AFEA – Annual conference https://afea.fr/annualconference Congrès AFEA Fri, 16 Jul 2021 10:36:26 +0000 en-US hourly 1 192352342 Programme doctoriales civilisation https://afea.fr/annualconference/congres-2021-la-post-amerique/programme-doctoriales-civilisation/1409/ Fri, 07 May 2021 02:41:09 +0000 https://afea.fr/annualconference/congres-2021-la-post-amerique/programme-doctoriales-civilisation/1409/ https://afea.fr/annualconference/wp-content/uploads/sites/4/2021/05/Programme-Doctoriales-2021-civilisation-3.pdf

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1409
Programme doctoriales littérature https://afea.fr/annualconference/congres-2021-la-post-amerique/programme-doctoriales-litterature/1400/ Fri, 07 May 2021 02:07:33 +0000 https://afea.fr/annualconference/?p=1400 https://afea.fr/annualconference/wp-content/uploads/sites/4/2021/05/Programme-Doctoriales-2021-littérature-2.pdf

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1400
Congrès 2021: Programme https://afea.fr/annualconference/congres-2021-la-post-amerique/programme-1028/1080/ Tue, 09 Mar 2021 13:23:00 +0000 http://localhost/annualconference/association-francaise-detudes-americaines/congres-afea/congres-2020-la-post-amerique/programme-1028/1080/ CONGRES AFEA 2021

25 mai

Doctoriales

26 mai

10h00-10h30 Ouverture officielle du congrès : Constantin Bobas (directeur de CECILLE) et Philippe Sabot (Vice-président recherche délégué au domaine des sciences humaines et sociales)

10h30-12h30 ATELIERS

Atelier  9

La politique étrangère des États-Unis après Trump / US Foreign Policy in a Post-Trump World          

Pierre Guerlain (Université Paris-Nanterre) et Luke Stewart (Institut d’Études Politiques, Lille)

Michael Stricof (Aix-Marseille Université), « Politique étrangère post-diplomatie : Comprendre le tournant militaire américain de l’après-guerre froide sous l’administration Trump et après »

Raphaël Ramos (Université Paul-Valéry Montpellier 3), « Deep State: Donald Trump et la politisation du renseignement »

Luke Stewart (Institut d’Études Politiques, Lille), “McCarthyism Then and Now”

Pierre Guerlain (Université Paris-Nanterre), “Bolton’s Last Laugh: the Victory of Neoconservatives in the Shaping of US Foreign Policy”

Atelier 20

La littérature arabo-américaine après le 11 septembre / Post 9/11 Arab-American Literature

Karim Daanoune (Université Bretagne Sud)

Dominique Cadinot (Aix-Marseille Université), “The Limits of Whiteness: How Arab-American Muslims Negotiate their Identity in a post 9/11 Environment”

Sara Arami (University de Strasbourg), “Folk Tale and Fairy Tale: Making Up the Truth in Once in a Promised Land

Samia Al Hodathy (Université Paris-Nanterre),“Naomi Shihab Nye: The Pacifist Poet Buried Under the Day-To-Day Existence”

Anissa Bouziane (écrivain), “Dune Song, in the context of Post 9/11 Arab-American Literature”

Atelier 24

Vers la post-photographie ? Repenser les usages de la photographie américaine au xxième siècle / The Age of Post-Photography? Rethinking the Uses and Practices of 21st Century American Photography.

Carolin Görgen (Université Paris-Nanterre) et Camille Rouquet (Cergy Paris Université)

Yonit Aronowicz (Université de Paris), “Photography Beyond Image Making: Tackling Visual Truths, Re-archiving Visual Culture”

Chiara Salari (Université de Paris), « La photographie spatialisée et interface : re-matérialisations numériques en ligne »

Claire Ducresson-Boët (Université de Paris), « De la photographie à la sculpture : La monumentalisation, une pratique réactionnaire à l’ère de la post-photographie ? »

Atelier 1

Faire de l’histoire dans l’Amérique postrévolutionnaire : ruptures et continuités / Change and Continuity in Historical Writing in the American Republic

Bertrand Van Ruymbeke, Université (Paris 8 Vincennes Saint-Denis et IUF) et Agnès Delahaye (Université Lyon II Lumière)

Ghislain Potriquet (Université de Strasbourg), « L’histoire au service du droit dans la première édition américaine des ‘Commentaires sur les lois anglaises’ de Blackstone (1803) »

Juliette Tran (Université de Paris 8), « An independent state, encircled in the American Union. Ambition et ambiguïté du Kentucky dans l’Amérique post-révolutionnaire »

Céline Ugolini (Université de Corse), « Mémoire de la Louisiane coloniale française aux États-Unis au XIXe siècle »

12h30-14h00 Déjeuner

14h00-15h00 Conférence plénière : Randy SPARKS (Tulane University),

Post-1808: The U.S. Abolition of the Atlantic Slave Trade in History and Memory

15h00-15h30 Pause café

15h30-17h30 ATELIERS

Atelier 3

Matière à penser : vers un post-néo-matérialisme dans les etudes américaines dix-neuviémistes? / What’s the Matter with Literature? Inquiry into Post (New) Materialisms in Nineteenth-Century American Studies

