{"id":240,"date":"2009-07-23T00:26:34","date_gmt":"2009-07-23T00:26:34","guid":{"rendered":"http:\/\/localhost\/annualconference\/association-francaise-detudes-americaines\/congres-afea\/congres-anterieurs\/congres-2010-grenoble-de-la-nature-a-lenvironnement\/liste-des-ateliers-281\/240\/"},"modified":"2009-07-23T00:26:34","modified_gmt":"2009-07-23T00:26:34","slug":"liste-des-ateliers-281","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/afea.fr\/annualconference\/congres-anterieurs\/congres-2010-grenoble-de-la-nature-a-lenvironnement\/liste-des-ateliers-281\/240\/","title":{"rendered":"Liste des ateliers"},"content":{"rendered":"<h2>Congr\u00e8s de l&#8217;AFEA<br \/>\n\u00ab De  la nature \u00e0 l&#8217;environnement \u00bb<br \/>\nUniversit\u00e9 Stendhal &#8211; Grenoble 3<br \/>\n27-29 mai 2010<\/h2>\n<p>LISTE DES ATELIERS au 8 octobre 2009<\/p>\n<p>&#8211; Susanne BERTHIER-FOGLAR, <strong>De la nature sacr\u00e9e \u00e0 la politique environnementale<\/strong><br \/>\n&#8211; Sophie BODY-GENDROT, <strong>L&#8217;empreinte urbaine des d\u00e9fis environnementaux mondiaux<\/strong><br \/>\n&#8211; Antoine CAZ\u00c9 , <strong>Sites po\u00e9tiques contemporains<\/strong><br \/>\n&#8211; Claude CHASTAGNER, <strong> <em>Take a walk on the wild side. <\/em> <\/strong><strong>Explorer l\u2019habitat de la musique populaire am\u00e9ricaine<\/strong><br \/>\n&#8211; B\u00e9n\u00e9dicte CHORIER-FRYD &#038; Claire FABRE, <strong>De l&#8217;environnement \u00e0 la nature : retour de la pastorale dans la fiction am\u00e9ricaine contemporaine?<\/strong><br \/>\n&#8211; John DEAN, <strong>La nature et l\u2019environnement dans la culture populaire am\u00e9ricaine<\/strong><br \/>\n&#8211; Danielle FOLLETT &#038; Ronan LUDOT-VLASAK, <strong>Le passage de la nature \u00e0 l\u2019environnement dans la litt\u00e9rature am\u00e9ricaine, 1820-1870 : la science de l\u2019\u00e9poque \u00e0 l\u2019\u00e9preuve du prisme litt\u00e9raire<\/strong><br \/>\n&#8211; Olivier FRAYSS\u00c9 &#038; Donna KESSELMAN, <strong>De nature \u00e0 environnement, des enjeux sociaux m\u00e9diatis\u00e9s<\/strong><br \/>\n&#8211; Wendy HARDING &#038; Jacky MARTIN, <strong>Habiter l\u2019inhabitable<\/strong><br \/>\n&#8211; Abigail LANG, <strong>Po\u00e9tique(s) \u00e9cologique(s). Formes et genres<\/strong><br \/>\n&#8211; Lionel LARR\u00c9, <strong>Les Am\u00e9rindiens, de la nature \u00e0 l\u2019environnement<\/strong><br \/>\n&#8211; Janine LEMAIRE &#038; B\u00e9n\u00e9dicte SISTO, <strong>Parcs nationaux am\u00e9ricains : espaces prot\u00e9g\u00e9s, espaces menac\u00e9s<\/strong><br \/>\n&#8211; Gilles MENEGALDO &#038; Anne-Marie PAQUET-DEYRIS , <strong>Cin\u00e9ma am\u00e9ricain : de la nature \u00e0 l&#8217;environnement<\/strong><br \/>\n&#8211; Monica MICHLIN &#038; Serge CHAUVIN, <strong>Nature offerte, territoire conquis, environnement \u00e0 (re)construire : le cin\u00e9ma face aux paysages am\u00e9ricains<\/strong><br \/>\n&#8211; B\u00e9atrice PIRE, <strong>\u00ab O\u00f9 vont les canards en hiver ? \u00bb Central Park et autres parcs dans l\u2019imaginaire litt\u00e9raire am\u00e9ricain<\/strong><br \/>\n&#8211; Serge RICARD, <strong>Pr\u00e9servation contre conservation ; d\u2019une nature id\u00e9alis\u00e9e \u00e0 un environnement ma\u00eetris\u00e9 : les th\u00e9ories et politiques environnementales aux \u00c9tats-Unis du XIXe si\u00e8cle \u00e0 nos jours<\/strong><br \/>\n&#8211; Olivier RICHOMME, Yves-Marie P\u00c9R\u00c9ON &#038; G\u00e9lareh YVARD, <strong>Les politiques de l\u2019environnement aux \u00c9tats-Unis: de l&#8217;exploitation de la nature \u00e0 la protection de l&#8217;environnement<\/strong><br \/>\n&#8211; Marie-Jeanne ROSSIGNOL et Rahma JERAD (Paris 1), <strong>L&#8217;esclavage, l&#8217;abolition et leurs environnements en Am\u00e9rique du Nord, 1765-1865<\/strong><br \/>\n&#8211; Fran\u00e7ois SPECQ &#038; Lacy RUMSEY, <strong>De la perte de la nature aux retrouvailles avec le monde ?<\/strong><br \/>\n&#8211; Amy D. WELLS &#038; William DOW, <strong>Paysages litt\u00e9raires du modernisme am\u00e9ricain, 1900-1950<\/strong><\/p>\n<h2>Les propositions de communications doivent \u00eatre adress\u00e9es <em>aux directeurs d&#8217;ateliers<\/em> pour le <strong>16 novembre<\/strong> 2009 au plus tard.<\/h2>\n<p>&#8211; Susanne BERTHIER-FOGLAR (Universit\u00e9 de Savoie)<\/p>\n<p><strong>De la nature sacr\u00e9e \u00e0 la politique environnementale<\/strong><\/p>\n<p>Traditionnellement, dans le discours \u00ab indien \u00bb, la nature est assimil\u00e9e \u00e0 une entit\u00e9 \u00e0 la sacralit\u00e9 diffuse d\u2019o\u00f9 la g\u00e9omorphologie fait \u00e9merger des lieux marquants \u2013 cours d\u2019eaux, montagnes \u2013 ; d\u2019autres lieux ont acquis cette sacralit\u00e9 par leur fonction (lieux de culte, cimeti\u00e8res) ou leur r\u00f4le jou\u00e9 dans la mythologie (la g\u00e9omorphologie du sacr\u00e9).<br \/>\nLors du peuplement du continent, John Muir, fondateur du Sierra Club, ouvrit la voie afin que cette nature devienne un environnement \u00e0 pr\u00e9server pour la population majoritaire (<em>mainstream<\/em>). En outre, la libert\u00e9 religieuse garantie par le Premier Amendement fut \u00e9tendue \u00e0 d\u2019autres religions, sans pour autant d\u00e9finir le terme. Il s\u2019op\u00e9ra alors une confusion entre la sacralit\u00e9 de la nature et celle de l\u2019environnement, confusion parfois voulue et entretenue par les protecteurs (non Indiens) de l\u2019environnement.<br \/>\nCependant, contrairement \u00e0 la nature sacralis\u00e9e, l\u2019environnement est un concept politique, incluant une dimension soci\u00e9tale et \u00e9conomique ; cet environnement est g\u00e9r\u00e9 par des outils technocratiques. C\u2019est dans ce contexte d\u2019approches et d\u2019id\u00e9ologies hybrides que les tribus am\u00e9rindiennes reprennent le contr\u00f4le du territoire perdu et s\u2019allient \u00e0 d\u2019autres protecteurs ou utilisateurs des espaces naturels, qu\u2019il s\u2019agisse d\u2019une nature vierge ou marqu\u00e9e par une utilisation humaine.<br \/>\nCet atelier propose d\u2019\u00e9tudier, \u00e0 partir des d\u00e9cisions de justice, des textes administratifs (du gouvernement am\u00e9ricain, des \u00c9tats et des gouvernements tribaux), ainsi que des discours militants de tous bords, les situations o\u00f9 divers acteurs coop\u00e8rent ou s\u2019affrontent lors de la mise en place d\u2019une politique de gestion du territoire (protection des sites sacr\u00e9s, ouverture au tourisme \u2026) ou des ressources (protection des esp\u00e8ces en voie de disparition, utilisation c\u00e9r\u00e9monielle r\u00e9serv\u00e9e \u00e0 un groupe).<br \/>\nLes propositions (500 mots + courte bio) sont \u00e0 envoyer \u00e0 <a href=\"mailto:susanne.berthier@univ-savoie.fr\">Susanne Berthier-Foglar<\/a>.<\/p>\n<p><strong>From Sacred Nature to Environmental Policies<br \/><\/strong><\/p>\n<p>In traditional Native American discourse nature is endowed with a diffuse sacrality where distinctive landmarks \u2013 waterways, mountains \u2013 occupy a place of choice; other loci have achieved the same characteristics through their function (as places of worship, cemeteries) or through their mythologic role (the geomorphology of creation story). <br \/>\nIn the settlement of the Continent, John Muir, founder of the Sierra Club, opened the way for nature as an environment to be protected for mainstream society. Moreover, religious freedom granted by the First Amendment was extended to other religions without defining the term. Thus, confusion occurred between the sacrality of nature on one side and of the environment on the other side, and it was at times welcomed by the non-Native American environmentalists.<br \/>\nNevertheless, contrary to sacred nature, the environment is a political concept with societal and economic dimensions and a technocratic management. In this context of hybrid perspectives and ideologies, Native American nations are regaining their lost territory and seek alliance with environmentalists or users of natural spaces, whether they are wildernesses or have a visible human history.<br \/>\nThis workshop aims to discuss situations where the various actors cooperate or clash in the implementation of environmental policies in matters of land management (protection of sacred sites, tourism) or resource management (protecting endangered species or allowing ceremonial use by a specific group). The source texts to be used are legal decisions, administrative texts, the official texts produced by governmental agencies, state authorities, tribal governments, as well as activist discourse.<br \/>\nProposals (500 words + short bio) are to be sent to <a href=\"mailto:susanne.berthier@univ-savoie.fr\">Susanne Berthier-Foglar<\/a>.<\/p>\n<p>&#8211; Sophie BODY-GENDROT (Universit\u00e9 Paris &#8211; Sorbonne)<\/p>\n<p><strong>L&#8217;empreinte urbaine des d\u00e9fis environnementaux mondiaux<\/strong><\/p>\n<p>De nombreux d\u00e9fis mondiaux, du r\u00e9chauffement climatique aux flux de migrants qu&#8217;il entra\u00eene en raison de la rar\u00e9faction des ressources et des conflits se posent concr\u00e8tement et avec urgence dans les villes. Elles sont alors tenues de d\u00e9velopper de nouvelles capacit\u00e9s et des savoirs, bien avant que l&#8217;\u00c9tat f\u00e9d\u00e9ral ou les \u00c9tats ne l\u00e9gif\u00e8rent pour relever de tels d\u00e9fis. Bref, les mesures environnementales ont \u00e0 r\u00e9parer les d\u00e9g\u00e2ts caus\u00e9s par la nature. Elles sont fr\u00e9quemment l&#8217;expression de r\u00e9sistances. Ainsi en 2007 et 2008, plus de six cents municipalit\u00e9s se saisissant du Clean Air Act se sont oppos\u00e9es \u00e0 la politique environnementale de l&#8217;administration Bush en mati\u00e8re de gaz \u00e0 effets de serre. Devant les tribunaux, la ville de Los Angeles s&#8217;est oppos\u00e9e \u00e0 l&#8217;EPA sur les gaz d&#8217;\u00e9chappement des v\u00e9hicules qu&#8217;elle souhaitait r\u00e9glementer. De mani\u00e8re plus dramatique, suite \u00e0 l&#8217;imm\u00e9diatet\u00e9 du d\u00e9sastre naturel de Katrina et des d\u00e9sordres qui ont suivi, la ville de La Nouvelle-Orl\u00e9ans a d\u00fb agir rapidement sur de multiples \u00e9chelles et espaces, \u00e0 plus ou moins bon escient, bien avant que les \u00e9chelons de d\u00e9cision sup\u00e9rieurs ne se mobilisent.<br \/>\nSi des mesures positives pour assainir les infrastructures, pr\u00e9voir les nuisances naturelles relatives \u00e0 l&#8217;eau, pallier les crues, pr\u00e9venir les incendies sont \u00e0 mettre au dossier, une interpr\u00e9tation pessimiste associe transformations environnementales, rar\u00e9faction, conflits et violences.<br \/>\nLe d\u00e9fi conceptuel de ce s\u00e9minaire est de r\u00e9ins\u00e9rer les dimensions macro des changements tels le r\u00e9chauffement climatique dans l&#8217;\u00e9paisseur concr\u00e8te, locale des villes comme sites d&#8217;expressions, de contradictions, de r\u00e9sistances et\u2026 de r\u00e9ponses.   <br \/>\nLes propositions sont \u00e0 envoyer \u00e0 <a href=\"bodygend@wanadoo.fr\">Sophie Body-Gendrot<\/a> <\/p>\n<p><strong>The Urban Footprint Of Global Environmental Challenges<br \/>\n<\/strong><\/p>\n<p>Numerous global challenges, from global warming to flux of migrants generated by resource scarcity and conflicts become concrete and urgent in cities. Cities have to develop capacities and knowledge, long before the Federal state or the States pass laws to meet them. In brief, environmental measures have to mend the damages caused by nature. They are frequently the expression for resistances. For instance, in 2007 and 2008, taking ground on the Clean Air Act, over six hundred municipal governments have signed a motion against the US government and its CO2 policy and green house gases. Litigation has opposed the city of Los Angeles to the EPA over vehicle emissions it attempted to regulate. More dramatically, due to the immediacy of the Katrina disaster and the disorders that followed, the city of New Orleans had to act on multiple scales and spaces,  more or less efficiently, at a fast tempo, long before higher levels of decision making intervened.<br \/>\nIf positive measures meant to strengthen infrastructures, anticipate natural nuisance regarding water, detour floods, prevent fires should be in the environment file, a pessimistic interpretation links the global environmental changes, scarcity, conflicts and violence. <br \/>\nThe conceptual challenge of this seminar is the linking of macro-level frames of changes such as global warming and the concrete, local thickness of cities as sites for expressions, contradictions, resistances and\u2026 responses.<br \/>\nProposals should be sent to  <a href=\"bodygend@wanadoo.fr\">Sophie Body-Gendrot<\/a> <\/p>\n<p>&#8211; Antoine CAZ\u00c9 (Universit\u00e9  Denis-Diderot &#8211; Paris 7)<\/p>\n<p><strong>Sites po\u00e9tiques contemporains<\/strong><\/p>\n<p>Dans une lettre adress\u00e9e en 1955 \u00e0 Ed Dorn, Charles Olson conseille au jeune po\u00e8te de s\u2019ancrer dans un site sp\u00e9cifique pour en transmuer la substance en langage :<br \/>\nDOCUMENTS PRIMAIRES. Et s\u2019ancrer \u00e0 cet endroit repr\u00e9sente<br \/>\ntoute une vie d\u2019assiduit\u00e9. Le mieux, c\u2019est de <em>creuser une seule<br \/>\nchose, un seul endroit, un seul homme<\/em> jusqu\u2019\u00e0 ce que toi, tu en saches +<br \/>\nsur la question que n\u2019importe qui d\u2019autre. Peu importe qu\u2019il <br \/>\ns\u2019agisse du Fer Barbel\u00e9, du Pemmican, de Paterson ou bien de l\u2019Iowa.<br \/>\nMais <em>\u00e9puise<\/em> le sujet. Sature-le. A fond.<br \/>\n\t\t\t\t\tEt l\u00e0 TU SAIS<br \/>\ntout le reste tr\u00e8s vite : un seul truc jusqu\u2019\u00e0 saturation (\u00e7a peut<br \/>\nprendre 14 ans). Et hop, c\u2019est gagn\u00e9, pour toujours.<br \/>\n(Charles Olson, <em>Additional Prose<\/em>, Four Seasons Foundation, Bolinas, CA, 1974, p.11)<br \/>\nPour Olson on le sait, ce site fut Gloucester, dont l\u2019arpentage finit par modifier radicalement le paysage po\u00e9tique am\u00e9ricain en produisant l\u2019\u0153uvre d\u2019une vie : <em>The Maximus Poems<\/em>.<br \/>\nLe site naturel est litt\u00e9ralement un <em>lieu commun <\/em>de la po\u00e9sie am\u00e9ricaine d\u2019aujourd\u2019hui. Il offre la possibilit\u00e9 au langage po\u00e9tique de d\u00e9finir un commun du lieu qui puisse simultan\u00e9ment rendre hommage \u00e0 sa sp\u00e9cificit\u00e9 et s\u2019en abstraire pour viser l\u2019universel. Qu\u2019il s\u2019agisse de Paiute Creek pour Gary Snyder, des grottes du pal\u00e9olithique pour Clayton Eshleman, d\u2019un Ouest mythifi\u00e9 chez Ed Dorn, des bois de la Nouvelle-Angleterre coloniale pour Susan Howe, de la \u00ab for\u00eat sacr\u00e9e \u00bb de Robin Blaser, du taillis non moins sacr\u00e9 des <em>Journaux<\/em> de Thoreau pour John Cage, des plaines du Dakota chez Tom McGrath, des marais du Wisconsin dans le superbe <em>Paean to Place<\/em> de Lorine Niedecker, et de bien d\u2019autres encore, les sites de la po\u00e9sie am\u00e9ricaine invitent \u00e0 une r\u00e9flexion sur l\u2019articulation entre langage de la nature et nature du langage.