Netroots and Democracy in Twenty-First Century in America / Des « Netroots » et de la démocratie en Amérique au vingt et unième siècle

Journée d’Etudes / Symposium
Université Paris-Est
IMAGER EA 3958
Jeudi 17 Juin- Thursday June 17, 2010

PROGRAMME

Matin

  •  9H15- 9h30 : Accueil des participants et présentation de la journée
  •  9h30-10h 05 Aurélie GODET, Université Paris 7 Diderot
    "The Other Netroots" : A Study of Online Conservative Activism from 1998 to
    2009
  •  10H05-10H40 Erica JOHNSON, Université de Clermont Ferrand
    "Developing Democratic Debate : A Case Study of the American Political Blogs
    and the Mainstream Media in the Run-up to the 2008 Presidential Election"
  •  10H40-11H Discussion
  •  11h-11H30 Pause Café
  •  11H30- 12H15 Virginie PIQUET, Université d¹Angers
    « L’impact des netroots sur la démocratie Américaine : à la fois positif et
    pernicieux »
  •  12H15-12H30 Discussion

    Déjeuner

    Après Midi

  •  14H15-14H50 Aurélie BLOT, Université Paris Ouest la Défense
    "Campagne virtuelle et élection réelle. Quel rôle a joué l’outil internet
    dans l¹élection présidentielle de Barack Obama ?"
  •  14H50-15H25 Lotfi BENNOUR, Université de Technologie de Belfort Montbéliard
    « Obama for America : une mobilisation technologique au service de la
    Maison Blanche »
  •  15H25-16H Christian MORARU, University of North Carolina, Greensboro
    « Networks, Netroots, and the Rerouting of Politics : Towards a New U.S.
    Cultural Imaginary »
  •  16-16H30 Discussion
  •  16H30- 16H45 Clôture du colloque : Elisabeth Boulot

    ENGLISH

    This conference aims at studying how and to what extent the growing
    influence of netroots is transforming American politics. Is the Internet, as
    Howard Dean argued in 2007, "the most significant tool for building
    democracy since the printing press [as] power is shifting away from
    centralized messaging towards voters that demand that politicians listen to
    them before speaking to them" ?

    Another issue to be examined is the relation of the blogosphere on the right
    and on the left with the traditional media, since more and more people
    gather and exchange news on blogs and are increasingly receptive to netroots
    persuading journalists to frame the political discourse in a way that
    challenges the status quo. Can one argue that the Internet, as an
    interactive medium, is better suited to energize and engage citizens to take
    part in the political debate as well as community and political action, at a
    time when partisan politics are denounced as a spawning cynicism about
    elected politicians ? Journalists aim at an objective coverage of news ;
    bloggers take sides, sometimes vigorously, claiming their right to free
    speech.

    One can also raise the question of the impact of netroots on the way
    campaigns have been conducted and financed, especially in 2006 and 2008.
    Have netroots succeeded in challenging the way campaigns have been led for
    decades ? Have the netroots activists on the left achieved their two main
    goals : forging a lasting majority coalition - and if so what has been the
    reaction of the Democratic Party establishment ? Have such activists, as
    Mathew Kerbel writes, managed to put an end to "the individualism they see
    as poisoning our polity and politics replac[ing] politics of distracting
    with politics of meaning" ?

    Ultimately bloggers are often seen as a "bourgeois elite", does this clash
    with their claim for a return of popular sovereignty and participatory
    politics ?

    Contributions on any of these issues raised by the growth of online activism
    and whether they foster (or not) a better say of the governed in the choice
    of those who govern them, will be welcomed.

    FRENCH

    Cette Journée d’Etudes a pour but d’engager une réflexion sur la façon
    dont, et dans quelle mesure, l’influence grandissante des « netroots » est
    en train de modifier la manière de faire de la politique aux Etats-Unis.
    L’internet est-il, comme le déclarait Howard Dean en 2007, « l’outil le plus
    significatif pour encourager la démocratie depuis la presse à imprimer,
    étant donné que le pouvoir ne repose plus sur un système de message
    centralisé mais sur des électeurs qui exigent que les hommes politiques les
    écoutent avant de s’adresser à eux » ?

    Il importe aussi d’examiner la relation des blogs de droite
    comme de gauche avec les médias traditionnels, puisque de plus en plus de
    personnes y collectent et échangent des nouvelles ainsi que la capacité des
    « netroots » à persuader les journalistes de formuler le discours politique
    d’une façon qui remet en question le statu quo. Peut-on affirmer que
    l’internet, à cause de son interactivité, a une plus grande capacité à
    pousser les citoyens à s’engager, à prendre part au débat politique et à des
    actions communes, alors que les querelles partisanes sont dénoncées comme la
    principale cause du cynisme des citoyens à l’égard de leurs élus ? En effet,
    les journalistes ne cherchent-ils pas à présenter les nouvelles de manière
    objective, alors que les internautes prennent parti et défendent leur point
    de vue, parfois vigoureusement, revendiquant ainsi leur droit à la liberté
    d’expression.

    On s’interrogera également sur l’impact des « netroots » sur l’organisation
    et le financement des campagnes électorales, en particulier depuis les
    élections de 2006 et 2008. Ont-ils réussi à remettre en question la façon
    dont les campagnes électorales se déroulent depuis des décennies ? Les « 
    netroots » de gauche sont-ils parvenus à créer une coalition majoritaire
    durable ? Et si c’est le cas, qu’elle a été la réaction des caciques du
    parti Démocrate ? Sont-ils arrivés, selon les termes employés par Mathew
    Kerbel, à mettre fin, « à l’individualisme qui, pour eux, empoisonne le
    système politique comme la vie politique et à remplacer la "politique
    spectacle" par une politique qui fait sens » ?

    Enfin, les bloggers engagés dans l’action politique sont souvent considérés
    comme faisant partie de l’élite, ceci est-il en contradiction avec leurs
    objectifs : un retour à l’expression de la souveraineté populaire et à la
    politique participative ?

    Toutes contributions relatives aux questions liées à l’accroissement de
    l’activisme politique sur l’internet et sur sa capacité à restituer aux
    citoyens le pouvoir de se mobiliser et de choisir ceux qui les gouvernent,
    sont les bienvenues.

    Les propositions de communications sont à envoyer à Elisabeth Boulot

    Date limite : 16 janvier 2010