{"id":165,"date":"2008-02-24T01:29:26","date_gmt":"2008-02-24T01:29:26","guid":{"rendered":"http:\/\/localhost\/annualconference\/association-francaise-detudes-americaines\/congres-afea\/congres-anterieurs\/congres-2009-besancon-la-peur\/appels-a-ateliers\/165\/"},"modified":"2021-04-12T11:35:42","modified_gmt":"2021-04-12T11:35:42","slug":"appels-a-ateliers","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/afea.fr\/annualconference\/congres-anterieurs\/congres-2009-besancon-la-peur\/appels-a-ateliers\/165\/","title":{"rendered":"Appels \u00e0 ateliers"},"content":{"rendered":"<p>\n <strong>The Fear Factor<\/strong>  <\/p>\n<p><strong><u>2009 AFEA <em>congr\u00e8s<\/em> <\/u><\/strong>: <br \/>\n<a href=\"marie-claude.chenour@wanadoo.fr\">Marie-Claude Chenour<\/a> &#8211; Paris X ; <br \/>\n<a href=\"jdeureka@yahoo.com\">John Dean<\/a> &#8211; Universit\u00e9 de Versailles ;  <br \/>\n<a href=\"lienardmarie@yahoo.com\">Marie Lienard<\/a> &#8211; Ecole Polytechnique.<br \/>\n<\/p>\n<p>LA PEUR   \/   THE FEAR FACTOR  <\/p>\n<p>R\u00e9elle ou imaginaire, la peur impr\u00e8gne l&#8217;Amerique. Le sociologue Barry Glassner parle m\u00eame d&#8217;une &#8216;culture de la peur&#8217;. Ce que l&#8217;on peut appeler en anglais &#8216;the fear factor&#8217; prend en effet plusieurs visages&#8211;DES peurs: celles d&#8217;un Autre, qu&#8217;il soit humain ou naturel (&#8216;the wilderness&#8217;); pour Arthur Miller, la diabolisation de l&#8217;autre est &#8216;end\u00e9mique&#8217; dans l&#8217;histoire am\u00e9ricaine. La peur n&#8217;est peut-\u00eatre que le revers d&#8217;une grande libert\u00e9&#8211;le paradoxe d&#8217;une d\u00e9mocratie ou tout semble permis mais ou tout, finalement, devient impossible. La violence, par exemple, est-elle le sympt\u00f4me de cette peur visc\u00e9rale et originelle?  Cr\u00e9e, fantasm\u00e9e, redout\u00e9e ou desir\u00e9e, la peur secr\u00e8te anxi\u00e9t\u00e9, terreur, horreur, sublime ou abjection qui, \u00e0 leur tour, g\u00e9nerent des postures soci\u00e9tales: lois, programmes politiques, institutions&#8230;l&#8217;architecture urbaine m\u00eame r\u00e9l\u00e8ve de la peur (cf en particulier City of Quartz de Mike Davis).  La peur est-elle, comme le sugg\u00e8re Glassner, une &#8216;creation des nantis pour distraire les pauvres: l&#8217;insecurite &#8216;fait de l&#8217;argent&#8217; en creant des substituts symboliques. La peur est-elle un outil politique? Quelles modalites a-t&#8217;elle prise dans l&#8217;apres 11 septembre? Que recouvre t-elle ? Comment expliquer la focalisation irrationnelle sur certaines peurs (&#8216;road rage&#8217;, maladies, accidents d&#8217;avion) alors que d&#8217;autres dangers r\u00e9els guettent l&#8217;Am\u00e9rique et re\u00e7oivent peu d&#8217;attention (paup\u00e9risation de sa soci\u00e9t\u00e9 par exemple)? La litt\u00e9rature, en particulier \u00e0 travers l&#8217;esth\u00e9tique grotesque et gothique, a tent\u00e9 de donner une forme et une voix \u00e0 la peur. <\/p>\n<p>Nous aimerions donc proposer une exploration de la peur dans ses nombreuses expressions: soci\u00e9t\u00e9, litt\u00e9rature, cin\u00e9ma, arts, y compris musique. Voici quelques axes. <\/p>\n<p> En civilisation, on pourrait commencer par Jamestown, en 1607, et l&#8217;incident de cannibalisme rapport\u00e9 par John Smith, et l&#8217;appel de William Bradford \u00e0 ses concitoyens en 1620, ces futurs am\u00e9ricains  qui transportent,  comme il l&#8217;indique, &#8220;Husbands, Wives, Little Ones and Substance over the vast Ocean into this waste and howling Wilderness&#8221;. On pourrait consid\u00e9rer Pearl White lorsqu&#8217;elle joue dans le c\u00e9l\u00e8bre film  f\u00e9ministe The Perils of Pauline et proclame qu&#8217;elle est tomb\u00e9e amoureuse de la peur&#8230;Il faudrait bien s\u00fbr explorer les peurs actuelles autour du terrorisme et des entorses faites aux droits civiques dans le cadre du Patriot Act (qui, officiellement, a pour but  &#8220;d&#8217;unir et de fortifier l&#8217;Am\u00e9rique en lui donnant les outils appropri\u00e9s pour intercepter et emp\u00eacher tout acte terroriste \u00e0 la 2001&#8221;). <\/p>\n<p>La peur, dans ses modalit\u00e9s am\u00e9ricaines,  a toujours rempli plusieurs fonctions. Elle a servi \u00e0 \u00e9veiller la conscience du public am\u00e9ricain \u00e0 des dangers physiques ou spirituels, \u00e0 cr\u00e9er la