Thomas Constantinesco (Université de Paris / University of Oxford) and Cécile Roudeau (Université de Paris)

Danielle Follett (Université Sorbonne Nouvelle – Paris 3), “Thoreau, Human Agency and the Politics of ‘New Materialisms’”

Michael Jonik (University of Sussex), “Violence, Agency and “Natural Justice” in Melville’s Billy Budd

Elizabeth Duquette (Gettysburg College), “Imperial Time in The Princess Casamassima: Jamesian Materialisms”

Richard Anker (Université Clermont Auvergne), “Materiality Without Matter in The Wings of the Dove

Atelier 18

Fin de l’Amérique blanche ? / Post-white America ?

Pierre Cras (Université de Versailles-Saint Quentin), Cécile Coquet-Mokoko (Université de Versailles-Saint Quentin), Nicolle Herzog (Université de Tours) 

Pierre Cras (Université de Versailles-Saint Quentin), “From the ‘Panthers’ to the ‘Cubs’: A Radical, Intergenerational, Interethnic and Multicultural Activist Continuum Reviewed by its Actors (1966-2002)”

Yohann Le Moigne (Université d’Angers), « Pour une théorie critique des relations interminorités : de l’importance de placer la blanchité au cœur de l’analyse des relations entre groupes racisés »

Olivier Esteves (Université de Lille), “Institutional Racism in ‘racial utopia’: Busing and the Desegregation of Schools in Denver”

Esther Cyna (Université Sorbonne Nouvelle – Paris 3), “‘Whiteness as Property’: Racism and School Finance in North Carolina, 1968-1997”

Atelier 14

Le Post-apocalyptique : Quelles modalités de représentation sur le petit et grand écran ? / Postapocalyptic Fiction : What Modes of Representation on the Big and Small Screens ?

Anne-Marie Paquet-Deyris (Université Paris-Nanterre) et Gilles Ménégaldo (Université de Poitiers)

Elsa Colombani (Université Paris-Nanterre), “Imagining a Post-America: HBO’s Watchmen and the Man-Made Apocalypse”

Sam Azulys (New York University),  « Post-Apocalypses Intérieures : de Take Shelter(Jeff Nichols, 2011) à Nostalghia (Andreï Tarkovski, 1983) en passant par Melancholia (Lars Von Trier, 2011). Présciences de la fin du monde et actualisation du désastre »

Carla Toquet (Université Paris-Nanterre), « When They See Us : la série “ré-apocalyptique” d’Ava DuVernay »

Atelier 25

Une Amerique post-libérale ? / Post-Liberal America?

Jean-Marie Ruiz (Université Savoie-Mont Blanc) et Isabelle Vagnoux (Aix-Marseille Université)

Isabelle Vagnoux (Aix-Marseille Université), « Vers la fin d’une nation d’immigrants ? »

Claire Sorin (Aix-Marseille Université), «  #WomenagainstFeminism : symptôme d’une Amérique illibérale ? »

Loïc Laroche (Institut Catholique de Lille), « Médias mainstream américains et de la cancel culture : une montée de l’illibéralisme ? »

Jean-Marie Ruiz (Université de Savoie-Mont Blanc), « La démocratie libérale à l’épreuve trumpisme »

27 mai

9h00-10h30 ATELIERS

Atelier 14 (bis)

Le Post-apocalyptique : Quelles modalités de représentation sur le petit et grand écran ? / Postapocalyptic Fiction: What Modes of Representation on the Big and Small Screens ?

Anne-Marie Paquet-Deyris (Université Paris-Nanterre) et Gilles Ménégaldo (Université de Poitiers)

Dominique Sipière (Université Paris-Nanterre), « Revoir les post-apocalypses aujourd’hui : Soylent Green (Richard Fleischer, 1973), Logan’s Run (Michael Anderson, 1976) et quelques autres »

Théo Didier (Université Paris-Nanterre), « La terre désolée de l’offre et la demande : construction visuelle du monde dans Mad Max: Fury Road » 

Marek Paryz (University of Warsaw), “The Uses of the Western in Contemporary American Post-Apocalyptic Sci-Fi Cinema”

Atelier 8

La musique populaire américaine du second XXe siècle : post-raciale, post-classe, post- nationale ? / American Popular Music after the Second World War: a Post-Racial, Post- Class and Post-National culture ?

Paul Schor (Université de Paris, LARCA), Manuel Bocquier (EHESS, Mondes Américains, CENA)

Frédéric Trottier (EHESS, Centre Georg Simmel), « Quand la techno est noire et de Detroit. Parcours artistiques, enjeux locaux et écritures de l’histoire.»

