{"id":3482,"date":"2023-11-13T09:58:49","date_gmt":"2023-11-13T08:58:49","guid":{"rendered":"https:\/\/afea.fr\/news\/?p=3482"},"modified":"2023-11-13T09:58:49","modified_gmt":"2023-11-13T08:58:49","slug":"cfp-tourisme-arts-et-memoires-tourism-arts-and-memoryies-universite-de-lille-29-30-m-ars-2024","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/afea.fr\/news\/cfp\/cfp-tourisme-arts-et-memoires-tourism-arts-and-memoryies-universite-de-lille-29-30-m-ars-2024\/3482\/","title":{"rendered":"CFP Tourisme, Arts et M\u00e9moire(s)\/Tourism, arts and memory(ies), Universit\u00e9 de Lille, 29-30 m ars 2024"},"content":{"rendered":"<p>Ch\u00e8res et chers coll\u00e8gues,<\/p>\n<p>Vous trouverez ci-dessous l\u2019appel \u00e0 communications pour le colloque sur Tourisme, Arts et M\u00e9moire(s) qui se tiendra \u00e0 l\u2019universit\u00e9 de Lille (Facult\u00e9 des Langues, Cultures et Soci\u00e9t\u00e9s \u00e0 Roubaix) du 29 au 30 mars 2024<\/p>\n<p>Bien \u00e0 vous<br \/>\nNathalie Dupont<br \/>\nMCF-HDR HC en histoire et culture des Etats-Unis,<br \/>\nULCO<\/p>\n<p><strong>Appel \u00e0 communications<\/strong><\/p>\n<p><strong>Tourisme, Arts et M\u00e9moire(s)<\/strong><\/p>\n<p>Conf\u00e9rence internationale<\/p>\n<p>Universit\u00e9 de Lille (Roubaix, Facult\u00e9 de Langages, Cultures et Soci\u00e9t\u00e9s)<\/p>\n<p>29-30 Mars 2024<\/p>\n<p>(<a href=\"https:\/\/tam24.univ-littoral.fr\/\">https:\/\/tam24.univ-littoral.fr<\/a>)<\/p>\n<p>Ce colloque international et interdisciplinaire, organis\u00e9 par l\u2019Universit\u00e9 de Lille, en partenariat avec l\u2019Universit\u00e9 Littoral Co\u0302te d&rsquo;Opale et l\u2019InREnT, vise \u00e0 rassembler des chercheurs de toutes disciplines mais aussi des professionnels et des acteurs du secteur touristique.<\/p>\n<p>Lors de la sortie du film <em>Il faut sauver le soldat Ryan<\/em> (Steven Spielberg, 1998), beaucoup ont soulign\u00e9 le r\u00e9alisme de la s\u00e9quence du d\u00e9barquement qui a contribu\u00e9 \u00e0 faire du film un t\u00e9moignage vivant des horreurs de la guerre. Le succ\u00e8s du film a ensuite incit\u00e9 de nombreux v\u00e9t\u00e9rans survivants de la Seconde Guerre mondiale et leurs familles, ainsi que des touristes, \u00e0 se rendre encore plus nombreuxsur les lieux de m\u00e9moire de la Seconde Guerre mondiale, montrant ainsi une fois de plus que le tourisme, les arts et la (les) m\u00e9moire(s) sont \u00e9troitement li\u00e9s. Alors que 2024 marquera le 80e anniversaire du D\u00e9barquement en Normandie et donnera lieu \u00e0 de nombreuses c\u00e9l\u00e9brations pour entretenir la m\u00e9moire de cet \u00e9v\u00e9nement, cette conf\u00e9rence internationale sur le Tourisme, les Arts et la (les) M\u00e9moire(s) se propose d&rsquo;\u00e9tudier les liens entre ces trois notions.<\/p>\n<p>Le th\u00e8me de la guerre est malheureusement celui qui favorise la superposition de ces notions, amenant les touristes \u00e0 marcher sur les pas des soldats \u00e9voqu\u00e9s <em>Flanders Fields<\/em> de John Mc Crae, \u00e0 se rendre sur les lieux de tournage et voir les paysages li\u00e9s aux \u0153uvres \u00e9voquant la guerre comme le Wilfried Owen Memorial anciennement connu sous le nom de La maison foresti\u00e8re dans le Nord de la France. Les touristes peuvent \u00e9galement se rendre dans des expositions de peintures ou de dessins, tels ceux d&rsquo;Otto Dix traduisant l&rsquo;obs\u00e9dante repr\u00e9sentation apocalyptique de la Premi\u00e8re Guerre mondiale, ou encore ceux de L\u00e9on Delarbre, David Ol\u00e8re et Denis Guillon qui prirent de grands risques en dessinant\/caricaturant les atrocit\u00e9s commises \u00e0 Auschwitz, Buchenwald, Dora et Ellrich afin d\u2019apporter leur t\u00e9moignage sur les horreurs de la Seconde Guerre mondiale.