<br \/>\nSituer un po\u00e8me, et conjointement d\u00e9finir un site po\u00e9tique (voire un site pour la po\u00e9sie), voil\u00e0 une question \u00e9minemment environnementale. Aujourd\u2019hui, la d\u00e9mat\u00e9rialisation du concept m\u00eame de site par le biais de l\u2019Internet invite \u00e0 repenser \u00ab l\u2019imp\u00e9ratif \u00e9cologique \u00bb (Jed Rasula) de la po\u00e9sie am\u00e9ricaine : une textualit\u00e9 exp\u00e9rimentale s\u2019\u00e9labore dans l\u2019espace virtuel dont l\u2019imaginaire volontiers tourn\u00e9 vers la nature (cf. p. ex. John Cayley, <em>riverIsland<\/em>) interroge le rapport entre site po\u00e9tique et site naturel.<br \/>\nCet atelier voudrait donc contribuer \u00e0 l\u2019analyse des pratiques po\u00e9tiques qui s\u2019appuient sur le type d\u2019arch\u00e9ologie environnementale pr\u00e9conis\u00e9e par Olson pour transformer la nature d\u2019un lieu en site de langage po\u00e9tique. <br \/>\nLes propositions sont \u00e0 envoyer \u00e0 <a href=\"mailto:antcaze@wanadoo.fr\">Antoine Caz\u00e9<\/a><\/p>\n<p><strong>Contemporary Poetic Sites<\/strong><\/p>\n<p>In a letter he wrote in 1955 to Ed Dorn, Charles Olson advises his younger fellow poet to strike his roots in a specific site in order to turn its substance into language:<\/p>\n<p>PRIMARY DOCUMENTS. And to hook on here is<br \/>\na lifetime of assiduity. Best thing to do is <em>to dig one<br \/>\nthing or place or man<\/em> until you yourself know more abt<br \/>\nthat than is possible to any other man. It doesn\u2019t matter<br \/>\nwhether it\u2019s Barbed Wire or Pemmican or Paterson or Iowa.<br \/>\nBut <em>exhaust<\/em> it. Saturate it. Beat it.<br \/>\n\t\t\t\t\t  And then U KNOW<BR \/><br \/>\neverything else very fast: one saturation job (it might<br \/>\ntake 14 years). And you\u2019re in, forever.<\/p>\n<p>As is well known, Olson\u2019s privileged site came to be Gloucester, MA, which he kept surveying to the point of radically altering the entire American poetic landscape through the work of his lifetime\u2014<em>The Maximus Poems<\/em>.<br \/>\nNatural sites are literally the <em>common places<\/em> of American poetry today. They make it possible for poetic language to define a commonality of place that can simultaneously pay tribute to their specificities and make place abstract enough to reach at its universal dimension. Whether it be Paiute Creek for Gary Snyder or the Upper Paleolithic caves in Clayton Eshleman\u2019s explorations, Ed Dorn\u2019s mythified West or Susan Howe\u2019s colonial New England woods, Robin Blaser\u2019s \u201csacred wood\u201d and the no less sacred textual thickets of Thoreau\u2019s <em>Journals<\/em> for John Cage, the Dakota plains of Thomas McGrath or the Wisconsin marshland superbly rendered by Lorine Niedecker\u2019s <em>Paean to Place<\/em>, and so many other places, American poetic sites allow writers to articulate the language of nature as well as the nature of language.<br \/>\nIt is an eminently environmental challenge to place a poem in a site\/situation while defining poetic sites\u2014and maybe even sites for poetry. In today\u2019s computerized world, the very concept of site has become dematerialized through its ubiquitous presence on the Internet, to the point of entailing a redefinition of what Jed Rasula has termed the \u201cecologic imperative\u201d of American poetry: an experimental textuality is being built in the cyberspace, whose imagination is often drawn to natural landscapes (see for instance John Cayley\u2019s <em>riverIsland<\/em>) and calls into question the relationship between poetic and natural sites.<br \/>\nParticipants in this workshop will contribute to the analysis of those poetic practices that rely upon the kind of environmental archeology Olson advocates to transform the characteristics of a given place into a site of poetic language.<br \/>\nProposals are to be sent to  <a href=\"mailto:antcaze@wanadoo.fr\">Antoine Caz\u00e9<\/a>><\/p>\n<p>&#8211; Claude CHASTAGNER (Universit\u00e9 Paul Val\u00e9ry &#8211; Montpellier 3)<\/p>\n<p><strong> <em>Take a walk on the wild side<br \/>\n<\/em> <\/strong><strong>Explorer l\u2019habitat de la musique populaire am\u00e9ricaine<br \/>\n<\/strong><\/p>\n<p>La musique populaire am\u00e9ricaine a un rapport schizophr\u00e9nique \u00e0 son environnement. Depuis les ann\u00e9es cinquante, ses formes \u00e9lectrifi\u00e9es, du rock\u2019n\u2019roll au grunge, du punk au post-rock, du R&#038;B au rap, se sont toutes pr\u00e9sent\u00e9es comme la musique des villes am\u00e9ricaines, traitant de probl\u00e9matiques urbaines et produites le plus souvent pour un public citadin. Le constat reste valable pour la musique country dont le nom suscite pourtant des images plus bucoliques. L\u00e0 encore, malgr\u00e9 ses origines rurales, la country trouve l\u2019essentiel de son public dans les villes et les banlieues. <br \/>\nCette pr\u00e9dominance de la ville comme milieu naturel ne pourrait \u00eatre que le reflet de l\u2019\u00e9volution d\u00e9mographique des \u00c9tats-Unis. Pourtant, la musique populaire est tiraill\u00e9e par une \u00e9nergie contraire. Avec force, les artistes ont chant\u00e9 leur attirance pour la <em>wilderness<\/em> comme pour une Am\u00e9rique pastorale. Leur refus de la ville s\u2019exprime aussi bien par la prolif\u00e9ration de chansons c\u00e9l\u00e9brant la vie rurale ou adoptant des perspectives \u00e9cologiques que par le renouveau du <em>bluegrass <\/em>et de l\u2019<em>old-time music<\/em> et l\u2019explosion r\u00e9cente de l\u2019anti-folk. A l\u2019instar du cin\u00e9ma et du roman am\u00e9ricains, des probl\u00e9matiques parall\u00e8les, comme l\u2019importance de la route et de l\u2019espace viennent confirmer cette tension entre enracinement urbain et qu\u00eate de ruralit\u00e9, entre prolif\u00e9ration et effacement de l\u2019humain. <br \/>\nLe rapport de la musique populaire am\u00e9ricaine \u00e0 son environnement pose la question de ses sources profondes. D\u2019o\u00f9 vient la sauvagerie qui l\u2019habite ? Est-ce le r\u00eave jeffersonien qui la traverse qui doit nous amener \u00e0 la lire comme une musique de l\u2019inculte, du sauvage, et donc, litt\u00e9ralement, du non civilis\u00e9e, du non polic\u00e9e ? Ou est-ce au contraire dans l\u2019\u00e9nergie \u00e9lectrique urbaine qui en \u00e9mane qu\u2019est l\u2019origine de sa fr\u00e9n\u00e9sie, de sa violence parfois ? Dans quelle mesure le rapport contradictoire de la musique populaire \u00e0 son environnement permet-t-il \u00e0 ses auditeurs de mieux \u00ab habiter la terre \u00bb, de trouver leur place entre l\u2019humain et le non-humain, de s\u2019enraciner dans un territoire ?<br \/>\nCet atelier examinera les tensions qui animent le rapport de la musique populaire \u00e0 son environnement. Nous nous poserons la question des formes que ces tensions peuvent prendre, mais surtout de leur sens. Dans quelle mesure peut-on y observer, l\u00e0 aussi, un glissement de la notion de nature vers celle d\u2019environnement, un gauchissement de leurs implications id\u00e9ologiques ? Quel r\u00f4le jouent-elles dans notre compr\u00e9hension et notre appr\u00e9ciation de la musique populaire am\u00e9ricaine ? De quelle fa\u00e7on permettent-elles d\u2019inscrire cette musique dans une \u00e9volution plus globale de la culture et des arts nord-am\u00e9ricains ? <br \/>\nLes propositions peuvent prendre la forme de <em>case studies<\/em> portant sur des formes artistiques contemporaines et mettant en valeur le sens et la fonction des notions \u00e9voqu\u00e9es, ou de communications plus th\u00e9oriques et diachroniques permettant de saisir l\u2019\u00e9volution du rapport de la musique populaire \u00e0 son environnement.<br \/>\nLes propositions (500 mots  + une courte bio) doivent \u00eatre envoy\u00e9es \u00e0<br \/>\n<a href=\"claude.chastagner@univ-montp3.fr\">Claude Chastagner<\/a>. Les communications se feront en anglais.  <\/p>\n<p><strong> <em><br \/>\nTake a walk on the wild side<br \/>\n<\/em> <\/strong><strong>Exploring the Natural Habitat of American Popular Music<br \/>\n<\/strong><\/p>\n<p>American popular music has developed a schizophrenic relation to its surroundings. From the 50s onwards, the various forms of electrified music, from rock\u2019n\u2019roll to grunge, from punk to post-rock, from R&#038;B to rap, have all been regarded as urban music, dealing with urban issues, and aiming at an urban clientele. Even country music, despite its name, has become a genre whose main audience is found in towns and suburbs. <br \/>\nThe prevalence of the City as American popular music\u2019s natural habitat could merely be the consequence of demographic evolution. However, another force is pulling these musics in a different direction. American artists have repeatedly sung their attraction for the wilderness as well as for pastoral settings, as the number of songs celebrating rural lifestyles, the revival of bluegrass and old-time music, and the recent explosion of anti-folk exemplify. As in numerous American movies and novels, the emphasis on the road and on the open space is but a trace of the tension between an urban anchorage and a quest for nature, between the proliferation and the effacement of the human element. <br \/>\nPopular music\u2019s relation with its milieu raises the question of the music\u2019s foundations. What is the source of the savageness it often betrays? Does the Jeffersonian dream that runs through it make it the music of the uncultivated, of, literally, the uncivilized, what does not belong to the city? Is it rather its urban energy that fuels its frenzy, its violence? To what extent do these contradictions allow audiences to \u201cinhabit the earth\u201d, to find their place between the human and the non-human, to explore their roots?<br \/>\nThis workshop aims to investigate the tensions underlying popular music\u2019s relation to its milieu and its contradictory leanings. To what extent can we observe, here too, an evolution from the notion of nature to that of environment, with what ideological consequences? How does this inform our understanding and appraisal of American popular music, and beyond, of North American arts and cultures?  <br \/>\nParticipants are invited to submit either case studies of contemporary musical genres highlighting the meaning and function of the notions alluded to, or diachronic proposals focusing on the evolution of popular music\u2019s relation to its surroundings.<br \/>\nProposals (500 words, and a  short bio) should be sent to <a href=\"claude.chastagner@univ-montp3.fr\">Claude Chastagner<\/a>. Papers will be delivered in English. <\/p>\n<p>&#8211; B\u00e9n\u00e9dicte CHORIER-FRYD (Universit\u00e9 de Poitiers) et Claire FABRE (Universit\u00e9 Paris &#8211; Val de Marne)<\/p>\n<p><strong>De l&#8217;environnement \u00e0 la nature : retour de la pastorale dans la fiction am\u00e9ricaine contemporaine?<\/strong><br \/>\n\u201cThe pastoral ideal has been used to define the meaning of America ever since the age of discovery, <br \/>\nand it has not yet lost its hold upon the native imagination.\u201d <br \/>\n(Leo Marx, <em>The Machine in the Garden: Technology and the Pastoral Ideal in America<\/em>, 1964)<\/p>\n<p>La dichotomie homme\/nature, qui sous-tend la vision pastorale et l\u2019id\u00e9al d\u2019une puret\u00e9 naturelle (nature inhumaine ?) qui aurait pr\u00e9exist\u00e9 \u00e0 l\u2019humain, a-t-elle disparu dans une vision environnementale qui ne dissocie pas l\u2019humain de la nature, mais les consid\u00e8re comme un tout dynamique ? Dans une nouvelle introduction r\u00e9cemment apport\u00e9e \u00e0 son \u00e9tude fondatrice, <em>La Machine dans le jardin<\/em>, Leo Marx souligne l\u2019importance croissante du trope de la menace m\u00e9canique dans la litt\u00e9rature contemporaine. Au fondement m\u00eame de la conception environnementaliste, y a-t-il une \u00ab impulsion pastorale \u00bb dont les r\u00e9surgences s\u2019inscriraient dans la fiction, que ce soit en d\u00e9pit d\u2019un certain naturalisme, ou \u00e0 travers lui ?<br \/>\nLa pens\u00e9e de la nature comme environnement exclut-elle n\u00e9cessairement la conception pastorale d\u2019une dynamique naturelle ind\u00e9pendante de l\u2019action humaine, voire d\u2019une <em>natura naturans<\/em> habit\u00e9e par des forces transcendantes ? Une \u00e9criture \u00ab environnementale \u00bb serait-elle n\u00e9cessairement naturaliste ? La pr\u00e9sence de tropes de la pastorale dans certaines fictions contemporaines marque-t-elle un retour \u00e0 une \u00e9criture pastorale de l\u2019Am\u00e9rique ? Ce retour se fait-il sur un mode nostalgique ou ironique ? Voici quelques questions que peuvent susciter des textes comme ceux de Cormac McCarthy, dont la vision post-apocalyptique d\u2019une Am\u00e9rique d\u00e9vast\u00e9e est parfois sous-tendue par le rappel \u00e9l\u00e9giaque de cartographies perdues, ou bien ces \u00e9vocations persistantes, chez Thomas Pynchon, de prairies, de d\u00e9serts, de c\u00f4tes sauvages, lieux propices \u00e0 la rencontre de fant\u00f4mes (d\u2019un Age d\u2019Or ?) et de laiss\u00e9s-pour-compte de l\u2019Am\u00e9rique contemporaine. Ou bien encore, chez Philip Roth, comment entendre une <em>Pastorale am\u00e9ricaine<\/em>, substitu\u00e9e, comme horizon d\u2019attente \u00ab indig\u00e8ne \u00bb, au plus commun \u00ab r\u00eave am\u00e9ricain \u00bb ? La fiction contemporaine est-elle encore mue par une impulsion pastorale ?<br \/>\nLes propositions sont \u00e0 envoyer \u00e0 <a href=\"mailto:bchorier@univ-poitiers.fr\">B\u00e9n\u00e9dicte Chorier-Fryd<\/a> et \u00e0 <a href=\"mailto:clairefabreclark@hotmail.fr\">Claire Fabre<\/a><\/p>\n<p><strong>From the environment back to nature-pastoral impulses in contemporary American fiction?<br \/>\n<\/strong><br \/>\n\u201cThe pastoral ideal has been used to define the meaning of America ever since the age of discovery, <br \/>\nand it has not yet lost its hold upon the native imagination.\u201d <br \/>\n(Leo Marx, <em>The Machine in the Garden: Technology and the Pastoral Ideal in America<\/em>, 1964)<\/p>\n<p>In considering man and nature as co-dependent, does the environmentalist vision bridge the gap between man and nature formerly mourned in the pastoral conception of a pure, natural unity supposedly pre-existing to man\u2014an inhuman nature? In his latest introduction to his classic study of American pastoralism, <em>The Machine in The Garden<\/em>, Leo Marx observes the rising trope of the threat of the machine in contemporary fiction. Is the environmentalist conception moved by a fundamental \u201cpastoral impulse\u201d in spite of\u2014or perhaps through\u2014naturalist claims?