Marie Demars (chercheuse indépendante), « The Other Within : catégories musicales, identité, race et classe dans la musique zydeco »

Tristan Le Bras (EHESS, MONDA, CENA), « Déségréguer les ondes ? Les disc-jockeys et la color line dans le Sud des années 1950 et 1960 »

Atelier 23

« A common destiny » ? Anticipations et enjeux d’une Amérique « post-esclavagiste » / “A Common Destiny”? Anticipations and Stakes of a “Post-Slavery” America

Anne-Claire Faucquez (Université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis) et Pierre-François Peirano (Université de Toulon)

Claire Bourhis-Mariotti (Université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis), « Abraham Lincoln et la colonisation de l’Ile-à-Vaches (1862-1863) »

Andrew Houck (Université Paris-Nanterre), « Entre arme de guerre et citoyens : la place ambigüe des Afro-Américains du Tennessee de l’Est après la Guerre de Sécession »

Salian Sylla (Université Paris-Nanterre), « La victoire des vaincus (?) : Reflux de l’égalité et visions contrastées de la Reconstruction au seuil du XXe siècle »

Atelier 7

Le post-séculier en fiction, composante du tournant postmoderne ? / Postsecularity in Fiction : a Feature of the Postmodern Turn?

Claude Le Fustec (Université Rennes 2) et Delphine Louis-Dimitrov (Institut Catholique de Paris)

Martin Berny (Université Gustave-Eiffel), « Du phénomène de conversion ; surrender et  renaissance figurative dans la littérature et le cinéma américains contemporains »

Béatrice Pire (Université Sorbonne Nouvelle – Paris 3), « Un don des larmes postmoderne : le couple Rick Moody-Laurel Nakadate »

10h30-11h00 Pause café

11h00-12h30 ATELIERS

Atelier 1 (bis)

Faire de l’histoire dans l’Amérique postrévolutionnaire : ruptures et continuités / Change and Continuity in Historical Writing in the American Republic

Bertrand Van Ruymbeke, Université Paris 8 (Vincennes Saint-Denis et IUF) et Agnès Delahaye (Université Lyon II Lumière)

Virginie Adane (Université de Nantes), « Le rôle des femmes dans la mobilisation du passé colonial néerlandais de New York au XIXe siècle »

Agnès Delahaye (Université Lyon II Lumière), « Les Pèlerins de Plymouth dans l’historiographie postrévolutionnaire »

Bertrand Van Ruymbeke (Université de Paris 8 Vincennes-Saint Denis et IUF), « Fondation et émancipation des colonies britanniques nord-américaines dans A Summary View of the Rights of British America de Thomas Jefferson (1774) »

Atelier 26

Une tyrannie de la majorité ? Tocqueville et le versant sombre de l’Amérique de Jackson (1828-1844) / A Tyranny of the Majority? Tocqueville and the Dark Side of Jacksonian America, 1828-1844

Laurence Cossu-Beaumont (Sorbonne nouvelle) et Marie-Jeanne Rossignol (Université de Paris)

Présidente de l’atelier : Nathalie Caron (Sorbonne Université)

Marie-Jeanne Rossignol (Université de Paris), « Comment devient-on abolitionniste en 1836 ? Le martyr d’Elijah P. Lovejoy et l’évolution ‘républicaine’ de l’abolitionnisme sous Jackson »

Augustin Habran, (Université d’Orléans), « Deux français dans le désert : pertinence et ambiguïtés des constats de Tocqueville et Beaumont face à la ‘question indienne’ dans l’Amérique jacksonienne »

Laurence Cossu-Beaumont (Université Sorbonne Nouvelle), « ’La couleur effacée, la tache reste’. Nouveaux éclairages historiographiques sur la question raciale de l’ère jacksonienne à la post-Amérique »

Atelier 10

La littérature et l’art états-uniens post-objet ? Matérialités de l’œuvre dématérialisée / Post-Object Literature and art in the US? Materialities of the Dematerialized Work

Vincent Broqua (Université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis) et Monica Manolescu (Université de Strasbourg et IUF)

Françoise Sammarcelli (Université Paris Sorbonne), « ’[[And now? Does anyone see me now?]]’. Entre fragmentation et raréfaction, lire les (im-)matérialités du labyrinthe dans Dreamlives of Debris de Lance Olsen (2017) »

Michel Delville et Livio Belloï (Université de Liège), « L’art états-unien entre effacement et dématérialisation » 

Eliane Elmaleh (Université du Mans), « Appropriation/dématérialisation dans l’art postmoderne américain des années 1980 » 

12h30-14h00 : Déjeuner

14h00-16h00 ATELIERS

Atelier 6 

Ondes de choc : l’événement et ses répliques dans les arts et médias américains / Shock Waves : Replicating Events in American Arts and Media

Emmanuelle Delanoë-Brun (Université de Paris), Alexis Pichard (Université Paris-Nanterre)

Ella Waldman (Université de Paris), « Répliques inattendues de l’image-choc ‘The Scourged Back’ (1863) dans le podcast S-Town (2017) »

Caroline Magnin (Sorbonne Université, « Réappropriation des images bannies dans le roman post-11 Septembre aux États-Unis »

Sarah Hatchuel (Université Paul-Valéry Montpellier 3), « The Leftovers (HBO, 2014-17) : fictionnalisation des événements et événement de la fiction »

Atelier 10 (bis)

