2010 Conference – Grenoble “From Nature to the Environment” – AFEA – Annual conference https://afea.fr/annualconference Congrès AFEA Mon, 12 Apr 2021 11:35:43 +0000 en-US hourly 1 192352342 2010 Program, Grenoble (in French) https://afea.fr/annualconference/french-association-for-american-studies/afea-conference/previous-conferences/2010-conference-grenoble-from-nature-to-the-environment/2010-program-grenoble-in-french/284/ Thu, 17 Jun 2010 16:38:55 +0000 http://localhost/annualconference/french-association-for-american-studies/afea-conference/previous-conferences/2010-conference-grenoble-from-nature-to-the-environment/2010-program-grenoble-in-french/284/ Programme

Mercredi 26 mai 2010 : 10es Doctoriales de l’AFEA
Journée consacrée aux doctorants français et européens, en deux ateliers (littérature et civilisation), avec présentations des travaux des doctorants et conférences de méthodologie.


Jeudi 27 mai 2010

Accueil des participants à partir de 10 h.

14 h : Ouverture du congrès

14 h 30 : Conférence plénière, par le Professeur Ursula K. Heise (Department of English, Stanford University, California) : « Last Birds, Lost Dogs, and Listed Species: How Extinction Means. »

15 h 30 – 18 h 30 : 5 ateliers en parallèle

L’esclavage, l’abolition et leur environnement naturel en Amérique 1765-1865 / Slavery, abolition and their natural environments in America 1765-1865
Dirigé par Rahma Jerad (Université Paris 1) et Marie-Jeanne Rossignol (Université Paris Diderot) salle B 103
– Marie-Jeanne Rossignol (Université Paris Diderot) : « Persuasion, opinion and the public space of antislavery in John Woolman’s Journal »
– Agnès Derail (ENS Ulm/ Université Paris IV) : « Le serpent dans le jardin : nature et servitude dans Letters of an American Farmer, de Michel Saint-John de Crèvecoeur »
– Thomas Constantinesco (Université Paris Diderot) : « “Keep Massachusetts True” : Emerson et la géopolitique de l’esclavage »
– Ashley Byock (Université Paris Diderot) : « Contraband of War: Ex-Slaves and their Peregrinations Across The Landscapes of Civil War America »

« Où vont les canards en hiver » : Central Park et autres parcs dans l’imaginaire américain / “Where do the ducks go in winter?”: Central Park and other parks in American literary imagination
Dirigé par Béatrice PIRE (Université de Paris 3) salle B 104
– Richard Phelan (Université de Provence) : « “Foliage in February” (Central Park et Christo) »
– Paule Lévy (Université de Versailles – Saint-Quentin) : « Le parc dans “Faith in a Tree” de Grace Paley ou les racines de l’engagement »
– Béatrice Pire (Université de Paris 3) : « Du parc à l’environnement pulsionnel : Central Park, Salinger et Selby »
– Stephen W. Sawyer (The American University of Paris) : « La centralité de l’image : Millennium Park et la tradition paysagiste américaine »

De la perte de la nature aux retrouvailles avec le monde ? / Losing nature, finding the world?
Dirigé par Lacy Rumsey (ENS de Lyon) & François Specq (ENS de Lyon) salle B 105
– Yves Carlet (Montpellier 3) : « Les messages brouillés de la nature : le chapitre XII du Red Badge of Courage (première version) »
– Mathilde Arrivé (Bordeaux 3) : « Du “wild west” au “waste land” : le regard à l’épreuve du commerce avec l’inhumain dans la photographie d’Edward S. Curtis »
– Danielle Follett (Paris 8): « The Music of Nature in Emerson, Thoreau, and Cage »

Culture Populaire / Popular Culture

Dirigé par John Dean (Université de Versailles – Saint-Quentin) & Claude Chastagner (Université Montpellier 3)
Salle C 101
– Eve Bantman (université de Toulouse Le Mirail) : « Exporting American Popular Culture: U.S. Tourism and Americanization in Mexico »
– Elsa Grassy (Paris) : « The Good Savage, The Bad Hillbilly, and the Ugly Truth: Fabricating Nature in Country Music (1920-1935) »
– Mathieu Lacoue-Labarthe (Toulouse) : « La nature et l’environnement dans le western, des années 1930 à nos jours »

De la nature sacrée à la politique environnementale / From sacred nature to environmental policies
Dirigé par Susanne Berthier-Foglar (Université de Savoie) salle C 102
– Sophie Gergaud (Docteur es Ethnologie, réalisatrice indépendante) : « La réintroduction des bisons en terre lakota : entre culture ancestrale et protection de l’environnement »
– Léopold Mu Si Yan (Université de la Polynésie Française) : « Pêche coutumière et gouvernance écologique dans l’Etat de Washington »
– Marie Bolton (Université Blaise Pascal – Clermont-Ferrand II) et Nancy C. Unger (Santa Clara University – California) : « Uranium Mining, Sacred Lands, and Public Health: Environmental Justice Campaigns by Women of All Red Nations »

19 h : Vin d’honneur à l’Hôtel de Ville

Vendredi 28 mai 2010

9 h 15 – 12 h 15 : 5 ateliers en parallèle

De l’environnement à la nature : retour de la pastorale dans la fiction américaine contemporaine ? / From the environment back to nature—pastoral impulses in contemporary American fiction ?
Dirigé par Bénédicte Chorier-Fryd (Université de Poitiers) et Claire Fabre (Université Paris-Val de Marne)
salle B 103
– Elizabeth Bouzonviller (Université Jean Monnet, St Etienne) : « Blizzard de formulaires officiels, ou la trace du mocassin à l’épreuve de la trace d’encre dans Tracks et Four Souls de Louise Erdrich »
– Velichka Ivanova (Université de Strasbourg) : « A Killer in Eden: Pastoral Tropes in The Human Stain by Philip Roth »
– Paule Lévy (Université de Versailles-St Quentin) : « The indigenous American berserk : Quand Philip Roth revisite la pastorale »


Le passage de la nature à l’environnement dans la littérature américaine, 1820-1870 : la science de l’époque à l’épreuve du prisme littéraire / The shift from nature to environment in American literature, 1820-1870: literary reflections of contemporary science

Dirigé par Danielle FOLLETT (Université de Paris VIII-Saint Denis) et Ronan LUDOT-VLASAK (Université de Grenoble III) salle B 104
– Bruno Monfort (Université de Lille III) : « Sciences de la nature, fiction et politique dans trois nouvelles de Edgar Allan Poe » (titre provisoire)
– Antoine Traisnel (Université de Paris VIII-Saint Denis) : « Hawthorne vs. Cuvier : pour une lecture animaliste de The Marble Faun ».
– Michel Imbert (Université de Paris VII) : « L’archipel de l’évolution : Darwin, Melville, Thoreau via les Galapagos ».
– Cécile Roudeau (Université Paris 3-Sorbonne Nouvelle) : « Dire la nature en Amérique : les manquements de la science, les balbutiements de la langue dans Rural Hours de Susan Fenimore Cooper »


Cinéma américain : de la nature à l’environnement
Dirigé par Gilles Ménégaldo (Université de Poitiers) et Anne-Marie Paquet-Deyris (Université Paris X) salle B 105
– Lauric Guillaud (Université d’Angers) : « La nature ambivalente dans le western : éternel retour des grands espaces ou entropie ? »
– Melvyn Stokes (UCL, London) : « Changing Views of the Environment in Western Movies »
– Céline Murillo (Paris XIII) : « L’américanisation du paysage espagnol depuis The Magnificient Seven (John Sturges, 1960) jusqu’à The Limits of Control (Jim Jarmusch, 2009) »
– Jocelyn Dupont (Université de Perpignan) : « Go West, young man, and get lost. Remarques sur les films de perdition »

Les politiques de l’environnement aux États-Unis : de l’exploitation de la nature à la protection de l’environnement / Environmental Politics in the US : From Exploiting Nature to Environmental Protection
Dirigé par Yves-Marie Péréon (Université de Rouen), Olivier Richomme (Université Lyon II) et Gelareh Yvard (Université d’Angers) salle C 101
– Carmen Mboumba Nzamba (Université Paris Ouest Nanterre) : « Les Politiques de l’environnement aux États-Unis : les Administrations Nixon et Obama »
– Elena Baldassarri (Universita Roma, Italy) : « Exploiting the environment as a political power: the Johnson’s and Nixon’s administrations »
– Virginie Picquet (IUT d’Angers) : « De l’esthétique de la nature à la protection de l’environnement : le rôle de l’exécutif de Lyndon Johnson à Barack Obama »
– Melanie Meunier (Université de Strasbourg) : « The Greening of Municipalities and Corporations: How to combine economic interests and environmental concerns »
– Kathia Devouge (Université d’Orléans) : « La politique américaine de gestion de l’eau ? »