<br \/>\nWhen \u201cnature\u201d turns into \u201cenvironment,\u201d is the pastoral conception of natural dynamics independent of human action\u2014of a <em>natura naturans<\/em> moved by transcendental forces\u2014out of the picture? Is \u201cenvironmental fiction\u201d necessarily naturalist? Beyond these restrictive classifications, does the presence of pastoral tropes in contemporary fiction signal a return to a pastoral writing of America? Are these new pastoral voices nostalgic or ironic?  To wit, Cormac McCarthy\u2019s post-apocalyptic visions of an American wasteland, counterpointed by occasional elegiac evocations of bygone natural mappings\u2014or Pynchon\u2019s recurrent prairies, deserts and rugged coastlines, the meeting-places of ghosts (from a Golden Age?) and modern-day American outcasts\u2014or again, Philip Roth\u2019s <em>American Pastoral<\/em>, an \u201cindigenous\u201d aspiration, he says, a fitter term than the more common \u201cAmerican dream\u2026\u201d Is American fiction still moved by pastoral impulses? <br \/>\nProposals are to be sent to <a href=\"mailto:bchorier@univ-poitiers.fr\">B\u00e9n\u00e9dicte Chorier-Fryd<\/a> and <a href=\"mailto:clairefabreclark@hotmail.fr\">Claire Fabre<\/a><\/p>\n<p>&#8211; John DEAN (Universit\u00e9 Versailles &#8211; Saint-Quentin)<\/p>\n<p><strong>La nature et l\u2019environnement dans la culture populaire am\u00e9ricaine<\/strong><\/p>\n<p>Le probl\u00e8me essentiel est le passage du concept de nature \u2014 le plus ancien, historiquement construit \u2014 \u00e0 celui plus nouveau et contemporain, d&#8217;environnement, dans le contexte de l&#8217;Am\u00e9rique o\u00f9 les questions d&#8217;\u00e9cologie, de politique et de nature sauvage s&#8217;expriment dans la culture populaire. La question est de savoir comment, dans la civilisation am\u00e9ricaine, la nature s&#8217;opposait ou compl\u00e9tait l&#8217;humanit\u00e9 (des Transcendantalistes jusqu&#8217;\u00e0 King Kong), alors que l&#8217;environnement recherche le dialogue, dans une perspective holistique, et situe l&#8217;humanit\u00e9 dans une cha\u00eene des \u00eatres plus large (du Tarzan de E.R. Burrough au Tao\u00efsme d&#8217;Ursula LeGuin).<br \/>\nDans la culture populaire am\u00e9ricaine, les questions relatives \u00e0 la nature et \u00e0 l&#8217;environnement abondent dans les genres de la culture populaire et le consum\u00e9risme am\u00e9ricains. Prenons la litt\u00e9rature, le cin\u00e9ma et les arts visuels de fantaisie et de science-fiction : ils sont riches de discussions anarchistes, ethnographiques, f\u00e9ministes, psychologiques et sociologiques concernant le non-humain, l&#8217;environnement et la nature sauvage. Dans les textes de  Nathaniel Hawthorne, E. A. Poe, Robert E. Howard, Ursula LeGuin, Jack Vance et Octavia Butler; dans les sous-genres de fiction \u00ab cyberpunk \u00bb, \u00ab urban\u00bb, m\u00e9taphysique et h\u00e9ro\u00efque. Dans les images et l&#8217;action des s\u00e9ries t\u00e9l\u00e9vis\u00e9es et des films am\u00e9ricains  :<em> The Twilight Zone<\/em>, <em>The X Files<\/em>, and <em>Star Trek<\/em>. De leur c\u00f4t\u00e9, les films de science-fiction, de fiction sp\u00e9culative proposent les versions de <em>Planet of the Apes<\/em>, <em>2001: A Space Odyssey<\/em> (1968), <em>Silent Running<\/em> (1972),  les versions de <em>Star Wars<\/em>, toutes celles d&#8217;<em>Alien<\/em>. Et pourquoi ces apparitions extraterrestres s&#8217;attardent-elles ainsi en Am\u00e9rique ? Les westerns pr\u00e9sentent \u00e9galement une conscience de cette \u00e9volution de la nature \u00e0 l&#8217;environnement. Pensons, par exemple, \u00e0 la diff\u00e9rence entre <em>The Virginian<\/em> d&#8217;Owen Wister (1902) et <em>Deadwood<\/em> d&#8217;HBO (2004-2006). Et l&#8217;humain contre le non-humain ?<br \/>\nLa protestation populaire am\u00e9ricaine, les d\u00e9fil\u00e9s et les manifestations politiques, offrent aussi des expressions exceptionnelles des questions de nature et d&#8217;environnement dans les rues et les parcs, comme par exemple le jour \u00ab saint \u00bb de Earth&#8217;s Day (1970) \u00e0 travers les versions r\u00e9elles et film\u00e9es de la Bataille de 1999 du WTO \u00e0 Seattle. L&#8217;action de rue engage le d\u00e9bat sur des questions qui vont de tentatives romantiques et mystiques de faire prendre conscience de notre m\u00e8re la Terre et de l&#8217;appr\u00e9cier jusqu&#8217;aux attaques les plus dures contre l&#8217;impact des accords commerciaux sur l&#8217;environnement, aux protestations de sous-groupes de la culture populaire tels les Weathermen dans les ann\u00e9es 1960 et aux tactiques de d\u00e9sob\u00e9issance, de d\u00e9sinformation cr\u00e9atrice et de piratage informatique. Est-il \u00ab naturel \u00bb d&#8217;accepter l&#8217;autorit\u00e9 et \u00ab environnemental \u00bb de questionner l&#8217;autorit\u00e9 ?<br \/>\nFinalement, le journalisme am\u00e9ricain consacr\u00e9 \u00e0 l&#8217;environnement offre des sujets de d\u00e9bats remarquablement visibles. C&#8217;est \u00e0 lire dans le contraste entre les auteurs classiques qui  traitent de la nature comme Emerson et Thoreau, et le best-seller actualis\u00e9, inform\u00e9 des probl\u00e8mes de l&#8217;environnement, <em>Silent Spring<\/em> de Rachel Carson (1962) ; dans l&#8217;anarcho-primitivisme de \u00ab Smells Like Teen Spirit \u00bb de Kurt Cobain (1991) ; dans la musique pop du rock alternatif et du grunge ; dans le courant populaire mais interpr\u00e9t\u00e9 par les m\u00e9dias o\u00f9 les h\u00e9ros moralement \u00e9quivoques de \u00ab l&#8217;\u00e9cologisme \u00bb comme l&#8217;anarcho-primitiviste Unabomber Ted Kaczynski  ou  comme l&#8217;avocat et activiste politique Ralph Nader sont produits et v\u00e9n\u00e9r\u00e9s. Pourquoi ?<br \/>\nLes propositions sont \u00e0 envoyer \u00e0 <a href=\"jdlutece@yahoo.com\">John Dean<\/a><\/p>\n<p><strong>Nature and Environment Issues in American Popular Culture<br \/>\n<\/strong><\/p>\n<p>Our core issue is the change from the older, historically constructed \u201cnature\u201d to the newer, contemporary idea of \u201cenvironment\u201d in America when, where and as issues of ecological, political, and wilderness matters come into popular play. At issue is how in American civilization \u201cnature\u201d opposed or complemented mankind (from the Transcendentalists through King Kong), while \u201cenvironment\u201d seeks dialogue, holism, mankind\u2019s place amid a greater chain of being (from E. R. Burrough\u2019s Tarzan to Ursula LeGuin\u2019s Taoism). <br \/>\nNature and environmental issues abound in American popular culture genres and US consumerism. Take the literature, cinema, &#038; visual arts of fantasy and science fiction that are rich with anarchist, ethnographic, feminist, psychological and sociological debates about the nonhuman, nature, environment, wilderness. In words: Nathaniel Hawthorne, E. A. Poe, Robert E. Howard, Ursula LeGuin, Jack Vance, Octavia Butler; plus the subgenres of Cyberpunk, Urban, Metaphysical, and Heroic Fantasy.  In images &#038; action of US TV and movies: <em>The Twilight Zone<\/em>, <em>The X Files<\/em>, and <em>Star Trek<\/em>.   While Science Fiction, Speculative Fiction, Lit Flick examples offer <em>Planet of the Apes<\/em> (all versions); <em>2001: A Space Odyssey<\/em> (1968); <em>Silent Running<\/em> (1972);  <em>Star Wars<\/em> (all versions);  <em>Alien<\/em> (all). And why do alien hauntings linger so in America?  Westerns equally exhibit an evolving awareness of \u201cnature\u201d versus \u201cenvironment\u201d.  Consider, e.g., the difference between Owen Wister\u2019s <em>The Virginian<\/em> (1902), and HBO\u2019s <em>Deadwood <\/em>(2004-2006).  And the human versus the nonhuman? <br \/>\nU.S. popular protest, parade, and political manifestations equally offer outstanding expressions of nature and environmental issues in streets and parks.  Such as:  Earth Day\u2019s \u201choly day\u201d (founded 1970) through the actual and filmed versions of the WTO\u2019s 1999 Battle in Seattle.  Street action engages issues moving from romantic, mystical attempts to inspire awareness and appreciation for Mother Earth to hard-core attacks on the environmental impacts of trade agreements,  from popular culture protest sub-groups such as The Weathermen in the 1960s and the tactics of disobedience, creative disinformation and hacking.  Is it \u201cnatural\u201d to accept authority and \u201cenvironmental\u201d to question authority?<br \/>\nFinally, US environmental journalism offers strikingly visible issues of debate. Read it in old \u201cnature\u201d writers like Emerson and Thoreau vs. Rachel Carson\u2019s up-dated, environmentally-aware bestseller <em>Silent Spring<\/em> (1962); in the anarcho-primitivism of Kurt Cobain\u2019s \u201cSmells Like Teen Spirit\u201d (1991); in the pop music genres of Alternative Rock and Grunge; in the popular yet mass-mediated process where morally ambiguous heroes of \u201cenvironmentalism\u201d like anarcho-primitivist Unabomber Ted Kaczynski or American attorney and political activist Ralph Nader are produced and worshipped.  Why?<br \/>\nProposals are to be sent to <a href=\"jdlutece@yahoo.com\">John Dean<\/a><\/p>\n<p>&#8211; Danielle FOLLETT (Universit\u00e9 Paris VIII-Saint Denis) et Ronan LUDOT-VLASAK (Universit\u00e9 Grenoble III)<\/p>\n<p><strong>Le passage de la nature \u00e0 l\u2019environnement dans la litt\u00e9rature am\u00e9ricaine, 1820-1870 : <br \/>\nla science de l\u2019\u00e9poque \u00e0 l\u2019\u00e9preuve du prisme litt\u00e9raire<\/strong><\/p>\n<p>Le but de cet atelier est d\u2019explorer les modalit\u00e9s selon lesquelles la litt\u00e9rature transcendentaliste et de la renaissance am\u00e9ricaine met en mots le d\u00e9but du passage de la nature \u00e0 l\u2019environnement, surtout dans ses interpr\u00e9tations de la science de l\u2019\u00e9poque. Pendant cette p\u00e9riode, le concept de la nature a subi une profonde transformation, passant d\u2019une id\u00e9e plut\u00f4t d\u00e9iste de l\u2019unit\u00e9 m\u00e9taphysique de la nature, \u00e0 une approche plus empiriste ou pragmatique de l\u2019environnement. Il s\u2019agit \u00e9galement d\u2019une \u00e9poque d\u2019investigation scientifique intense o\u00f9 le sujet m\u00eame de l\u2019\u00e9tude scientifique \u00e9volue. Quelle forme de dialogue la litt\u00e9rature engage-t-elle avec ces transformations complexes ? A quel moment la notion d\u2019environnement fait-elle son entr\u00e9e dans la litt\u00e9rature ? Du \u00ab I will be a naturalist \u00bb d\u2019Emerson aux r\u00e9flexions de Melville sur la science, en passant par les scientifiques fictifs de Hawthorne, l\u2019<em>Eureka <\/em>de Poe, et le journal de Thoreau centr\u00e9 sur l\u2019environnement, un grand nombre d\u2019attitudes envers la science, ainsi que les th\u00e9ories, d\u00e9couvertes et pseudo-d\u00e9couvertes de l\u2019\u00e9poque, ont trouv\u00e9 leur place dans la litt\u00e9rature. La cr\u00e9ation litt\u00e9raire a fourni un medium privil\u00e9gi\u00e9 pour l\u2019interpr\u00e9tation et la \u00ab digestion \u00bb culturelle du passage de la nature \u00e0 l\u2019environnement, ainsi que de ces enjeux scientifiques. <br \/>\nQuelques pistes, parmi d\u2019autres possibles, pour l\u2019atelier : <br \/>\nL\u2019ambigu\u00eft\u00e9 du romantisme envers la science et la rationalit\u00e9 : la science apporte-t-elle un \u00e9clairage sur l\u2019harmonie de la nature, ou bien le progr\u00e8s scientifique nuit-il \u00e0 l\u2019\u00e9quilibre de la nature ?<br \/>\nLa relation entre l\u2019homme et la nature, \u00e0 travers les diff\u00e9rentes perspectives sur la science qui apparaissent dans la litt\u00e9rature : la science d\u00e9montre-t-elle l\u2019int\u00e9gration harmonieuse de l\u2019homme dans la nature, ou ne fait-elle que fournir des outils \u00e0 ce dernier pour contr\u00f4ler et domestiquer l\u2019environnement ?<br \/>\nLa technologie, la science appliqu\u00e9e et leurs formulations dans la litt\u00e9rature : le motif de  la pastorale et de \u00ab la machine dans le jardin \u00bb ainsi que les expressions litt\u00e9raires de l\u2019impact de la technologie sur l\u2019environnement. <br \/>\nConceptions religieuses et id\u00e9es scientifiques de la nature : sont-elles compatibles? Quelles sont les expressions litt\u00e9raires de ces enjeux ? Par exemple, l\u2019id\u00e9e puritaine selon laquelle le diable vit dans la for\u00eat se trouve balay\u00e9e par la rationalit\u00e9 et la science ; en outre, la perspective d\u00e9iste maintenait l\u2019id\u00e9e d\u2019une convergence entre loi naturelle scientifique et loi morale. <br \/>\nLa mont\u00e9e de l\u2019empirisme et\/ou du pragmatisme, et leur expression dans la litt\u00e9rature : comment la litt\u00e9rature met-elle en lumi\u00e8re ces transformations de la conception de la nature ?<br \/>\nLes expressions litt\u00e9raires des nouveaux syst\u00e8mes de classification botaniques, les d\u00e9couvertes en g\u00e9ologie, le darwinisme et les th\u00e9ories de l\u2019\u00e9volution qui l\u2019ont pr\u00e9c\u00e9d\u00e9, les progr\u00e8s en chimie&#8230; ainsi que les \u00ab pseudo-sciences \u00bb et impasses scientifiques de l\u2019\u00e9poque. On pourra \u00e9galement s\u2019interroger sur la mani\u00e8re dont la litt\u00e9rature subvertit, conteste, r\u00e9invente ces \u00e9volutions scientifiques. <br \/>\nLes propositions sont \u00e0 envoyer \u00e0 <a href=\"mailto:danielle.follett@free.fr\">Danielle Follett<\/a> et <a href=\"mailto:Ronan.Ludot-Vlasak@u-grenoble3.fr\">Ronan Ludot-Vlasak<\/a><\/p>\n<p><strong>The shift from nature to environment in American literature, 1820-1870:<br \/>\nliterary reflections of contemporary science<\/strong><\/p>\n<p>The purpose of this workshop is to explore the many ways in which the literature of transcendentalism and the American Renaissance reflected the beginning of the shift from nature to environment, especially in its interpretation and expression of contemporary science. During this period, the concept of nature underwent great transformations, generally passing from a more deist idea of the metaphysical unity of nature, to a more empiricist or pragmatic concept of the environment. This was also a time of intense scientific investigation, and with the transformation of the idea of nature came a shift in the way the object of scientific study was understood. How did literature respond to these complex shifts? When do we see the notion of the environment appearing in the literature of the period? From Emerson\u2019s \u201cI will be a naturalist\u201d to Thoreau\u2019s environmentally oriented journal-writing, to Hawthorne\u2019s fictional scientists, Melville\u2019s reflections on science, Poe\u2019s <em>Eureka<\/em> and further, many attitudes toward nature and science, as well as contemporary theories, discoveries and pseudo-discoveries found their way into literature. Literary creation thus provided an important site for the cultural interpretation and digestion of the shift from nature to environment, as well as these scientific issues.