<\/p>\n<p>Les touristes peuvent \u00e9galement visiter diff\u00e9rents types de m\u00e9moriaux de guerre. Ils peuvent parcourir les nombreux sentiers du souvenir qui traversent les cimeti\u00e8res, se rendre dans des lieux de m\u00e9moire ou centres comm\u00e9moratifs, tel le r\u00e9cent et tr\u00e8s moderne centre John Monash d\u00e9di\u00e9 au corps exp\u00e9ditionnaire australien durant la Premi\u00e8re Guerre mondiale. Ces m\u00e9moriaux et la mani\u00e8re dont ils sont con\u00e7us repr\u00e9sentent en effet une forme d&rsquo;art en soi, destin\u00e9e \u00e0 honorer la m\u00e9moire des soldats dont les noms \u00ab vivent pour toujours \u00bb. Le c\u00e9notaphe de Whitehall et le m\u00e9morial de Thiepval t\u00e9moignent ainsi de l&rsquo;\u0153uvre d&rsquo;Edwin Lutyens tandis que le Mall de Washington D.C. rassemble plusieurs monuments con\u00e7us par diff\u00e9rents architectes qui, chacun \u00e0 leur mani\u00e8re, rendent hommage aux soldats am\u00e9ricains tomb\u00e9s au champ d&rsquo;honneur.<\/p>\n<p>La m\u00e9moire peut donc \u00eatre collective et souvent li\u00e9e \u00e0 un \u00e9v\u00e9nement traumatisant, m\u00eame si les gens peuvent avoir des souvenirs diff\u00e9rents de cet \u00e9v\u00e9nement. On peut par exemple penser aux diff\u00e9rents types de souvenir qu\u2019ont les touristes lorsqu&rsquo;ils se rendent \u00e0 Ground Zero et visitent le m\u00e9morial, parfois sous la houlette de New-Yorkais qui ont eux aussi leur propre souvenir de cette journ\u00e9e. Cependant, ils contribuent tous \u00e0 la m\u00e9moire collective de ce jour fatidique et de ses victimes sur un site qui est devenu un lieu national de comm\u00e9moration.<\/p>\n<p>La guerre et autres trag\u00e9dies ne sont pas le seul th\u00e8me o\u00f9 les trois notions de tourisme, d&rsquo;art et de m\u00e9moire(s) se chevauchent. Par exemple, les touristes peuvent c\u00e9l\u00e9brer l&rsquo;impressionnisme en visitant la maison de Claude Monet \u00e0 Giverny. Ils peuvent aussi garder vivante la m\u00e9moire de diff\u00e9rents types d&rsquo;artistes, par exemple en se rendant dans des mus\u00e9es et des lieux li\u00e9s \u00e0 Jane Austen, tel Lyme Park g\u00e9r\u00e9 par le National Trust dans le Cheshire et ayant servi \u00e0 repr\u00e9senter Pemberley, belle demeure fictive de M. Darcy dans l&rsquo;adaptation d&rsquo;<em>Orgueil et Pr\u00e9jug\u00e9s<\/em> qu\u2019en fit la BBC en 1995. Les lieux ayant accueilli le tournage <em>La M\u00e9lodie du bonheur<\/em> (Robert Wise, 1966) en Autriche continuent \u00e0 accueillir des touristes qui, dans un mouvement collectif, peuvent se souvenir avec tendresse de leur propre enfance lorsqu&rsquo;ils virent le film pour la premi\u00e8re fois, la nostalgie \u00e9tant une sorte d&rsquo;association intime qui aide \u00e9galement \u00e0 \u00ab vendre le pass\u00e9 \u00bb.<\/p>\n<p>Par cons\u00e9quent, nous invitons les auteurs \u00e0 \u00e9tudier la mani\u00e8re dont diff\u00e9rents types d&rsquo;art, qu&rsquo;il s&rsquo;agisse de films, de peintures, de romans, de po\u00e8mes, de statues ou de monuments, peuvent amener les touristes \u00e0 revisiter et \u00e0 entretenir des souvenirs, qu&rsquo;ils soient tragiques, historiques, litt\u00e9raires ou musicaux, comme par exemple Graceland, d\u00e9di\u00e9 \u00e0 la m\u00e9moire d&rsquo;Elvis Presley, le mus\u00e9e des Beatles de Liverpool ou encore le mus\u00e9e Serge Gainsbourg, r\u00e9cemment ouvert \u00e0 Paris dans son ancien domicile.