{"id":23,"date":"2008-01-28T18:09:39","date_gmt":"2008-01-28T18:09:39","guid":{"rendered":"http:\/\/localhost\/annualconference\/french-association-for-american-studies\/afea-conference\/previous-conferences\/2004-conference-pau-color-s-of\/23\/"},"modified":"2008-01-28T18:09:39","modified_gmt":"2008-01-28T18:09:39","slug":"2004-conference-pau-color-s-of","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/afea.fr\/annualconference\/french-association-for-american-studies\/afea-conference\/previous-conferences\/2004-conference-pau-color-s-of\/23\/","title":{"rendered":"2004 Conference &#8211; Pau &#8220;Color(s) of America&#8221;"},"content":{"rendered":"<p>Couleurs d&#8217;Am&eacute;rique<br \/>\n  Universit&eacute; de Pau <br \/><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" alignright size-full wp-image-21\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/afea.fr\/annualconference\/wp-content\/uploads\/sites\/4\/2008\/01\/gif_w.gif?resize=150%2C132&#038;ssl=1\" alt=\"w.gif\" align=\"right\" width=\"150\" height=\"132\" \/><br \/>\n                May, 20-23, 2004 <\/span>\n              <\/p>\n<p>Organisateurs<\/p>\n<p>G&eacute;raldine CHOUARD, Paris 9-Dauphine<\/p>\n<p>H&eacute;l&egrave;ne CHRISTOL, Universit&eacute; de Provence<\/p>\n<p>Didier MACHU, Universit&eacute; de Pau et des Pays de l&#8217;Adour<\/p>\n<p>Bulletin d&#8217;inscription \/ Registration form<\/p>\n<p>T&eacute;l&eacute;charger la liste des h&ocirc;tels \/ Dowloadable hotel list (format Word, format Excel)\n              <\/p>\n<p>TEXTE DE CADRAGE<\/p>\n<p>Liste des ateliers et tables rondes<\/p>\n<p>Doctoriales<\/p>\n<p>PROGRAMME<\/p>\n<p>Mise &agrave; jour: 17 mai 2004<\/p>\n<p>********<br \/>\n                De quelle(s) couleur(s) est l&#8217;Am&eacute;rique? Comment penser (&agrave;) l&#8217;Am&eacute;rique &agrave; travers le prisme de la gamme chromatique ? Parmi le faisceau de questions susceptibles de s&#8217;articuler autour de cette th&eacute;matique, qu&#8217;on pourra diversement probl&eacute;matiser, on peut notamment se demander s&#8217;il y a des couleurs (ou des associations de couleurs) plus am&eacute;ricaines que d&#8217;autres. Et si tel est le cas, lesquelles, selon quelles modalit&eacute;s, pour servir quels enjeux. A contrario, manque-t-il &agrave; l&#8217;Am&eacute;rique certains tons du nuancier ?<br \/>\n                De la Virginie au Colorado, certains toponymes annoncent d&#8217;embl&eacute;e la couleur. Dans ce pays o&ugrave; la g&eacute;ographie rejoint l&#8217;histoire, le croisement s&#8217;op&egrave;re autour d&#8217;autres coloris bon teint: depuis l&#8217;opposition entre Peaux-Rouges et Visages P&acirc;les, sur laquelle se fonde la gen&egrave;se du Nouveau-Monde, relay&eacute;e par la &quot;color line&quot; marquant la s&eacute;gr&eacute;gation entre Noirs et Blancs, l&#8217;Am&eacute;rique s&#8217;&eacute;crit en lettres de couleur (plut&ocirc;t que noir sur blanc). Rouge, blanc et noir en seraient-elles les couleurs primaires? <br \/>\n                Quel rapport s&#8217;&eacute;tablit entre ces couleurs ? Quels liens se tissent entre des objets, images, &eacute;tats d&#8217;une m&ecirc;me couleur ? Peut-on &eacute;tablir un lien entre le blanc de Melville, celui de Poe, le &quot;white-on white&quot; des premiers &quot;quilts&quot; am&eacute;ricains et les monochromes de Brice Marden ? La question se pose aussi &agrave; propos du rouge des Montagnes Rocheuses, celui des coquelicots de Georgia O&#8217;Keeffe, ou des bo&icirc;tes de soupe Campbell d&#8217;Andy Warhol. Pour prendre la mesure du bleu made in USA, faut-il se perdre dans le ciel des tableaux de Hopper, regarder l&#8217;Am&eacute;rique dans le bleu des Zyeux de Jerome Charyn ou soutenir le regard de Toni Morrison, le plus bleu d&#8217;Am&eacute;rique. A moins qu&#8217;il ne suffise d&#8217;&eacute;couter un air de blues, qui donne &agrave; l&#8217;Am&eacute;rique une part de sa couleur locale, ou penser aux blue-jeans de James Dean. A travers On Being Blue. A Philosophical Enquiry, William Gass &eacute;l&egrave;ve le monochrome &agrave; une dimension philosophique, interrogeant le bleu dans tous ses &eacute;tats. Une enqu&ecirc;te chromatique qui fait la part belle &agrave; la langue, d&eacute;clinant les multiples valeurs du signifi&eacute; en question. S&#8217;interroger sur la couleur en Am&eacute;rique, c&#8217;est aussi tenter de mettre &agrave; jour ce que sa langue en fait, comment elle en joue \/ jouit. Pour que pr&eacute;cis&eacute;ment, l&#8217;Am&eacute;rique puisse r&eacute;v&eacute;ler its true colors.<br \/>\n                On being blue \/ white \/ green \/ red \/ yellow \/ purple \/ pink \/ any or no color at all in America, les perspectives sont ouvertes pour les am&eacute;ricanistes europ&eacute;ens que nous sommes, quel que soit le sujet qui int&eacute;resse notre r&eacute;flexion. Un tel parcours, aussi libre que possible devrait permettre d&#8217;&eacute;tablir de nouvelles cartographies de l&#8217;Am&eacute;rique o&ugrave; tracer des lignes de signification. Les arts plastiques pourront apporter bien davantage qu&#8217;une simple illustration du th&egrave;me en question: dans une sorte de saturation du rapport entre couleur et sens, peinture et photographie accomplissent dans leur mat&eacute;rialit&eacute; propre, l&#8217;expression m&ecirc;me de la couleur m&eacute;tamorphos&eacute;e en substance. La question peut par ailleurs s&#8217;ouvrir sur la toile immense du cin&eacute;ma am&eacute;ricain. <br \/>\n                Comment dire ces couleurs, par quel biais les appr&eacute;hender pour qu&#8217;en retour elles nous disent quelque chose de l&#8217;Am&eacute;rique ? A nous de tenter d&#8217;en trouver les moyens et les modes. Car si l&#8217;Am&eacute;rique n&#8217;est plus &agrave; d&eacute;couvrir, ses couleurs restent &agrave; r&eacute;inventer. \n              <\/p>\n<p>********<\/p>\n<p>1. Radicalismes aux Etats-Unis : le rouge et le noir (Anne Ollivier-Mellios, Paris XIII)<\/p>\n<p>2-3. La Couleur du temps (Cercle d&#8217;Etudes Afro-Am&eacute;ricaines) (Arlette Frund, Tours &#038; Claude Julien, Tours)<\/p>\n<p>4. La Couleur haute d&eacute;finition (Claude Chastagner, Montpellier III et V&eacute;ronique B&eacute;ghain, Bordeaux III)<\/p>\n<p>5. The Whiteness of America (Nathalie Cochoy, Toulouse II &#038; Pascale Antolin, Bordeaux III)<\/p>\n<p>6. Tableaux\/drapeaux, ou les couleurs de l&#8217;Am&eacute;rique (Bertrand Roug&eacute;, Pau)<\/p>\n<p>7-8. S&eacute;miotique de la couleur: (Arnaud Regnauld, Paris X et