De nature à environnement, enjeux économiques et sociaux : Aspects historiques
Dirigé par Ruxandra Pavelchievici (Université de Nice – Sophia Antipolis) salle C 102
– Anne Lesme (Université de Provence) : « De la nature à l’environnement: Jacob Riis et la question des enfants »
– Émilie Souyri (IEP de Lille) : « De la nature à l’environnement, les enjeux sociaux de la réforme éducative »
– Carole Masseys Bertonèche (Université Bordeaux IV) : « Les Barons voleurs, philanthropes destructeurs de la nature »
– Olivier Frayssé (Université Paris 4) : « William Jennings Bryan et les concepts de Nature et Environnement »

14 h 15 : conférence plénière, par le Professeur Donald Worster (Hall Distinguished Professor of American History, University of Kansas). « John Muir and the Religion of Nature in America. »

15 h 30 – 18 h 30 : 5 ateliers en parallèle

Sites poétiques : Session I – Œuvrer le site
Dirigé par Antoine Cazé (Université Paris Diderot) et Abigail Lang (Université Paris Diderot) salle B 104
– Vincent Bucher (Paris 3 Sorbonne Nouvelle) : « Buoys, Portolans Charts, T-O Maps : Charles Olson’s Cartographic Ideal in The Maximus Poems »
– Clément Oudart (Paris 6) : « Situation/sinuation : situer l’écriture chez William Carlos Williams (Paterson), Charles Olson (The Maximus Poems) et Robert Duncan (“Passages”) »
– Barbara Montefalcone (Lumière Lyon 2) : « La collaboration comme site du poétique dans l’œuvre de Robert Creeley »
– Béatrice Trotignon (Paris 9 Dauphine) : « The California Poem d’Eleni Sikelianos »
– Xavier Kalck (Paris Sorbonne) : « The World and the Ground: Some Contradictory Demarcations in American Poetry »

De l’environnement à la nature : retour de la pastorale dans la fiction américaine contemporaine ? / From the environment back to nature—pastoral impulses in contemporary American fiction ?

Dirigé par Bénédicte Chorier-Fryd (Université de Poitiers) et Claire Fabre (Université Paris-Val de Marne)
salle B 103
– Aristie Trendel (Université du Maine) : « John Updike in an Ecobiographical Perspective »
– Tanya Tromble (Université de Provence) : « Joyce Carol Oates’s The Falls: Environment in the Shadow of Nature »
– Françoise Palleau (Université Paris 3-Sorbonne Nouvelle): « La pastorale d’Imperial, ou William T. Vollmann chantre d’un paradis à retrouver »
– Emmanuelle Andres (Université de La Rochelle) : « A Mercy de Toni Morrison, ou le théâtre d’une anti-pastorale »

Nature offerte, territoire conquis, environnement à (re)construire : le cinéma face aux paysages américains / Discovering Nature, Conquering the Territory, (Re)Building the Environment: Cinema and the American Landscape(s)
Dirigé par Serge Chauvin (Université Paris X) et Monica Michlin (Université Paris IV) salle B 105
– Clémentine Tholas (Paris-3) : « Regards croisés sur L’Aurore (Murnau, 1927) et Le Vent (Sjöström, 1928) : une genèse de la nature cinématographique vue par Hollywood ? »
– Ariane Hudelet (Paris-7) : « Defying and using natural forces in Buster Keaton’s films »
– Anne Paupe (Paris-13) : « De la nature refuge à l’environnement périlleux : l’évolution récente du road movie »
– Pierre Floquet (ENSEIRB Bordeaux) : « Into the Wild : la Nature, ce n’est pas du cinéma ! »


De nature à environnement, enjeux économiques et sociaux: aspects contemporains
Dirigé par Olivier Frayssé (Université Paris 4) salle C 102
– Ruxandra Pavelchievici (Université de Nice – Sophia Antipolis) : « Le Green New Deal : le “principe responsabilité” au service de l’économie ? »
– Adrien Lherm (Paris IV) : « Le Green rush : environnement, société, économie et politique dans la Californie d’aujourd’hui »
– Jean-Baptiste Velut (Paris III) : « Conflit ou coopération ? Analyse historique des relations entre syndicalistes et écologistes aux États-Unis (1965-2010) »
– Sandrine Baudry (Paris VII) « Les community gardens de New York City : de la guérilla au développement durable »

Paysages littéraires du modernisme américain, 1900-1950 : session I
Dirigé par Amy Wells (Université de Limoges) & William Dow (Université Paris Est) salle C 101
– Amélie Ducroux (Université Lumière Lyon 2) : « “The river is within us, the sea is all about us”: T. S. Eliot’s modernist landscape from a marine standpoint »
– Claire Conilleau (Université de la Sorbonne Nouvelle – Paris 3) : « H.D.’s Transatlantic Landscapes: Asphodel and HERmione »
– Fréderique Spill (UPJV – Amiens) : « Élégie sudiste : dissolution et défiguration de la nature dans “Delta Autumn” (1942) de William Faulkner »
– Valérie Caruana (Université de Paris III – Sorbonne Nouvelle) : « territoire et clivage rural / urbain en tant que symboles et moteurs de l’“américanité” selon Ralph Ellison »

Samedi 29 mai 2010

9 h – 12 h : Assemblée générale de l’AFEA

14 h – 17 h : 5 ateliers en parallèle

Sites poétiques : Session II – Sites à l’œuvre
Dirigé par Antoine Cazé (Université Paris Diderot) et Abigail Lang (Université Paris Diderot) salle B 104
– Caroline Bertonèche (Université Stendhal-Grenoble 3) : « Emily Dickinson’s Romantic Nature: Eco-Systems of Thought »
– Erik Martiny (Aix-en-Provence) : « “I almost found my own country”: Entropy and (Industrial) Pastoralism in the Poetry of James Wright »
– Christophe Lamiot (Université de Rouen): « Lorine Niedecker, questions d’adresse et amphibologies sur l’île de Black Hawk »
– Vincent Dussol (Université de Montpellier 3) : « Écritures de la nature : les cas de Philip Whalen et Merrill Gilfillan »

Habiter l’inhabitable / Dwelling in Uninhabitable Places.
Dirigé par Wendy Harding (Université de Toulouse) et Jacky Martin (Université Paul Valéry, Montpellier)salle B 103
– Gilles Chamerois (Université de Brest) : « Habiter en photographe : Over : The American Landscape at the Tipping-point, d’Alex MacLean »
Christina Töpfer (University of Leipzig) : « Living in Abundance in Las Vegas »
– Cheryl J. Fish (City University of New York) : « Dwelling at a ‘Ghetto’s’ Threshold: June Jordan and Buckminster Fuller’s: Ecosocial Redesign of Harlem »
– Frédéric Dumas (Université Stendhal – Grenoble III) : « Dwelling in and dwelling on sewers: Michael Aaron Rockland’s Snowshoeing Through Sewers: Adventures in New York City, New Jersey, and Philadelphia »

Les Amérindiens de la Nature à l’Environnement / Native Americans from Nature to Environment

Dirigé par Lionel Larré (Université Michel de Montaigne Bordeaux 3) salle B 105
– Jim Parins (University of Arkansas at Little Rock): « Environmental Disaster and the Native Press. »
– Marie-Claude Strigler (Université Paris 3 — Sorbonne Nouvelle): « Indigenous rights, sacred Lands, and protection of the environment. »
– Lee Schweninger (University of North Carolina Wilmington): « Essential Values: Embedding a Land Ethic in Native American Writing. »
– Pamela Sing (University of Alberta, Canada): « The role of Wahkotowin in contemporary writing by writers of Métis ancestry and/or heritage. »
– Chris LaLonde (SUNY/Oswego) « Namewag Bi Azhigiiewewag: Lake Sturgeon, Recovery, and the Cultural Landscape of the Anishinaabe. »