La littérature et l’art états-uniens post-objet ? Matérialités de l’œuvre dématérialisée / Post-Object Literature and Art in the US? Materialities of the Dematerialized Work

Vincent Broqua (Université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis) et Monica Manolescu (Université de Strasbourg et IUF)

Hélène Aji (Université Paris-Nanterre), “About David Antin’s definitions (1967) as Improbable Imprints”

Stéphane Vanderhaeghe (Université Paris 8-Vincennes-Saint-Denis), « Textes/Objets : Réflexions sur la fiction américaine expérimentale »

Yannicke Chupin (Cergy Paris Université), “Lost Art in a Post-Media Art World: The Polish Rider by Anna Ostoya and Ben Lerner”

Lytle Shaw (New York University), “The Conceptual North Pole: Artifacts for a New a History of Exploration”

Atelier 2

Postaposthumain : les devenirs de l’humain et de son environnement / Postasposthuman: the Becoming of Humans and their Environment

Sylvie Bauer (Université de Rennes 2) et Hélène Machinal (Université de Bretagne Occidentale)

Gwenthalyn Engélibert (Université de Bretagne Occidentale), « Le compte à rebours, mesure du temps dans deux nouvelles de R. Matheson »

Claire Le Gall (Université de Bretagne Occidentale), « Perspectives post-capitalistes, biocentristes, et éco-féministes : reconstruction post-apocalyptiques et utopie dans la trilogie MaddAddam (M. Atwood) »

Isabelle Boof-Vermesse (Université de Lille), « Postpapocalypse et post-postapolalypse:  peut-on ironiser la catastrophe? Scénographies du quotidien dans Station Eleven de Emily St Clair Mandel (2014) »

Atelier 11

Cultures populaires : SUPERNATURE / Popular Culture : SUPERNATURE

Danièle André (Université de La Rochelle) et Christophe Becker (Université Paris 8)

Nisa Akdemir Genc (University of Western Ontario in London, Ontario Canada), “The Atwoodian Discourse for Hope: Collective Memory and Language”

Albain le Garroy (Université Bordeaux-Montaigne),« Gros temps de Bruce Sterling ou l’Humanité face à sa fin »

Héloïse Thomas (Université Bordeaux Montaigne), “That spill / won’t slow the whale of progress”: (Post-)Apocalypse, Nature, and Extinction in 21st-century North American Literature’

Brad Tabas (ENSTA Bretagne), “Supernatural Futures: The End of Nature and the Emergence of Post-Planetary Subjects”

Atelier 21

Post-identité et mouvements sociaux / Post-Identity and Social Movements

Guillaume Marche (Université Paris-Est Créteil) et Antoine Servel (Université Paris-Est Créteil)

Nadia Malinovich (Université de Picardie Jules Verne), “Iranian Jews in the American Identity Mosaic, 1978-Present”

Yannicke de Stexhe (Université Catholique de Louvain), « Black Lives Matter, l’intersectionnalité et la place des allié•es au sein du mouvement »

Charlotte Thomas Hébert (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne), « Les cercles de pronoms dans les espaces militants américaines : situations d’énonciation, enjeux disciplinaires et méthodologiques »

Claire Delahaye (Université Gustave-Eiffel), « Le postféminisme et la dépolitisation néolibérale de l’identité : d’un féminisme collectif à la célébration de l’individualisme ? Débats et perspectives américaines »

16h00-16h30 – Pause

16h30-18h30 ATELIERS

Atelier 23 (bis)

“A common destiny” ? Anticipations et enjeux d’une Amérique « post-esclavagiste / “A Common Destiny”? Anticipations and Stakes of a “Post-Slavery” America

Anne-Claire Faucquez (Université Paris 8 Vincennes-Saint Denis) et Pierre-François Peirano (Université de Toulon)

Lawrence Aje (Université Paul-Valéry Montpellier 3), « S’unir comme ‘Un peuple’ : les libres de couleur de Caroline du Sud et l’avènement d’une société post-esclavagiste (1850-1868) »

Pierre-François Peirano (Université de Toulon), « Andrew Johnson et l’Amérique ‘post-esclavagiste’ : une vision à l’épreuve du pouvoir »

Dawn Garthlener (Université de Vienne, Autriche) “‘No More Waiting for the Post End-of-Time Era’: Women Writers’ Perspectives of Race and the Civil War Era”

Atelier 6 (bis)

Ondes de choc : l’événement et ses répliques dans les arts et médias américains / Shock Waves : Replicating Events in American Arts and Media

Emmanuelle Delanoë-Brun (Université de Paris), Alexis Pichard (Université Paris-Nanterre)

Jean-Louis Marin-Lamellet (Université Savoie-Mont Blanc), « It has the pattern of a dream. Yet it is history : historiographie culturelle des grandes marches de chômeurs de 1894 »

Sébastien Mort (Université de Lorraine), “US Journalism in the Trump Era: The Trump Presidency as (non)Critical Incident?”