<br \/>\nTopics may include the following:<br \/>\nThe romantic ambiguity toward science and rationality: does science shine a light onto the harmony of nature, or is scientific progress somehow contrary to the integrity and balance of nature?<br \/>\nThe relationship between humanity and nature, in the different views of science that appear in literature: does science show how humanity is integrated harmoniously within nature, or does science only provide the tools for humanity\u2019s control or domestication of nature?<br \/>\nTechnology and applied science as they are formulated in literature: the pastoral, the \u201cmachine in the garden\u201d and literary expressions of the impact of technology on the environment. <br \/>\nAre religious and scientific ideas of nature compatible? What are the literary expressions of this issue? For example, the puritanical notion that the devil lives in the forest was an idea that was swept away by rationality and science; on the other hand, the deist world-view maintained the idea of a convergence of natural and moral law. <br \/>\nThe rise of empiricism and\/or pragmatism, and their place in literature: how does literature express the changing conceptions of nature and the natural environment?<br \/>\nLiterary expressions of the impact of new botanical systems of classification, new discoveries in geology, Darwinism and earlier theories of evolution, progress in chemistry, etc., as well as contemporary pseudo-sciences or scientific dead ends. In what ways did literature also subvert, contest or reinvent such scientific advances?<br \/>\nPlease send proposals to  <a href=\"mailto:danielle.follett@free.fr\">Danielle Follett<\/a> and <a href=\"mailto:Ronan.Ludot-Vlasak@u-grenoble3.fr\">Ronan Ludot-Vlasak<\/a><\/p>\n<p>&#8211; Olivier FRAYSS\u00c9 (Paris Sorbonne) et Donna KESSELMAN (Paris XII)<\/p>\n<p><strong>De nature \u00e0 environnement, des enjeux sociaux m\u00e9diatis\u00e9s<\/strong><\/p>\n<p>Le passage de la notion de nature \u00e0 celle d&#8217;environnement, y compris la fusion\/confusion de deux concepts ayant chacun une longue histoire peut-elle s\u2019analyser sans la m\u00e9diation du social et du politique ?<br \/>\nEsclavage des races adapt\u00e9es au climat, loi naturelle du march\u00e9, fondation explicite des institutions sur la nature humaine, darwinisme social, <em>Bell Curve<\/em>, toute l\u2019histoire am\u00e9ricaine nous renvoie au fondement id\u00e9ologique d\u2019une pr\u00e9tendue naturalit\u00e9 du social, assise sur la notion de Cr\u00e9ation.<br \/>\nDans la r\u00e9alit\u00e9, c\u2019est plut\u00f4t le social qui d\u00e9termine le rapport \u00e0 la nature, et l\u2019environnement \u00ab naturel \u00bb o\u00f9 vivent les hommes. Aux \u00c9tats-Unis, il est plus qu\u2019ailleurs directement exprim\u00e9 par le politique. Des paysages cr\u00e9\u00e9s par la politique f\u00e9d\u00e9rale des terres publiques et les trac\u00e9s des lignes de chemin de fer \u00e0 la relance verte d\u2019Obama, en passant par les <em>town plans<\/em>, King Cotton, l\u2019extermination des bisons, le r\u00e9seau hydrographique dessin\u00e9 pendant le New Deal, le Highway Act de 1954, les Clean Air Acts, les r\u00e9glementations mini\u00e8res, etc., un continent \u00ab vierge \u00bb a \u00e9t\u00e9 fa\u00e7onn\u00e9 en deux si\u00e8cles par le travail humain dans un cadre social qui a d\u00e9termin\u00e9 des d\u00e9cisions politiques.<br \/>\nSi le travail est la principale m\u00e9diation entre l\u2019homme et la nature, c\u2019est en effet dans le cadre de rapports sociaux donn\u00e9s qu\u2019il r\u00e9alise cette m\u00e9diation : chaque prise de position sur \u00ab la nature \u00bb, et aussi \u00ab l\u2019environnement \u00bb est une prise de position dans les rapports sociaux, chaque prise de d\u00e9cision dans les rapports sociaux modifie le cadre dans lequel l\u2019homme agit sur la nature, et le r\u00e9sultat concret du travail humain sur la nature est d\u00e9termin\u00e9 par le jeu des forces sociales dans le champ politique.<br \/>\nLes forces sociales dont la r\u00e9sultante est le travail de transformation de la nature agissent par le biais d\u2019interm\u00e9diaires : lobbies, associations, syndicats, organes de presse, puissance publique. La mani\u00e8re dont les enjeux sociaux sont ainsi m\u00e9diatis\u00e9s influe <em>in fine<\/em> sur la nature depuis longtemps, mais aussi sur l\u2019\u00e9volution des concepts : les d\u00e9bat sur l\u2019\u00e9rosion des sols cotonniers, les inondations, le <em>ranching<\/em>, le <em>boll weevil<\/em>, le <em>Dust bowl<\/em>, les enseignements de l\u2019USDA ou du <em>National Geographic<\/em> ont jou\u00e9 un r\u00f4le crucial.<br \/>\nLes questions sociales ont toujours model\u00e9 la pens\u00e9e des rapports de l\u2019homme avec la nature et l\u2019environnement : quand William Jennings Bryan parlait d\u2019environnement, il parlait de \u00ab l\u2019environnement chr\u00e9tien de son enfance \u00bb, il parlait de Dieu quand il parlait de la Nature, et refusait le darwinisme parce qu\u2019il refusait le darwinisme social. Quand B.F. Skinner faisait dispara\u00eetre le sujet dans l\u2019interaction comportementaliste entre stimuli internes et externes, il s\u2019inscrivait dans l\u2019environnement marketing de la soci\u00e9t\u00e9 de consommation.<br \/>\nQuels sont donc les enjeux sociaux et politiques qui ont permis le glissement de la notion de nature \u00e0 celle d\u2019environnement au sens actuel du terme, quelles sont les cons\u00e9quences sociales et politiques de ce glissement, comment les forces sociales en ont-elles fait usage ?<br \/>\nC\u2019est \u00e0 cette dimension socio-politique de la question que nous nous int\u00e9resserons dans cet atelier. <br \/>\nLes propositions sont \u00e0 envoyer \u00e0   <a href=\"FraysseO@aol.com\">Olivier Frayss\u00e9<\/a>  et  <a href=\"dkessel11@gmail.com\">Donna Kesselman<\/a><\/p>\n<p><strong>From Nature to Environment: the Social and its mediations as Mediator<\/strong><\/p>\n<p>When nature as notion turns into <em>environment<\/em>, through the fusion \/ confusion of two concepts with their own narratives, can this be understood without the social and political as mediators?<br \/>\nEnslavement of races adapted to climate, natural market laws, institutions explicitly conceived to deal with human nature, social Darwinism, Bell Curve\u2026 American history perpetually renews the ideological foundations of an allegedly natural social reality, within the paradigm of Creation.<br \/>\nIn reality, the way human beings interact with nature and their \u201cnatural\u201d environments is driven by social forces. In the US \u2013 more than elsewhere? \u2013, this socially driven interaction is expressed in political terms. From landscapes sketched out by federal public land and railroad policies to Obama\u2019s <em>green<\/em> recovery plan, not to mention town plans, King Cotton, the extinction of the buffalo, the New Deal\u2019s hydrographical network, the 1954 Highway Act, Clean Air Acts, mining regulations\u2026 a \u201cvirgin\u201d continent was sculpted by two centuries of human labor, at work within social relations that shape political decisions.<br \/>\nWork is the main mediator between human beings and nature, operating within social relations at a given time: the stance one takes vis-\u00e0-vis \u201cnature\u201d and \/ or \u201cenvironment\u201d, depends on one\u2019s place within the social; decisions affecting society\u2019s relations modify the frame in which human beings act upon nature, and the materialization of human work applied to nature proceeds from social forces as they play out in the realm of politics.<br \/>\nSocial forces which impact nature through work are expressed via intermediaries: business, associations, labor unions, the press, and public powers. Such mediation of social stakes has left its mark upon nature, as upon concepts and their evolution: debates over the erosion of cotton fields, floods, ranching, boll weevil, Dust Bowl, or the education provided by USDA or <em>The<\/em> <em>National Geographic<\/em> have played a crucial role.<br \/>\nSocial issues have consistently cast relations between humans, nature and the environment: when William Jennings Bryan spoke of environment, he was speaking of the \u201cChristian environment of his youth\u201d, of God when he spoke of Nature, and his refusal of Darwinism was inseparable from his fight against social Darwinism. When the person as subject vanished into B.F. Skinner\u2019s behaviorist interaction between internal and external stimuli, it did so within the marketing environment of consumer society.<br \/>\nWhat are the social and political determinants of the move \u201cfrom nature to environment\u201d? What are the social and political stakes and consequences of this evolution, how has it been exploited by social forces? This panel proposes to explore the socio-political dimension of this transition.<br \/>\nProposals should be sent to   <a href=\"FraysseO@aol.com\">Olivier Frayss\u00e9<\/a>  and  <a href=\"dkessel11@gmail.com\">Donna Kesselman<\/a><\/p>\n<p>&#8211; Wendy HARDING (Toulouse le Mirail ; CAS) &#038; Jacky MARTIN (Montpellier 3)<\/p>\n<p><strong>Habiter l\u2019inhabitable<\/strong><\/p>\n<p>Cette formulation paradoxale a pour but de d\u00e9gager le th\u00e8me de cet atelier et d\u00e9noncer son apparente banalit\u00e9. Notre probl\u00e9matique sera l\u201dhabiter\u201d, une autre fa\u00e7on de contourner l\u2019in\u00e9vitable dualit\u00e9 nature\/culture.<br \/>\nLe glissement terminologique de \u201cnature\u201d \u00e0 \u201cenvironnement \u00bb dans le discours ambiant semble avoir r\u00e9solu l\u2019incidence et cons\u00e9quences de l\u2019inscription de l\u2019homme dans son univers. Autrefois \u00ab nature \u00bb \u00e9tait tout ce qui n\u2019\u00e9tait pas habitable ; aujourd\u2019hui, dans le cadre des id\u00e9ologies de l\u2019 \u00ab environnement\u00bb, notre habitation ne distingue plus ce qui est habitable de ce qui ne l\u2019est pas. Nous sommes plac\u00e9s dans une niche \u00e9cologique quelque part au centre ou dans la complexit\u00e9 d\u2019un univers avec lequel nous interagissons. Le probl\u00e8me de l\u2019habiter semble \u00e9vacu\u00e9, non pertinent.<br \/>\nOr ce probl\u00e8me continue \u00e0 se poser, comme par le pass\u00e9, peut-\u00eatre de fa\u00e7on encore plus aigu\u00eb. L\u2019habiter en tant qu\u2019interface entre humain et non humain nous semble brouiller les concepts d\u2019humain et de non humain en ce sens qu\u2019elle concerne la n\u00e9cessit\u00e9 pour les hommes de s\u2019adapter et\/ou d\u2019adapter leur environnement<strong>.<\/strong> Les deux processus ne sont pas seulement en interaction, ils sont interd\u00e9pendants. Ils ne concernent plus des concepts stables mais des processus. En envisageant les deux limites extr\u00eames de cette interface :1\/ l\u2019adaptation de l\u2019humain dans les milieux hostiles (Les lieux extr\u00eames sont les espaces pr\u00e9f\u00e9r\u00e9s des Nature Writers)  et 2\/ l\u2019adaptation des milieux hostiles \u00e0 la pr\u00e9sence des hommes (On pense aux r\u00e9gions autrefois d\u00e9sertes ou mar\u00e9cageuses qui ont vu surgir d\u2019immenses ensembles urbains), nous avons voulu sensibiliser le colloque non seulement \u00e0 ce ph\u00e9nom\u00e8ne, mais \u00e0 ses nombreuses r\u00e9alisations dans le contexte am\u00e9ricain : on pense aussi au paradoxe sociologique de certains Parcs Nationaux vid\u00e9s de leurs habitants pour redevenir sauvages et \u00e0 l\u2019exil de ces m\u00eames populations vers des territoires inhospitaliers.<br \/>\nDans ce processus d\u2019adaptation mutuelle, ni l\u2019humain ni le non humain ne sortent indemnes. On est dans le domaine des mixtes, des hybrides, des \u00ab cyborgs \u00bb et des ph\u00e9nom\u00e8nes d\u2019interf\u00e9rences que nous observons aussi bien dans la litt\u00e9rature que dans la culture am\u00e9ricaine. Habiter est aussi bien habiter l\u2019espace qu\u2019\u00eatre habit\u00e9 par l\u2019espace.<br \/>\nLes propositions sont \u00e0 envoyer \u00e0 <a href=\"mailto:harding@univ-tlse2.fr\">Wendy Harding<\/a> et <a href=\"Jacky.Martin@univ-montp3.fr\">Jacky Martin<\/a><\/p>\n<p><strong>Dwelling in uninhabitable places<\/strong><\/p>\n<p>The paradoxical title of this session aims to focus on the question of dwelling in a way that will take us beyond its apparent banality. Our focus on dwelling in uninhabitable places is hopefully a way to get around the apparently inevitable duality between nature and culture. The transition from the term \u201cnature\u201d to that of \u201cenvironment\u201d in current discourse seems to have revised and resolved the question of humanity\u2019s insertion in the universe. Formerly. \u201cnature\u201d designated all that was not habitable ; now, with the concept of environment, our dwelling places no longer distinguish what is suitable for habitation from what is not. Instead they are placed somewhere within an ecological niche at the center of or within the complexity of a universe with which we interact. The question of dwelling as intermediary between habitation and location seems to have been evacuated, or seems not pertinent.<br \/>\nYet this problem remains, as in the past, perhaps even more acutely. Redefining dwelling as an interface between the human and non-human seems to blur the two categories insofar as it requires human beings to adapt their environment or to adapt to it<strong>.<\/strong> The two processes are not only interactive, they are also interdependent. They no longer involve fixed concepts but processes. We can envisage two extreme limits of the interface between humanity and the non-human: 1) human adaptation to hostile environments (American Nature writers have a tendency to seek out extreme conditions) and 2) the adaptation of hostile environments to the presence of man (consider the desert regions or former swamps in which vast urban conglomerations have grown up). Such apparently perverse situations are fairly common in the American context. We could also consider the sociological paradox of some National Parks which have been emptied of their inhabitants in order to be converted to wilderness, while at the same time, government policy has exiled those populations into inhospitable territory. <br \/>\nIn the process of mutual adaptation, neither the human nor the non-human comes out unchanged. Instead we are in the domain of mixtures, hybrids, \u201ccyborgs\u201d and other phenomena of interference to be found in American literature and more generally in the culture. Dwelling means both living in space and being inhabited by space.