (Universit\u00e9 Paris Cit\u00e9) et Pierre-Olivier Toulza (Universit\u00e9 Paris Cit\u00e9)<\/p>\n<p><strong>Les propositions de communication, d\u2019une page maximum, en fran\u00e7ais ou en anglais, accompagn\u00e9es d\u2019une br\u00e8ve bio-bibliographie, sont \u00e0 envoyer avant le <strong>12 juillet 2024 <\/strong>aux deux adresses suivantes : <\/strong><\/p>\n<p>emmanuelle.delanoebrun<\/p>\n<p>pierre-olivier.toulza<\/p>\n<p><strong>Call for papers<\/strong><\/p>\n<p><strong><em>International conference<\/em><\/strong><\/p>\n<p><strong><em>True Crime : hybridities of a popular serial genre<\/em><\/strong><\/p>\n<p>Universit\u00e9 Paris Cit\u00e9 and Universit\u00e9 Sorbonne Nouvelle \u2014 January16-17, 2025<\/p>\n<p>Abstracts deadline: <strong>July 12th, 2024<\/strong><\/p>\n<p>Ever since the beginning of the 21st century, true crime series on American and European television and platforms have contributed to the renewal of the crime and police genres by combining the appeal of the true story with the discursive and ideological sophistication of \u2018complex\u2019 television narratives. This combination has singled them out in a media landscape saturated with crime and detective shows. What also demarcates them is their professed dedication to the rigorous and comprehensive nature of investigative documentary, which the longer extension of the serial format allows. Their aim is partly social and educational, as they examine the legal and police handling of singular cases within their cultural environment, often shedding light on shortcomings and malfunctions and revealing the inequalities \u2013 particularly social and racial, but also gender-based and institutional \u2013 that produce legal errors and injustices. Such a \u2018documentary\u2019 approach and direct social utility also enables true crime series to stand out from \u2018quality\u2019 crime dramas, with which they nevertheless share some of the same scriptwriting and directing techniques.<\/p>\n<p>Yet, despite the professed ambitions of most contemporary true crime series, critics frequently point to the sensationalism of programs geared to the voyeurism and morbid curiosity of viewers. Although this critical distinction between \u2018respectable\u2019 and low-grade true crime primarily reflects a cultural divide that is reinforced by the serial and popular characteristics of the genre, the fact remains that these series are partly characterized by their ambivalence and contradictions. Although identified as a genre in its own right, true crime is nonetheless a particularly broad category, encompassing documentary series, docu-dramas and fiction based on real events, mini-series, anthologies and even specific cycles or mini-series targeting serial killers, miscarriages of justice, unsolved cases. While true crime, on platforms and on television, is broadly defined by its subject and articulation with \u2018real events\u2019, the genre has become a site for the development and renewal of media discourse on crime as an ideological construct, but above all a place of negotiation and tension between media and generic traditions, forms and discourses that are sometimes distant or even contradictory, negotiations and tensions which the conference intends to examine.<\/p>\n<p><strong>For this conference on true-crime TV series, we welcome proposals for papers that could cover the following topics (the list is not exhaustive):<\/strong><\/p>\n<p>*<strong> Transnational genre and national specificities:<\/strong> the true crime genre exists in several countries, and national productions are distinguished by details of legal specificities or broader cultural singularities (in particular national traditions of documentaries and fiction inspired by true events). However, true crime is also a transnational genre, and certain characteristics enable such series to be understood and appreciated internationally, which partly explains their success on platforms that, when commissioning expensive series, cannot be satisfied with national audiences alone. <em>Gr\u00e9gory<\/em> (Anna Kwak and Gilles Marchand, 2019) has certainly enabled American audiences to understand some very French judicial specificities (for example, the rivalry between the gendarmerie and the police, which is well detailed in the series), but its scripting and dramaturgy do not refer to specifically French models, which makes it easier to appeal to foreign viewers. This national\/transnational dimension can be considered via a specific study of the genre in specific industrial contexts, but also in specific production and distribution contexts.