Parcs nationaux américains : espaces protégés, espaces menacés / National Parks in the United States : under protection, or under threat?
Dirigé par Janine Lemaire (Université de Provence – Aix-Marseille I) et Bénédicte Sisto (Université Blaise-Pascal – Clermont-Ferrand 2). salle C 102
– Jean-Daniel Collomb (Université de Valenciennes) : « La spirale de l’efficacité : les premiers conservationnistes et les parcs nationaux »
– Gelareh Yvard-Djahansouz (Université d’Angers) : « Le rôle et la vision idéalisée des préservationnistes dans la gestion des parcs nationaux aux Etats-Unis »
– Séverine Wozniak (Université Bordeaux 2) et Arnaud Buchs (Université Grenoble 2) : « La pratique des guides de haute montagne face aux enjeux de protection de l’environnement : une lecture théorique »
– Yves Boquet (Université de Bourgogne) : « Les parcs nationaux américains face à la surfréquentation touristique »
– Marie Bolton (Université Blaise Pascal, Clermont-Ferrand 2) : « California’s Redwood National Park: From Salvation to Deterioration? »


Paysages littéraires du modernisme américain, 1900-1950 : session II

Dirigé par Amy Wells (Université de Limoges) & William Dow (Université Paris Est) salle C 101
– Pascal Bardet (Université Toulouse-Le Mirail) : « Douce France, amère Amérique : expatriation et écriture de soi dans Paris, France de Gertrude Stein » (titre provisoire)
– Elisabeth Bouzonviller (Université Jean Monnet, St-Etienne) : « “The Swimmers” de F. Scott Fitzgerald ou comment nager à contre-courant et écrire l’Amérique depuis d’autres rivages »
– Charles W. Scheel (Université Paul Verlaine-Metz) : « Dislocations géographiques et ré-agencements textuels dans In Our Time de Hemingway : une fresque narrative cubiste »

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Call For Workshops https://afea.fr/annualconference/french-association-for-american-studies/afea-conference/previous-conferences/2010-conference-grenoble-from-nature-to-the-environment/call-for-workshops-273/237/ Thu, 23 Jul 2009 00:27:46 +0000 http://localhost/annualconference/french-association-for-american-studies/afea-conference/previous-conferences/2010-conference-grenoble-from-nature-to-the-environment/call-for-workshops-273/237/ AFEA Conference 2010 — “From Nature to the Environment”

Le thème central de ce congrès propose de s’interroger sur le passage de
la notion de « nature » – historiquement construite et idéologiquement
connotée – à celle d’« environnement », utilisée plus fréquemment de nos
jours pour étudier les rapports entre l’humain et le non-humain dans la
civilisation et la littérature des États-Unis. Il s’agira de
préciser la perception des nouveaux enjeux, notamment écologiques et
politiques, qu’implique le choix de ce nouveau terme.

Au cours du XIXe siècle, les États-Unis ont pris conscience de posséder
une nature exceptionnelle, sur laquelle ils ont partiellement assis leur
identité nationale et leur supériorité sur l’Europe. Colorée par les
conceptions pastorale et romantique, la perception de la nature s’est
trouvée entraînée par l’idéologie américaine et transformée en une sorte
de religion. Dans les dernières décennies du siècle, lorsque le
patrimoine naturel a subi une importante exploitation destructrice et
que la fin de la frontière a signifié la conquête de l’ensemble du
territoire, il est apparu urgent de sauvegarder au moins un minimum de
sites, en créant des parcs nationaux afin que les générations à venir
puissent encore se faire une idée de ce que les premiers colons avaient
vu « à l’origine ». Au XXe siècle, les progrès des connaissances
scientifiques ont entraîné la protection de sites moins spectaculaires,
mais importants du point de vue écologique. La création de ces réserves
révèle que la nature a cessé d’être perçue de façon homogène : on
distingue des zones aux fonctions diverses – pour l’agriculture,
l’exploitation minière, les loisirs, la mémoire.

La notion d’environnement qui se substitue fréquemment laisse entendre
ce qui est autour, les environs, les alentours, c’est-à-dire les
conditions naturelles dans lesquelles les organismes vivants se
développent. L’environnement paraît conçu d’abord dans ses
rapports avec l’homme, selon une relation proche, vitale, plus concrète,
voire plus sensuelle. Réfléchir à l’environnement conduit à
s’intéresser à la façon d’habiter la terre, de concevoir, d’aménager et
de protéger cet indispensable entourage non-humain ; c’est
envisager l’enracinement dans un lieu spécifique que l’on s’approprie,
mais qui dépend aussi de la qualité de zones plus lointaines, dont
l’air, l’eau ou le climat influent localement. La réflexion est conduite
à se pencher sur l’indissoluble interpénétration de l’humain et du
non-humain dans ses aspects politiques, économiques, scientifiques ou
esthétiques.

On s’interrogera sur la primauté humaine dans laquelle la notion
d’environnement semble souvent figée : la place de l’homme au centre
est-elle la seule, voire la meilleure façon de penser la relation entre
l’humain et le non-humain ? Peut-on se passer de la notion de nature
dans les grands débats locaux, régionaux et internationaux
sur la protection de l’environnement ?

Parmi les multiples sujets possibles, on pourra traiter:
– l’intégration de la végétation dans l’espace urbain (banlieues
résidentielles, jardins, parcs, murs ou toits de la nouvelle architecture) ;
– l’intérêt pour la tradition des commons, terrains communaux qui lient
les hommes à un espace naturel possédé et géré par la
collectivité ;
– la reconversion dans l’Ouest de zones rurales désertées en sites
d’éco-tourisme (rewilding) ;
– l’évolution de la protection de la nature, non plus au nom de la
mémoire, mais en fonction d’enjeux écologiques ;
– le rôle et (peut-être) les droits des animaux dans une nature devenue
environnement ;
– dans le cadre d’une réflexion sur l’environnement, les frontières
entre les différentes zones de nature gardent-elles leur
pertinence ?
– comment définir la notion même d’environnement dans un monde globalisé?
– comment mettre en regard la spécificité de la tradition américaine et
la globalisation des politiques environnementales ? Une politique
environnementale nationale a-t-elle encore un sens dans ce contexte ?
– Quels sont les défis posés à l’environnementalisme américain quand le
bilan des Etats-Unis dans ce domaine est perçu de façon largement
négative à l’étranger ?

Dans le domaine littéraire, depuis Walden, oeuvre qui consacre tant de
pages à l’habitation d’un milieu naturel particulier, de nombreux
écrivains américains ont tenté de dire leur enracinement dans une région
dont ils ont senti la fragilité.
La relation à l’environnement n’est d’ailleurs pas réservée aux oeuvres
centrées explicitement sur cette thématique.
– nature writing / environmental imagination: le choix des mots est-il
indifférent ou implique-t-il une perspective différente? Peut-on
voir dans nature writing une résistance à la notion d’environnement?
– Quelle est la pertinence des critères qui définissent selon Lawrence
Buell les « textes environnementaux »? Des écrivains contemporains
se sont-ils référés explicitement à ses analyses?
– Que devient pour l’écrivain la valorisation de ce qui est sauvage dans
un monde où tout ou presque a été cultivé, humanisé?
– Quelle est l’incidence de la réflexion scientifique environnementale
dans les textes à visée littéraire?
– Quel est, dans l’imaginaire littéraire, le rôle du local, de
l’enracinement dans un lieu?

À la suite de remarques formulées lors de discussions à Besançon, il
nous paraît nécessaire de préciser que le thème du congrès de Grenoble
(Bulletin n° 79, novembre 2008), centré sur la notion d’environnement,
vise à élargir le débat qui a pu être perçu comme trop centré sur la
place de la nature, rurale ou sauvage, dans la culture des États-Unis ;
à penser la présence du non-humain dans de nouveaux territoires (villes
et banlieues) où les enjeux de préservation et de réaménagement
paraissent vitaux, au moment où la vie locale semble toujours plus
menacée par des forces agissant au niveau global. Situé à la
croisée de chemins entre esthétique et politique, il conduit à
réenvisager la façon d’habiter les États-Unis.

Calendrier:
– date limite des propositions d’ateliers : 8 juillet 2009
annonce de la liste des ateliers: 20 juillet
– date limite de proposition de communication aux directeurs d’ateliers: 25 octobre

Envoi des propositions à Yves Figueiredo, Michel Granger et Thomas Pughe.