B&eacute;atrice Trotignon, Paris IX)<\/p>\n<p>9-10. Du blanc typographique &agrave; l&#8217;encre de la lettre : &eacute;criture et non-couleur (Isabelle Alfandary, Paris X et Claire Fabre, Paris XII)<\/p>\n<p>11. L&#8217;Am&eacute;rique, pays du blue(s) (Robert Springer, Metz)<\/p>\n<p>12. Des Textes et des couleurs (Anne Ullmo &#038; Bruno Monfort, Lille III)<\/p>\n<p>13. Cin&eacute;ma: premi&egrave;re s&eacute;ance. Le cin&eacute;ma aux couleurs de l&#8217;Am&eacute;rique (civilisation)\/ American colors in film. (Melvin Stokes, University College, Londres)<\/p>\n<p>14. Cin&eacute;ma: derni&egrave;re s&eacute;ance. Les couleurs du cin&eacute;ma am&eacute;ricain (&eacute;tudes filmiques)\/ Color in American films. (Dominique Sipi&egrave;re, Boulogne)\n              <\/p>\n<p>Tables rondes et conf&eacute;rences<\/p>\n<p>Conf&eacute;rence pl&eacute;ni&egrave;re: &quot;The Color of Exile&quot; (Ricki Stevenson, historienne et journaliste, fondatrice du Paris Black Tour)<\/p>\n<p>&quot;Sauvons La Recherche  sp&eacute;cificit&eacute;s am&eacute;ricanistes&quot; (forum anim&eacute; par Jean Kempf, Lyon II)<\/p>\n<p>&quot;La Palette de l&#8217;Am&eacute;rique&quot; (G&eacute;raldine Chouard, Paris 9)<\/p>\n<p>&quot;Novembre 2004 : quelles &eacute;lections pour quelle pr&eacute;sidence ?&quot; (Vincent Michelot, Lyon II)\n              <\/p>\n<p>*****<br \/>\n                Cette liste des ateliers et tables rondes a &eacute;t&eacute; mise &agrave; jour le 17 mai 2004.\n              <\/p>\n<p>Les Doctoriales ont &eacute;t&eacute; fix&eacute;es au jeudi 20 mai apr&egrave;s midi et vendredi 21 mai au matin. Pour toutes questions s&#8217;adresser directement aux responsables: Marc Amfreville et Claire Maniez pour la litt&eacute;rature, Claude Chastagner et Mark Meigs pour la civilisation. Les sujets touchant aux deux domaines, ou &agrave; un domaine autre (traductologie, linguistique, par exemple) peuvent &ecirc;tre envoy&eacute;s indiff&eacute;remment aux uns ou aux autres.<\/p>\n<p>Comme les trois derni&egrave;res ann&eacute;es, les doctoriales 2004 de l&#8217;AFEA se d&eacute;rouleront imm&eacute;diatement avant le congr&egrave;s annuel de l&#8217;Association &agrave; Pau, le jeudi 20 mai apr&egrave;s-midi et le vendredi 21 mai au matin. C&#8217;est l&#8217;occasion pour les doctorants am&eacute;ricanistes de toute la France de confronter leur recherche avec celle d&#8217;autres apprentis-chercheurs dans leur discipline et de faire le point sur leurs travaux devant des chercheurs plus exp&eacute;riment&eacute;s invit&eacute;s comme &quot;respondant&quot;, dans un cadre plus propice et moins contraignant pour eux que celui des ateliers du congr&egrave;s, puisqu&#8217;ils ne sont pas tenus de s&#8217;inscrire dans la th&eacute;matique de celui-ci.<br \/>\n                Les deux demi-journ&eacute;es font alterner pr&eacute;sentations par les doctorants et conf&eacute;rences de m&eacute;thodologie, en deux ateliers (civilisation et litt&eacute;rature) qui se rejoignent pour une session commune abordant les aspects plus administratifs de la profession (candidatures, CNU, bourses). Les doctorants sont bien s&ucirc;r ensuite invit&eacute;s &agrave; se joindre aux travaux du congr&egrave;s.\n              <\/p>\n<p>Les doctorants b&eacute;n&eacute;ficient de frais d&#8217;inscriptions r&eacute;duits pour les doctoriales et le congr&egrave;s.<\/p>\n<p>Les doctorants qui souhaitent &ecirc;tre h&eacute;berg&eacute;s en R&eacute;sidence Universitaire (10 euros\/ nuit) doivent en faire la demande avant le lundi 15 mars 2004 &agrave; :<\/p>\n<p>CLOUS de Pau<br \/>\n                (aux soins de Mme DAP-LELLOUCHE)<br \/>\n                7 r Saint John Perse<br \/>\n                64000 PAU<\/p>\n<p>t&eacute;l&eacute;phone: 05 59 30 89 00 &#8211; t&eacute;l&eacute;copie: 05 59 30 89 19\n              <\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>1. Radicalismes aux Etats-Unis : le rouge et le noir (Anne Ollivier-Mellios, Paris XIII)<br \/>\n                Dans son ouvrage publi&eacute; en 1906, l&#8217;historien Werner Sombart se demandait pourquoi il n&#8217;y avait pas de socialisme aux Etats-Unis. Pourquoi une soci&eacute;t&eacute; capitaliste d&eacute;velopp&eacute;e n&#8217;avait-elle pas offert au mouvement socialiste le m&ecirc;me terrain propice que certaines soci&eacute;t&eacute;s europ&eacute;ennes (notamment l&#8217;Allemagne et la France) ? Cette question rest&eacute;e c&eacute;l&egrave;bre devait pourtant &ecirc;tre affin&eacute;e, et nombre d&#8217;historiens se demand&egrave;rent au cours du XXe si&egrave;cle pourquoi les mouvements d&#8217;inspiration socialistes n&#8217;avaient pas eu, aux Etats-Unis, la m&ecirc;me ampleur et long&eacute;vit&eacute; qu&#8217;outre Atlantique ? Car, des sections am&eacute;ricaines de la Premi&egrave;re internationale aux communistes des ann&eacute;es trente, nombreux sont les groupes, partis ou mouvements &agrave; s&#8217;&ecirc;tre r&eacute;clam&eacute;s du socialisme ou du communisme, et &agrave; proposer des mod&egrave;les de soci&eacute;t&eacute; plus ou moins directement inspir&eacute;s de leurs homologues europ&eacute;ens. Les anarchistes pour leur part (au premier rang desquels Bakounine) accept&egrave;rent de coop&eacute;rer avec Marx au sein de la 1&egrave;re Internationale  ou Red International &#8211; avant de la quitter en 1881. Ce d&eacute;part et la cr&eacute;ation de l&#8217;International Working People&#8217;s Association &#8211; ou Black International &#8211; sonna le glas de cette union entre anarchistes et socialistes. Au XXe si&egrave;cle, apr&egrave;s un bref &acirc;ge d&#8217;or du mouvement socialiste avant la Premi&egrave;re guerre mondiale (1901-1914), il faudra attendre les ann&eacute;es trente mais surtout les ann&eacute;es soixante pour assister &agrave; un regain de la contestation radicale. Plus proches de nous encore, le rassemblement de Seattle (28 nov -3 d&eacute;c 1999) fut l&#8217;occasion de voir que le radicalisme am&eacute;ricain (y compris l&#8217;anarchisme) &eacute;tait encore, &eacute;tonnement dirent certains, vivant.