Maxime Dafaure (Université Gustave-Eiffel), « Charlottesville et l’Alt-right : amplification médiatique et répercussions politiques de la manifestation ‘Unite the Right’ »

Atelier 22

Dépassement, mouvement et progrès : la question de l’après dans la musique et la danse américaines / Movement and Progress : Beyond, Ahead, and Post- in American Dance and Music

Adeline Chevrier-Bosseau (Université Clermont-Auvergne) et Mathieu Duplay (Université de Paris)

Diego Funes, Louisa Pancoast, Adeline Chevrier-Bosseau (Université Clermont-Auvergne), « ’Dancing the aftermath – V / Interior Dialogues’ – De Funes Dance Company »

Caroline Granger (Université de Caen), « Les Events de Merce Cunningham : un défi lancé aux contraintes de l’espace et du temps »

Aude Thuries (Cergy Paris Université), « Danser l’Amérique à l’ère des ‘post-classic musicals’»

Atelier 12

« Hyphenated literatures » : nouvelles identities américaines / “Hyphenated literaturesˮ:  New American Identities

Maud Bougerol (Université de Rouen) et Anne-Laure Tissut (Université de Rouen)

Taura Napier (Wingate University, North Carolina), “Our Dark Heart: Contemporary Autobiography in the American South”

Christelle HaSoon (Université de Rouen), “Maxine Hong Kingston’s China Men: Those Who Were Left Out”

Ellen McCracken (University of California, Santa Barbara), “U.S. Latino Narratives of the Americas: Negotiating Hegemonic and Populist Multiculturalism”

Mario T. García (University of California, Santa Barbara), “Mexican-American (Chicano) Literay Texts and the Re-Writing of American History”

16h30-18h00 Table ronde

L’Amérique post-scriptum : trace, réversibilité, et changement climatique / Post-Scriptum America: Trace, Reversibility and Climate Change

Thomas Dutoit (Université de Lille) and Cécile Roudeau (Université de Paris)

Richard Anker (Université Clermont Auvergne) ; Florent Dubois (Université Paris 8 Vincennes-Saint Denis) ; Thomas Dutoit (Université de Lille) ; Pierre Jamet (Université de Bourgogne Franche-Comté) ; Kevin McLaughlin (Brown University) et Cécile Roudeau (Université de Paris) (respondents)

28 mai

9h00-12h00 : Assemblée générale

12h00-13h00 Déjeuner

13h00-15h30 ATELIERS

Atelier 10 (ter)

La littérature et l’art états-uniens post-objet ? Matérialités de l’œuvre dématérialisée / Post-Object Literature and art in the US? Materialities of the Dematerialized Work

Vincent Broqua (Université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis) et Monica Manolescu (Université de Strasbourg et IUF)

Brigitte Félix (Université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis), “‘Mor Eth Anr Ead Ing’: book production by ‘Atelier Z’”

Celia Galey (Université Gustave-Eiffel), « La performance, (im)matérialités anarchiques ? »

Liu Chang (Université de Heidelberg), “Representing American Musical Waste: On the Material Consequences of Music”

Léopold Reigner (Université de Rouen), “Tangible writing? Materiality and immateriality in Nabokov’s writing method”

Antonia Rigaud (Université Sorbonne Nouvelle – Paris 3), « La performance entre sujet et objet chez Gertrude Stein et Adrian Piper »

Atelier 2 (bis)

Postaposthumain : les devenirs de l’humain et de son environnement / Postasposthuman: the Becoming of Humans and their Environment

Sylvie Bauer (Université de Rennes 2) et Hélène Machinal (Université de Bretagne Occidentale)

Stefania Iliescu (Université Rennes 2), « Subjectivités posthumaines dans Zero K et Generosity : An Enhancement »

Marie Beaudoin (Université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis), “Zachary Mason’s Void Star (2016): Between Algorithmic Metaphors and an Embodied Prose”

Héloise Thomas (Université Bordeaux Montaigne), “New Names for All of Us: Queerness, Redefinition, and Profusion in the Anthropocene” (corpus : Lidia Yuknavitch’s The Book of Joan, Rivers Solomon’s An Unkindness of Ghosts, and Sam Miller’s Blackfish City)

Atelier 19

La pauvreté dans l’après-guerre / Postwar Poverty

Tamara Boussac (EHESS) et Esther Cyna (Université Sorbonne Nouvelle – Paris 3)

Irène Delcourt (EHESS), “‘What shall they do to be saved?’ From Incarceration to Harm Reduction: Legislators, Doctors and the Urban Opioid Addict in Postwar America”

Tamara Boussac (EHESS),  « Pénaliser les pauvres : la lutte contre la fraude sociale comme enjeu politique dans le New York de l’après-guerre »

Antoine Nseke Misse (EHESS), « Promouvoir un programme fédéral d’assistance alimentaire à l’échelon local : le programme Food Stamps en Pennsylvanie (1973-1974) »

Olivier Maheo (Université de Poitiers), « Classes pauvres, classes dangereuses : quelle histoire culturelle de la peur du Noir pauvre ? »

Atelier 22

Dépassement, mouvement et progrès : la question de l’après dans la musique et la danse américaines / Movement and Progress: Beyond, Ahead, and Post- in American Dance and Music