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Workshops https://afea.fr/annualconference/french-association-for-american-studies/afea-conference/previous-conferences/2010-conference-grenoble-from-nature-to-the-environment/workshops/241/ Thu, 23 Jul 2009 00:26:27 +0000 http://localhost/annualconference/french-association-for-american-studies/afea-conference/previous-conferences/2010-conference-grenoble-from-nature-to-the-environment/workshops/241/ WORKSHOPS, July 21, 2009

Antoine CAZÉ (Université Denis-Diderot – Paris 7)

Sites poétiques contemporains

Dans une lettre adressée en 1955 à Ed Dorn, Charles Olson conseille au jeune poète de s’ancrer dans un site spécifique pour en transmuer la substance en langage :

DOCUMENTS PRIMAIRES. Et s’ancrer à cet endroit représente
toute une vie d’assiduité. Le mieux, c’est de creuser une seule
chose, un seul endroit, un seul homme
jusqu’à ce que toi, tu en saches +
sur la question que n’importe qui d’autre. Peu importe qu’il
s’agisse du Fer Barbelé, du Pemmican, de Paterson ou bien de l’Iowa.
Mais épuise le sujet. Sature-le. A fond.
Et là TU SAIS
tout le reste très vite : un seul truc jusqu’à saturation (ça peut
prendre 14 ans). Et hop, c’est gagné, pour toujours.
(Charles Olson, Additional Prose, Four Seasons Foundation, Bolinas, CA, 1974, p.11)

Pour Olson on le sait, ce site fut Gloucester, dont l’arpentage finit par modifier radicalement le paysage poétique américain en produisant l’œuvre d’une vie : The Maximus Poems.
Le site naturel est littéralement un lieu commun de la poésie américaine d’aujourd’hui. Il offre la possibilité au langage poétique de définir un commun du lieu qui puisse simultanément rendre hommage à sa spécificité et s’en abstraire pour viser l’universel. Qu’il s’agisse de Paiute Creek pour Gary Snyder, des grottes du paléolithique pour Clayton Eshleman, d’un Ouest mythifié chez Ed Dorn, des bois de la Nouvelle-Angleterre coloniale pour Susan Howe, de la « forêt sacrée » de Robin Blaser, du taillis non moins sacré des Journaux de Thoreau pour John Cage, des plaines du Dakota chez Tom McGrath, des marais du Wisconsin dans le superbe Paean to Place de Lorine Niedecker, et de bien d’autres encore, les sites de la poésie américaine invitent à une réflexion sur l’articulation entre langage de la nature et nature du langage.
Situer un poème, et conjointement définir un site poétique (voire un site pour la poésie), voilà une question éminemment environnementale. Aujourd’hui, la dématérialisation du concept même de site par le biais de l’Internet invite à repenser « l’impératif écologique » (Jed Rasula) de la poésie américaine : une textualité expérimentale s’élabore dans l’espace virtuel dont l’imaginaire volontiers tourné vers la nature (cf. p. ex. John Cayley, riverIsland) interroge le rapport entre site poétique et site naturel.
Cet atelier voudrait donc contribuer à l’analyse des pratiques poétiques qui s’appuient sur le type d’archéologie environnementale préconisée par Olson pour transformer la nature d’un lieu en site de langage poétique.
Les propositions sont à envoyer à Antoine Cazé

Claude CHASTAGNER (Université Paul Valéry – Montpellier 3)

Take a walk on the wild side
Explorer l’habitat de la musique populaire américaine

La musique populaire américaine a un rapport schizophrénique à son environnement. Depuis les années cinquante, ses formes électrifiées, du rock’n’roll au grunge, du punk au post-rock, du R&B au rap, se sont toutes présentées comme la musique des villes américaines, traitant de problématiques urbaines et produites le plus souvent pour un public citadin. Le constat reste valable pour la musique country dont le nom suscite pourtant des images plus bucoliques. Là encore, malgré ses origines rurales, la country trouve l’essentiel de son public dans les villes et les banlieues.
Cette prédominance de la ville comme milieu naturel ne pourrait être que le reflet de l’évolution démographique des États-Unis. Pourtant, la musique populaire est tiraillée par une énergie contraire. Avec force, les artistes ont chanté leur attirance pour la wilderness comme pour une Amérique pastorale. Leur refus de la ville s’exprime aussi bien par la prolifération de chansons célébrant la vie rurale ou adoptant des perspectives écologiques que par le renouveau du bluegrass et de l’old-time music et l’explosion récente de l’anti-folk. A l’instar du cinéma et du roman américains, des problématiques parallèles, comme l’importance de la route et de l’espace viennent confirmer cette tension entre enracinement urbain et quête de ruralité, entre prolifération et effacement de l’humain.
Le rapport de la musique populaire américaine à son environnement pose la question de ses sources profondes. D’où vient la sauvagerie qui l’habite ? Est-ce le rêve jeffersonien qui la traverse qui doit nous amener à la lire comme une musique de l’inculte, du sauvage, et donc, littéralement, du non civilisée, du non policée ? Ou est-ce au contraire dans l’énergie électrique urbaine qui en émane qu’est l’origine de sa frénésie, de sa violence parfois ? Dans quelle mesure le rapport contradictoire de la musique populaire à son environnement permet-t-il à ses auditeurs de mieux « habiter la terre », de trouver leur place entre l’humain et le non-humain, de s’enraciner dans un territoire ?
Cet atelier examinera les tensions qui animent le rapport de la musique populaire à son environnement. Nous nous poserons la question des formes que ces tensions peuvent prendre, mais surtout de leur sens. Dans quelle mesure peut-on y observer, là aussi, un glissement de la notion de nature vers celle d’environnement, un gauchissement de leurs implications idéologiques ? Quel rôle jouent-elles dans notre compréhension et notre appréciation de la musique populaire américaine ? De quelle façon permettent-elles d’inscrire cette musique dans une évolution plus globale de la culture et des arts nord-américains ?
Les propositions peuvent prendre la forme de case studies portant sur des formes artistiques contemporaines et mettant en valeur le sens et la fonction des notions évoquées, ou de communications plus théoriques et diachroniques permettant de saisir l’évolution du rapport de la musique populaire à son environnement.
Les propositions (500 mots + une courte bio) doivent être envoyées à Claude Chastagner. Les communications se feront en anglais.

Take a walk on the wild side
Exploring the Natural Habitat of American Popular Music

American popular music has developed a schizophrenic relation to its surroundings. From the 50s onwards, the various forms of electrified music, from rock’n’roll to grunge, from punk to post-rock, from R&B to rap, have all been regarded as urban music, dealing with urban issues, and aiming at an urban clientele. Even country music, despite its name, has become a genre whose main audience is found in towns and suburbs.
The prevalence of the City as American popular music’s natural habitat could merely be the consequence of demographic evolution. However, another force is pulling these musics in a different direction. American artists have repeatedly sung their attraction for the wilderness as well as for pastoral settings, as the number of songs celebrating rural lifestyles, the revival of bluegrass and old-time music, and the recent explosion of anti-folk exemplify. As in numerous American movies and novels, the emphasis on the road and on the open space is but a trace of the tension between an urban anchorage and a quest for nature, between the proliferation and the effacement of the human element.
Popular music’s relation with its milieu raises the question of the music’s foundations. What is the source of the savageness it often betrays? Does the Jeffersonian dream that runs through it make it the music of the uncultivated, of, literally, the uncivilized, what does not belong to the city? Is it rather its urban energy that fuels its frenzy, its violence? To what extent do these contradictions allow audiences to “inhabit the earth”, to find their place between the human and the non-human, to explore their roots?
This workshop aims to investigate the tensions underlying popular music’s relation to its milieu and its contradictory leanings. To what extent can we observe, here too, an evolution from the notion of nature to that of environment, with what ideological consequences? How does this inform our understanding and appraisal of American popular music, and beyond, of North American arts and cultures?
Participants are invited to submit either case studies of contemporary musical genres highlighting the meaning and function of the notions alluded to, or diachronic proposals focusing on the evolution of popular music’s relation to its surroundings.
Proposals (500 words, and a short bio) should be sent to Claude Chastagner. Papers will be delivered in English.

