L’épopée aujourd’hui : entre expansion et extinction, son extension.

« L’épopée aujourd’hui : entre expansion et extinction, son extension »
Colloque international, Montpellier les 21, 22 & 23 octobre 2010

Morning : room/ salle C 020

  •  9.30 : opening of the conference/ ouverture du colloque par Guy Dugas,
    directeur de l’IRIEC (équipe d’accueil 740) et Christine Reynier, directrice
    d’EMMA (équipe d’accueil 741).

    9.45-11 :

    Chair/ Modérateur : Bénédicte CHORIER-FRYD

  •  Elizabeth MULLER (Université de Nantes) “The Greek Epos : Fighting against
    Death, Gods and Destiny”
  •  John HOLMES (University of Reading) :”The Pagan Worldview in Contemporary
    English Poetry : Ted Hughes, Christopher Logue and Classical Epic”
  •  Stefanie SCHÄFER (Friedrich-Schiller Universität Jena) : “Personal epic(s) :
    Metageneric reflections on the epic in the contemporary American novel”

    11-11.20 : pause café/ coffee break

    11.20-13 :

    Chair/ Modérateur : Gérard SIARY

  •  Fadi KHODR (Doctorant, Université Paris III) « Vers une épochê de l’épopée ?
     »
  •  Marie-Françoise LEMONNIER-DELPY (Université/IUFM de Rouen) « La question du
    foisonnement dans l’épopée du XXème siècle »
  •  Sylvain DOURNEL (Doctorant, Université Paris XIII) « Un épique d’époque :
    l’épopée selon Saint-John Perse »
  •  Delphine RUMEAU (Université de Toulouse 2 ­ Le Mirail) : « Mobile de Michel
    Butor, ou l’Amérique comme lieu épique de la poésie française »

    13-14.30 : déjeuner/ lunch break

    14.30-16.10 :

    Afternoon : Salle des Commissions

    Chair/ Modérateur : Vincent DUSSOL

  •  Gérard SIARY (Université de Montpellier III) : « L’épopée et la révolution
    russe : avatars des récits et relance de l’épique »
  •  Béatrice TROTIGNON (Université Paris 9) : « A la recherche d’une voie/voix
    épique perdue : The California Poem de Eleni Sikelianos »
  •  Lambert BARTHÉLÉMY (Université de Poitiers) : « “The Song remains the same.”
    Lancinance de l’épique dans les romans de Claude Simon et Antonio Lobo
    Antunes, ainsi que dans Non, ou la veine gloire de commander de Manoel de
    Oliveira »
  •  Jaap VAN DER BENT (Radboud University, Nijmegen) : "Beat epic”

    16.10 -16.30 : coffee break/ pause café

    16.30-18 :

    Chair/ Modérateur : Will MONTGOMERY

  •  Jeff ROHNER-TENSEE (Ph. D candidate, York University, Toronto) “The Poem of
    Power : Atwood’s Governmental Epic”
  •  Amélie MOISY (Université de Paris-Est Créteil) : “Comme Ulysse en Géorgie : A
    Man in Full, de Tom Wolfe”
  •  Julien SÉGURA (Doctorant, Université de Strasbourg II) : "The American epos,
    19- /02 (or when did Barton Barton Barton Barton and Barton ?)" : L’épique
    ouvert et critique des Maximus Poems de Charles Olson
    18.15-19 : lecture de poésie/ poetry reading
  •  Jean-Paul AUXEMÉRY
  •  Eleni SIKELIANOS

    October 22nd

    Salle des Commissions all day

    9-10.30 :

    Chair/ Modérateur : Michel BANDRY

  •  Nausica ZABALLOS SALVADOR (Université Paris IV) : “Standing all alone against
    everyone else : in search of the untold intimate and universal truth, or a
    pastiche of the epic in Percival Everett’s American Desert.”
  •  Bénédicte CHORIER-FRYD (Université de Poitiers) Pynchon’s epics : communal
    returns “to shore and safety” ?
  •  Denis MELLIER (Université de Poitiers) « Le récit embourbé : résidus
    héroïques et fabrique de la fiction. The Lake in the woods et The things
    they carried de Tim O’Brien »

