CFP : Méchant(e)s à l’écran

Les méchant(e)s à l’écran : films et séries du monde anglo-saxon

"When it comes to the point, really bad men are just as rare as really good ones", Captain Brassbound’s Conversion in Three Plays for the Puritans, George Bernard Shaw, 1901.

Comment sont représenté(e)s les méchant(e)s à l’écran ? Quelle est leur fonction (narrative, symbolique, idéologique) ? Quelles sont leurs caractéristiques et comment ont-elles évoluées au fil du temps et au gré des événements historiques ? Le numéro de Cycnos prévu pour l’automne 2013 tentera de circonscrire ce qui fait un(e) " bon(ne) méchant(e) à l’écran“ ou comment un personnage-fonction se singularise pour devenir une figure incarnée et mémorable.

On pourra s’intéresser, entre autres à :

  •  la typologie : existe-t-il des familles de méchants ? Comment peut-on les identifier (cigarettes, musique classique, rictus) ? Pour les productions à destination des enfants, les méchants ont-ils des caractéristiques spécifiques ? Dans le cas de méchants récurrents (Pr Moriarty au cinéma et à la télévision, la sorcière de Blanche Neige) comment leur représentation évolue-t-elle ?
  •  le jeu d’acteur : impact d’acteurs à emploi (Richard Widmark) ou contre-emploi (Kevin Costner dans Mr. Brooks, Charlize Theron dans Monster). Caractère excessif voire grotesque du méchant, où se mêlent comique et effroi (Joe Pesci dans Goodfellas). Travail sur le corps, le visage, la gestuelle.
  •  réception du spectateur. L’identification est-elle possible/souhaitable ?
  •  la fonction narrative : les méchants appartiennent-ils à des genres spécifiques ? comment informent-ils la dynamique du récit ? Quel est le choix de focalisation ? ont-ils une fonction exemplaire, transgressive, cathartique ?
  •  le contexte historique : quelles idéologies véhiculent le méchant étranger (Colonnel Hans Landa dans Inglorious Basterds, Dominic Greene dans James Bond : Quantum of Solace) ou intime (dédoublement de la personnalité chez Norman Bates dans Psycho, Jack Torrence dans The Shining ou Hyde au cinéma et au petit écran) ? De nouveaux types de méchants sont-ils apparus après le 11 septembre ? Comment la figure s’est-elle sophistiquée (de JR Ewing dans Dallas à Vic Mackey dans The Shield).

    Cette étude se concentrera sur les méchant(e)s humain(e)s et exclura par conséquent les monstres ou figures fantastiques.

    Les propositions de communication d’une longueur de 200 à 300 mots accompagnées d’une courte notice biographique sont à envoyer à Karine Hildenbrand et Christian Gutleben avant le 15 mars 2013.