Olivier FRAYSSÉ (Paris Sorbonne) et Donna KESSELMAN (Paris XII)

De nature à environnement, des enjeux sociaux médiatisés

Le passage de la notion de nature à celle d’environnement, y compris la fusion/confusion de deux concepts ayant chacun une longue histoire peut-elle s’analyser sans la médiation du social et du politique ?
Esclavage des races adaptées au climat, loi naturelle du marché, fondation explicite des institutions sur la nature humaine, darwinisme social, Bell Curve, toute l’histoire américaine nous renvoie au fondement idéologique d’une prétendue naturalité du social, assise sur la notion de Création.
Dans la réalité, c’est plutôt le social qui détermine le rapport à la nature, et l’environnement « naturel » où vivent les hommes. Aux États-Unis, il est plus qu’ailleurs directement exprimé par le politique. Des paysages créés par la politique fédérale des terres publiques et les tracés des lignes de chemin de fer à la relance verte d’Obama, en passant par les town plans, King Cotton, l’extermination des bisons, le réseau hydrographique dessiné pendant le New Deal, le Highway Act de 1954, les Clean Air Acts, les réglementations minières, etc., un continent « vierge » a été façonné en deux siècles par le travail humain dans un cadre social qui a déterminé des décisions politiques.
Si le travail est la principale médiation entre l’homme et la nature, c’est en effet dans le cadre de rapports sociaux donnés qu’il réalise cette médiation : chaque prise de position sur « la nature », et aussi « l’environnement » est une prise de position dans les rapports sociaux, chaque prise de décision dans les rapports sociaux modifie le cadre dans lequel l’homme agit sur la nature, et le résultat concret du travail humain sur la nature est déterminé par le jeu des forces sociales dans le champ politique.
Les forces sociales dont la résultante est le travail de transformation de la nature agissent par le biais d’intermédiaires : lobbies, associations, syndicats, organes de presse, puissance publique. La manière dont les enjeux sociaux sont ainsi médiatisés influe in fine sur la nature depuis longtemps, mais aussi sur l’évolution des concepts : les débat sur l’érosion des sols cotonniers, les inondations, le ranching, le boll weevil, le Dust bowl, les enseignements de l’USDA ou du National Geographic ont joué un rôle crucial.
Les questions sociales ont toujours modelé la pensée des rapports de l’homme avec la nature et l’environnement : quand William Jennings Bryan parlait d’environnement, il parlait de « l’environnement chrétien de son enfance », il parlait de Dieu quand il parlait de la Nature, et refusait le darwinisme parce qu’il refusait le darwinisme social. Quand B.F. Skinner faisait disparaître le sujet dans l’interaction comportementaliste entre stimuli internes et externes, il s’inscrivait dans l’environnement marketing de la société de consommation.
Quels sont donc les enjeux sociaux et politiques qui ont permis le glissement de la notion de nature à celle d’environnement au sens actuel du terme, quelles sont les conséquences sociales et politiques de ce glissement, comment les forces sociales en ont-elles fait usage ?
C’est à cette dimension socio-politique de la question que nous nous intéresserons dans cet atelier.
Les propositions sont à envoyer à Olivier FRAYSSÉ et Donna KESSELMAN

From Nature to Environment: the Social and its mediations as Mediator

When nature as notion turns into environment, through the fusion / confusion of two concepts with their own narratives, can this be understood without the social and political as mediators?
Enslavement of races adapted to climate, natural market laws, institutions explicitly conceived to deal with human nature, social Darwinism, Bell Curve… American history perpetually renews the ideological foundations of an allegedly natural social reality, within the paradigm of Creation.
In reality, the way human beings interact with nature and their “natural” environments is driven by social forces. In the US – more than elsewhere? –, this socially driven interaction is expressed in political terms. From landscapes sketched out by federal public land and railroad policies to Obama’s green recovery plan, not to mention town plans, King Cotton, the extinction of the buffalo, the New Deal’s hydrographical network, the 1954 Highway Act, Clean Air Acts, mining regulations… a “virgin” continent was sculpted by two centuries of human labor, at work within social relations that shape political decisions.
Work is the main mediator between human beings and nature, operating within social relations at a given time: the stance one takes vis-à-vis “nature” and / or “environment”, depends on one’s place within the social; decisions affecting society’s relations modify the frame in which human beings act upon nature, and the materialization of human work applied to nature proceeds from social forces as they play out in the realm of politics.
Social forces which impact nature through work are expressed via intermediaries: business, associations, labor unions, the press, and public powers. Such mediation of social stakes has left its mark upon nature, as upon concepts and their evolution: debates over the erosion of cotton fields, floods, ranching, boll weevil, Dust Bowl, or the education provided by USDA or The National Geographic have played a crucial role.
Social issues have consistently cast relations between humans, nature and the environment: when William Jennings Bryan spoke of environment, he was speaking of the “Christian environment of his youth”, of God when he spoke of Nature, and his refusal of Darwinism was inseparable from his fight against social Darwinism. When the person as subject vanished into B.F. Skinner’s behaviorist interaction between internal and external stimuli, it did so within the marketing environment of consumer society.
What are the social and political determinants of the move “from nature to environment”? What are the social and political stakes and consequences of this evolution, how has it been exploited by social forces? This panel proposes to explore the socio-political dimension of this transition.
Proposals should be sent to Olivier FRAYSSÉ et Donna KESSELMAN

Wendy HARDING (Toulouse le Mirail ; CAS) & Jacky MARTIN (Montpellier 3)

Habiter l’inhabitable

Cette formulation paradoxale a pour but de dégager le thème de cet atelier et dénoncer son apparente banalité. Notre problématique sera l”habiter”, une autre façon de contourner l’inévitable dualité nature/culture.
Le glissement terminologique de “nature” à “environnement » dans le discours ambiant semble avoir résolu l’incidence et conséquences de l’inscription de l’homme dans son univers. Autrefois « nature » était tout ce qui n’était pas habitable ; aujourd’hui, dans le cadre des idéologies de l’ « environnement», notre habitation ne distingue plus ce qui est habitable de ce qui ne l’est pas. Nous sommes placés dans une niche écologique quelque part au centre ou dans la complexité d’un univers avec lequel nous interagissons. Le problème de l’habiter semble évacué, non pertinent.
Or ce problème continue à se poser, comme par le passé, peut-être de façon encore plus aiguë. L’habiter en tant qu’interface entre humain et non humain nous semble brouiller les concepts d’humain et de non humain en ce sens qu’elle concerne la nécessité pour les hommes de s’adapter et/ou d’adapter leur environnement. Les deux processus ne sont pas seulement en interaction, ils sont interdépendants. Ils ne concernent plus des concepts stables mais des processus. En envisageant les deux limites extrêmes de cette interface :1/ l’adaptation de l’humain dans les milieux hostiles (Les lieux extrêmes sont les espaces préférés des Nature Writers) et 2/ l’adaptation des milieux hostiles à la présence des hommes (On pense aux régions autrefois désertes ou marécageuses qui ont vu surgir d’immenses ensembles urbains), nous avons voulu sensibiliser le colloque non seulement à ce phénomène, mais à ses nombreuses réalisations dans le contexte américain : on pense aussi au paradoxe sociologique de certains Parcs Nationaux vidés de leurs habitants pour redevenir sauvages et à l’exil de ces mêmes populations vers des territoires inhospitaliers.
Dans ce processus d’adaptation mutuelle, ni l’humain ni le non humain ne sortent indemnes. On est dans le domaine des mixtes, des hybrides, des « cyborgs » et des phénomènes d’interférences que nous observons aussi bien dans la littérature que dans la culture américaine. Habiter est aussi bien habiter l’espace qu’être habité par l’espace.
Les propositions sont à envoyer à Wendy HARDING et Jacky MARTIN

Dwelling in uninhabitable places

The paradoxical title of this session aims to focus on the question of dwelling in a way that will take us beyond its apparent banality. Our focus on dwelling in uninhabitable places is hopefully a way to get around the apparently inevitable duality between nature and culture. The transition from the term “nature” to that of “environment” in current discourse seems to have revised and resolved the question of humanity’s insertion in the universe. Formerly. “nature” designated all that was not habitable ; now, with the concept of environment, our dwelling places no longer distinguish what is suitable for habitation from what is not. Instead they are placed somewhere within an ecological niche at the center of or within the complexity of a universe with which we interact. The question of dwelling as intermediary between habitation and location seems to have been evacuated, or seems not pertinent.
Yet this problem remains, as in the past, perhaps even more acutely. Redefining dwelling as an interface between the human and non-human seems to blur the two categories insofar as it requires human beings to adapt their environment or to adapt to it. The two processes are not only interactive, they are also interdependent. They no longer involve fixed concepts but processes. We can envisage two extreme limits of the interface between humanity and the non-human: 1) human adaptation to hostile environments (American Nature writers have a tendency to seek out extreme conditions) and 2) the adaptation of hostile environments to the presence of man (consider the desert regions or former swamps in which vast urban conglomerations have grown up). Such apparently perverse situations are fairly common in the American context. We could also consider the sociological paradox of some National Parks which have been emptied of their inhabitants in order to be converted to wilderness, while at the same time, government policy has exiled those populations into inhospitable territory.
In the process of mutual adaptation, neither the human nor the non-human comes out unchanged. Instead we are in the domain of mixtures, hybrids, “cyborgs” and other phenomena of interference to be found in American literature and more generally in the culture. Dwelling means both living in space and being inhabited by space.
Proposals should be sent to Wendy Harding and Jacky MARTIN