    10.30-11 : pause café/ coffee break

    11-13 :

    Chair/ Modérateur : Jeremy DOWNES

  •  Enrico BOTTA (University of L’Aquila) “Columbus, Barlow, and the Italian
    Epigraph”
  •  Eric ATHENOT (Université de Tours) « Leaves of Grass : épopée et modernité »
  •  Abigaïl LANG (Université Paris VII) « Narration et oralité. David Antin et
    Jacques Roubaud »
  •  Will MONTGOMERY (Royal Holloway, University of London) : “Epic and its
    Others”

    13-14.30 : lunch break/ déjeuner

    14.30-16.15 :

    Chair/ Modérateur : Abigail LANG

  •  Jacques POIRIER (Université de Bourgogne) « Entre mythification et
    mystification »
  •  Charlotte ESTRADE (Doctorante, Université du Mans) “Odysseus in Ezra Pound’s
    Cantos : epic within epic, problematization and illustration of the relation
    between myth and history.”
  •  Clément OUDART (Université Paris VII) « Un projet épique : The H.D. Book, ou
    l’épopée du modernisme »
  •  Jonathan POLLOCK (Université de Perpignan) « L’impossible épopée d’Ezra
    Pound »

    16.15-16.45 : coffee break/ pause café

    16.45-18.15 : conférence/ keynote address by Eleni SIKELIANOS

    20 : conference dinner/ repas du colloque

    October 23rd

    Salle des Commissions all day

    9-10.40 :

    Chair/ Modérateur : Denis MELLIER

  •  Cathy DELPECH (Université de Toulouse 2 ­ Le Mirail) : « La fin de l’épopée,
    l’infini de l’épique : digenèse et relation dans la poétique glissantienne »
  •  André UGHETTO (Université de Toulon) « Les chants du monde de Jean Giono »
  •  Cédric CHAUVIN (Université de Toulouse 2 ­ Le Mirail) « Giono méta-epique :
    guerre et divertissement »
  •  Jean-Paul MADOU (Université de Savoie) « Ormerod/Omeros, Glissant et Walcott
     »

    10.40-11 : pause café/ coffee break

    11-13 :

    Chair/ Modérateur : Delphine RUMEAU

  •  Simon DENTITH (University of Reading) “The claims of epic : overcoming
    historical distance in the Homeric versions of Derek Walcott and Michael
    Longley”
  •  Maxime DECOUT (Université Lumière ­ Lyon II) « Quand l’épopée réinvente la
    judéité »
  •  Snehirika ROY (Doctorante, Université Sorbonne Nouvelle-Paris III) :

    “An Ever-Extending Dialogue with the Dead Poets : Nekuia as a Site of Epic
    Dialogization in New World Epics”

  •  Elena LANGLAIS (Doctorante, Université de Paris-Ouest) : « Savitri de Sri
    Aurobindo : une épopée-monde ? »

    13-14.30 : déjeuner/ lunch break

    14.30-17.15 :

    Chairs/ Modérateurs : Simon DENTITH, John HOLMES

  •  Erik MARTINY (Université de Provence) Miniature American Epic : the
    Contemporary Genre of the Foreshortened Epyllion
  •  Lidija DAVIDOVSKA (Doctoral candidate, University of East Anglia) “In the
    confessional”
  •  Vincent BROQUA (Université de Paris-Est Créteil) : “The feminine epic as
    political intervention”
  •  Jeremy DOWNES (Auburn University) “Epics the Lichen Whisper” : Causation and
    Community in Contemporary American Women’s Epic
  •  Marie-Pierre NOËL (Université de Montpellier III) « Ulysse et la quête de
    l’humanité : interprétations antiques et modernes de l’Odyssée »

    17.30 Apéritif to end the conference/ apéritif de fin de colloque

    Appel

    « Ce qui s’est bel et bien perdu (…) c’est l’épopée, ou plutôt, le goût
    du continu poétique tel qu’il anime encore la veine épique du
    romantisme » (C. Doumet). Est-ce bien sûr ?
    Car, « errance vers sans doute un ancien savoir » (S. Bouquet),
    l’épopée et l’épique continuent de hanter le paysage littéraire de
    façons très diverses : des « fictions of globalization » (J. Annesley)
    au Seigneur des Anneaux, en passant par les retraductions récentes de
    textes fondateurs – telles celle de Gilgamesh par Yusef Komunyakaa
    (2006) ou celles de Inferno (2002) ou de The Táin (2007) par Ciaran
    Carson – ou encore par le dialogue jamais interrompu des poètes avec les
    genres épiques.