<\/p>\n<p>La conf\u00e9rence vise \u00e9galement \u00e0 rassembler des chercheurs qui s&rsquo;int\u00e9ressent \u00e0 la fa\u00e7on dont l&rsquo;imbrication du tourisme, des arts et de la (des) m\u00e9moire(s) a \u00e9volu\u00e9 et s&rsquo;est peut-\u00eatre adapt\u00e9e \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque actuelle. En effet, la mani\u00e8re dont la (les) m\u00e9moire(s) est (sont) c\u00e9l\u00e9br\u00e9e(s) \u00e0 travers les arts puis par les touristes peut \u00e9galement varier dans le temps, conduisant \u00e0 voir le pass\u00e9 une fois de plus comme un \u00ab pays \u00e9tranger \u00bb et aboutissant \u00e0 une certaine d\u00e9construction de la (des) m\u00e9moire(s) pass\u00e9e(s), ainsi qu&rsquo;\u00e0 une remise en question des pratiques touristiques et mus\u00e9ographiques. Par exemple, les touristes qui se rendent pr\u00e8s de Parliament Square \u00e0 Londres peuvent voir la statue de l&rsquo;ancien d\u00e9put\u00e9 et premier ministre Winston Churchill, \u0153uvre d&rsquo;Ivor Roberts-Jones, qui a fait l&rsquo;objet d&rsquo;un d\u00e9bat sur les statues de personnages historiques li\u00e9s \u00e0 l&rsquo;esclavage et au racisme. Les touristes peuvent visiter des expositions sur les artistes de l&rsquo;\u00e9cole de la rivi\u00e8re Hudson et les peintures de Frederic Remington, qui c\u00e9l\u00e8brent tous une m\u00e9moire et une vision sp\u00e9cifiques des espaces naturels am\u00e9ricains du XIXe si\u00e8cle, tandis que les peintures de cow-boys de Will Cotton tendent \u00e0 d\u00e9construire cette vision.<\/p>\n<p>Les progr\u00e8s li\u00e9s au mouvement pour les droits civiques ainsi qu&rsquo;au mouvement <em>Black Lives Matter<\/em> ont progressivement contribu\u00e9 \u00e0 l&rsquo;ouverture ou \u00e0 la modification des lieux li\u00e9s \u00e0 l\u2019histoire de l&rsquo;esclavage, \u00e0 l\u2019image du mus\u00e9e de la plantation Whitney qui a ouvert ses portes en 2015 en tant que \u00ab tout premier mus\u00e9e de l&rsquo;esclavage aux \u00c9tats-Unis \u00bb, \u00ab d\u00e9construisant le r\u00e9cit romanc\u00e9 des visites de plantations \u00bb. Le documentaire<em>Descendant <\/em>(Margaret Brown, 2022) de Netflix, prim\u00e9 \u00e0 Sundance, qui raconte la d\u00e9couverte de l&rsquo;\u00e9pave de la <em>Clotilda<\/em> pr\u00e8s de Mobile, en Alabama, et ses cons\u00e9quences sur les descendants afro-am\u00e9ricains des esclaves transport\u00e9s, a donn\u00e9 lieu \u00e0 l&rsquo;ouverture d&rsquo;une exposition sp\u00e9ciale \u00e0 l&rsquo;Africatown Heritage House, alors que des touristes commen\u00e7aient \u00e0 arriver pour visiter Mobile et son cimeti\u00e8re noir d&rsquo;Oaklawn.<\/p>\n<p>Les films et les documentaires peuvent \u00e9galement conduire \u00e0 une d\u00e9construction des souvenirs. Par exemple, les touristes qui ont visit\u00e9 Houston au Texas, le Centre spatial Kennedy et Cap Canaveral en Floride entre les ann\u00e9es 1960 et 1980 savaient probablement qui \u00e9tait Werhner von Braun. L&rsquo;ancien scientifique nazi, qui avait cr\u00e9\u00e9 la fus\u00e9e V2 et s&rsquo;\u00e9tait rendu aux Am\u00e9ricains avec une partie de son \u00e9quipe, contribua ensuite \u00e0 am\u00e9liorer les fus\u00e9es du programme spatial am\u00e9ricain, et fut notamment mis en avant par Disney dans les ann\u00e9es 1950 en tant que conseiller technique et parfois animateur de programme de t\u00e9l\u00e9vision <em>Tomorrowland<\/em> produit par Disney. On peut \u00e9galement deviner sa pr\u00e9sence sous les traits du scientifique en chef et de son \u00e9quipe parlant tous avec un accent allemand prononc\u00e9 dans <em>L\u2019\u00e9toffe des h\u00e9ros <\/em>(Philip Kaufman, 1983). Mais les touristes d&rsquo;aujourd&rsquo;hui pourraient bien avoir une vision diff\u00e9rente de leurs homologues des ann\u00e9es 1960 et suivantes concernant la contribution des \u00e9trangers (et des femmes) au programme spatial am\u00e9ricain gr\u00e2ce aux <em>Figures de l\u2019ombre<\/em> (Theodore Melfi, 2016) o\u00f9 il n&rsquo;y a pas de personnage de Von Brown puisqu&rsquo;il est ironiquement remplac\u00e9 par un survivant juif polonais dont les parents sont morts dans un camp nazi.