<br \/>\n                Cet atelier propose d&#8217;aborder l&#8217;histoire du &quot; Rouge &quot; et du &quot; Noir &quot; aux Etats-Unis, de ses rapports &agrave; l&#8217;Am&eacute;rique mainstream, au r&ecirc;ve am&eacute;ricain, &agrave; l&#8217;Europe, mais &eacute;galement d&#8217;&eacute;tudier la r&eacute;pression sans r&eacute;pit dont les mouvements contestataires firent presque toujours l&#8217;objet dans l&#8217;histoire am&eacute;ricaine. Les communications pourront &eacute;galement aborder des sujets plus contemporains, notamment le renouveau (mais avait-il vraiment cess&eacute; d&#8217;exister ?) du radicalisme am&eacute;ricain depuis une dizaine d&#8217;ann&eacute;es. Il s&#8217;agira peut- &ecirc;tre alors de se demander comment le radicalisme am&eacute;ricain s&#8217;articule au mouvement anti mondialisation ou encore quelles nouvelles formes de radicalisme la mondialisation lib&eacute;rale est en passe de cr&eacute;er.<\/p>\n<p>Participants:<br \/>\n                Yann Philippe (EHESS): Immigration, Black Hand et anarchisme vus par Theodore Bingham, Police Commissioner de New York (1906-1909).<br \/>\n                Anne Stefani (Toulouse II): P&eacute;ril rouge et question noire: les limites du lib&eacute;ralisme blanc dans le Sud des ann&eacute;es 50.<br \/>\n                Salah Oueslati (Poitiers): Le mouvement des pauvres aux Etats-Unis: entre radicalisation, cooptation et mainstream.<br \/>\n                Caroline Rolland-Diamond (Lille III): Redbaiting black and white: la r&eacute;pression du mouvement &eacute;tudiant &agrave; Chicago pendant la guerre du Vietnam.<br \/>\n                Jean-Marie Ruiz (Chamb&eacute;ry): Le rouge et l&#8217;&eacute;cran noir: le radicalisme de Michael Moore.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>2-3. La Couleur du temps (Cercle d&#8217;Etudes Afro-Am&eacute;ricaines) (Arlette Frund, Tours &#038; Claude Julien, Tours)<br \/>\n                &quot;The problem of the Twentieth Century is the problem of the color line.&quot; Alors que nous nous trouvons &agrave; l&#8217;or&eacute;e d&#8217;un nouveau si&egrave;cle, il s&#8217;agirait de r&eacute;fl&eacute;chir aux sens que prend cette intuition de W.E.B.Du Bois (The Souls of Black Folk, 1903) au regard des &eacute;v&eacute;nements du XXe si&egrave;cle. On pourrait aussi s&#8217;interroger sur la fortune du mot &#8216;couleur&#8217;, des th&egrave;mes qu&#8217;il d&eacute;signe, de sa signification symbolique et politique qui n&#8217;ont cess&eacute; de se modifier. La NAACP l&#8217;a conserv&eacute; dans son sigle, et nombre d&#8217;&eacute;crivains l&#8217;ont explor&eacute; dans leurs uvres comme Alice Walker (The Color Purple), ou Ntozake Shange (For Colored Girls Who Have Considered Suicide When the Rainbow is Enuf). Historiquement, les mots qui ont d&eacute;sign&eacute; les Africains Am&eacute;ricains ont soit soulign&eacute; la composante identitaire qu&#8217;est la couleur, soit l&#8217;ont mise entre parenth&egrave;ses. Ainsi, les premi&egrave;res institutions qui, au XIXe si&egrave;cle, privil&eacute;gient le terme African (&quot;African Theater&quot;, African Church&quot;, &quot;African Schools&quot;), ainsi &eacute;galement la vogue du terme &quot;Negro&quot; au moment de la Harlem Renaissance et du mouvement de la N&eacute;gritude, celle de &quot;black&quot; dans les ann&eacute;es 1960 (Black Power), d&#8217;&quot;Afro-Am&eacute;ricain&quot; et &quot;African-American&quot;, sans oublier &quot;Free People of Color&quot; qui d&eacute;signait les Noirs libres de Louisiane. <br \/>\n                La couleur apporte de multiples nuances dans cette palette o&ugrave; tout n&#8217;est pas vu, ainsi que l&#8217;ordonne l&#8217;id&eacute;ologie dominante, en noir et blanc, mais est per&ccedil;u dans une gamme de tons qui introduit dans le champ de la pens&eacute;e et dans les textes th&eacute;oriques la notion de m&eacute;tissage et de cr&eacute;olit&eacute; ou de &quot;passing&quot; (Neither Black nor White de Werner Sollors, &quot;There Ain&#8217;t No Black in the Union Jack&quot; de Paul Gilroy). Dans la Cara&iuml;be, la couleur est sugg&eacute;r&eacute;e par une multiplicit&eacute; de termes : toutes les nuances ainsi introduites entre noir et blanc contribuent &agrave; contester les d&eacute;finitions officielles et marquent souvent les diff&eacute;rences entre l&#8217;Am&eacute;rique et les Am&eacute;riques.<br \/>\n                La couleur est tr&egrave;s pr&eacute;sente dans les uvres d&#8217;&eacute;crivains, peintres ou musiciens (Black, Brown, Beige de Duke Ellington) ; elle appara&icirc;t aussi dans les expressions populaires  maximes, dictons, chansons (If you&#8217;re white you&#8217;re right \/ If you&#8217;re Yellow you&#8217;re mellow \/ If you&#8217;re Brown you can hang around \/ If you&#8217;re Black stand back). Elle n&#8217;est pas seulement figure de style : elle est sagesse, po&eacute;sie ou cri ; elle s&#8217;impose avec col&egrave;re, vigueur ou insolence, sugg&egrave;re danger, souffrance ou espoir (Black Boy, Black Symphony, Black Fire, A Blues Book for Blue Black Magical Women, ou Mood Indigo). <br \/>\n                &quot;Black is the color of my country&quot;. La couleur est aussi une exp&eacute;rience, humiliante ou exaltante, un v&eacute;cu que l&#8217;individu et la soci&eacute;t&eacute; expriment par des repr&eacute;sentations organis&eacute;es et hi&eacute;rarchis&eacute;es et &agrave; travers des appr&eacute;hensions diff&eacute;rentes du temps et de l&#8217;espace. La &quot;couleur du temps&quot; &eacute;voque &agrave; la fois les al&eacute;as qui pr&eacute;sident &agrave; ces mutations\/transformations (la couleur change avec le temps et traduit la teneur d&#8217;une &eacute;poque), et les intensit&eacute;s de vies individuelles et collectives. Les nombreuses expressions des r&eacute;gimes d&#8217;historicit&eacute; font appara&icirc;tre la couleur comme in&eacute;vitable : mise en valeur ou occult&eacute;e, elle est le signe m&ecirc;me de la diff&eacute;rence, de l&#8217;alt&eacute;rit&eacute; mais aussi d&#8217;un stigmate longtemps associ&eacute;, de fa&ccedil;on irr&eacute;futable, &agrave; l&#8217;inf&eacute;riorit&eacute;. Comme indice ou sympt&ocirc;me, elle renvoie aux grands drames du pass&eacute; et r&eacute;v&egrave;le des formes limit&eacute;es, fractionn&eacute;es ou discordantes ou, au contraire, &eacute;clatantes ou exaltantes qui donnent &agrave; voir, dans la distance ou l&#8217;incertitude, les strat&eacute;gies d&#8217;&eacute;criture de l&#8217;histoire. Entre omnipr&eacute;sence et oubli, s&#8217;installe un jeu de plusieurs temporalit&eacute;s qui fixe, capte, m&eacute;morise ou efface la singularit&eacute; de l&#8217;exp&eacute;rience africaine-am&eacute;ricaine. <\/p>\n<p>Participants:<\/p>\n<p>Atelier 2:<br \/>\n                Francoise Clary (Rouen): &quot;Black Muslims&quot;, &quot;Red Muslims&quot;: histoires et r&eacute;alit&eacute;s culturelles&quot;.