<br \/>\nProposals should be sent to  <a href=\"mailto:harding@univ-tlse2.fr\">Wendy Harding<\/a> and <a href=\"Jacky.Martin@univ-montp3.fr\">Jacky Martin<\/a><\/p>\n<p>&#8211; Abigail LANG (Universit\u00e9 Denis Diderot &#8211; Paris 7)<\/p>\n<p><strong>Po\u00e9tique(s) \u00e9cologique(s). Formes et genres<\/strong><\/p>\n<p>Les crit\u00e8res qui d\u00e9finissent les \u00ab textes environnementaux \u00bb concernent avant tout leur contenu. Il s\u2019agira ici de s\u2019interroger sur les<em> effets formels<\/em> qu\u2019une prise de conscience \u00e9cologique peut avoir en litt\u00e9rature.<br \/>\nQuelques pistes, non exhaustives :<br \/>\n. Les textes pr\u00e9sentant une sensibilit\u00e9 \u00e9cologique manifestent-ils une affinit\u00e9 pour certains genres (fiction, po\u00e9sie, th\u00e9\u00e2tre, essai) ou certaines formes ?<br \/>\n. En biologie comme en litt\u00e9rature, la classification par genres donne lieu \u00e0 des croisements et des hybrides. La \u00ab naissance \u00bb de Dolly et les manipulations scientifiques du vivant ont-elles des \u00e9chos formels en litt\u00e9rature ?<br \/>\n. L\u2019\u00e9cologie remet l\u2019homme \u00e0 sa place dans la cha\u00eene des \u00eatres et dans le syst\u00e8me des \u00e9changes. Par quels moyens formels la litt\u00e9rature r\u00e9alise-t-elle ce changement de perspective ? Comment la litt\u00e9rature refl\u00e8te-t-elle la remise en cause du sch\u00e9ma sujet-objet ?<br \/>\n. Les animaux sont traditionnellement mis \u00e0 contribution par la litt\u00e9rature pour les ab\u00e9c\u00e9daires et les fables, r\u00e9duits \u00e0 une lettre ou \u00e0 un trait, st\u00e9r\u00e9otyp\u00e9s et humanis\u00e9s. En philosophie, l\u2019animal est le faire-valoir de l\u2019exception humaine, le fond sur lequel se d\u00e9tache le propre de l\u2019homme : raison et langage. Quels sont les proc\u00e9d\u00e9s qu\u2019invente la litt\u00e9rature pour repr\u00e9senter son autre, les \u00eatres hors-la-langue ?<br \/>\n. Quand l\u2019\u00e9cologie devient militante et se fait \u00e9cologisme, la litt\u00e9rature retrouve les \u00e9cueils traditionnels de l\u2019engagement et de la propagande. Les \u00e9crivains \u00e0 sensibilit\u00e9 \u00e9cologiques ont-ils d\u00e9velopp\u00e9 de nouvelles<em> formes<\/em> pour convaincre ?<br \/>\n. Parmi les innombrables pratiques citationnelles contemporaines, peut-on d\u00e9gager des techniques et une esth\u00e9tique du<em> recyclage <\/em>?<br \/>\n. La \u00ab d\u00e9couverte \u00bb de la nature \u00e0 la fin du XVIIIe si\u00e8cle a partiellement d\u00e9fini le romantisme. L\u2019acuit\u00e9 de la crise \u00e9cologique actuelle suscite(ra)-t-elle un semblable bouleversement esth\u00e9tique ?<br \/>\nAu final, peut-on esquisser une, plusieurs po\u00e9tiques(s) \u00e9cologique(s) ?<br \/>\nTous les genres litt\u00e9raires pourront \u00eatre abord\u00e9s : fiction, po\u00e9sie, th\u00e9\u00e2tre, essai, th\u00e9orie.<br \/>\nLes propositions sont \u00e0 envoyer \u00e0  <a href=\"abigail.lang@wanadoo.fr\">Abigail Lang<br \/>\n<\/a><\/p>\n<p><strong>Ecological poetics. Forms and genres<\/p>\n<p><\/strong>\u00ab Environmental texts \u00bb tend to be defined in terms of content and approach. This panel proposes to consider and explore the<em> formal effects<\/em> that a growing ecological awareness produces in literature. All literary genres may be considered : fiction, poetry, theatre, essay and theory.<br \/>\nThe following topics might be considered:<br \/>\n. Do texts that display an ecological awareness favor certain<em> genres<\/em> (fiction, poetry, theatre, essay)  or<em> forms<\/em>?<br \/>\n. In biology as in literature, classifying individuals by genres creates cross-breeding and hybrids. Have  the \u201cbirth\u201d of Dolly and other genetic manipulations had formal echoes in literature?<br \/>\n. Ecology puts man in his place within the chain of beings and the system of exchanges. By what formal means does literature enact this change of focus? How can it question the ingrained subject-object pattern?<br \/>\n. Literature has used the service of animals for alphabet books and fables, reducing them to a letter or a trait. Western philosophy has used animals as foils, as a ground for the figure of man\u2019s exceptionality: reason and language. By what techniques can literature represent its other \u2014 beings outside language?<br \/>\n. When ecology turns to politics and activism, its literature runs the familiar risk of propaganda. Are ecologically-minded writers inventing new forms of persuasion?<br \/>\n. Among the countless current practices of citation, do specific techniques and an aesthetic of recycling emerge? <br \/>\n. Romanticism partly emerged from the \u201cdiscovery\u201d of nature at the end of the XVIIIth century. Is the acuteness of the current ecological crisis about to produce an aesthetic revolution even remotely similar in scope?<br \/>\nUltimately, can a (or various) poetics of ecology be sketched?<br \/>\nAll literary genres may be considered: fiction, poetry, theatre, essay, theory.<br \/>\nProposals should be sent to  <a href=\"abigail.lang@wanadoo.fr\">Abigail Lang<br \/>\n<\/a><\/p>\n<p>&#8211; Lionel LARR\u00c9 (Universit\u00e9 Bordeaux 3)<\/p>\n<p><strong>Les Am\u00e9rindiens, de la nature \u00e0 l\u2019environnement<\/strong><\/p>\n<p>L\u2019objectif de cet atelier sera dans un premier temps de d\u00e9passer les clich\u00e9s trop communs quant aux Indiens et aux rapports qu\u2019ils entretiennent avec la nature. Il s\u2019agira cependant dans un deuxi\u00e8me temps, en examinant l\u2019histoire et les pratiques ancestrales, certes, mais surtout les cultures et soci\u00e9t\u00e9s modernes am\u00e9rindiennes, de comprendre ce rapport avec ce qu\u2019il conviendra de d\u00e9finir comme nature ou comme environnement : les Am\u00e9rindiens forment-ils\/ont-ils form\u00e9 des soci\u00e9t\u00e9s naturelles ou des cultures environnementales ? \u00c0 quel point les conceptions am\u00e9rindiennes ont-elles inspir\u00e9 les formes \u00e9cologiques euro-am\u00e9ricaines ? Peut-on dire que les formes \u00e9cologiques euro-am\u00e9ricaines ont influenc\u00e9 les manifestations modernes de pr\u00e9servation ou de conservation des Am\u00e9rindiens ? Quel est le lien \u00e0 \u00e9tablir \u2013 certains le font \u2013 entre la pr\u00e9servation de cultures ancestrales et la protection de l\u2019environnement ? Il y aura un int\u00e9r\u00eat \u00e0 tenter de r\u00e9pondre \u00e0 certaines questions propos\u00e9es dans l\u2019appel du Congr\u00e8s d\u2019un point de vue am\u00e9rindien, au regard des cultures et pratiques am\u00e9rindiennes : entre autres, \u00ab la place de l\u2019homme au centre est-elle la meilleure fa\u00e7on de penser la relation entre l\u2019humain et le non-humain \u00bb ? Quels sont les \u00ab droits des animaux dans une nature devenue environnement \u00bb ? \u00ab Quel est le r\u00f4le de l\u2019enracinement dans un lieu \u00bb ?<br \/>\nSi les supports de la r\u00e9flexion peuvent \u00eatre des textes litt\u00e9raires, la r\u00e9flexion devra se mener dans une perspective de <em>cultural studies<\/em> et jeter des ponts entre litt\u00e9rature et civilisation.<br \/>\nLes propositions sont \u00e0 envoyer \u00e0  <a href=\"llarre@u-bordeaux3.fr\">Lionel Larr\u00e9<\/a><\/p>\n<p><strong>Native Americans from Nature to Environment<\/strong><\/p>\n<p>The first objective of this workshop is to move beyond the usual clich\u00e9s about the Native Americans and their relationship to nature. Participants are invited to examine not only the history and the ancient cultural practices but also modern Native American cultures and societies in order to understand the relationship they have with what will be defined as nature or environment. Have Native Americans ever formed natural societies or environmental cultures? To what extent have Native concepts inspired Euro-American forms of ecology? Have Euro-American ecological manifestations inspired modern preservation policies of Native America? What is the link one can establish between the preservation of ancient cultures and the protection of the environment? Besides these questions, it will be interesting to try to answer some others suggested by the conference call for papers: should the relationship between the human and the non-human be constructed with man occupying the center? What are the rights of animals when nature has become the environment?<br \/>\nLiterary texts are only some of the documents which should be examined to answer these questions and others to be posed, but the analysis should be placed in a cultural studies perspective.<br \/>\nProposals should be sent to <a href=\"llarre@u-bordeaux3.fr\">Lionel Larr\u00e9<\/a><\/p>\n<p>&#8211; Janine LEMAIRE (Universit\u00e9 de Provence, Aix-Marseille I) et B\u00e9n\u00e9dicte SISTO (Universit\u00e9 Blaise-Pascal, Clermont-Ferrand)<\/p>\n<p><strong>Parcs nationaux am\u00e9ricains : espaces prot\u00e9g\u00e9s, espaces menac\u00e9s<\/strong><\/p>\n<p>Yellowstone, premier parc national au monde, fut cr\u00e9\u00e9 en 1872 dans l\u2019id\u00e9e de pr\u00e9server un paysage exceptionnellement spectaculaire tout en mettant la nature \u00e0 la disposition du public \u00e0 des fins r\u00e9cr\u00e9atives (\u00ab for the benefit and enjoyment of the people \u00bb). Pr\u00e8s d\u2019un demi-si\u00e8cle plus tard, en 1916, le Congr\u00e8s am\u00e9ricain votait le <em>Organic Act<\/em> marquant la naissance du <em>National Park Service<\/em> investi d\u2019une mission de pr\u00e9servation et de protection des parcs (au nombre de 14 \u00e0 l\u2019\u00e9poque) mais aussi de transmission intacte des sites aux g\u00e9n\u00e9rations futures. En 1947, gr\u00e2ce \u00e0 la d\u00e9termination de l\u2019\u00e9cologiste Marjory Stoneman Douglass, \u00e9tait inaugur\u00e9 le parc des Everglades, avec pour ambition nouvelle de prot\u00e9ger l\u2019environnement. Si les \u00c9tats-Unis comptent aujourd\u2019hui 58 parcs situ\u00e9s en grande majorit\u00e9 dans l\u2019Ouest am\u00e9ricain (plus d\u2019un tiers sont regroup\u00e9s dans les trois \u00c9tats que sont l\u2019Alaska, la Californie et l\u2019Utah), notre atelier propose de s\u2019int\u00e9resser \u00e0 l\u2019\u00e9volution des parcs nationaux, \u00ab non plus au nom de la m\u00e9moire, mais en fonction d\u2019enjeux \u00e9cologiques \u00bb. Nous pourrons par exemple \u00e9tudier :<br \/>\n. la fa\u00e7on dont les biologistes, loin de consid\u00e9rations purement esth\u00e9tiques, ont progressivement impos\u00e9 une gestion scientifique plus \u00e9cologique des ressources naturelles des sites ;<br \/>\n. les pratiques de gestion de la nature et de la vie animali\u00e8re adopt\u00e9es face aux cons\u00e9quences engendr\u00e9es, par exemple, par : <br \/>\nla surfr\u00e9quentation des lieux (5 millions de visiteurs en 1932, 35 millions en 1952, et 272 millions en 2007) et la tension entre deux priorit\u00e9s divergentes : la protection du parc et l\u2019accueil des visiteurs ;<br \/>\nla pollution environnante provoqu\u00e9e, par exemple, par les v\u00e9hicules motoris\u00e9s mais aussi par les activit\u00e9s p\u00e9riph\u00e9riques comme l\u2019agriculture intensive ;<br \/>\nl\u2019arriv\u00e9e d\u2019esp\u00e8ces intrusives provoquant des ravages sur l\u2019environnement local ; <br \/>\nles effets du r\u00e9chauffement climatique.<br \/>\n. l\u2019empi\u00e8tement urbain qui r\u00e9duit le p\u00e9rim\u00e8tre des parcs ; les d\u00e9bats entre \u00e9lus et d\u00e9fenseurs de l\u2019environnement (on citera par exemple la <em>National Parks Conservation Association<\/em>, le <em>Conservation Movement<\/em> ou bien encore le <em>Sierra Club<\/em>) lorsque l\u2019int\u00e9r\u00eat des parcs rencontre celui des industriels, compagnies p\u00e9troli\u00e8res ou des promoteurs immobiliers ;<br \/>\n. l\u2019\u00e9volution des pratiques de gestion li\u00e9es au mode de financement des parcs : politique f\u00e9d\u00e9rale, donations, philanthropie,&#8230;<br \/>\n. les consid\u00e9rations \u00e9cologiques, au fil des d\u00e9cennies, des leaders politiques et des diff\u00e9rentes administrations (y compris l\u2019administration Obama) vis-\u00e0-vis des parcs nationaux<br \/>\n. la situation actuelle de crise li\u00e9e aux restrictions budg\u00e9taires : usure du r\u00e9seau et des infrastructures, entretien insuffisant, manque r\u00e9current de personnel\u2026<br \/>\nPr\u00e8s de 150 ans apr\u00e8s la cr\u00e9ation de Yellowstone, peut-on encore parler de pr\u00e9servation intacte des lieux dans ces vastes espaces publics souvent d\u00e9crits comme les tr\u00e9sors de l\u2019Am\u00e9rique sauvage ? D\u2019un partage de la nature et des connaissances avec les g\u00e9n\u00e9rations \u00e0 venir ? Les parcs nationaux ne sont-ils pas devenus des laboratoires d\u2019observation des dommages caus\u00e9s par l\u2019homme sur son environnement ? Sont-ils condamn\u00e9s \u00e0 se d\u00e9t\u00e9riorer ou bien pourront-ils rester des sanctuaires ? La priorit\u00e9 jusqu\u2019ici accord\u00e9e par le <em>National Park Service<\/em> \u00e0 l\u2019am\u00e9nagement des \u00ab beaut\u00e9s de la nature \u00bb c\u00e9dera t-elle la place \u00e0 une gestion plus strictement scientifique de ses ressources dans le cadre de la protection de l\u2019environnement ? Notre atelier accueillera des communications portant sur les diff\u00e9rents aspects des parcs nationaux au cours de leur histoire sans limitation aux th\u00e8mes \u00e9voqu\u00e9s ci-dessus.<br \/>\nLes propositions sont \u00e0 envoyer \u00e0 <a href=\"janine-lemaire@wanadoo.fr\">Janine Lemaire<\/a> et <a href=\"benedicte.sisto@wanadoo.fr\">B\u00e9n\u00e9dicte Sisto<\/a><\/p>\n<p><strong>National Parks in the United States : under protection, or under threat?<br \/>\n<\/strong><\/p>\n<p>Yellowstone, America\u2019s first national park, was established in 1872 in order to preserve a scenic natural wonder \u201cfor the benefit and enjoyment of the people\u201d. Nearly half a century later, in 1916, the U.S. Congress passed the Organic Act giving the National Park Service the responsibility for not only conserving and protecting parks (14 at the time), but also for leaving them \u201cunimpaired for the enjoyment of future generations.