<\/p>\n<p>Ce colloque international se propose donc d&rsquo;\u00e9tudier les multiples relations entre tourisme, arts et m\u00e9moire(s) et leurs \u00e9volutions, qu&rsquo;il s&rsquo;agisse de tourisme li\u00e9 \u00e0 un conflit, \u00e0 l\u2019histoire, la litt\u00e9rature, au cin\u00e9ma ou parfois d\u2019un tourisme m\u00e9moriel nostalgique.<br \/>\nLa conf\u00e9rence se d\u00e9roulera de pr\u00e9f\u00e9rence en pr\u00e9sentiel \u00e0 l&rsquo;Universit\u00e9 de Lille, France (\u00e0 la Facult\u00e9 des langues, cultures et soci\u00e9t\u00e9s sur le campus de Roubaix), ou en distanciel au cas par cas.<\/p>\n<p>Les propositions peuvent porter sur tous les aspects mentionn\u00e9s ci-dessus et sur d&rsquo;autres aspects de la relation entre le tourisme, les arts et la (les) m\u00e9moire(s) dans diff\u00e9rents pays, pour autant qu&rsquo;elles croisent les trois notions de tourisme, d&rsquo;arts et de (des) m\u00e9moire(s).<\/p>\n<p>Les r\u00e9sum\u00e9s (environ 400 mots), r\u00e9dig\u00e9s en fran\u00e7ais ou en anglais, accompagn\u00e9s de 3 \u00e0 5 mots cl\u00e9s et d&rsquo;une courte pr\u00e9sentation biographique, sont \u00e0 envoyer par e-mail au plus tard le 13 janvier 2024 aux deux organisatrices (nathalie.dupont et laetitia.garcia).<\/p>\n<p>Les auteurs des propositions s\u00e9lectionn\u00e9es seront notifi\u00e9s d\u00e9but f\u00e9vrier et le colloque fera ensuite l\u2019objet d\u2019une publication avec expertise des articles retenus.<\/p>\n<p>Comit\u00e9 scientifique:<\/p>\n<p>\u00a7 Delphine Chambolle (Universit\u00e9 de Lille)<br \/>\n\u00a7 Nathalie Dupont (ULCO)<br \/>\n\u00a7 Michel Felix (SKEMA)<br \/>\n\u00a7 Laetitia Garcia (Universit\u00e9 de Lille)<br \/>\n\u00a7 Marie-Agn\u00e8s Lanneaux (Universit\u00e9 de Lille)<br \/>\n\u00a7 C\u00e9cilia Tirtaine (Universit\u00e9 de Nantes)<br \/>\n\u00a7 Philippe Vervaecke (Universit\u00e9 de Lille)<br \/>\n\u00a7 Philippe Vaesken (Universit\u00e9 de Lille)<br \/>\n\u00a7 Shannon Wells-Lassagne (Universit\u00e9 de Bourgogne)<\/p>\n<p><strong>Call for papers on Tourism, Arts and Memory(ies)<\/strong><\/p>\n<p>International conference<\/p>\n<p>Lille University (Roubaix, faculty of Languages, Cultures and Societies)<\/p>\n<p>March 29-30, 2024<\/p>\n<p>(<a href=\"https:\/\/tam24.univ-littoral.fr\/\">https:\/\/tam24.univ-littoral.fr<\/a>)<\/p>\n<p>This international and interdisciplinary conference organized by the University of Lille, in partnership with the University of Littoral Co\u0302te d&rsquo;Opale and InREnT, aims to bring together academics from different fields as well as professionals and players from the tourism sectors.<\/p>\n<p>When Steven Spielberg\u2019s <em>Saving Private Ryan<\/em> was released in 1998, many pointed to its realistic D-Day landing sequence which contributed to make the film a vivid testimony to the horrors of wars. The film\u2019s success then led many surviving WW2 veterans and their families, as well as tourists, to walk down WW2 memory lane in even greater numbers, therefore once again showing that tourism, arts and memory(ies) are intertwined. As 2024 will mark the 80th anniversary of the D-Day Landing in Normandy and lead to several celebrations so as to keep alive the memory of that event, this international conference on Tourism, Arts and Memory(ies) intends to study the links between these three notions.<\/p>\n<p>The war topic is unfortunately one that favours the overlapping of these notions, leading tourists to walk into soldiers\u2019 footsteps in John Mc Crae\u2019s <em>Flanders Fields<\/em>, to visit shooting locations and war-themed books\u2019 and poems\u2019 settings such as the Wilfried Owen Memorial\/ formerly known as La maison foresti\u00e8re in Northern France. Tourists can also go to exhibits of paintings and drawings like Otto Dix\u2019s haunting apocalyptical rendering of WWI or those by L\u00e9on Delarbre, David Ol\u00e8re and Denis Guillon who took great risks while drawing\/caricaturing the atrocities carried out at Auschwitz, Buchenwald, Dora and Ellrich as a kind of testimony to the horrors of WWII.