Abigail LANG (Université Denis Diderot – Paris 7)

Poétique(s) écologique(s). Formes et genres

Les critères qui définissent les « textes environnementaux » concernent avant tout leur contenu. Il s’agira ici de s’interroger sur les effets formels qu’une prise de conscience écologique peut avoir en littérature.
Quelques pistes, non exhaustives :
– Les textes présentant une sensibilité écologique manifestent-ils une affinité pour certains genres (fiction, poésie, théâtre, essai) ou certaines formes ?
– En biologie comme en littérature, la classification par genres donne lieu à des croisements et des hybrides. La « naissance » de Dolly et les manipulations scientifiques du vivant ont-elles des échos formels en littérature ?
– L’écologie remet l’homme à sa place dans la chaîne des êtres et dans le système des échanges. Par quels moyens formels la littérature réalise-t-elle ce changement de perspective ? Comment la littérature reflète-t-elle la remise en cause du schéma sujet-objet ?
– Les animaux sont traditionnellement mis à contribution par la littérature pour les abécédaires et les fables, réduits à une lettre ou à un trait, stéréotypés et humanisés. En philosophie, l’animal est le faire-valoir de l’exception humaine, le fond sur lequel se détache le propre de l’homme : raison et langage. Quels sont les procédés qu’invente la littérature pour représenter son autre, les êtres hors-la-langue ?
– Quand l’écologie devient militante et se fait écologisme, la littérature retrouve les écueils traditionnels de l’engagement et de la propagande. Les écrivains à sensibilité écologiques ont-ils développé de nouvelles formes pour convaincre ?
– Parmi les innombrables pratiques citationnelles contemporaines, peut-on dégager des techniques et une esthétique du recyclage ?
– La « découverte » de la nature à la fin du XVIIIe siècle a partiellement défini le romantisme. L’acuité de la crise écologique actuelle suscite(ra)-t-elle un semblable bouleversement esthétique ?
Au final, peut-on esquisser une, plusieurs poétiques(s) écologique(s) ?
Tous les genres littéraires pourront être abordés : fiction, poésie, théâtre, essai, théorie.
Les propositions sont à envoyer à Abigail LANG

Ecological poetics. Forms and genres

« Environmental texts » tend to be defined in terms of content and approach. This panel proposes to consider and explore the formal effects that a growing ecological awareness produces in literature. All literary genres may be considered : fiction, poetry, theatre, essay and theory.
The following topics might be considered:
– Do texts that display an ecological awareness favor certain genres (fiction, poetry, theatre, essay) or forms?
– In biology as in literature, classifying individuals by genres creates cross-breeding and hybrids. Have the “birth” of Dolly and other genetic manipulations had formal echoes in literature?
– Ecology puts man in his place within the chain of beings and the system of exchanges. By what formal means does literature enact this change of focus? How can it question the ingrained subject-object pattern?
– Literature has used the service of animals for alphabet books and fables, reducing them to a letter or a trait. Western philosophy has used animals as foils, as a ground for the figure of man’s exceptionality: reason and language. By what techniques can literature represent its other — beings outside language?
– When ecology turns to politics and activism, its literature runs the familiar risk of propaganda. Are ecologically-minded writers inventing new forms of persuasion?
– Among the countless current practices of citation, do specific techniques and an aesthetic of recycling emerge?
– Romanticism partly emerged from the “discovery” of nature at the end of the XVIIIth century. Is the acuteness of the current ecological crisis about to produce an aesthetic revolution even remotely similar in scope?
Ultimately, can a (or various) poetics of ecology be sketched?
All literary genres may be considered: fiction, poetry, theatre, essay, theory.
Proposals should be sent to Abigail LANG

Lionel LARRÉ (Université Bordeaux 3)

Les Amérindiens, de la nature à l’environnement

L’objectif de cet atelier sera dans un premier temps de dépasser les clichés trop communs quant aux Indiens et aux rapports qu’ils entretiennent avec la nature. Il s’agira cependant dans un deuxième temps, en examinant l’histoire et les pratiques ancestrales, certes, mais surtout les cultures et sociétés modernes amérindiennes, de comprendre ce rapport avec ce qu’il conviendra de définir comme nature ou comme environnement : les Amérindiens forment-ils/ont-ils formé des sociétés naturelles ou des cultures environnementales ? À quel point les conceptions amérindiennes ont-elles inspiré les formes écologiques euro-américaines ? Peut-on dire que les formes écologiques euro-américaines ont influencé les manifestations modernes de préservation ou de conservation des Amérindiens ? Quel est le lien à établir – certains le font – entre la préservation de cultures ancestrales et la protection de l’environnement ? Il y aura un intérêt à tenter de répondre à certaines questions proposées dans l’appel du Congrès d’un point de vue amérindien, au regard des cultures et pratiques amérindiennes : entre autres, « la place de l’homme au centre est-elle la meilleure façon de penser la relation entre l’humain et le non-humain » ? Quels sont les « droits des animaux dans une nature devenue environnement » ? « Quel est le rôle de l’enracinement dans un lieu » ?
Si les supports de la réflexion peuvent être des textes littéraires, la réflexion devra se mener dans une perspective de cultural studies et jeter des ponts entre littérature et civilisation.
Les propositions sont à envoyer à Lionel LARRÉ

Native Americans from Nature to Environment

The first objective of this workshop is to move beyond the usual clichés about the Native Americans and their relationship to nature. Participants are invited to examine not only the history and the ancient cultural practices but also modern Native American cultures and societies in order to understand the relationship they have with what will be defined as nature or environment. Have Native Americans ever formed natural societies or environmental cultures? To what extent have Native concepts inspired Euro-American forms of ecology? Have Euro-American ecological manifestations inspired modern preservation policies of Native America? What is the link one can establish between the preservation of ancient cultures and the protection of the environment? Besides these questions, it will be interesting to try to answer some others suggested by the conference call for papers: should the relationship between the human and the non-human be constructed with man occupying the center? What are the rights of animals when nature has become the environment?
Literary texts are only some of the documents which should be examined to answer these questions and others to be posed, but the analysis should be placed in a cultural studies perspective.
Proposals should be sent to Lionel LARRÉ

Béatrice PIRE (Université Sorbonne-Nouvelle Paris 3)
« Où vont les canards en hiver ? »
Central Park et autres parcs dans l’imaginaire littéraire américain

Dessiné par les architectes paysagistes Frederick Law Olmsted et Calvert Vaux en 1857, Central Park est le premier grand parc public aux États-Unis. « Trouée géante dans la grille de Manhattan » (Hubert Damisch) abritant quelque 200 espèces d’oiseaux et une dizaine de mammifères, il est une célébration de la monumentale nature américaine, divisée en trois ensembles : la pastorale, le pittoresque et une partie d’inspiration plus formelle. Espace de sauvagerie au sein de la civilisation, corps primitif en marge du corps institutionnel, il permet l’inscription dans la géographie urbaine d’un temps mythique, parallèle à l’histoire. Le but de l’atelier est de cerner, dans la littérature (romans, poésie, théâtre), comment cette réserve naturelle (eau, végétation, faune) crée un environnement spécifique dans la ville et module identités et relations : surgissement des fantasmes et des pulsions, rapport spécifique à la liberté et au plaisir, nouveau lien démocratique. Les participants sont invités à souligner en quoi Central Park – comme toile de fond, métaphore ou personnage à part entière – détermine une ontologie urbaine originale et distincte de la jungle en asphalte alentour. D’autres grands parcs publics peuvent aussi être abordés.
Les propositions sont à envoyer à Béatrice PIRE