<br \/>\n                Anne-Marie Paquet-Deyris (Rouen): The Gullah Kaleidoscope: Fim director and writer Julie Dash&#8217;s Daughters of Dust.<br \/>\n                Elvan Zabunyan (Rennes et EHESS) : Constitution d&#8217;une identit&eacute; visuelle afro-am&eacute;ricaine : le noir est une couleur.<br \/>\n                Ma&iuml;ca Sanconie (Columbia University Program in Paris) : Esth&eacute;tique de la couleur chez les peintres noirs am&eacute;ricains.<br \/>\n                C&eacute;cile Cottenet (Aix-Marseille 1): Chesnutt et la couleur de la critique.<\/p>\n<p>Atelier 3:<br \/>\n                Isabelle Rouffineau (Angers): The Color Purple : couleur du temps\/temps de la couleur.<br \/>\n                Wendy Harding (Toulouse 2): Toni Morrison&#8217;s art of &quot;pondering color&quot; in Beloved.<br \/>\n                Alice Mills (Caen): Exp&eacute;rience du temps et des couleurs dans Chile Woman de Gayl Jones et For Colored Girls de Ntozake Shange.<br \/>\n                Sophie Vallas (Aix-Marseille 1) : Le fou noir dans sa tour et la reine blanche : la femme blanche et sa symbolique dans la fiction de Chester Himes.<br \/>\n                Annie-Paule de Prinsac (Dijon): La couleur comme pr&eacute;texte: r&eacute;flexions sur les deux derniers romans de Morrison.\n              <\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>4. La Couleur haute d&eacute;finition (Claude Chastagner, Montpellier III et V&eacute;ronique B&eacute;ghain, Bordeaux III)<br \/>\n                Cet atelier, ouvert &agrave; des communications portant sur la civilisation, la culture, la litt&eacute;rature et les arts am&eacute;ricains, sera centr&eacute; sur les processus de d&eacute;finition des identit&eacute;s et\/ou valeurs par la couleur, mais aussi sur la d&eacute;finition des couleurs dans les repr&eacute;sentations issues de ces processus. L&#8217;accent sera mis plus particuli&egrave;rement sur la diff&eacute;renciation, le rapport des couleurs entre elles et le passage d&#8217;une couleur &agrave; l&#8217;autre, la r&eacute;flexion pouvant s&#8217;articuler notamment autour de p&ocirc;les tels que continu\/discontinu, fluide\/fig&eacute;, distinction\/indistinction. De la rayure r&eacute;volutionnaire au &quot;rainbow flag&quot; des mouvements gays, en passant par le m&eacute;tissage, l&#8217;histoire et la culture am&eacute;ricaines donnent de nombreux exemples d&#8217;utilisation de la bichromie et de la polychromie &agrave; des fins d&eacute;finitoires, embl&eacute;matiques ou encore signal&eacute;tiques. Dans le champ artistique, c&#8217;est la polychromie elle-m&ecirc;me qui constitue l&#8217;objet d&#8217;un questionnement et d&#8217;une red&eacute;finition incessants. Tant&ocirc;t fluide, mouvante (dans l&#8217;expressionnisme abstrait, par exemple), tant&ocirc;t discontinue, cloisonn&eacute;e (dans le Pop Art), elle contribue largement &agrave; la d&eacute;finition de styles et de mouvements qui fondent sur elle leur singularit&eacute;, voire une v&eacute;ritable posture id&eacute;ologique. La relation &eacute;troite qu&#8217;entretiennent couleurs et id&eacute;ologie sera ainsi au coeur de la r&eacute;flexion men&eacute;e dans cet atelier.<\/p>\n<p>Participants:<br \/>\n                Guillaume Marche (Paris XII): L&#8217;arc-en-ciel et le mouvement gai et lesbien: r&eacute;fraction, dispersion, et instrumentalisation des identit&eacute;s collectives&quot;.<br \/>\n                Claude Chastagner (Montpellier III): Rainbow Gatherings. <br \/>\n                Nathalie Dessens (Toulouse II): Couleurs de Cr&eacute;olit&eacute;: Louisiane plurielle, Louisiane syncr&eacute;tique.<br \/>\n                Nancy Honicker (Paris VIII): Anne Hutchinson ou la couleur de l&#8217;Autre.<br \/>\n                Jean-Paul Gabilliet (Bordeaux III): &quot;Fun in four colors&quot;: comment la quadrichromie a cr&eacute;&eacute; la bande dessin&eacute;e aux Etats-Unis.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>5. The Whiteness of America (Nathalie Cochoy, Toulouse II &#038; Pascale Antolin, Bordeaux III)<br \/>\n                &quot; Regardons : il n&#8217;y a pas rien, puisqu&#8217;il y a le blanc &quot; (G. Didi-Huberman). Somme de toutes les couleurs, le blanc se soustrait n&eacute;anmoins &agrave; toute saisie d&eacute;finitive et sollicite le d&eacute;ploiement infini de l&#8217;interpr&eacute;tation. Cet atelier sera donc ouvert &agrave; diverses r&eacute;flexions sur la pr&eacute;sence paradoxale du blanc dans l&#8217;&eacute;criture, la peinture ou la photographie.<br \/>\n                Alliant l&#8217;&eacute;nigme &agrave; l&#8217;&eacute;vidence, le blanc pourra &ecirc;tre envisag&eacute; comme un indice flagrant de perte, de d&eacute;g&eacute;n&eacute;rescence ou de d&eacute;sincarnation. Contrairement au &quot; neutre &quot; (&quot; incolore &quot;, selon R. Barthes), il s&#8217;apparentera au secret, voire au myst&egrave;re, entra&icirc;nant le discours dans un jeu vertigineux de voilements\/d&eacute;voilements. On l&#8217;assimilera &eacute;ventuellement au reflet, soumettant le regard et le verbe &agrave; l&#8217;&eacute;preuve du dessaisissement. &Eacute;blouissant comme le brouillard ou la neige, &eacute;vanescent comme une &quot; forme &quot; terrifiante (Poe) ou un fant&ocirc;me &quot; encapuchonn&eacute; &quot; (Melville), le blanc pourra &eacute;galement &ecirc;tre consid&eacute;r&eacute; comme un mode d&#8217;interrogation des limites et des pouvoirs de la repr&eacute;sentation. Ellipse narrative ou b&eacute;ance r&eacute;f&eacute;rentielle, la blancheur pr&eacute;c&egrave;de aussi le surgissement de la vision ou de l&#8217;illusion : elle tire de sa n&eacute;gativit&eacute; une &eacute;tonnante puissance de cr&eacute;ation.