<\/p>\n<p>Tourists can also visit different types of war memorial spaces. They can walk the numerous remembrance trails going through cemeteries, and go to memorials and memorial centres such as the recent top-of -the-art John Monash Centre dedicated to the Australian expeditionary Corps during WWI. Indeed, these memorials and the way they are designed represent an art form in itself intended to honour the memory of soldiers whose names \u201cliveth for evermore\u201d. Whitehall\u2019s Cenotaph and the Thiepval memorial thus bear witness to the work of Edwin Lutyens while the Mall in Washington D.C. gathers several monuments designed by different architects who, in their own way, all pay tribute to fallen American soldiers.<\/p>\n<p>Therefore, memory can be a collective one often linked to a traumatic event, even though people may have different memories of that event. One can for example think of the tourists\u2019 different 9\/11 memories when they go to Ground Zero and visit the architect-designed 9\/11 Memorial, led by local New Yorkers who also have their own recollection of that day. However, they all contribute to a collective memory of that fateful day and its victims on a location that has become a national place of remembrance.<\/p>\n<p>War and other tragedies are hopefully not the only theme where the three notions of tourism, arts and memory(ies) overlap. For example, tourists can celebrate impressionism while visiting Claude Monet\u2019s home in Giverny. They can also keep alive the memory of different types of artists, for example when going to Jane Austen-related museums and places such as the National Trust\u2019s Lyme Park in Cheshire standing for Mr Darcy\u2019s Pemberley in the 1995 BBC adaptation of <em>Pride and Prejudice<\/em>. The Austrian sets of locally-shot<em>Sound of Music<\/em> (Robert Wide, 1966) still welcome tourists who, in a collective movement, may fondly recollect their own childhood when they first watch the film, as nostalgia is a kind of intimate association that also helps \u201csell the past\u201d.<\/p>\n<p>Therefore, we invite papers that evaluate the way different types of arts (whether it be films, paintings, novels, poems, statues, monuments\u2026) can lead tourists to revisit and keep alive memory(ies), whether tragic, historical, literary, and musical such as Graceland dedicated to the memory of Elvis Presley, the Liverpool Beatles Museum and the recently opened Serge Gainsbourg museum in the Parisian house where he used to live.<\/p>\n<p>The conference also seeks to bring together scholars interested in how the overlapping of tourism, arts and memory(ies) has evolved and maybe adapted itself to present times. Indeed, the way memory(ies) are somehow celebrated through arts and then by tourists can also differ through time, leading to see the past once again as a \u201cforeign country\u201d and resulting in some deconstruction of past memory(ies) as well as a questioning of touristical and museographic practices. For example, tourists going near Parliament Square in London can see former MP and PM Winston Churchill\u2019s statue by Ivor Roberts-Jones that has been part of the debate over statues of historical figures linked to slavery and racism. Tourists can go to exhibits on the Hudson River school artists and Frederic Remington\u2019s paintings which all celebrate a specific 19th-century memory and vision of American natural spaces, while Will Cotton\u2019s paintings of cowboys tend to deconstruct that vision.