Adeline Chevrier-Bosseau (Université Clermont-Auvergne) et Mathieu Duplay (Université de Paris)

Mathieu Duplay (Université de Paris), « Les paradoxes de l’après dans Vanessa de Giancarlo Menotti et Samuel Barber »

Adeline Chevrier-Bosseau (Université Clermont-Auvergne), “The Day: Dancing after 9/11”

Tyler Cunningham (University of Toronto), “Coding Queerness: American Composition as Political Resistance”

Ariane Dollfus (chercheuse indépendante), « Bill T. Jones, ou comment danser l’après Sida »

15h30-16h30 : L’Amérique post-Trump

Table ronde animée et organisée par Françoise Coste (Université Toulouse-Jean Jaurès)

Participants : Pierre Guerlain (Université Paris-Nanterre), Nicolas Gachon (Université de Paul-Valéry Montpellier 3), Elsa Grassy (Université de Strasbourg), Sébastien Mort (Université de Lorraine).

16h30 FIN DU CONGRES

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1080
Congrès 2021 – ateliers / workshops https://afea.fr/annualconference/congres-2021-la-post-amerique/congres-2021-ateliers-workshops/1062/ Sun, 13 Dec 2020 17:53:00 +0000 http://localhost/annualconference/association-francaise-detudes-americaines/congres-afea/congres-2020-la-post-amerique/congres-2020-ateliers-workshops/1062/

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1062
Congrès 2021 – texte de cadrage. https://afea.fr/annualconference/congres-2021-la-post-amerique/congres-2021-texte-de-cadrage/1057/ Sun, 05 Jul 2020 19:04:00 +0000 http://localhost/annualconference/association-francaise-detudes-americaines/congres-afea/congres-2020-la-post-amerique/congres-2020-texte-de-cadrage/1057/ La post-Amérique

Comité scientifique: Michel Feith (PU, Université de Nantes),
Delphine Letort (PU, Université du Mans), Marie-Christine Michaud (PU, Université Bretagne Sud, Lorient)

L’histoire des États-Unis se définit par une idéologie du mouvement : la croyance dans le progrès collectif et individuel est à l’origine des réformes politiques, des innovations technologiques, des révolutions culturelles, des transformations économiques. Cet ethos du progrès et du dépassement a nourri une mythologie (la conquête de l’Ouest au XIXe, la conquête de l’espace au XXe), qui tend à occulter les zones d’ombre de l’Histoire états-unienne. La post-Amérique révèlerait les contradictions entre discours progressistes et orientations nationalistes, voire conservatrices, entre principes éthiques et décisions politiques, qui se manifestent par les impasses sociétales des dernières années.
Le « post- », préfixe polymorphe et ambigu, se comprend sur le mode chronologique ; il désigne des épisodes de suites (« aftermath »), comme dans les troubles de stress post-traumatique (PTSD), les traces d’un passé qui ne se laisse pas oublier et continue de travailler le présent. La période post-esclavagiste indique une nouvelle transition pour les esclaves émancipés dont la citoyenneté n’est pas encore acquise malgré l’abolition de la servitude. Les années de la post-Reconstruction virent émerger un discours révisionniste dont les historiens de l’école Dunning furent les architectes. Le préfixe « post- » évoque un « après », parfois une retombée, et invite à une micro-lecture d’années qui ne sont souvent pas le point d’orgue du récit national. Ainsi, la période post-Seconde Guerre mondiale vit-elle un véritable retour en arrière pour les femmes auxquelles s’intéressa Betty Friedan. La post-Guerre Froide signale la fin d’une vision d’un monde divisé entre l’Est et l’Ouest, faisant apparaître de nouvelles forces géopolitiques mondiales. L’histoire du XXIe siècle restera-t-elle celle du post-11 septembre et de ses stratégies antiterroristes ?
D’autre part, le « post » fait souvent figure de particule critique, couramment employé pour désigner ce qui émerge quand la croyance aux grands récits méta-historiques (le progrès, par exemple…) commence à refluer. Depuis les années 1960, les États-Unis semblent être entrés dans l’ère de la « postvérité » ou du « postfactuel », moment de crise où les prophéties d’un « désert du réel » semblent trouver confirmation non seulement dans les avant-gardes esthétiques mais jusque dans les sciences politiques et historiques. Une refondation de la démocratie et de son langage est-elle encore possible, ou la conjonction du populisme et du « big data » a-t-elle introduit un changement de paradigme irréversible ? Le « post » est une ère du soupçon, inaugurée par les débats sur le postmodernisme et la postmodernité.
Poser la question du « post », c’est aussi poser celle de l’acclimatation outre-Atlantique de concepts ou de mouvements exogènes. L’Armory Show de 1913 inaugure la reprise américaine du postimpressionnisme, appropriation d’une avant-garde qui accouchera quelques décennies plus tard de la prééminence étasunienne sur la création et le marché de l’art. La transplantation dans les universités américaines du poststructuralisme européen peut être en partie représentée comme une creative misprision de la « French Theory » en réponse à des enjeux et rapports de pouvoir étasuniens (François Cusset).
Le « post » peut aussi se vouloir annonciateur d’utopie, conjuguée au présent ou au futur. La problématique affirmation d’une Amérique postraciale semble invalidée par la visibilité accrue d’un racisme décomplexé, alors même que les hérauts de l’esthétique « postnoir » ou « postsoul » revendiquent une créativité émancipée de canons identitaires prédéterminés.
Le « post » serait l’avenir de l’homme, comme le promet le temps du posthumain, qui laisse entrevoir une nouvelle société où seraient transcendées non seulement les frontières
raciales mais aussi, grâce aux technologies d’humanité augmentée, celles du corps. Nous pourrons interroger les rapports problématiques du post et du transhumain, alors que l’on annonce parfois le dépassement du posthumanisme, et que l’éthique et l’esthétique « cyborg » (Haraway) connaissent peut-être elles aussi déjà leur « post- ».
Versant sombre de l’utopie, les fictions de la post-Apocalypse envisagent cet avenir sous l’angle de la destruction et du renouveau, à force d’effets spéciaux qui réinventent la science-fiction dans un format en 3D. Représentent-elles principalement un retour vers le mythe inaugural de la Frontière, ou prennent-elles acte de l’épuisement programmé de l’Histoire, de l’avènement d’une « posthistoire » ? Pressentent-elles obscurément le passage du XXe siècle, le « siècle américain », vers un siècle postaméricain, où le centre de gravité géopolitique et culturel aura entamé sa migration vers l’Asie, voire l’espace ?
Si le « post- » dénote cette recherche du dépassement, des tentatives pour maitriser l’inconnu, de la quête du « toujours plus loin », typiques de la société, de la culture et des arts américains, il est également le signifiant d’un après-coup à interroger. La mode des multiples « post » n’est-elle qu’un élément de langage, une posture, voire une imposture destinée à donner l’illusion du mouvement ? Ce sont à la fois la fertilité et les limites de cette particule, qui finalement n’est pas si élémentaire, qui pourront faire l’objet des investigations du Congrès de l’AFEA.