<br \/>\n                Le blanc pourra ainsi &ecirc;tre abord&eacute; comme un principe dynamique et dilatoire de r&eacute;v&eacute;lation. Devenant &quot; mati&egrave;re &quot; (G. Didi-Huberman), le blanc ouvre l&#8217;espace vibratile de l&#8217;attente, de l&#8217;annonce et de la promesse. On s&#8217;interrogera par exemple sur la mani&egrave;re dont l&#8217;effacement des rep&egrave;res visibles favorise l&#8217;&eacute;mergence (l&#8217;&quot; appar&ecirc;tre &quot;, Ph. Jaworski) de &quot; signes en latence &quot; (M. Ch&eacute;netier). On pourra encore &eacute;voquer la blancheur comme un espace virtuel, en souffrance ou en puissance, ouvert &agrave; l&#8217;imminence de l&#8217;&eacute;v&eacute;nement. Le blanc permettra ainsi d&#8217;entrevoir le lieu originaire, vierge de toute trace, de l&#8217;&eacute;criture et de l&#8217;Am&eacute;rique. L&#8217;accent pourra &ecirc;tre mis sur le retour de l&#8217;&eacute;criture vers le rythme, soumettant l&#8217;univocit&eacute; du sens &agrave; la scansion plurielle de l&#8217;inarticul&eacute;. On pourra &eacute;galement prendre en compte la disparition du langage dans le &quot; bruit blanc &quot;, endossant les traits indiff&eacute;renci&eacute;s de la rumeur pour susciter, paradoxalement, la prolif&eacute;ration clandestine des possibles (R. Amossy). Par ailleurs, en diff&eacute;rant l&#8217;in&eacute;vitable surgissement de l&#8217;opacit&eacute;, la &quot; transitivit&eacute; blanche &quot; (L. Marin) permettra d&#8217;&eacute;voquer cet instant d&#8217;&eacute;merveillement et d&#8217;&eacute;tonnement (wonder) qui pr&eacute;c&egrave;de &agrave; la fois la chute dans la nomination et l&#8217;empreinte des premiers pas sur la terre d&#8217;Am&eacute;rique. Spectrale et originelle, la pr&eacute;sence &eacute;clatante du blanc (cette &quot; absence que l&#8217;on voit parce qu&#8217;aveuglante &quot;, M. Blanchot) ne solliciterait-elle pas, en dernier recours, un nouveau mode d&#8217;appr&eacute;hension, un glissement de l&#8217;il &agrave; la main &#8211; un art du tact, de la caresse et de l&#8217;effleurement ?<\/p>\n<p>Participants:<br \/>\n                C&eacute;cile Roudeau (ENS Ulm): &quot;L&#8217;oeuvre au blanc&quot;: esquisse d&#8217;une po&eacute;tique de la couleur locale en Nouvelle-Angleterre.<br \/>\n                Marie-Odile Salati (Chamb&eacute;ry): Entre le gris et l&#8217;opaque : le blanc d&eacute;natur&eacute; de l&#8217;Am&eacute;rique retrouv&eacute;e par Henry James dans The American Scene.<br \/>\n                Sophie L&eacute;vy (Mus&eacute;e d&#8217;Art Am&eacute;ricain de Giverny): Une exposition en blanc : de la modernit&eacute; comme absence dans l&#8217;art am&eacute;ricain, de Winslow Homer &agrave; Robert Ryman.<br \/>\n                Marie Le Grix de la Salle (Pau): &quot;White writing&quot; : l&#8217;&eacute;criture picturale de Mark Tobey.<br \/>\n                Marie Bouchet (Bordeaux III): &quot;Holding that wisp of iridescence&quot; : l&#8217;irisation sensuelle des blancs du texte nabokovien.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>6. Tableaux\/drapeaux, ou les couleurs de la nation (Bertrand Roug&eacute;, Pau)<br \/>\n                On partira de l&#8217;id&eacute;e que, si certains drapeaux font des tableaux, certains tableaux fonctionnent ou finissent par fonctionner comme des drapeaux. La nature et le fonctionnement de cette interaction ou de ce brouillage pourraient constituer l&#8217;objet de recherche formel de cet atelier. Ainsi s&#8217;ouvrent bien des questionnements possibles sur les v&eacute;hicules-en l&#8217;occurrence iconiques-du discours de\/sur la nation, leur mise en sc&egrave;ne, leur manipulation, voire leur tranfiguration.<br \/>\n                Qu&#8217;il s&#8217;agisse des repr&eacute;sentations picturales de ses sites naturels ou de ses populations indiennes, de ses Marilyn refard&eacute;es &agrave; la Warhol ou de ses drapeaux h&eacute;ro&iuml;ques ou d&eacute;tourn&eacute;s, on consid&eacute;rera que l&#8217;Am&eacute;rique &eacute;labore un discours de ou sur la nation, singuli&egrave;rement &agrave; travers la mise en uvre, l&#8217;emploi et le remploi d&#8217;images et d&#8217;ic&ocirc;nes r&eacute;pondant-simultan&eacute;ment ou non-&agrave; deux acceptions du mot &quot;couleurs&quot;: les couleurs que l&#8217;on hisse, que l&#8217;on foule ou que l&#8217;on br&ucirc;le; les couleurs &quot;en un certain ordre assembl&eacute;es&quot; que le peintre d&eacute;pose sur la toile.<br \/>\n                Comment la nation am&eacute;ricaine s&#8217;exprime-t-elle, comment s&#8217;explique-t-elle, comment se (re)pr&eacute;sente-t-elle &agrave; travers ses images color&eacute;es, ses ic&ocirc;nes bariol&eacute;es et ses embl&egrave;mes nationaux divers? Quel visage donne-t-elle d&#8217;elle m&ecirc;me ou donne-t-on d&#8217;elle, &agrave; travers ou au-del&agrave; de quelles figures? De quelles couleurs?<\/p>\n<p>Participants:<br \/>\n                Jean-Pierre Cometti (Aix-Marseille): De la Hudson River School au Land Art : g&eacute;ographies imaginaires<br \/>\n                Philippe Gouvet (Pau): Our Banner in the Sky, ou les couleurs du sacr&eacute;: peinture paysag&egrave;re et nationalisme au XIXe si&egrave;cle.<br \/>\n                Jean Kempf (Lyon II): La couleur du r&eacute;el. La photographie couleur(s) a-t-elle un sens ? (Etats-Unis 1960-1990).<br \/>\n                Itzack Goldberg (Paris X): L&#8217;art aux couleurs de l&#8217;Am&eacute;rique: autour d&#8217;Ed Kienholz et du Portable War Memorial.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>7-8. S&eacute;miotique de la couleur: (Arnaud Regnauld, Paris X et B&eacute;atrice Trotignon, Paris IX)<br \/>\n                La couleur est au cur de toute discussion sur la relation entre le langage et le monde. &quot;Comment parler des couleurs?&quot;, telle est la question pos&eacute;e tant par Val&eacute;ry que Wittgenstein. L&#8217;incommensurabilit&eacute; de la parole et de la perception visuelle ruine l&#8217;illusion mim&eacute;tique et renvoie la litt&eacute;rature &agrave; son champ propre. N&eacute;anmoins, comme le souligne Benveniste, &quot;toute s&eacute;miologie d&#8217;un syst&egrave;me non linguistique doit emprunter le truchement de la langue []. La langue est l&#8217;interpr&eacute;tant de tous les autres syst&egrave;mes, linguistiques et non linguistiques&quot;. D&egrave;s lors, la litt&eacute;rature, explorant le langage autant pour en faire appara&icirc;tre les limites que pour les d&eacute;passer, peut parler des couleurs et les faire parler.