« Where do the ducks go in winter ? »
Central Park and other parks in American literary imagination

Designed in 1857 by landscape architects Frederick Law Olmsted and Calvert Vaux, Central Park was the first urban public park in the United States. « A gigantic gap in the Manhattan grid » (Hubert Damisch), it is a wildlife sanctuary, an oasis for a few hundred migrating birds, an American nature in miniature that divides into three different kinds of landscapes, pastoral, picturesque and a more formal one. As a wilderness surrounded by civilization, a primitive locus set aside by the social and institutionalized world, it allows access to mythic time outside history. This workshop looks at the way this natural reserve has created a unique environment within the city and mapped new identities and relations. How do animals, water and vegetation in a public park deeply redefine the urban self, others and the very notions of freedom, pleasure and democracy? Participants to this pannel should show how Central Park, as a setting, a metaphor or a character even, determines a specific urban ontology that is different from the asphalt jungle around. Other public parks, also central in American literary imagination (whether in fiction, poetry or theater) can be picked up.
Proposals should be sent to Béatrice PIRE

Serge RICARD (Sorbonne Nouvelle – Paris 3)

Préservation contre conservation ; d’une nature idéalisée à un environnement maîtrisé :
les théories et politiques environnementales aux États-Unis du XIXe siècle à nos jours

On s’intéressera aux sensibilités et à l’héritage de deux courants et de deux philosophies antagoniques dont on trouve les prémices au XVIIIe siècle et que vont incarner deux pères fondateurs de l’écologie américaine, John Muir et Gifford Pinchot. La vision idéalisée de Muir d’une nature dont la pureté originelle doit être préservée sera partagée un temps par Pinchot qui s’en écartera et se verra préférer très vite, sous l’influence de ce dernier, une conception utilitaire de la conservation des ressources naturelles pour les générations futures qui conduira aux politiques actuelles de développement durable.
Les propositions sont à envoyer à Serge RICARD

Preservation vs. Conservation; from Idealizing Nature to Taming the Environment:
Environmental Theories and Policies in the United States from the 19th Century to Our Day

Emphasis will be placed on the positioning and legacies of two antagonistic trends and philosophies embodied by two founding fathers of American ecology, John Muir and Gifford Pinchot, and whose origins can be traced back to the 18th century. Muir’s idealized view of nature whose primeval purity must be preserved was shared for a short while then abandoned by Pinchot. Under the latter’s influence Muir’s vision was quickly superseded by a utilitarian conception of the preservation of natural resources for the generations to come which would lead to today’s policies of sustainable development.
Proposals should be sent to Serge RICARD

Marie-Jeanne ROSSIGNOL (Paris – Diderot) et Rahma JERAD (Paris 1)

Slavery, abolition and their natural environments in America 1765-1865

Par la fuite, la mission de prosélytisme ou le voyage vers d’autres régions, les acteurs de la question de l’esclavage et de l’abolition ont inscrit la nature au cœur d’un combat politique, et ont ainsi défini des « environnements » naturels de l’esclavage, contextes actifs d’un combat politique.
Au cœur de l’histoire de l’esclavage et de l’abolition en Amérique se trouve un environnement naturel qui façonne l’institution, contraint et libère l’esclave à la fois. On pense par exemple à l’esclave en fuite, qui utilise la nature environnante pour dissimuler sa fuite, une nature qui peut aussi le trahir. De même, certains abolitionnistes ont-ils inscrit leur combat dans de longues traversées de l’Amérique, où ils arpentent les chemins sur d’immenses distances, à cheval ou même à pied, sensibles à la sauvagerie de la nature et de ses habitants autochtones, à la variété des régions et des réactions de ses habitants. D’autres acteurs états-uniens de ce grand processus, pro-esclavagistes, sont fascinés par une « nature » propice à la société et l’économie esclavagistes et vont chercher cet environnement au-delà même des frontières de leur pays, dans des lieux exotiques et pourtant proches.
Les communications pourront porter sur la fuite dans les récits d’esclaves et les romans, sur l’environnement réel géographique de l’esclavage (et son impact sur l’économie), sur l’environnement rêvé de l’esclavage et sur les lieux de confrontation des esclavagistes et des émancipationnistes (frontière des Appalaches par exemple).
Atelier transversal civ-litt présenté par Marie-Jeanne Rossignol (Université Paris-Diderot) et Rahma Jerad (Université Paris 1). Les propositions sont à envoyer à Marie-Jeanne Rossignol, et Rahma Jerad

Slavery, abolition and their natural environments in America 1765-1865

Through flight, a proselytizing mission or journeys to other regions, actors of the slavery and abolition question inscribed nature within their political struggle, and thus defined natural « environments» for slavery, the living contexts of a political struggle.
At the heart of the history of slavery and abolition in America lies a natural environment that shaped the institution, while constraining and freeing slaves at the same time. One may think of the runaway slave, using nature to hide his flight, but sometimes exposed by this very nature. In the same way, some abolitionists inscribed their struggle in long journeys over vast distances, riding horses or even walking, while being made sensitive to a wild nature and its wild native inhabitants, and realizing the diversity in North American regions and its inhabitants’ reactions. Other proslavery participants in this great debate, were fascinated by the idea of a « favorable » environment for their slave society and economy, and went looking for it beyond the borders of their own country, in exotic yet nearby climes.
Papers can bear on runaway slaves in slave narratives and novels, on the real geographical environment of slavery (and its impact on the economy) as well on its imagined environment and on the places of confrontation between slave-owners and emancipationists (the Appalachian frontier for instance).
This is an interdisciplinary American Studies workshop open to scholars both in literature and history. Proposals should be sent to Marie-Jeanne Rossignol and Rahma Jerad

Amy D. WELLS (Limoges / Blaise Pascal – Clermont 2 ; Espaces Humains et Interactions Culturelles – EHIC) et William DOW (Paris-Est – Marne-la-Vallée)

American Modernist Literary Landscapes 1900 to 1950:
From “Nature” to “Environment”

The relation of people to land is finally a product of the interaction of three factors: the basic physical nature of the environment, the preconceptions with which it is approached by its inhabitants, and the changes man makes in it. (Leonard Lutwack, The Role of Place in Literature)

In their quest to establish a truly American literary tradition, Modernist American writers such as William Carlos Williams (In the American Grain, 1925) and Sherwood Anderson (Winesburg, Ohio, 1919) strive to capture elements of American paysage and its identity in their writings. This Modernist tradition evolves from the literary force of the American frontier, which suggests that there is something innate in American soil (of a physical nature) which contributes to the American literary tradition.
The turn of the century and the development of urban spaces are underlying elements of Modernist Literature, and a factor which contributes to the transition from “nature” to “environment” is the important role the cityscape plays in Modernist texts. While Flannery O’Connor’s and William Faulkner’s literature of the South still hinges upon the literal “nature” of its setting, urban writers such as Djuna Barnes and Anaïs Nin employ the city “environment” and networks to structure their narratives. Whether rural or urban, writers’ and readers’ preconceptions of these spaces are relied upon to make characters and stories work.
American Modernist Literary landscapes are also a question of perspective and changes. More precisely, the literature of the expatriate movement offers a view of America from abroad, creating a sub-genre of American literature. In Paris France (1940), Gertrude Stein speaks to the importance of both physical and metaphorical distance when writing about a place:

After all everybody, that is, everybody who writes is interested in living inside themselves in order to tell what is inside themselves. That is why writers have to have two countries, the one where they belong and the one in which they live really. The second one is romantic, it is separate from themselves, it is not real but it is really there. […] Of course sometimes people discover their own country as if it were the other […] but in general that other country that you need to be free in is the other country not the country where your really belong. (2-3).