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Site de la conférence https://afea.fr/annualconference/congres-anterieurs/congres-2019-nantes-disciplines-indiscipline/site-de-la-conference-1005/1056/ Fri, 05 Jul 2019 18:16:58 +0000 http://localhost/annualconference/association-francaise-detudes-americaines/congres-afea/congres-anterieurs/congres-2019-nantes-disciplines-indiscipline/site-de-la-conference-1005/1056/ https://51congresafea.sciencesconf.org/

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Ateliers https://afea.fr/annualconference/congres-anterieurs/congres-2019-nantes-disciplines-indiscipline/ateliers-1004/1055/ Fri, 05 Jul 2019 18:16:01 +0000 http://localhost/annualconference/association-francaise-detudes-americaines/congres-afea/congres-anterieurs/congres-2019-nantes-disciplines-indiscipline/ateliers-1004/1055/ 1055 Texte de cadrage https://afea.fr/annualconference/congres-anterieurs/congres-2019-nantes-disciplines-indiscipline/texte-de-cadrage-1003/1054/ Fri, 05 Jul 2019 18:14:42 +0000 http://localhost/annualconference/association-francaise-detudes-americaines/congres-afea/congres-anterieurs/congres-2019-nantes-disciplines-indiscipline/texte-de-cadrage-1003/1054/ Comité scientifique:
Mathieu Duplay, Hélène Quanquin, et Camille Rouquet.

Dans un célèbre passage de Self-Reliance (1841), Ralph Waldo Emerson oppose deux modalités de l’accès au savoir : l’une, qu’il appelle tuition, privilégie la transmission de modèles canoniques, l’imitation déférente d’autorités que l’on présume inégalables ; l’autre, intuition, se caractérise par la résistance à toute forme de discipline imposée du dehors et met en évidence le pouvoir créateur de la pensée, capable de questionner à tout instant la délimitation traditionnelle des savoirs ainsi que les formes de surveillance et de contrôle qui en tirent leur légitimité.

« A man should learn to detect and watch that gleam of light which flashes across his mind from within, more than the lustre of the firmament of bards and sages ». Quelque tranchée que cette opposition paraisse, on débouche vite sur un paradoxe ; car si l’intuition se rebelle contre tout ce qui limite de l’extérieur la liberté de pensée et d’action, c’est au nom de l’obéissance à un principe supérieur de vérité et de justice qui dépossède l’individu de son libre-arbitre et lui impose de se plier à une discipline infiniment plus rigoureuse que toutes celles qu’il récuse—« We lie in the lap of an immense intelligence, which makes us receivers of its truth and organs of its activity. When we discern justice, when we discern truth, we do nothing of ourselves, but allow a passage to its beams. »

Les successeurs d’Emerson ont vite perçu la portée de ce discours qui dessine quelques-unes des principales figures américaines de la discipline et de l’indiscipline, sous une forme qui nous reste familière même si ces termes revêtent des connotations nouvelles à l’heure où l’essor de la société́ de surveillance incite à réfléchir sur les modalités du pouvoir disciplinaire. Les répercussions politiques du propos émersonien sont considérables ; on pense par exemple à Thoreau et au concept de désobéissance civile, formulé en 1849 dans le contexte du combat abolitionniste et repris depuis lors par de nombreux mouvements de résistance (dans le cadre du Civil Rights Movement, au plus fort de la lutte contre le sida dans les années 1980 et 1990, dans la montée, au même moment, du graffiti comme art politique, ou plus récemment chez les activistes de Black Lives Matter).