<br \/>\n                Si la couleur a pu appara&icirc;tre avec l&#8217;art moderne comme une lib&eacute;ration du carcan de la narration, du dessin et de la figure, on peut se demander si elle n&#8217;est pas en litt&eacute;rature le signe d&#8217;une m&ecirc;me tentative d&#8217;&eacute;mancipation. On pourra explorer les syst&egrave;mes s&eacute;miotiques mis en place dans la fiction pour &quot;construire une visibilit&eacute; du monde, [] d&eacute;livrer les sensations des codages linguistiques et symboliques&quot; (Le Rider), engager &quot;un r&eacute;gime nouveau de l&#8217;imaginaire, attach&eacute; &agrave; l&#8217;impression, &agrave; l&#8217;il&quot; (Neefs). Pourrait-on, &agrave; l&#8217;aune du figural (Lyotard, Jenny) d&eacute;finir le coloral, qui serait de l&#8217;ordre de l&#8217;informe, de l&#8217;ouvert (la couleur ne d&eacute;signe rien, elle est sans bord), de l&#8217;indicible, de l&#8217;intense, de quelque chose qui ferait appara&icirc;tre en surface une pr&eacute;sence, une vibration du sens (la couleur est pellicule, surface &#8211; &quot;color&quot; en anglais est &eacute;tymologiquement reli&eacute; &agrave; &quot;celare&quot;, to hide, to conceal). A contrario, on pourra se pencher sur l&#8217;absence de couleur, l&#8217;anesth&eacute;sie (Lyotard), la d&eacute;mat&eacute;rialisation (Baudrillard), la disparition (Virilio), comme signe d&#8217;une crise qui appara&icirc;t plus nettement avec la rupture postmoderne. Face &agrave; la non-couleur de la d&eacute;shumanisation (Adorno), un r&eacute;enchantement du monde et du langage est-il rendu possible par une po&eacute;tique de la couleur qui raviverait les m&eacute;tap hores mortes, parcourrait la palette (Theroux, Gass), inventerait une langue. On pourra explorer toutes les strat&eacute;gies syntaxique, s&eacute;mantique, rh&eacute;torique, s&eacute;miotique mises en uvre, comme par exemple la translation op&eacute;r&eacute;e par Anne Sexton dans &quot;Moon Song, Woman Song&quot;: &quot;I have been oranging and fat \/ carrot colored, gaped at&quot; (Theroux, The secondary colors, 32). Dans sa diversit&eacute; anthropologique, sociologique, symbolique, et du fait de son historicit&eacute;, la couleur pose des probl&egrave;mes de traduction qui pourron t nourrir une r&eacute;flexion tout autant sur le rapport des langues entre elles que sur celui de la langue au monde : &quot;L&#8217;origine des langues est leur insuffisance, leur inad&eacute;quation &agrave; ce qu&#8217;elles veulent dire. Mais ce qui &eacute;chappe &agrave; une langue n&#8217;est pas davantage dans l&#8217;autre, c&#8217;est autre chose qui y est, toujours autre chose qui se dit, repouss&eacute; de langue en langue. Le manque de l&#8217;une n&#8217;est jamais traduit par l&#8217;autre. Toute langue est &eacute;galement loin de ce qu&#8217;elle veut dire, mais elle l&#8217;est autrement&quot; (Le Rider, citant l&#8217;&eacute;crivain et traducteur Georges-Arthur Goldsmidt).<\/p>\n<p>Participants:<\/p>\n<p>Atelier 7:<br \/>\n                Est&egrave;ve Marie (Paris VIII): Couleurs d&#8217;Am&eacute;rique de la fabrique dickinsonienne.<br \/>\n                Eric Athenot (Tours): Whitman coloriste.<br \/>\n                Andrew Eastman (Strasbourg II): Painting by metaphor : the writing of color in Stevens.<br \/>\n                Marc Ch&eacute;netier (Paris VII): L&#8217;attitude du bleu : pr&eacute;sence et d&eacute;robade d&#8217;une couleur (sp&eacute;culation sur le bleu &agrave; partir de William Gass et Alexander Theroux.<\/p>\n<p>Atelier 8:<br \/>\n                Clara Mallier (Orl&eacute;ans): &#8216;Peut-&ecirc;tre ce chat jaune est-il toute la litt&eacute;rature&#8217; : pour une lecture non s&eacute;miotique de la couleur chez Hemingway.<br \/>\n                Lara Delage-Toriel (Lille III): Les pigmentations de l&#8217;&eacute;criture nabokovienne.<br \/>\n                Anne-Laure Tissut (Tours): Erasure, de Percival Everett : en noir et blanc.<br \/>\n                Fran&ccedil;oise Sammarcelli (Paris IV): &#8216;In the sorcerer-blue night&#8217;: couleurs et enchantement chez Steven Millhauser.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>9-10. Du blanc typographique &agrave; l&#8217;encre de la lettre : &eacute;criture et non-couleur (Isabelle Alfandary, Paris X et Claire Fabre, Paris XII)<br \/>\n                Le noir et le blanc sont tous deux situ&eacute;s aux extr&eacute;mit&eacute;s du spectre chromatique. Souvent consid&eacute;r&eacute;s comme l&#8217;envers de la couleur, ils ne sont pourtant pas sans rapport avec le reste de la palette : ils peuvent se concevoir comme absence de couleur (le noir en optique, le blanc en peinture), ou comme somme de toutes les couleurs (le blanc en optique, le noir en peinture). S&#8217;ils ont &eacute;t&eacute; choisis aux origines de l&#8217;&eacute;criture, c&#8217;est parce qu&#8217;ils offrent sur la page manuscrite ou imprim&eacute;e le plus grand contraste possible, la tension optique maximale.<br \/>\n                L&#8217;&eacute;criture est le r&eacute;sultat d&#8217;un corps-&agrave;-corps avec ce que Michel Collot d&eacute;signe du nom de &quot; mati&egrave;re-&eacute;motion &quot;. Et cette mati&egrave;re n&#8217;est pas sans la couleur ou plus exactement la non-couleur. Avant de devenir un mythe d&#8217;&eacute;crivain, la page blanche se trouve &ecirc;tre la condition m&ecirc;me de l&#8217;&eacute;criture, la sc&egrave;ne d&#8217;un th&eacute;&acirc;tre qui est celui de la typographie. On pourra s&#8217;interroger sur les relations que le sens entretient avec les conditions mat&eacute;rielles de son apparition, sur la participation des sens au processus de la lecture.<br \/>\n                Pourront &eacute;galement &ecirc;tre pris en consid&eacute;ration les jeux th&eacute;matiques, m&eacute;taphoriques et m&eacute;tafictionnels sur le couple noir\/blanc.<\/p>\n<p>Participants:<\/p>\n<p>Atelier 9: Po&eacute;sie<br \/>\n                H&eacute;l&egrave;ne Aji (Paris IV): Le point sur la page : abstraction de W. C. Williams.<br \/>\n                Antoine Caz&eacute; (Orl&eacute;ans): Du rythme typographique &agrave; la voix color&eacute;e (sur John Cage).<br \/>\n                Denise Ginfray (Lyon II): &#8216;Put something down some day in my hand&#8217; : Gertrude Stein et la tyrannie du noir et blanc.<br \/>\n                Fiona McMahon (Dijon): Graphing Alphabets: The Toronto Research Group<\/p>\n<p>10: Fiction<br \/>\n                Anne Ullmo (Lille III): &quot;Snowmen de S. Milhauser ou les figures de la cr&eacute;ation&quot;<br \/>\n                Ronald Jenn (Lyon II): La typographie en filigrane de l&#8217;&eacute;criture de Mark Twain<br \/>\n                Brigitte F&eacute;lix (Le Mans): La couleur des mots dans House of Leaves de Mark Danielewski<br \/>\n                Abigail Lang (Paris VII): La typographie comme forme dans House of Leaves.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>11. L&#8217;Am&eacute;rique, pays du blue(s) (Robert Springer, Metz)<br \/>\n                Le pays du &quot;red, white and blue&quot; nous a apport&eacute; les &quot;blue jokes&quot; et les &quot;blue movies&quot;, les &quot;blue noses&quot; et leurs &quot;blue laws&quot;, les &quot;blue ribbons&quot; et les blue jeans et, en musique, le bluegrass et le blues. C&#8217;est ce dernier genre qui semble avoir le plus durablement marqu&eacute; les esprits et cet atelier lui fera la part belle, tout en abordant le bleu en traduction et en litt&eacute;rature.