It was in writing about America from Paris that Stein attempted to capture the essence of The Making of Americans (1906-08/1925).
In this panel, we will reflect on the special relationships of nature—environment and landscape—cityscape—paysage in Modernist American works with a special focus on the physical nature, the preconceptions, and the changes present in these relationships. Question to consider include:
How do natural landscapes and cityscapes merge in the Modernist text?
What is written by and through the land? Can we identify “environmental” narrative strategies?
How are American landscapes and cityscapes represented from an expatriate perspective?
How does “writing the land” play a role in preservation?
Do literary representations of landscape, cityscape and paysage break down along gender lines?
Proposals should be sent to Amy D. WELLS and William Dow

Paysages littéraires du modernisme américain, 1900-1950

Dans leurs efforts pour établir une tradition littéraire purement américaine, des écrivains américains modernistes tel que William Carlos Williams (In the American Grain, 1925) et Sherwood Anderson (Winesburg, Ohio, 1919) saisissent les éléments du paysage américain dans leurs écrits. Cette tradition moderniste, qui se nourrit de la force littéraire du front pionnier américain, révèle l’importante contribution de l’essence de la terre américaine (une nature physique) à la tradition littéraire américaine.
Le début du XXe siècle et l’essor des espaces urbains sont des topos de la littérature moderniste. Ces facteurs contribuent à la transition de « nature » à « environment » du fait du rôle important joué par le paysage urbain dans les textes modernistes. Ainsi la littérature du Sud de Flannery O’Connor et William Faulkner s’appuie toujours sur une « nature » littérale inscrite dans son contexte, tandis que des écrivains urbains comme Djuna Barnes et Anaïs Nin se servent de « l’environnement » urbain et de ses réseaux pour structurer leur textes. Rurales ou urbaines, les préconceptions de ces espaces par les écrivains et leurs lecteurs sont impliquées dans la compréhension des textes.
Dans la littérature moderniste américaine, les paysages sont aussi une question de perspectives et de changements. Plus particulièrement, les écrits des expatriés proposent une perspective sur les États-Unis depuis l’étranger, créant un sous-genre de la littérature américaine. Dans son ouvrage Paris France (1940), Gertrude Stein évoque l’importance de la distance, à la fois physique et métaphorique, en écrivant sur un endroit :

After all everybody, that is, everybody who writes is interested in living inside themselves in order to tell what is inside themselves. That is why writers have to have two countries, the one where they belong and the one in which they live really. The second one is romantic, it is separate from themselves, it is not real but it is really there. […] Of course sometimes people discover their own country as if it were the other […] but in general that other country that you need to be free in is the other country not the country where your really belong. (2-3).

C’est justement en écrivant sur les États-Unis depuis Paris que Stein veut capturer l’essence américaine dans son texte The Making of Americans (1906-08/1925).
Dans cet atelier, nous réfléchirons sur les rapports entre « nature », « environment » et landscape—cityscape—paysage dans la littérature moderniste américaine, en soulignant en particulier la nature physique, les préconceptions et les changements présents dans ces rapports. Quelques questions sont ainsi à considérer :
Comment les paysages ruraux et urbains sont-ils fusionnés dans les textes modernistes ?
Qu’est-ce qui est écrit par et à travers le paysage et le territoire ? Peut-on identifier des stratégies narratives « environnementales » ?
Quelle est la représentation des paysages ruraux et urbains américains du point de vue des expatriés ?
Le fait « d’écrire le territoire » joue-t-il un rôle dans sa préservation ?
Existe-t-il des rapports entre le genre de l’écrivain et sa représentation des paysages ruraux et urbains ?
Les propositions sont à envoyer à Amy D. WELLS and William Dow

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Call For Papers https://afea.fr/annualconference/french-association-for-american-studies/afea-conference/previous-conferences/2010-conference-grenoble-from-nature-to-the-environment/call-for-papers-270/234/ Wed, 17 Jun 2009 09:46:00 +0000 http://localhost/annualconference/french-association-for-american-studies/afea-conference/previous-conferences/2010-conference-grenoble-from-nature-to-the-environment/call-for-papers-270/234/ AFEA Conference 2010 – « From Nature to Environment »

Deadlines:

– Panel proposals: 8 July 2009 (proposals to be sent to Yves Figueiredo, Michel Granger and Thomas Pughe ;
– The definitive list of accepted panel topics will be published on the AFEA website by 20 July 2009)
– Paper proposals : 25 October 2009 (proposals to be sent to panel conveners).

The principal objective of this conference will be to explore the transition form the concept of nature –- historically constructed and fraught with ideological connotations –- to that of environment in studies concerning the relations between the non-human and the human. In the field of contemporary American Studies, in particular, the latter concept has frequently replaced the former. What precisely are the implications of this transition, especially (though not exclusively) with regard to politics and ecology?

It was in the course of the 19th century that the citizens of the United States became increasingly aware of their exceptional natural heritage, and this in turn helped to forge their sense of national identity and of superiority over Europe. The perception of nature, inspired by romanticism and pastoralism, evolved into an important element of American nationalism, which transformed it into a kind of religion. Not until the final decades of the century when the destructive exploitation of natural resources had become evident and the disappearance of the frontier had symbolized territorial conquest, did Americans feel that it was urgent to preserve a limited number of the vanishing natural sites as national parks so that future generations might get an impression of how the land would “originally” have appeared to the first settlers. In the 20th century, the preservation movement was reinforced by scientific reasoning which contributed to the protection of less spectacular but ecologically valuable sites. The creation of such reserves had an important effect on the general perception of nature, which could no longer be conceived as a homogeneous whole but instead has become subdivided into different zones serving a variety of purposes such as agriculture, mining, leisure activities, memory.

The notion of environment by which nature has frequently been replaced suggests that which surrounds – our immediate surroundings, the world around us, or, in other words, the natural conditions of all organic life. Above all, this notion implies the human as a focal point, and – much more insistently than nature – the immediate, concrete, vital, sensory conditions of living in a given place. Thinking in terms of an environment means taking into account our way of living the land, of representing, managing and protecting these indispensable non-human surroundings. It means trying to understand the ties that bind us to a place we have come to think of as ours but also to measure the impact of forces beyond the sphere of the local, such as the quality of the air, of the water and of the climate. And it finally means analysing the indissoluble interpenetration of the human and the non-human in political, economic, scientific or aesthetic discourse.

Yet the concept of the environment may also lead to confirming us in the idea of the primacy of the human over the non-human: is the anthropocentrism that is frequently implied by its use the only, let alone the most fertile way of reflecting on human/non-human relations? Is it possible to dispense entirely with the concept of nature in debates about environmental protection on the local, national and international level?

The conference topic thus raises multiple and diverse issues, among which:

– The inclusion of green areas and of vegetation in urban spaces (residential suburbs, gardens, parks, the walls and roofs of contemporary architecture);
– The renewal of interest in the “commons”, i.e. in publicly owned tracts of land that allow citizens to become connected to collectively managed natural spaces;
– The conversion of abandoned farmland in the West into eco-tourism sites (“rewilding”);
– The evolution in the field of nature preservation, from an act dedicated to memorialising the “original” wilderness to an act of ecological necessity;
– The role (and, perhaps, the rights) of animals as affected by the transition from nature to environment;
– The impact of environmental thinking on the frontiers separating the different zones into which natural space is subdivided;
– The definition of an environment in a globalized world;
– The specificity of the American tradition in the context of globalized environmental politics. Does it still makes sense to develop a national environmental politics? To what extent is the credibility of American environmentalism challenged by the critical international reaction to the record of the US in this domain?

In the field of American literary culture, numerous writers in the wake of Walden, a text that devotes so many pages to the specific conditions of living in a particular natural space, have evoked their sense of being rooted in a given region whose fragile natural equilibrium haunts their imagination. It should be added that, almost by definition, writing conscious of the environment is not restricted solely to genres devoted to nature.

– “Nature writing”/”environmental imagination”: are these terms interchangeable or does the choice of terms imply differing approaches?
– “Environmental texts”: are the criteria proposed by Lawrence Buell to help identify such texts really useful and to the point? Do contemporary writers explicitly acknowledge the influence of concepts such as these?
How do writers working in a world where almost all natural spaces have been humanized and cultivated react to the celebration of “wild nature”?
– What is the impact of scientific environmentalism on literary creation?
– What is the influence of place and of local rootedness on the literary imagination?

Discussion between participants of the French Association of American Studies conference at Besançon (May 2009) has shown the need to emphasize that the topic proposed for the 2010 conference at Grenoble covers a wide spectrum of subjects that are of interest to scholars in the field of American Studies. “From Nature to Environment” is not, as some may have feared, a topic exclusively focused on the role of wild or rural nature in the culture of the United States but, on the contrary, invites scholars to reflect on original themes such as the presence of the non-human in urban spaces (cities or suburbs) in a world where the local is increasingly dependent on the global and where the stakes of planning and preservation seem vital. Situated at the crossroads between politics and aesthetics, “From Nature to Environment” concerns the multiple and differing ways in which Americans conceive of the experience of inhabiting the United States.

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