\u201d In 1947, the Everglades National Park officially opened thanks to the efforts of environmental activist Marjory Stoneman Douglas, marking the first large-scale attempt to protect the area&#8217;s unique fauna and flora. Today, the number of parks has expanded tremendously: the National Park Service manages 58 national parks located mostly in the American West with one third of them in Alaska, California and Utah. This workshop will explore the critical interaction between Man and the environment and will examine the ways in which the preservation of nature in American national parks has evolved. Papers are invited to focus on: <br \/>\n. the way resource managers, especially biologists, have progressively imposed the role of ecological science in parks beyond the scope of purely aesthetic considerations; <br \/>\n. the park management of nature and animal life when dealing with the consequences caused by:<br \/>\novercrowding (5 million tourists in 1932, 35 million in 1952, 272 million in 2007) and the tension between two divergent priorities: protection of the natural environment and providing visitor facilities;   <br \/>\nenvironmental pollution caused by visitors\u2019 motor vehicles but also by surrounding activities like intensive farming; <br \/>\nthe arrival of invasive species that harm the parks\u2019 ecosystems;<br \/>\nthe environmental effects of global warming;<br \/>\n. urban development encroaching on park areas; debates over the use of land between environmentalists (the National Parks Conservation Association, the Conservation Movement, the Sierra Club etc.,) and local government representatives, manufacturers, oil companies, property developers, etc. <br \/>\n. the evolution of the National Park Service budget over the years: federal funding, donations, philanthropy\u2026<br \/>\n. the way environmental issues have been taken into account by political leaders and the federal government of the United States (including the Obama administration) over the last hundred years; <br \/>\n. the current financial crisis and the budget restrictions national parks have recently been facing: wear and tear in park networks and infrastructure, insufficient maintenance,  understaffing and underfunding, etc.<br \/>\nNearly 150 years after Yellowstone was first established, can the national parks, often referred to as America\u2019s national treasures, still be considered \u201cwilderness areas\u201d? Is this natural heritage really \u201cunimpaired for the enjoyment of future generations\u201d? Or has it become a scientific observatory for studying the various negative effects of climate change on the environment? Are they destined to remain sanctuaries or are they doomed to deteriorate? Will the priority hitherto given by the NPS to preserving \u201cthe beauty of Nature\u201d eventually give way to stricter scientific management of natural resources with a view to environmental conservation? Our workshop invites papers dealing with any aspect of the history of national parks including \u2013 but not limited to \u2013 the topics mentioned above.<br \/>\nProposals are to be sent to <a href=\"janine-lemaire@wanadoo.fr\">Janine Lemaire<\/a> et <a href=\"benedicte.sisto@wanadoo.fr\">B\u00e9n\u00e9dicte Sisto<\/a><\/p>\n<p>&#8211; Gilles MENEGALDO (Universit\u00e9 de Poitiers) et A-Marie PAQUET-DEYRIS (Universit\u00e9 Paris X-Nanterre)<\/p>\n<p><strong>Cin\u00e9ma am\u00e9ricain : de la nature \u00e0 l&#8217;environnement<\/strong><\/p>\n<p>La d\u00e9finition de l\u2019identit\u00e9 am\u00e9ricaine a toujours \u00e9t\u00e9 li\u00e9e au rapport de l\u2019homme \u00e0 la nature. L&#8217;importance du paysage naturel et des grands espaces dans le western, genre fondateur, en est un exemple essentiel. En fait, ce genre, pens\u00e9 comme \u00ab pur \u00bb depuis les origines car relativement d\u00e9pourvu de toute hybridit\u00e9, fait \u00e0 chaque nouvelle occurrence le r\u00e9cit d\u2019un enracinement dans un lieu sp\u00e9cifique que les pionniers s\u2019approprient. Un lieu sp\u00e9cifique mais qui, pr\u00e9cis\u00e9ment, devient iconique et st\u00e9r\u00e9otypique, et qui fonde \u00e0 l\u2019\u00e9cran ce qu\u2019on pourrait appeler l\u2019environnement westernien.<br \/>\nL\u2019implantation  d\u2019une communaut\u00e9 qui se structure autour de cet environnement nouveau et les enjeux, notamment \u00e9cologiques et politiques, qu\u2019elle g\u00e9n\u00e8re, implique in\u00e9vitablement un conflit avec la vis\u00e9e utopique d\u2019un rapport vierge \u00e0 la nature. R\u00e9cits d\u2019une impossible isolation, certains films comme le western \u00e9cologique <em>Jeremiah Johnson<\/em> de Sydney Pollack en 1972, ou le <em>road movie<\/em> \u00ab \u00e9cologiquement correct \u00bb mais d\u00e9sabus\u00e9 <em>Into the Wild <\/em>de Sean Penn en 2007, refl\u00e8tent la complexit\u00e9 de ce lien probl\u00e9matique, cette ligne <em>fronti\u00e8re<\/em> entre environnement et nature sauvage. Lopposition entre espace vierge et lieu reformat\u00e9 se retrouve \u00e9galement transpos\u00e9e dans le motif du d\u00e9sert tel qu\u2019il est explor\u00e9 dans le film d&#8217;horreur ou le cin\u00e9ma de science-fiction.<br \/>\nNature et environnement infl\u00e9chissent aussi les modes de repr\u00e9sentation des probl\u00e8mes li\u00e9s au d\u00e9veloppement urbain. L&#8217;affrontement ville\/nature dans le film noir (<em>Out of the Past<\/em>, Jacques Tourneur, 1947 ; <em>Asphalt Jungle<\/em>, John Huston, 1950) en serait probablement l\u2019exemple le plus syst\u00e9matique et le plus singulier.<br \/>\nEnfin, tous genres confondus, l&#8217;importance de l\u2019environnement urbain dans le cin\u00e9ma am\u00e9ricain est centrale. Les enjeux li\u00e9s \u00e0 la s\u00e9curit\u00e9, \u00e0 l&#8217;immigration, aux conflits entre communaut\u00e9s (Spike Lee et ses films des ann\u00e9es 1980 comme <em>Do the Right Thing<\/em>, 1989) y sont explor\u00e9s selon des perspectives multiples. Les d\u00e9clinaisons politiques, esth\u00e9tiques ou autres en sont r\u00e9currentes, depuis la terreur du contr\u00f4le environnemental dans <em>THX 1138<\/em> (George Lucas, 1971), la surpopulation dans <em>Soylent Green<\/em> (Richard Fleischer, 1973) et plus r\u00e9cemment, avec la manipulation absolue des individus dans <em>Dark City <\/em>(Alex Proyas, 1998), ou le surgissement du chaos dans les films-catastrophes et de cataclysmes naturels. Dans de nombreux films contemporains qu\u2019on ne manquera pas d\u2019explorer, une tension dynamique s\u2019instaure entre nature et environnement. La mise en sc\u00e8ne d\u2019un paysage d\u00e9vast\u00e9 ou au contraire, d\u2019un espace refuge pr\u00e9serv\u00e9 du chaos, signifie la n\u00e9cessit\u00e9 du maintien d\u2019un \u00e9quilibre qui reste le plus souvent pr\u00e9caire. <br \/>\nEn vous inspirant librement de ces quelques lignes directrices, merci d\u2019exp\u00e9dier un intitul\u00e9 pr\u00e9cis, un bref synopsis de votre projet de communication, ainsi qu\u2019un court CV de 5 lignes au plus aux <em>deux<\/em> adresses suivantes <br \/>\n<a href=\"Gilles.menegaldo@univ-poitiers.fr\">Gilles M\u00e9n\u00e9galdo<\/a>, <a href=\"paquet.deyris@yahoo.fr\">Anne-Marie Paquet-Deyris<\/a><\/p>\n<p><strong>American Cinema: from Nature to Environment<\/strong><\/p>\n<p>Defining Americanness has always been strongly connected to man\u2019s relation to Nature. The importance of virgin territory and wide open spaces in western movies, a founding genre if any, is a good example of it. Each new western movie whose genre is often referred to as \u201cpure\u201d since the beginning because of its non-hybrid nature offers new variations on the story of pioneers settling down in a specific place they take over. It is at first a truly specific place, but it soon turns iconic and stereotypical thus founding and defining what could be called the western environment.<br \/>\nA community developing a new type of environment and the political and ecological stakes it entails inevitably stand in sharp contrast with the utopian view of some unfettered connection to Nature. Narratives of such an impossible relation like Sydney Pollack\u2019s 1972 ecological western <em>Jeremiah Johnson <\/em>or Sean Penn\u2019s 2007 <em>Into the Wild <\/em>reflect this complex and problematic <em>rapport<\/em>, this metonymic <em>frontier line<\/em> between the environment and the wilderness. The opposition between virgin space and reformatted place is also inscribed on screen through the motif of the desert, especially in horror or SciFi movies.<br \/>\nNature and environment also reshape the representational modes of the problems linked to urban development. <em>Film noir<\/em>\u2019s opposition between city and Nature (in Jacques Tourneur\u2019s 1947 <em>Out of the Past <\/em>or John Huston\u2019s 1950 <em>The Asphalt Jungle<\/em>) would probably provide the most systematic and distinctive instance of it. <br \/>\nWhatever the genre however, the urban environment in American cinema takes center stage. The problems relating to security, immigration, inter-communal conflicts (Spike Lee and his films from the 1980s such as <em>Do the Right Thing<\/em>, 1989, for example) are being consistently explored from diverse perspectives. Their inflections whether political, aesthetic or other are wide-reaching, from the scare of environmental control (<em>THX 1138<\/em>, George Lucas, 1971), overpopulation (<em>Soylent Green,<\/em> Richard Fleischer, 1973) to more recently the nightmare of absolute power over individuals (<em>Dark City<\/em>,<em> <\/em>Alex Proyas, 1998) and the irruption of chaos in disaster movies.<br \/>\nThank you for sending your proposals, abstratcts &#038; 2 to 5 l. bios to both e-mail addresses:<br \/>\n<a href=\"Gilles.menegaldo@univ-poitiers.fr\">Gilles M\u00e9n\u00e9galdo<\/a>, <a href=\"paquet.deyris@yahoo.fr\">Anne-Marie Paquet-Deyris<\/a><\/p>\n<p>&#8211; Monica MICHLIN (Universit\u00e9 Paris-Sorbonne) et Serge ChAUVIN (Universit\u00e9 Paris X-Nanterre)<\/p>\n<p><strong>Nature offerte, territoire conquis, environnement \u00e0 (re)construire : <br \/>\nle cin\u00e9ma face aux paysages am\u00e9ricains<\/strong><\/p>\n<p>Si les films mettant en sc\u00e8ne la question de l\u2019environnement au sens \u00e9cologique le plus contemporain du terme sont d\u2019apparition relativement r\u00e9cente, nombreuses sont les \u0153uvres mettant en sc\u00e8ne la pr\u00e9sence humaine dans des paysages sauvages (d\u00e9serts, rapides, montagnes, plaines), souvent d\u00e9j\u00e0 en voie d\u2019\u00eatre conquis, voire pollu\u00e9s, par l\u2019activit\u00e9 humaine. Objet de contemplation mystique, lieu d\u2019un retour aux sources, \u00ab autre \u00bb affront\u00e9 comme un d\u00e9fi ou une aventure, la nature est aussi le th\u00e9\u00e2tre, voire l\u2019objet, d\u2019\u00e2pres luttes, pour des ressources cach\u00e9es dans le sous-sol ou d\u00e9ploy\u00e9es somptuairement dans le paysage lui-m\u00eame (vertes prairies, for\u00eats \u00e0 perte de vue, cours d\u2019eau, paysages c\u00f4tiers, oc\u00e9an\u2026). Si l\u2019espace sauvage est souvent synonyme de libert\u00e9, si la th\u00e9matique de la Fronti\u00e8re reste forte, le d\u00e9sir d\u2019un ailleurs encore \u00ab pur \u00bb comme peut l\u2019appara\u00eetre, aujourd\u2019hui, le Grand Nord, n\u2019est-il pas l\u2019envers d\u00e9j\u00e0 nostalgique des terreurs qui apparaissent dans le cin\u00e9ma fantastique ou les thrillers repr\u00e9sentant la contamination des villes par des virus, la guerre nucl\u00e9aire, et toutes les autres formes de d\u00e9sastre li\u00e9es \u00e0 l\u2019activit\u00e9 humaine ? <br \/>\nCet atelier sera un lieu o\u00f9 s\u2019interroger sur la mani\u00e8re dont le cin\u00e9ma am\u00e9ricain, \u00e0 travers diff\u00e9rents genres \u2013 du film d\u2019aventures \u00e9pique \u00e0 la science-fiction dystopique, du <em>thriller<\/em> au <em>road movie<\/em> \u2013 donne \u00e0 voir les rapports de la nation \u00e0 son espace, et dont le questionnement \u00e9cologique fait \u00e9voluer cette vision du concept de nature \u00e0 celui d\u2019environnement, et d\u2019une approche esth\u00e9tique \u00e0 une approche politique. <br \/>\nQuelques pistes possibles : <br \/>\n. La nature : pr\u00e9sence, espace, symbole, territoire \u00e0 conqu\u00e9rir, ou simple \u00ab d\u00e9cor \u00bb ?<br \/>\n. Le cin\u00e9ma \u00ab immortalise-t-il \u00bb les paysages film\u00e9s ? Du cadrage au clich\u00e9, le cin\u00e9ma marque-t-il au contraire la \u00ab d\u00e9naturation \u00bb des espaces <em>capt\u00e9s<\/em> sur pellicule ?<br \/>\n. Gigantisme et d\u00e9mesure ; paysage sublime ou d\u00e9gradation \u00ab apocalyptique \u00bb d\u2019un environnement \u00ab d\u00e9chu \u00bb\u2026<br \/>\n. Lien entre oppression politique et environnement hyper-urbain (<em>Blade Runner, Minority Report<\/em>, etc), mais aussi entre environnement urbain contemporain et libert\u00e9 (Woody Allen et al) ; nostalgie \u00ab agrarienne \u00bb dans les films situ\u00e9s en milieu rural ; l\u2019environnement suburbain comme cauchemar am\u00e9ricain ou comme caricature \u2026<br \/>\n. Affrontement avec les forces de la nature ; paradoxe du lieu naturel \u00ab surnaturel \u00bb (topos de l\u2019\u00eele fantastique) ; paradis perdu ; enfer\u2026<br \/>\n. Espace et diversit\u00e9 ; enracinement local ou r\u00e9gional et fresques \u00e9piques \u00ab nationales \u00bb\u2026 <br \/>\nLes propositions sont \u00e0 envoyer \u00e0 <a href=\"<mmichlin@club-internet.fr\">Monica Michlin<\/a> et <a href=\"serge.chauvin@wanadoo.fr\">Serge Chauvin<\/a><\/p>\n<p><strong>Discovering Nature, conquering the territory, (re)building the environment:<br \/>\ncinema and the American landscape(s)<\/strong><\/p>\n<p>If films staging the <em>environment<\/em> in the contemporary, ecological meaning of the term are relatively recent, numerous works stage natural landscapes (deserts, wild rivers, mountains, plains), undergoing human conquest \u2013 and, often as not, pollution. As an object of mystic contemplation, as a wellspring for rebirth, or as an alien presence to be faced as a challenge or an adventure, Nature is also the theater, and the object, of a merciless struggle for the resources it either conceals beneath its surface or abundantly displays (grassy prairies, forests stretching as far as the eye can see, rivers and streams, the coasts, the oceans\u2026). If the wild seems synonymous with freedom, and if the motif of the Frontier still endures, the desire for some other, as yet unsullied or \u00ab pristine \u00bb landscape, such as the Great North might embody today, may well be the nostalgic twin of the terrors expressed in dystopian films or thrillers depicting cities contaminated by viruses, by nuclear fallout, or any other disaster resulting from human activity.<br \/>\nThis workshop will examine how American cinema in its many genres &#8212; from epic adventure film to science-fiction, from thrillers to road movies \u2013 stages the relation between the American nation and space, and stress how the ecological perspective has prompted a shift from the concept of <em>Nature<\/em> to that of the <em>environment<\/em>, i.e., a shift from a purely aesthetic perspective to a more political one.