<\/p>\n<p>Participants :<br \/>\n                Bernard Hoepffner (traducteur) : Traduire &quot;Blue devils&quot; ou le &quot;double-bind&quot; du traducteur.<br \/>\n                Claire Maniez (Strasbourg II) : &quot;Blue is something else&quot; : &quot;Mimesis&quot; de R.M. Berry.<br \/>\n                Suzana Matvejevic (Paris XII) : Le blues de The Bluest Eye, de Toni Morrison.<br \/>\n                Robert Springer (Metz) : Blacks, Whites and Blues : a Reappraisal.<br \/>\n                Fr&eacute;d&eacute;ric Sylvanise (Paris XIII) : Quelques utilisations po&eacute;tiques du blues.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>12. Des Textes et des couleurs (Anne Ullmo &#038; Bruno Monfort, Lille III)<br \/>\n                A travers l&#8217;&eacute;tude d&#8217;auteurs, qui, de Melville &agrave; Faulkner, de Henry James &agrave; Poe ou de Tony Morrison &agrave; Millhauser, ont su d&eacute;cliner les infinies variations de la gamme chromatique, on s&#8217;interrogera sur la d&eacute;finition d&#8217;une notion que d&#8217;aucuns ont pu qualifier de pure apparence sensible, l&#8217;apparentant au mensonge sophiste. La couleur est-elle donc, comme l&#8217;&eacute;crit Jacqueline Lichtenstein, &quot; du point de vue de ses effets, de nature rh&eacute;torique &quot; ? Peut-on la concevoir comme &quot;la figure de l&#8217;ornement et l&#8217;ornement de la figure &quot; ? La couleur peinte est, dans le discours qui pour l&#8217;analyser la d&eacute;truit, un habillage et un cosm&eacute;tique dont les moyens sont ceux de la teinture, si bien que la peinture, pour qui dit aimer la v&eacute;rit&eacute;, &quot; devrait &ecirc;tre incolore, c&#8217;est-&agrave;-dire sans peinture &quot;.<br \/>\n                Cette antique aporie justifie pleinement le constat que fait Brusatin lorsqu&#8217;il pr&eacute;sente le bilan du r&ocirc;le de la couleur et de la r&eacute;f&eacute;rence color&eacute;e\/colorique dans le discours : &quot; depuis toujours la couleur appara&icirc;t comme explication primaire des ph&eacute;nom&egrave;nes et en m&ecirc;me temps dispara&icirc;t comme une falsification dans le discours de l&#8217;interpr&eacute;tation. Le discours color&eacute; rappelle certaines v&eacute;rit&eacute;s li&eacute;es aux choses, mais colorer son discours implique, depuis les sophistes, le cr&eacute;ation d&#8217;images instables et de suggestions marginales par rapport au syllogisme, pour faire croire &agrave; certaines v&eacute;rit&eacute;s plut&ocirc;t qu&#8217;&agrave; d&#8217;autres &quot;. D&egrave;s lors, instaurer la couleur dans le discours, c&#8217;est recourir &agrave; un mod&egrave;le n&eacute;gatif du discours vrai, manipuler des effets : non plus le fant&ocirc;me blanc, le &quot;grand-hooded phantom &quot; de Moby Dick, mais le spectre des couleurs multipli&eacute;es. On pourra, d&egrave;s lors, se demander si le discours ne d&eacute;ploie pas la couleur au risque, peut-&ecirc;tre, de se mettre en cause, d&#8217;amener &agrave; la lumi&egrave;re son refoul&eacute; th&eacute;orique, conduisant &agrave; sa propre r&eacute;cusation comme vecteur de v&eacute;rit&eacute;, originaire, mais aussi bien imit&eacute;e lorsqu&#8217;il s&#8217;agit de fiction. Mais, en sens inverse, il sera int&eacute;ressant de r&eacute;fl&eacute;chir, avec G. Didi-Huberman, &agrave; la notion d&#8217;incarnat, au tressage de la couleur avec les fibres de la peau, cette couleur qui ne serait &quot; pas d&eacute;pos&eacute;e &agrave; la surface des corps &quot; mais serait&quot; un jeu labile de la limite, un feuilletage subtil &quot; qui &quot; vacille de plans en plans dans l&#8217;espace, selon l&#8217;air, selon l&#8217;eau &quot; (Didi-Huberman). La couleur: cosm&eacute;tique ou incarn&eacute;e ?<\/p>\n<p>Participants:<br \/>\n                Antonia Rigaud (Strasbourg II) : Couleur et transparence chez H. D. Thoreau.<br \/>\n                Aur&eacute;lie Guillain (Toulouse II) : The relationships between the continuous gradation of colours and the opposite principle of symbolic contrasts in Nathaniel Hawthorne&#8217;s fiction, notably The Scarlet Letter and The House of the Seven Gables.<br \/>\n                Janine Dove-Rum&eacute; (Tours) : Le blanc, le vide et le noir dans &quot;The Gold-bug&quot;, de Poe.<br \/>\n                Agn&egrave;s Derail (Paris IV &#038; ENS Ulm): The Last of the Mohicans ou l&#8217;incarnat de la nation<br \/>\n                Sylvie Math&eacute; (Aix-Marseille) : &quot;Love it or leave it&quot; : l&#8217;Am&eacute;rique en bleu-gris-rouge de John Updike dans Rabbit Redux.\n              <\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>13. Cin&eacute;ma: premi&egrave;re s&eacute;ance. Le cin&eacute;ma aux couleurs de l&#8217;Am&eacute;rique (civilisation)\/ American colors in film. (Melvyn Stokes, University College, Londres) <\/p>\n<p>Participants:<br \/>\n                Anne Cr&eacute;mieux (Paris X): Vin Diesel: A Colorless Actor for a Colorblind America?<br \/>\n                Jean Foubert (Le Havre): Le noir, cr&eacute;puscule et renouveau (sur Welles et Aldrich)<br \/>\n                Taina Tuhkunen-Couzic (Nantes): The Color Purple or eying America through a colored lens (Alice Walker\/Stephen Spielberg)<br \/>\n                Annie Baron-Carvais (Lille II): The Colour-Coded Superhero<\/p>\n<p>14. Cin&eacute;ma: derni&egrave;re s&eacute;ance. Les couleurs du cin&eacute;ma am&eacute;ricain (&eacute;tudes filmiques)\/ Color in American films. (Dominique Sipi&egrave;re, Boulogne) <\/p>\n<p>Participants:<\/p>\n<p>Gilles Menegaldo (Poitiers): Le syst&egrave;me des couleurs dans Sleepy Hollow de Tim Burton<br \/>\n                No&euml;lle De Chambrun (Paris VII): Otto Preminger : en kitsch et en couleurs : River of No Return et Amber Forever<br \/>\n                Yvette Rivi&egrave;re (Paris XII): Jeux de couleur dans Reflections in a Golden Eye (roman\/ film)<br \/>\n                Melvyn Stokes (University College, London): The Use of Colour in Hollywood Silent Films.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>********\n              <\/p>\n<p>TABLES RONDES ET CONFERENCES<br \/>\n                .<br \/>\n                Vendredi 21 mai, 15h00-16h00<br \/>\n                &quot;The Color of Exile&quot; : Conf&eacute;rence pl&eacute;ni&egrave;re. Ricki Stevenson, historienne et journaliste, fondatrice du Paris Black Tour. La conf&eacute;rence sera suivie d&#8217;une discussion.