<\/p>\n<p>Progress linked to the Civil Rights movement as well as the Black Lives Matter movement gradually contributed to the opening or modification of slavery-linked places like for example the case of the Whitney Plantation Museum that opened in 2015 as the \u201cvery first museum slavery museum in the United States\u201d \u201cdeconstructing the romanticized narrative of the plantation tours\u201d. Netflix\u2019s Sundance award-winning documentary <em>Descendant<\/em> (Margaret Brown, 2022) that narrates the discovery of the shipwreck <em>Clotilda <\/em>near Mobile, Alabama, and its consequences on its slaves\u2019 African-American descendants resulted in the opening of a dedicated exhibit at the Africatown Heritage House as tourists started arriving to visit the specific place and its Oaklawn cemetery.<\/p>\n<p>Films and documentaries can also lead to such deconstruction of memories. For example, tourists visiting Houston in Texas, the Kennedy Space Centre and Cape Canaveral in Florida between the 1960s and 1980s may well have known about Werhner von Braun. The former nazi scientist, who had created the V2 rocket and surrendered to the Americans with part of his team, later contributed to improve the rockets of their space programme, and was notably put in the limelight by Disney during the 1950s as technical advisor and sometimes host of <em>Tomorrowland<\/em> Disney-produced TV programme. His presence can also be guessed in the character of the chief scientist and his team all speaking with a thick German accent in <em>The Right Stuff<\/em> (Philip Kaufman, 1983). But today\u2019s tourists may well have a different view from their 1960s and later counterparts relating to foreigners\u2019 (and women\u2019s) contribution to the American space programme thanks to <em>Hidden Figures<\/em> (Theodore Melfi, 2016) where there is no Von Brown character as it is ironically replaced by a Polish Jewish survivor whose \u201cparents died in a Nazi prison camp\u201d.<\/p>\n<p>This international conference therefore intends to study the manifold relationship between tourism, arts and memory(ies) and its evolutions, whether it be warfare, historical, literary, film and sometimes nostalgic memorial tourism. The conference will preferably be an in-person event taking place at the University of Lille, France (in Roubaix, at the faculty of Languages, Cultures and Societies), or a virtual one on a case-by-case basis.<\/p>\n<p>Proposals can address all the above-mentioned aspects and others of the relationship between tourism, arts and memory(ies) in different countries as long as they intersect the three notions of tourism, arts and memory(ies).<\/p>\n<p>Abstracts (ca. 400 words), written in French or in English, together with 3 to 5 key words and a short biographical presentation, should be sent by e-mail no later than January 13, 2024 to both organizers (nathalie.dupont and laetitia.garcia)<\/p>\n<p>Selected proposals will be announced at the beginning of February and there will be a peer-reviewed publication after the conference.<\/p>\n<p>Scientific committee:<\/p>\n<p>\u00a7 Delphine Chambolle (Lille University)<br \/>\n\u00a7 Nathalie Dupont (ULCO)<br \/>\n\u00a7 Michel Felix (SKEMA)<br \/>\n\u00a7 Laetitia Garcia (Lille University)<br \/>\n\u00a7 Marie-Agn\u00e8s Lanneaux (Lille University)<br \/>\n\u00a7 C\u00e9cilia Tirtaine (Nantes University)<br \/>\n\u00a7 Philippe Vervaecke (Lille University)<br \/>\n\u00a7 Philippe Vaesken (Lille University)<br \/>\n\u00a7 Shannon Wells-Lassagne (University of Burgundy)<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/afea.fr\/news\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2023\/11\/TAM24-call-for-papers.pdf\">TAM24, call for papers.pdf<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Ch\u00e8res et chers coll\u00e8gues, Vous trouverez ci-dessous l\u2019appel \u00e0 communications pour le colloque sur Tourisme, Arts et M\u00e9moire(s) qui se 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