<br \/>\nA few issues to be explored: <br \/>\n. Nature: presence, space, symbol, territory to be conquered, or mere \u201csetting\u201d? -Does cinema immortalize the landscapes it films? From framing to snapshot and to stereotype, does cinema on the contrary <em>alter the nature<\/em> of the spaces \u201ccaptured\u201d on film? <br \/>\n. Gigantism and excess; sublime landscape or apocalyptic \u201cdegradation\u201d of a \u201cfallen\u201d environment\u2026- &#8211; The connection between political oppression and a hyper-urban environment (<em>Blade Runner, Minority Report<\/em>, etc), but also between contemporary urban environments and freedom (Woody Allen et al); \u201cagrarian\u201d nostalgia in films set in rural settings; the suburban environment as American nightmare or as caricature\u2026 <br \/>\n. Confronting the forces of Nature: the paradox of the \u201csupernatural\u201d natural landscape (<em>topos<\/em> of the enchanted island); symbolization of either a paradise lost or a hell on earth\u2026<br \/>\nSpace and diversity: locally or regionally rooted versions of identity; epic sagas defining a \u201cnational\u201d identity.<br \/>\nProposals should be sent to  <a href=\"<mmichlin@club-internet.fr\">Monica Michlin<\/a> et <a href=\"serge.chauvin@wanadoo.fr\">Serge Chauvin<\/a><\/p>\n<p>&#8211; B\u00e9atrice PIRE (Universit\u00e9 Sorbonne-Nouvelle Paris 3)<\/p>\n<p><strong>\u00ab O\u00f9 vont les canards en hiver ? \u00bb<br \/>\nCentral Park et autres parcs dans l\u2019imaginaire litt\u00e9raire am\u00e9ricain<\/strong><\/p>\n<p>Dessin\u00e9 par les architectes paysagistes Frederick Law Olmsted et Calvert Vaux en 1857, Central Park est le premier grand parc public aux \u00c9tats-Unis. \u00ab Trou\u00e9e g\u00e9ante dans la grille de Manhattan \u00bb (Hubert Damisch) abritant quelque 200 esp\u00e8ces d\u2019oiseaux et une dizaine de mammif\u00e8res, il est une c\u00e9l\u00e9bration de la monumentale nature am\u00e9ricaine, divis\u00e9e en trois ensembles : la pastorale, le pittoresque et une partie d\u2019inspiration plus formelle. Espace de sauvagerie au sein de la civilisation, corps primitif en marge du corps institutionnel, il permet l\u2019inscription dans la g\u00e9ographie urbaine d\u2019un temps mythique, parall\u00e8le \u00e0 l\u2019histoire. Le but de l\u2019atelier est de cerner, dans la litt\u00e9rature (romans, po\u00e9sie, th\u00e9\u00e2tre), comment cette r\u00e9serve naturelle (eau, v\u00e9g\u00e9tation, faune) cr\u00e9e un environnement sp\u00e9cifique dans la ville et module identit\u00e9s et relations : surgissement des fantasmes et des pulsions, rapport sp\u00e9cifique \u00e0 la libert\u00e9 et au plaisir, nouveau lien d\u00e9mocratique. Les participants sont invit\u00e9s \u00e0 souligner en quoi Central Park \u2013 comme toile de fond, m\u00e9taphore ou personnage \u00e0 part enti\u00e8re \u2013 d\u00e9termine une ontologie urbaine originale et distincte de la jungle en asphalte alentour. D\u2019autres grands parcs publics peuvent aussi \u00eatre abord\u00e9s.<br \/>\nLes propositions sont \u00e0 envoyer \u00e0 <a href=\"beatrice.pire@gmail.com\">B\u00e9atrice Pire<\/a><\/p>\n<p><strong>\u00ab Where do the ducks go in winter ? \u00bb<br \/>\nCentral Park and other parks in American literary imagination<br \/>\n<\/strong><br \/>\nDesigned in 1857 by landscape architects Frederick Law Olmsted and Calvert Vaux, Central Park was the first urban public park in the United States. \u00ab A gigantic gap in the Manhattan grid \u00bb (Hubert Damisch), it is a wildlife sanctuary, an oasis for a few hundred migrating birds, an American nature in miniature that divides into three different kinds of landscapes, pastoral, picturesque and a more formal one. As a wilderness surrounded by civilization, a primitive locus set aside by the social and institutionalized world, it allows access to mythic time outside history. This workshop looks at the way this natural reserve has created a unique environment within the city and mapped new identities and relations. How do animals, water and vegetation in a public park deeply redefine the urban self, others and the very notions of freedom, pleasure and democracy? Participants to this pannel should show how Central Park, as a setting, a metaphor or a character even, determines a specific urban ontology that is different from the asphalt jungle around. Other public parks, also central in American literary imagination (whether in fiction, poetry or theater) can be picked up.<br \/>\nProposals should be sent to <a href=\"beatrice.pire@gmail.com\">B\u00e9atrice Pire<\/a><\/p>\n<p>&#8211; Serge RICARD (Sorbonne Nouvelle &#8211; Paris 3)<\/p>\n<p><strong>Pr\u00e9servation contre conservation ; d\u2019une nature id\u00e9alis\u00e9e \u00e0 un environnement ma\u00eetris\u00e9 : <br \/>\nles th\u00e9ories et politiques environnementales aux \u00c9tats-Unis du XIXe si\u00e8cle \u00e0 nos jours<\/strong><\/p>\n<p>On s\u2019int\u00e9ressera aux sensibilit\u00e9s et \u00e0 l\u2019h\u00e9ritage de deux courants et de deux philosophies antagoniques dont on trouve les pr\u00e9mices au XVIIIe si\u00e8cle et que vont incarner deux p\u00e8res fondateurs de l\u2019\u00e9cologie am\u00e9ricaine, John Muir et Gifford Pinchot. La vision id\u00e9alis\u00e9e de Muir d\u2019une nature dont la puret\u00e9 originelle doit \u00eatre pr\u00e9serv\u00e9e sera partag\u00e9e un temps par Pinchot qui s\u2019en \u00e9cartera et se verra pr\u00e9f\u00e9rer tr\u00e8s vite, sous l\u2019influence de ce dernier, une conception utilitaire de la conservation des ressources naturelles pour les g\u00e9n\u00e9rations futures qui conduira aux politiques actuelles de d\u00e9veloppement durable.<br \/>\nLes propositions sont \u00e0 envoyer \u00e0  <a href=\"Serge.Ricard@univ-paris3.fr\">Serge Ricard<\/a><\/p>\n<p><strong>Preservation vs. Conservation; from Idealizing Nature to Taming the Environment:<br \/>\nEnvironmental Theories and Policies in the United States from the 19th Century to Our Day<br \/>\n<\/strong><\/p>\n<p>Emphasis will be placed on the positioning and legacies of two antagonistic trends and philosophies embodied by two founding fathers of American ecology, John Muir and Gifford Pinchot, and whose origins can be traced back to the 18th century. Muir\u2019s idealized view of nature whose primeval purity must be preserved was shared for a short while then abandoned by Pinchot. Under the latter\u2019s influence Muir\u2019s vision was quickly superseded by a utilitarian conception of the preservation of natural resources for the generations to come which would lead to today\u2019s policies of sustainable development.<br \/>\nProposals should be sent to <a href=\"Serge.Ricard@univ-paris3.fr\">Serge Ricard<\/a><\/p>\n<p>&#8211; Olivier RICHOMME (Universit\u00e9 Lyon 2), Yves-Marie P\u00c9R\u00c9ON (Universit\u00e9 de Rouen), G\u00e9lareh YVARD (Universit\u00e9 d&#8217;Angers)<\/p>\n<p><strong>Les politiques de l\u2019environnement aux \u00c9tats-Unis: <br \/>\nde l&#8217;exploitation de la nature \u00e0 la protection de l&#8217;environnement<\/strong><\/p>\n<p>Si les pionniers qui ont peupl\u00e9 les espaces de l&#8217;Ouest en ont d\u00e9velopp\u00e9 les ressources naturelles, ils ont aussi particip\u00e9 \u00e0 leur destruction. Bien que la force motrice de l\u2019\u00e9cologie am\u00e9ricaine proc\u00e8de de la r\u00e9flexion philosophique, les pr\u00e9curseurs du mouvement pour la conservation de la nature ont adopt\u00e9 une approche pragmatique afin de se faire entendre dans l\u2019ar\u00e8ne politique. D\u00e8s la seconde moiti\u00e9 du XIXe si\u00e8cle, les Am\u00e9ricains ont \u00e9t\u00e9 parmi les premiers \u00e0 adopter des lois afin de pr\u00e9server les terres et les ressources naturelles de leur pays. Toutefois, si l\u2019intervention des pouvoirs publics am\u00e9ricains dans ce domaine est tr\u00e8s ancienne, sa philosophie et ses modalit\u00e9s ont consid\u00e9rablement \u00e9volu\u00e9. Dans le discours politique, la notion de \u00ab protection de l\u2019environnement \u00bb s\u2019est progressivement substitu\u00e9e \u00e0 celle de \u00ab conservation des ressources naturelles \u00bb, dont Th\u00e9odore Roosevelt se faisait, au d\u00e9but du XXe si\u00e8cle, l\u2019avocat. \u00c0 partir des ann\u00e9es 1960, la protection de l\u2019environnement s\u2019est \u00e9tendue \u00e0 toutes les formes de pollution ; plus r\u00e9cemment, la menace d\u2019un \u00e9puisement des ressources \u00e9nerg\u00e9tiques a contribu\u00e9 \u00e0 la prise de conscience de la n\u00e9cessit\u00e9 d\u2019agir rapidement. Aujourd\u2019hui, l\u2019environnement est un enjeu majeur des d\u00e9bats politiques nationaux et internationaux. De nouveaux probl\u00e8mes, comme le changement climatique, sont apparus ; ils n\u00e9cessitent une coop\u00e9ration internationale face \u00e0 des menaces d\u2019ordre plan\u00e9taire. L\u2019opinion publique am\u00e9ricaine et la communaut\u00e9 internationale attendent que le gouvernement am\u00e9ricain donne l\u2019exemple en mati\u00e8re de politique \u00e9cologique et \u00e9nerg\u00e9tique. Cet atelier souhaiterait obtenir des communications qui analysent l\u2019impact politique de ce passage d\u2019un rapport presque exclusivement esth\u00e9tique \u00e0 la nature vers une protection de l\u2019environnement et des pratiques \u00e9cologiques. Ainsi, les propositions pourront traiter de cette transition d\u2019un point de vue historique, politique et juridique, \u00e0 travers l\u2019intervention des pouvoirs ex\u00e9cutif, l\u00e9gislatif et judiciaire, aux niveaux local et national.<br \/>\nLes propositions sont \u00e0 envoyer \u00e0<br \/>\n<a href=\"Olivier.Richomme@univ-lyon2.fr\">Olivier Richomme<\/a>, <a href=\"ympereon@aol.com\">Yves-Marie P\u00e9r\u00e9on<\/a>, et <a href=\"gelarehdjyv@wanadoo.fr\">G\u00e9lareh Yvard<\/a><\/p>\n<p><strong>Environmental Policies in the US: <br \/>\nFrom the Exploitation of Nature to the Protection of the Environment<\/strong><\/p>\n<p>If the pioneers who conquered the West developed its natural resources, they also participated in their destruction. While the dynamism of American environmentalism is rooted in philosophical inquiry, its precursors have adopted a pragmatic and utilitarian approach in order to be heard in the political arena. As early as the second half of the 19th century, Americans were among the first to pass laws protecting land and natural resources of their nation. However, if environmental policies in the US can claim an already long history, their philosophy and content have changed significantly over time. In political speeches, \u201cthe protection of the environment\u201d has replaced \u201cthe conservation of natural resources\u201d advocated by Theodore Roosevelt at the beginning of the 20th century. From the 1960\u2019s on, environmental protection has progressively covered all kinds of pollution; more recently, the threatening exhaustion of energy resources has contributed to public awareness that swift action is needed. Today, the environment is a major issue in national and international politics. New problems, such as climate change, have surfaced. International cooperation is required in order to deal with global threats. The American public opinion as well as the international community expect the US government to take the lead in environmental and energy policies. This panel seeks papers that will explore the political ramifications of this transition from an almost exclusive aesthetic relationship towards nature to the protection of the environment and ecological practices. Therefore, propositions may examine this evolution from a historical, political and legal standpoint through the interaction of the three branches of government at the local and national levels.<br \/>\n300 word proposals should be sent to:<br \/>\n <a href=\"Olivier.Richomme@univ-lyon2.fr\">Olivier Richomme<\/a>, <a href=\"ympereon@aol.com\">Yves-Marie P\u00e9r\u00e9on<\/a>, and <a href=\"gelarehdjyv@wanadoo.fr\">G\u00e9lareh Yvard<\/a><\/p>\n<p>&#8211; Marie-Jeanne ROSSIGNOL (Paris &#8211; Diderot) et Rahma JERAD (Paris 1)<\/p>\n<p><strong>L&#8217;esclavage, l&#8217;abolition et leurs environnements en Am\u00e9rique du Nord, 1765-1865<\/strong><\/p>\n<p>Par la fuite, la mission de pros\u00e9lytisme ou le voyage vers d&#8217;autres r\u00e9gions, les acteurs de la question de l&#8217;esclavage et de l&#8217;abolition ont inscrit la nature au c\u0153ur d&#8217;un combat politique, et ont ainsi d\u00e9fini des \u00ab environnements \u00bb naturels de l&#8217;esclavage, contextes actifs d&#8217;un combat politique. <br \/>\nAu c\u0153ur de l\u2019histoire de l\u2019esclavage et de l\u2019abolition en Am\u00e9rique se trouve un environnement naturel qui fa\u00e7onne l\u2019institution, contraint et lib\u00e8re l\u2019esclave \u00e0 la fois. On pense par exemple \u00e0 l\u2019esclave en fuite, qui utilise la nature environnante pour dissimuler sa fuite, une nature qui peut aussi le trahir. De m\u00eame, certains abolitionnistes ont-ils inscrit leur combat dans de longues travers\u00e9es de l\u2019Am\u00e9rique, o\u00f9 ils arpentent les chemins sur d\u2019immenses distances, \u00e0 cheval ou m\u00eame \u00e0 pied, sensibles \u00e0 la sauvagerie de la nature et de ses habitants autochtones, \u00e0 la vari\u00e9t\u00e9 des r\u00e9gions et des r\u00e9actions de ses habitants. D\u2019autres acteurs \u00e9tats-uniens de ce grand processus, pro-esclavagistes, sont fascin\u00e9s par une \u00ab nature \u00bb propice \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 et l\u2019\u00e9conomie esclavagistes et vont chercher cet environnement au-del\u00e0 m\u00eame des fronti\u00e8res de leur pays, dans des lieux exotiques et pourtant proches.<br \/>\nLes communications pourront porter sur la fuite dans les r\u00e9cits d\u2019esclaves et les romans, sur l\u2019environnement r\u00e9el g\u00e9ographique de l\u2019esclavage (et son impact sur l\u2019\u00e9conomie), sur l\u2019environnement r\u00eav\u00e9 de l\u2019esclavage et sur les lieux de confrontation des esclavagistes et des \u00e9mancipationnistes (fronti\u00e8re des Appalaches par exemple). <br \/>\nAtelier transversal civ-litt pr\u00e9sent\u00e9 par Marie-Jeanne Rossignol (Universit\u00e9 Paris-Diderot) et Rahma Jerad (Universit\u00e9 Paris 1). Les propositions sont \u00e0 envoyer \u00e0 <a href=\"rossignol@univ-paris-diderot.fr\">Marie-Jeanne Rossignol<\/a>, et  <a href=\"jeradrahma@yahoo.com\">Rahma Jerad<\/a><\/p>\n<p><strong>Slavery, abolition and their natural environments in America 1765-1865<\/strong><\/p>\n<p>Through flight, a proselytizing mission or journeys to other regions, actors of the slavery and abolition question inscribed nature within their political struggle, and thus defined natural \u00ab environments\u00bb for slavery, the living contexts of a political struggle.<br \/>\n At the heart of the history of slavery and abolition in America lies a natural environment that shaped the institution, while constraining and freeing slaves at the same time. One may think of the runaway slave, using nature to hide his flight, but sometimes exposed by this very nature. In the same way, some abolitionists inscribed their struggle in long journeys over vast distances, riding horses or even walking, while being made sensitive to a wild nature and its wild native inhabitants, and realizing the diversity in North American regions and its inhabitants\u2019 reactions. Other proslavery participants in this great debate, were fascinated by the idea of a \u00ab favorable \u00bb environment for their slave society and economy, and went looking for it beyond the borders of their own country, in exotic yet nearby climes.