panique, \u00e0 servir les int\u00e9r\u00eats des &#8220;Powers  To Be&#8221;, \u00e0 entretenir frictions et alliances au niveau local, national et international. La peur reste donc un sujet \u00e0 d\u00e9battre \u00e0 partir de la vie r\u00e9elle et imaginaire de  l&#8217;Am\u00e9rique&#8211;d&#8217;une actualit\u00e9 encore plus sensible, peut-\u00eatre, dans l&#8217;\u00e8re de l&#8217;apr\u00e8s 11 septembre. <\/p>\n<p> L\u2019expression de la peur en litt\u00e9rature peut se d\u00e9cliner sous des formes vari\u00e9es qui vont de la d\u00e9rision \u00e0 la distorsion, de l\u2019ellipse et des silences porteurs d\u2019angoisse au trop plein et \u00e0 l\u2019exc\u00e8s masquant le doute. Elle peut emprunter le mode intimiste et subjectif de l\u2019impressionnisme ou au contraire se faire cri de d\u00e9tresse \u00e0 la mani\u00e8re expressionniste. Elle peut se murmurer dans la confession ou exploser dans l\u2019impr\u00e9cation. Mais, de fa\u00e7on g\u00e9n\u00e9rale, elle s\u2019organise autour de trois grands axes : <\/p>\n<p>D\u2019une part, la litt\u00e9rature se fait caisse de r\u00e9sonance d\u2019angoisses venues de l\u2019ext\u00e9rieur auxquelles elle donne une forme embl\u00e9matique, les amplifiant, les modulant ou les transposant (ce sera le cas, par exemple, des litt\u00e9ratures de l\u2019apr\u00e8s guerre, avec le th\u00e9\u00e2tre de l\u2019absurde, le go\u00fbt du suicide m\u00e9thodiquement examin\u00e9 chez Lowell et Plath, la rage superbe de Ginsberg dans Howl, les obsessions de Pynchon dans V).  A la g\u00e9n\u00e9ration pr\u00e9c\u00e9dente, celle qu\u2019on disait \u00ab perdue \u00bb, la peur \u00e9tait surtout celle du conformisme, du provincialisme, de la modernit\u00e9 m\u00e9canis\u00e9e et standardis\u00e9e qui faisait fuir \u00ab Main Street \u00bb pour se r\u00e9fugier \u00e0 Paris.  Au 19\u00e8me si\u00e8cle, ce pouvait \u00eatre la peur devant les immenses territoires inconnus et la pr\u00e9sence diffuse du Mal sous toutes ses formes. <\/p>\n<p>D\u2019autre part, la litt\u00e9rature explore les territoires sombres de l\u2019inconscient, les fantasmes et les terreurs d\u2019un imaginaire exacerb\u00e9, les hantises d\u2019un monde int\u00e9rieur peupl\u00e9 de fant\u00f4mes. Dans ce domaine, l\u2019Am\u00e9rique poss\u00e8de une tradition riche qui commence avec Edgar Poe, Henry James, Lovecraft et se prolonge avec Paul Auster, dont les textes introspectifs p\u00e9tris d\u2019\u00e9pouvante ressassent la solitude du cr\u00e9ateur qui pourrait bien mener \u00e0 la folie. <\/p>\n<p>Enfin, comme ce dernier exemple le sugg\u00e8re d\u00e9j\u00e0, la peur en litt\u00e9rature peut prendre une dimension m\u00e9tafictionnelle : c\u2019est celle de \u00ab the anxiety of influence \u00bb, celle des grands anc\u00eatres dont l\u2019ombre obscurcit la page blanche ; c\u2019est aussi \u00ab the anxiety of authorship \u00bb (comme l\u2019ont formul\u00e9 Sandra Gilbert et Susan Gubar), l\u2019inqui\u00e9tude de tous ceux (femmes ou \u00e9crivains des minorit\u00e9s) qui, au moment de prendre la plume, se sentent paralys\u00e9s par un sentiment d\u2019ill\u00e9gitimit\u00e9.<\/p>\n<p>Nous proposons donc d&#8217;explorer la sp\u00e9cificit\u00e9 de la presence de LA peur dans la conscience am\u00e9ricaine au-dela de ses modalit\u00e9s dans les peurs. Cette peur qui  decline obsessions et hantises, cauchemars et angoisses est-elle constitutive du projet am\u00e9ricain&#8211;sa mal\u00e9diction, son &#8216;soleil noir&#8217; dirait Kristeva, son double ?<\/p>\n<p>&#8211; 1er juillet 2008 :  date butoir de propositions d&#8217;atelier.<br \/>\n&#8211; 14 juillet 2008 : r\u00e9ponses donn\u00e9es aux responsables d&#8217;atelier.<br \/>\n&#8211; 31 octobre 2008 :  date butoir de composition des ateliers &#038; de propositions de communications.<\/p>\n<p>Chronologie civilisation (John Dean) <a href=\"https:\/\/afea.fr\/annualconference\/association-francaise-detudes-americaines\/congres-afea\/congres-anterieurs\/congres-2009-besancon-la-peur\/la-peur-the-fear-factor-an\/166\/\">La Peur \/ The Fear Factor &#8211; an American Timeline<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>The Fear Factor 2009 AFEA congr\u00e8s : Marie-Claude Chenour &#8211; Paris X ; John Dean &#8211; Universit\u00e9 de Versailles ; Marie Lienard &#8211; Ecole Polytechnique. 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