<\/p>\n<p><strong>* Trash TV and complex TV: <\/strong>the success of <em>Dahmer &#8211; Monster: The Jeffrey Dahmer Story<\/em> (Ian Brennan and Ryan Murphy, 2022) on Netflix, where it is one of the platform&rsquo;s most watched series, has reignited the age-old debate about the dangers of series that sometimes capitalize on the fascination generated by particularly sordid criminal cases. While deriding programs as trash TV often amounts to prejudices about an eminently popular genre with a predominantly female audience, it&rsquo;s crucial to question the scriptwriting and formal processes of true-crime series: in series about serial killers, don&rsquo;t certain point-of-view configurations lead us to become attached to characters who are purely negative? What is at stake when we separate the wheat (the culturally legitimate) from the chaff (the generic and popular) and return to distinctions between true crime series \u2018formatted\u2019 by the genre, and \u2018complex\u2019 or even \u2018auteur\u2019 series (for example, the mini-series created by Jean-Xavier de Lestrade or Ava DuVernay)?<\/p>\n<p><strong>* Media hybridization:<\/strong> more than other serial genres, true crime TV series bring media exchanges and interactions to the fore. On the one hand, several series offer complex structures, in which serial forms are renewed via media hybridization (including photographs, press cuttings, extracts from television reports, recordings or radio broadcasts). On the other hand, the narrative material is often declined over several media, with Alice G\u00e9raud&rsquo;s book-investigation, <em>Sambre<\/em>, being adapted into a mini-series created by Marc Herpoux and G\u00e9raud herself and directed by Jean-Xavier de Lestrade for instance, or the Adnan Sayed case, featured in season 1 of the podcast <em>Serial<\/em>, giving rise to the mini-series <em>The Case Against Adnan Syed<\/em>, offering forms of hybridization and circulation between fictional and documentary material (the documentary mini-series <em>Soup\u00e7ons<\/em> recently gave rise to a fictional remake, <em>The Staircase<\/em>). Such interactions and cross-fertilizations participate in the resurfacing of the cultural phenomenon the symposium purports to examine.<\/p>\n<p><strong>* Cultural context and influence:<\/strong> beyond preconceived ideas and media discourse regarding the genre (true crime necessarily has a \u2018civic\u2019 dimension and helps to correct certain miscarriages of justice, particularly in the US), the interest in true crime series should be considered in terms of cultural significance and through the larger prism of cultural studies, to assess the extent to which, in series such as <em>Sambre<\/em> or <em>Ted Bundy: Falling for a Killer<\/em> (Trish Wood, 2020) among many others, true crime can become a space for reproducing, negotiating or reconfiguring social relations (of class, race, gender or sexuality, in particular).<\/p>\n<p><strong>Scientific committee:<\/strong> Zachary Baqu\u00e9 (Universit\u00e9 Toulouse Jean Jaur\u00e8s), Marjolaine Boutet (Universit\u00e9 Sorbonne-Paris-Nord), Ariane Hudelet (Universit\u00e9 Paris Cit\u00e9), Barbara Laborde (Universit\u00e9 Sorbonne Nouvelle), David Roche (Universit\u00e9 Paul-Val\u00e9ry Montpellier 3), Dennis Tredy (Universit\u00e9 Sorbonne Nouvelle)<\/p>\n<p><strong>Organizers: <\/strong>Emmanuelle Delano\u00eb-Brun (Universit\u00e9 Paris Cit\u00e9), Pierre-Olivier Toulza (Universit\u00e9 Paris Cit\u00e9)<\/p>\n<p><strong>Proposals for papers (one page), in French or English, accompanied by a brief bio-bibliography, should be sent before July 12th 2024 to the following addresses: <\/strong><\/p>\n<p>emmanuelle.delanoebrun<\/p>\n<p>pierretoulza<\/p>\n<p>The conference will be held on January 16 and 17.<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/afea.fr\/news\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2024\/05\/English-1.docx\">English.docx<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Appel \u00e0 communications \u2014 Colloque international True Crime : hybridit\u00e9s d\u2019un genre s\u00e9riel populaire 16-17 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