    Contribution possible à la question de la pertinence de l’épique, un
    texte de l’écrivain martiniquais Edouard Glissant dans Faulkner,
    Mississippi (1996) dit ceci :

    « La seule communauté aujourd’hui frappée dans son droit à constituer
    communauté, est la communauté-monde […]. La parole épique nouvelle est
    de cette communauté-ci, la seule qui ne se conçoive ni ne se ressente
    comme telle, la totalité-monde. L’épique a la charge de parole de toute
    communauté :

  •  l’épique excluant, hier ou jadis, au moment où les communautés humaines se concevaient par l’ethnique et presque par le génétique, tout autant que par l’ « universel » de chacune de leurs cultures ;
  •  l’épique concluant et participant qui mènerait la communauté-monde,
    aujourd’hui, à paraître, et où l’ « universel » serait bien la quantité
    finie et infinie de toutes les cultures et de toutes les humanités (...).
    Les littératures du monde sont présentes, toutes présentées, toutes
    ensemble, de manière si prodigieusement diversifiée, à cet épique-là –
    comme devant la face stupéfaite qui, à nouveau, tous ensemble, nous
    regarde (…). L’épique grandiose de l’exclusion de l’autre n’est plus
    pour nous que falbalas (…). La communauté-monde appelle à cet autre
    épique, par Faulkner préfiguré : celui de la difficile Relation ».
    On se demandera si les notions d’ « épique excluant » et d’ « épique
    concluant » peuvent servir de points de départ à une réflexion
    renouvelée sur l’épique et l’épopée. La dilution annoncée de l’épique
    serait-elle en fait plutôt dilatation ?

    L’épopée a toujours été en rapport avec le désir de dire la « totalité
     », par là d’en modifier la perception en l’embrassant dans une forme. Le
    lien avec le politique est de ce fait immédiat. Peut-on, par exemple,
    lire dans les textes à caractéristiques épiques publiés depuis 1989 une
    contestation de la mondialisation ou au contraire un discours
    accompagnateur indirect de celle-ci ? Ces textes vont-ils vers la Terre
    ou la mondialité politico-économique ? Vers le monde ou les communautés
     ? Ou bien les deux à la fois ? Quelle feuille de route se sont écrites ?
    Ou bien n’y a-t-il plus de routes à tracer mais seulement un Cap au pire ?

    D’où vient la distinction faite par Glissant ? Elle fait d’une certaine
    façon écho au texte de Simone Weil sur l’Iliade. Il y aurait donc une
    lignée non-guerrière de l’épopée ?

    Etant donné l’influence des Etats-Unis sur le monde, les productions
    littéraires américaines récentes sont un lieu privilégié d’observation
    de ces conflits d’intérêt dans le maniement de formes esthétiques à
    visée réorganisatrice globale.
    Mais il va de soi que la question du rapport entre l’épique et la
    constitution des mondes ne saurait limiter cette réflexion générique et
    politique au seul domaine américain.
    Ce serait atrophier la portée de la réflexion. Or ce colloque a vocation
    naturelle à être comparatiste : tout en invitant à l’examen de
    productions littéraires américaines des vingt dernières années – dans le
    domaine de la poésie et de la littérature en général – il souhaite aussi
    susciter la « relation » par la lecture rétrospective d’œuvres
    antérieures qui éclairerait l’usage actuel de l’épique – de Piers
    Plowman à Claude Simon. Une vision panoramique du genre ne peut se
    concevoir sans la perspective comparatiste.

    Les propositions de communication – en 300 mots environ – sont à envoyer
    à Vincent Dussol avant le 15 novembre 2009. Une publication des articles retenus par le comité de lecture suivra.
    Les langues du colloque seront le français et l’anglais.