<\/p>\n<p>Samedi 22 mai, 11h00-12h00<br \/>\n                &quot;Sauvons La Recherche  sp&eacute;cificit&eacute;s am&eacute;ricanistes&quot; : forum anim&eacute; par Jean Kempf (Lyon II).<\/p>\n<p>Samedi 22 mai, 14h30-15h30<br \/>\n                &quot;La Palette de l&#8217;Am&eacute;rique&quot; : Table ronde pl&eacute;ni&egrave;re anim&eacute;e par G&eacute;raldine Chouard (Paris IX)<br \/>\n                Participants: Annie Cohen-Solal (Caen et EHESS), Bertrand Roug&eacute; (Pau), Anca Cristofovici (Caen) et Bernard Hoepffner (traducteur).<\/p>\n<p>Dimanche 23 mai, 10h30-11h30<br \/>\n                &quot;Novembre 2004 : quelles &eacute;lections pour quelle pr&eacute;sidence ?&quot; (Vincent Michelot, Lyon II)<br \/>\n                Participants: Jim Cohen (Paris VIII  Sciences Politiques), Donna Kesselman (Paris X), Catherine Pouzoulet (Lille III), Fran&ccedil;ois Weil (EHESS  CENA). Apr&egrave;s une pr&eacute;sentation liminaire des intervenants (10mns), le d&eacute;bat sera ouvert &agrave; la salle.\n              <\/p>\n<p>********<\/p>\n<p>JEUDI 20 MAI 2004<\/p>\n<p>14h00-19h15 Doctoriales de litt&eacute;rature<br \/>\n                13h00-16h40 Doctoriales de civilisation\n              <\/p>\n<p>VENDREDI 21 MAI 2004<\/p>\n<p>08h30-12h00 Doctoriales de litt&eacute;rature<br \/>\n                09h00-12h00 Doctoriales de civilisation\n              <\/p>\n<p>11h00-14h00 Accueil des congressistes &agrave; l&#8217;Universit&eacute;<br \/>\n                12h00-13h30 Repas au restaurant universitaire &quot;La Vague&quot;<br \/>\n                14h00-14h30 Ouverture du congr&egrave;s par Madame Guicharnaud-Tollis, Vice-Pr&eacute;sidente de l&#8217;UPPA.<br \/>\n                14h30-15h00 &quot;Couleur(s) d&#8217;Am&eacute;rique&quot; : Projection d&#8217;un diaporama <br \/>\n                15h00-16h00 Conf&eacute;rence pl&eacute;ni&egrave;re. Ricki Stevenson, historienne et journaliste, fondatrice du Paris Black Tour : &quot;The Color of Exile.&quot; La conf&eacute;rence sera suivie d&#8217;une discussion. <br \/>\n                16h 00-16h30 Pause Caf&eacute;<br \/>\n                16h30-19h00 5 ateliers en parall&egrave;le :<br \/>\n                La Couleur haute d&eacute;finition (Claude Chastagner, Montpellier III et V&eacute;ronique B&eacute;ghain, Bordeaux III)<br \/>\n                Radicalismes aux Etats-Unis : le rouge et le noir (Anne Ollivier-Mellios, Paris XIII)<br \/>\n                The Whiteness of America (Nathalie Cochoy, Toulouse II &#038; Pascale Antolin, Bordeaux III)<br \/>\n                L&#8217;Am&eacute;rique, pays du blue(s) (Robert Springer, Metz)<br \/>\n                Tableaux\/drapeaux, ou les couleurs de l&#8217;Am&eacute;rique (Bertrand Roug&eacute;, Pau) <\/p>\n<p>19h30 R&eacute;ception &agrave; l&#8217;H&ocirc;tel de Ville<\/p>\n<p>[Transport : Bus de l&#8217;Universit&eacute; &agrave; l&#8217;H&ocirc;tel de ville]<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>SAMEDI 22 MAI 2004<\/p>\n<p>09h00-11h00 Assembl&eacute;e G&eacute;n&eacute;rale<br \/>\n                11h00-12h00 Forum &quot;Sauvons La Recherche, sp&eacute;cificit&eacute;s am&eacute;ricanistes&quot;, anim&eacute; par Jean Kempf (Lyon II) <br \/>\n                12h00-13h30 Repas au restaurant universitaire &quot;La Vague&quot;<br \/>\n                13h30-14h30 Projection du film Couleur(s) d&#8217;Am&eacute;rique, r&eacute;alis&eacute; par G&eacute;raldine Chouard et Anne Cr&eacute;mieux<br \/>\n                14h30-15h00 &quot;La palette de l&#8217;Am&eacute;rique&quot; : Table ronde pl&eacute;ni&egrave;re anim&eacute;e par G&eacute;raldine Chouard (Paris IX), avec Annie Cohen-Solal (Caen et EHESS), Bertrand Roug&eacute; (Pau), Anca Cristofovici (Caen) et Bernard Hoepffner (traducteur).<br \/>\n                16h00-18h30 5 ateliers en parall&egrave;le:<br \/>\n                S&eacute;miotique de la couleur 1 (Arnaud Regnauld, Paris X et B&eacute;atrice Trotignon, Paris IX)<br \/>\n                Des textes et des couleurs (Anne Ullmo &#038; Bruno Monfort, Lille III)<br \/>\n                Le cin&eacute;ma aux couleurs de l&#8217;Am&eacute;rique (civilisation)\/ American colors in film. (Melvyn Stokes, University College, Londres)<br \/>\n                La couleur du temps 1 (Cercle d&#8217;Etudes Afro-Am&eacute;ricaines) (Arlette Frund, Tours &#038; Claude Julien, Tours)<br \/>\n                Du blanc typographique &agrave; l&#8217;encre de la lettre : &eacute;criture et non-couleur 1 [po&eacute;sie] (Isabelle Alfandary, Paris X et Claire Fabre, Paris XII)\n              <\/p>\n<p>20h30 D&icirc;ner dansant au Palais Beaumont<\/p>\n<p>[Transport : Bus de l&#8217;Universit&eacute; au Centre-ville]\n              <\/p>\n<p>DIMANCHE 23 JUIN 2004<\/p>\n<p>09h 00-11h30 4 ateliers en parall&egrave;le :<\/p>\n<p>S&eacute;miotique de la couleur 2 (Arnaud Regnauld, Paris X et B&eacute;atrice Trotignon, Paris IX)<br \/>\n                Du blanc typographique &agrave; l&#8217;encre de la lettre : &eacute;criture et non-couleur 2 [fiction] (Isabelle Alfandary, Paris X et Claire Fabre, Paris XII)<br \/>\n                La couleur du temps 2 (Cercle d&#8217;Etudes Afro-Am&eacute;ricaines) (Arlette Frund, Tours &#038; Claude Julien, Tours)<br \/>\n                Les couleurs du cin&eacute;ma am&eacute;ricain (&eacute;tudes filmiques)\/ Color in American films. (Dominique Sipi&egrave;re, Boulogne)\n              <\/p>\n<p>10h00  10h30 Pause caf&eacute;<br \/>\n                10h30 &#8211; 11h30 Table ronde &quot;Novembre 2004 : quelles &eacute;lections pour quelle pr&eacute;sidence ?&quot; anim&eacute;e par Vincent Michelot (Lyon II), avec Jim Cohen (Paris VIII  Sciences Politiques), Donna Kesselman (Paris X), Catherine Pouzoulet (Lille III), Fran&ccedil;ois Weil (EHESS  CENA).<br \/>\n                Apr&egrave;s une pr&eacute;sentation liminaire des intervenants, le d&eacute;bat sera ouvert &agrave; la salle.\n              <\/p>\n<p>[Transport : Bus de l&#8217;Universit&eacute; au Centre-ville]<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Couleurs d&#8217;Am&eacute;rique Universit&eacute; de Pau May, 20-23, 2004 Organisateurs G&eacute;raldine CHOUARD, Paris 9-Dauphine H&eacute;l&egrave;ne CHRISTOL, Universit&eacute; de Provence Didier MACHU, Universit&eacute; de Pau et des Pays de l&#8217;Adour Bulletin d&#8217;inscription \/ 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