Cela dit, la question de la discipline et de l’indiscipline engage aussi des enjeux d’ordre esthétique et épistémologique. Explicitement pensée par Emerson en rapport avec la création artistique, la rupture délibérée avec les modèles dominants et la quête d’une vérité supérieure sont l’un des moteurs de l’activité littéraire et se retrouvent dans de nombreux autres domaines de la culture, notamment lorsque se pose la question de l’avant-garde. Implicitement, ce discours esquisse une pensée de l’histoire littéraire et culturelle dont le déroulement n’est ni continu, ni linéaire, puisqu’il ne cesse de s’interrompre afin de permettre un retour à la source de tout savoir et de toute création ; on est dès lors amené.e à s’interroger sur la manière dont chaque présent cherche à se situer dans une temporalité historique élargie dès lors qu’il fait de l’indiscipline l’un de ses idéaux. En dernière analyse, la réflexion sur la discipline et l’indiscipline engage un rapport à l’interprétation et au savoir ainsi qu’à sa transmission : le vocable émersonien de tuition est emprunté à dessein au lexique de l’enseignement, et la mise en cause de ce qui se transmet du maître au disciple interroge aussi la délimitation des champs disciplinaires ainsi que leur formalisation institutionnelle, sans oublier les formes de contrôle plus ou moins autoritaire auxquelles elle donne naissance. Les disciplines imposent une discipline qui leur est propre, on le sait notamment grâce aux analyses de Michel Foucault sur les liens entre pouvoir disciplinaire et création de savoirs. De ce point de vue, on pourra s’interroger sur la façon dont des disciplines se sont historiquement structurées aux États-Unis (l’histoire et la littérature, mais également l’histoire des femmes dont l’institutionnalisation s’est opérée, non pas sous l’impulsion des universités, mais depuis ce que Julie Des Jardins appelle les « périphéries sociales et professionnelles », ou encore à la dichotomie entre l’histoire de l’art et les études visuelles, qui revendiquent l’intégration des cultures dites « populaires » au champ universitaire depuis les années 90). De même, on s’interrogera sur les disciplines qui composent les études américaines en France et au-delà̀, mais aussi sur leurs possibles croisements, voire sur leur dépassement à travers les notions d’extra-disciplinarité ou d’« interdiscipline » (Julie Thompson Klein) qui mêlent de plus en plus le visuel et le textuel. Ceci invitera des questionnements sur les hiérarchies disciplinaires et sur les objets visuels tantôt vus comme des illustrations, comme des supports, ou comme des sujets.

On n’oubliera pas pour autant que le raisonnement d’Emerson esquisse lui aussi un modèle susceptible à son tour d’être remis en cause de diverses manières ; on pensera par exemple à la notion d’infrapolitique, à laquelle la Revue Française d’Études Américaines a consacré un dossier en 2012, à la résistance « discrète » qui fait le choix de la minoration plutôt que de la rébellion frontale et tonitruante à l’ordre dominant ; on en trouve un exemple littéraire dans l’œuvre d’Emily Dickinson, qui se coule en apparence dans des moules traditionnels pour mieux déjouer de l’intérieur la logique autoritaire à laquelle ils sont associés. On peut aussi songer à ce qu’Eric Foner nomme le « concept abolitionniste », celui d’une résistance depuis les marges, vue comme une position assumée et non imposée. Il sera également possible de s’interroger sur la circulation des idées et des pratiques « résistantes » à travers les lieux et les temps, ainsi que sur les tensions inhérentes à la figure du ou de la scholar-activist qu’incarnent W.E.B. Du Bois ou Susan B. Anthony.

Car se poser la question des disciplines et des indisciplines nous amène inévitablement à nous interroger sur notre positionnement dans l’institution, sur notre rapport aux normes et aux injonctions subies et que nous nous imposons.

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Programme https://afea.fr/annualconference/congres-anterieurs/congres-2019-nantes-disciplines-indiscipline/nouvel-article-no-1002/1053/ Fri, 05 Jul 2019 18:10:31 +0000 http://localhost/annualconference/association-francaise-detudes-americaines/congres-afea/congres-anterieurs/congres-2019-nantes-disciplines-indiscipline/nouvel-article-no-1002/1053/ 1053 Programme https://afea.fr/annualconference/congres-anterieurs/congres-2017-strasbourg-la-recherche-du-bonheur/programme-997/1014/ Sat, 09 Mar 2019 08:42:17 +0000 http://localhost/annualconference/association-francaise-detudes-americaines/congres-afea/congres-anterieurs/congres-2017-strasbourg-la-recherche-du-bonheur/programme-997/1014/ 1014