<br \/>\nPapers can bear on runaway slaves in slave narratives and novels, on the real geographical environment of slavery (and its impact on the economy) as well on its imagined environment and on the places of confrontation between slave-owners and emancipationists (the Appalachian frontier for instance). <br \/>\nThis is an interdisciplinary American Studies workshop open to scholars both in literature and history. Proposals should be sent to <a href=\"rossignol@univ-paris-diderot.fr\">Marie-Jeanne Rossignol<\/a>, et  <a href=\"jeradrahma@yahoo.com\">Rahma Jerad<\/a><\/p>\n<p>&#8211; Fran\u00e7ois SPECQ et Lacy RUMSEY (ENS Lyon) <\/p>\n<p><strong>De la perte de la nature aux retrouvailles avec le monde ?<\/strong><\/p>\n<p>Le d\u00e9placement d\u2019accent de la nature \u00e0 l\u2019environnement au cours de la p\u00e9riode contemporaine a-t-il \u00e9t\u00e9 une mani\u00e8re de reconna\u00eetre ou au contraire d\u2019effacer la sp\u00e9cificit\u00e9 de la relation de l\u2019homme au monde ? La litt\u00e9rature et les arts ont-ils r\u00e9ellement \u00e9t\u00e9 affect\u00e9s par le changement de paradigme que suppose la dichotomie nature\/environnement ? Et, si oui, de quelles mani\u00e8res ? Cet atelier voudrait particuli\u00e8rement contribuer \u00e0 explorer jusqu\u2019\u00e0 quel point les \u0153uvres litt\u00e9raires et artistiques depuis la p\u00e9riode romantique ont d\u00e9pass\u00e9 ou aviv\u00e9 les polarit\u00e9s sujet\/objet, homme\/nature, ou bien ont totalement rendu caduques ces dichotomies. La cr\u00e9ation litt\u00e9raire et artistique a-t-elle gagn\u00e9 quelque chose dans cette \u00e9volution ? Les critiques ou subversions postmodernes des conventions r\u00e9alistes ont-elles \u00e9t\u00e9 une mani\u00e8re paradoxale de r\u00e9-enchanter un monde qui pourrait sembler avoir perdu son aura en raison de la pr\u00e9\u00e9minence donn\u00e9e \u00e0 la notion d\u2019environnement par rapport \u00e0 celle de nature ? Les communications se proposant d\u2019interroger les divers liens esth\u00e9tiques et philosophiques entre l\u2019\u00e9poque post\/romantique et la p\u00e9riode contemporaine seraient particuli\u00e8rement appr\u00e9ci\u00e9es. <br \/>\nLes propositions sont \u00e0 envoyer \u00e0 <a href=\"fspecq@ens-lsh.fr\">Fran\u00e7ois Specq<\/a> et <a href=\"Lacy.Rumsey@ens-lsh.fr\">Lacy Rumsey<\/a><\/p>\n<p><strong>Losing nature, finding the world?<\/strong><\/p>\n<p>Has the discernible move from nature to environment over the contemporary period been a way of acknowledging or of dissolving the specific human relationship to the physical world? Have literature and the arts really been affected by the paradigm change suggested by the nature\/environment dichotomy? And, if so, in what ways? This workshop invites papers that seek to explore the extent to which literary works since the Romantic period have overcome or enhanced the separation of subject and object, man and nature, or altogether erased these dichotomies. Has literary and artistic creation lost or gained anything in the process? Are postmodern critiques or subversions of realism a paradoxical way of re-enchanting a world whose aura may seem to have been lost in the rise of environment to pre-eminence? Papers seeking to interrogate the various aesthetic and philosophical links between the Post\/Romantic era and the contemporary period are especially welcome. <br \/>\nSend proposals to <a href=\"fspecq@ens-lsh.fr\">Fran\u00e7ois Specq<\/a> et <a href=\"Lacy.Rumsey@ens-lsh.fr\">Lacy Rumsey<\/a><\/p>\n<p>&#8211; Amy D. WELLS (Limoges \/ Blaise Pascal &#8211; Clermont 2 ; Espaces Humains et Interactions Culturelles &#8211; EHIC) et William DOW (Paris-Est &#8211; Marne-la-Vall\u00e9e)<\/p>\n<p><strong>American Modernist Literary Landscapes 1900 to 1950:<br \/>\nFrom \u201cNature\u201d to \u201cEnvironment\u201d<\/strong><\/p>\n<p><em>The relation of people to land is finally a product of the interaction of three factors: the basic physical nature of the environment, the preconceptions with which it is approached by its inhabitants, and the changes man makes in it.<\/em>  (Leonard Lutwack, <em>The Role of Place in Literature<\/em>)<br \/>\n<strong><br \/>\n<\/strong>In their quest to establish a truly American literary tradition, Modernist American writers such as William Carlos Williams (<em>In the American Grain<\/em>,<em> <\/em>1925) and Sherwood Anderson (<em>Winesburg, Ohio<\/em>,<em> <\/em>1919) strive to capture elements of American <em>paysage<\/em> and its identity in their writings. This Modernist tradition evolves from the literary force of the American frontier, which suggests that there is something innate in American soil (of a physical nature) which contributes to the American literary tradition. <br \/>\nThe turn of the century and the development of urban spaces are underlying elements of Modernist Literature, and a factor which contributes to the transition from \u201cnature\u201d to \u201cenvironment\u201d is the important role the cityscape plays in Modernist texts. While Flannery O\u2019Connor\u2019s and William Faulkner\u2019s literature of the South still hinges upon the literal \u201cnature\u201d of its setting, urban writers such as Djuna Barnes and Ana\u00efs Nin employ the city \u201cenvironment\u201d and networks to structure their narratives. Whether rural or urban, writers\u2019 and readers\u2019 preconceptions of these spaces are relied upon to make characters and stories work.<br \/>\nAmerican Modernist Literary landscapes are also a question of perspective and changes. More precisely, the literature of the expatriate movement offers a view of America from abroad, creating a sub-genre of American literature. In <em>Paris France <\/em>(1940), Gertrude Stein speaks to the importance of both physical and metaphorical distance when writing about a place:<br \/>\nAfter all everybody, that is, everybody who writes is interested in living inside themselves in order to tell what is inside themselves. That is why writers have to have two countries, the one where they belong and the one in which they live really. The second one is romantic, it is separate from themselves, it is not real but it is really there. [\u2026] Of course sometimes people discover their own country as if it were the other [\u2026] but in general that other country that you need to be free in is the other country not the country where your really belong. (2-3).<br \/>\nIt was in writing about America from Paris that Stein attempted to capture the essence of <em>The Making of Americans<\/em> (1906-08\/1925). <br \/>\nIn this panel, we will reflect on the special relationships of nature\u2014environment and landscape\u2014cityscape\u2014<em>paysage<\/em> in Modernist American works with a special focus on the physical nature, the preconceptions, and the changes present in these relationships. Question to consider include:<br \/>\nHow do natural landscapes and cityscapes merge in the Modernist text?<br \/>\nWhat is written by and through the land? Can we identify \u201cenvironmental\u201d narrative strategies?<br \/>\nHow are American landscapes and cityscapes represented from an expatriate perspective?<br \/>\nHow does \u201cwriting the land\u201d play a role in preservation?<br \/>\nDo literary representations of landscape, cityscape and <em>paysage<\/em> break down along gender lines?<br \/>\nProposals should be sent to  <a href=\"amy.wells@unilim.fr\">Amy D. Wells<\/a>  and  <a href=\"william.dow@wanadoo.fr\">William Dow<\/a><\/p>\n<p><strong>Paysages litt\u00e9raires du modernisme am\u00e9ricain, 1900-1950<br \/>\n<\/strong><br \/>\nDans leurs efforts pour \u00e9tablir une tradition litt\u00e9raire purement am\u00e9ricaine, des \u00e9crivains am\u00e9ricains modernistes tel que William Carlos Williams (<em>In the American Grain<\/em>,<em> <\/em>1925) et Sherwood Anderson (<em>Winesburg, Ohio<\/em>,<em> <\/em>1919) saisissent les \u00e9l\u00e9ments du paysage am\u00e9ricain dans leurs \u00e9crits. Cette tradition moderniste, qui se nourrit de la force litt\u00e9raire du front pionnier am\u00e9ricain, r\u00e9v\u00e8le l\u2019importante contribution de l\u2019essence de la terre am\u00e9ricaine (une nature physique) \u00e0 la tradition litt\u00e9raire am\u00e9ricaine.<br \/>\nLe d\u00e9but du XXe si\u00e8cle et l\u2019essor des espaces urbains sont des topos de la litt\u00e9rature moderniste. Ces facteurs contribuent \u00e0 la transition de \u00ab nature \u00bb \u00e0 \u00ab environment \u00bb du fait du r\u00f4le important jou\u00e9 par le paysage urbain dans les textes modernistes. Ainsi la litt\u00e9rature du Sud de Flannery O\u2019Connor et William Faulkner s\u2019appuie toujours sur une \u00ab nature \u00bb litt\u00e9rale inscrite dans son contexte, tandis que des \u00e9crivains urbains comme Djuna Barnes et Ana\u00efs Nin se servent de \u00ab l\u2019environnement \u00bb urbain et de ses r\u00e9seaux pour structurer leur textes. Rurales ou urbaines, les pr\u00e9conceptions de ces espaces par les \u00e9crivains et leurs lecteurs sont impliqu\u00e9es dans la compr\u00e9hension des textes.<br \/>\nDans la litt\u00e9rature moderniste am\u00e9ricaine, les paysages sont aussi une question de perspectives et de changements. Plus particuli\u00e8rement, les \u00e9crits des expatri\u00e9s proposent une perspective sur les \u00c9tats-Unis depuis l\u2019\u00e9tranger, cr\u00e9ant un sous-genre de la litt\u00e9rature am\u00e9ricaine. Dans son ouvrage <em>Paris France <\/em>(1940), Gertrude Stein \u00e9voque l\u2019importance de la distance, \u00e0 la fois physique et m\u00e9taphorique, en \u00e9crivant sur un endroit :<br \/>\nAfter all everybody, that is, everybody who writes is interested in living inside themselves in order to tell what is inside themselves. That is why writers have to have two countries, the one where they belong and the one in which they live really. The second one is romantic, it is separate from themselves, it is not real but it is really there. [\u2026] Of course sometimes people discover their own country as if it were the other [\u2026] but in general that other country that you need to be free in is the other country not the country where your really belong. (2-3).<br \/>\nC\u2019est justement en \u00e9crivant sur les \u00c9tats-Unis depuis Paris que Stein veut capturer l\u2019essence am\u00e9ricaine dans son texte <em>The Making of Americans<\/em> (1906-08\/1925). <br \/>\nDans cet atelier, nous r\u00e9fl\u00e9chirons sur les rapports entre \u00ab nature \u00bb, \u00ab environment \u00bb et landscape\u2014cityscape\u2014<em>paysage<\/em> dans la litt\u00e9rature moderniste am\u00e9ricaine, en soulignant en particulier la nature physique, les pr\u00e9conceptions et les changements pr\u00e9sents dans ces rapports. Quelques questions sont ainsi \u00e0 consid\u00e9rer :<br \/>\nComment les paysages ruraux et urbains sont-ils fusionn\u00e9s dans les textes modernistes ? <br \/>\nQu\u2019est-ce qui est \u00e9crit par et \u00e0 travers le paysage et le territoire ? Peut-on identifier des strat\u00e9gies narratives \u00ab environnementales \u00bb ? <br \/>\nQuelle est la repr\u00e9sentation des paysages ruraux et urbains am\u00e9ricains du point de vue des expatri\u00e9s ? <br \/>\nLe fait \u00ab d\u2019\u00e9crire le territoire \u00bb joue-t-il un r\u00f4le dans sa pr\u00e9servation ?<br \/>\nExiste-t-il des rapports entre le genre de l\u2019s\u00e9crivain et sa repr\u00e9sentation des paysages ruraux et urbains ?<br \/>\nLes propositions sont \u00e0 envoyer \u00e0  <a href=\"amy.wells@unilim.fr\">Amy D. Wells<\/a>  et  <a href=\"william.dow@wanadoo.fr\">William Dow<\/a><\/p>\n<p>Le comit\u00e9 scientifique du congr\u00e8s :<br \/>\nYves Figueiredo (Universit\u00e9 Paris Sorbonne)<br \/>\nMichel Granger (Universit\u00e9 Lyon 2)<br \/>\nTom Pughe (Universit\u00e9 d&#8217;Orl\u00e9ans)<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Congr\u00e8s de l&#8217;AFEA \u00ab De la nature \u00e0 l&#8217;environnement \u00bb Universit\u00e9 Stendhal &#8211; Grenoble 3 27-29 mai 2010 LISTE DES ATELIERS au 8 octobre 2009 &#8211; Susanne BERTHIER-FOGLAR, De la nature sacr\u00e9e \u00e0 la politique environnementale &#8211; Sophie BODY-GENDROT, L&#8217;empreinte urbaine des d\u00e9fis environnementaux mondiaux &#8211; Antoine CAZ\u00c9 , Sites po\u00e9tiques contemporains &#8211; Claude CHASTAGNER, [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_uag_custom_page_level_css":"","site-sidebar-layout":"default","site-content-layout":"","ast-site-content-layout":"default","site-content-style":"default","site-sidebar-style":"default","ast-global-header-display":"","ast-banner-title-visibility":"","ast-main-header-display":"","ast-hfb-above-header-display":"","ast-hfb-below-header-display":"","ast-hfb-mobile-header-display":"","site-post-title":"","ast-breadcrumbs-content":"","ast-featured-img":"","footer-sml-layout":"","ast-disable-related-posts":"","theme-transparent-header-meta":"","adv-header-id-meta":"","stick-header-meta":"","header-above-stick-meta":"","header-main-stick-meta":"","header-below-stick-meta":"","astra-migrate-meta-layouts":"default","ast-page-background-enabled":"default","ast-page-background-meta":{"desktop":{"background-color":"","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""},"tablet":{"background-color":"","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""},"mobile":{"background-color":"","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""}},"ast-content-background-meta":{"desktop":{"background-color":"var(--ast-global-color-5)","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""},"tablet":{"background-color":"var(--ast-global-color-5)","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""},"mobile":{"background-color":"var(--ast-global-color-5)","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""}},"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[35],"tags":[],"class_list":["post-240","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-congres-2010-grenoble-de-la-nature-a-lenvironnement"],"jetpack_featured_media_url":"","uagb_featured_image_src":{"full":false,"thumbnail":false,"medium":false,"medium_large":false,"large":false,"1536x1536":false,"2048x2048":false},"uagb_author_info":{"display_name":"cremieux","author_link":"https:\/\/afea.fr\/annualconference\/author\/cremieux\/"},"uagb_comment_info":0,"uagb_excerpt":"Congr\u00e8s de l&#8217;AFEA \u00ab De la nature \u00e0 l&#8217;environnement \u00bb Universit\u00e9 Stendhal &#8211; 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